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	<title>Mike SCHWITTER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Mike SCHWITTER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BERNSTEIN, West Side Story — Strasbourg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La salle est plongée brutalement dans l’obscurité, avec un bruit de disjoncteur qui saute. Chacun s’interroge, d’autant qu’une percussion irrégulière intrigue. Le rideau se lève : dans un gymnase, c’est, amplifiée, la frappe d’un ballon au sol. Un basketteur s’entraîne… Le décor est planté, le rythme, installé. Le prologue, à lui seul est un bonheur complet, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La salle est plongée brutalement dans l’obscurité, avec un bruit de disjoncteur qui saute. Chacun s’interroge, d’autant qu’une percussion irrégulière intrigue. Le rideau se lève : dans un gymnase, c’est, amplifiée, la frappe d’un ballon au sol. Un basketteur s’entraîne… Le décor est planté, le rythme, installé. Le prologue, à lui seul est un bonheur complet, qui ne se démentira jamais. L’œuvre était collective, même si le principal architecte en fut Leonard Bernstein. La fusion aboutie de son art, assorti de couleurs et de rythmes stravinskiens, du jazz et des musiques latinos, relève du miracle, et cette production nous le rappelle mieux encore que les <em>West Side story</em> filmés par Robert Wise puis par Spielberg. En effet, l’Orchestre symphonique de Mulhouse, sous la direction superlative de <strong>David Charles Abell</strong>, nous vaut un bonheur rare : les rythmiques complexes, les timbres et leurs mixtures se révèlent dans une éclatante beauté. Après le défi d’<em>Un violon sur le toit</em>, la formation confirme toutes ses qualités.</p>
<p>L’histoire est connue de cet amour impossible sur fond de rixes entre bandes rivales d’un quartier populaire. Alors que Spielberg, il y a un an, cantonnait l’intrigue dans un Upper West Side historique (<a href="/breve/gustavo-dudamel-conseiller-musical-de-steven-spielberg-pour-west-side-story">West Side Story par Steven Spielberg : réalisme et virtuosité</a>), <strong>Barrie Kosky</strong> en élargit la portée à notre univers, sans jamais en éluder la violente réalité, de la tentative de viol collectif au meurtre. Pour ce faire, il a rassemblé et anime une équipe où l’invention le dispute à la cohérence dans la réalisation du projet. Fidèle à ce qui sous-tend sa démarche artistique, il privilégie la lumière et les corps pour donner au geste, à la parole et au chant l’expression la plus juste. Ainsi le gymnase du début disparaît-il dans l’obscurité pour de nombreuses scènes, où quelques rares accessoires mis en valeur par les éclairages suffisent à esquisser le cadre de l’action : l’étal ambulant de fruits, un lit, une coursive où Maria attend Tony, deux échelles verticales, opposées. Ajoutez l’usage ponctuel du plateau tournant, et vous aurez là l’essence de cette réussite visuelle. Les éclairages surprenants et efficaces de <strong>Frank Evin</strong> n’ont rien à envier aux plus riches auxquels le grand spectacle puisse faire appel. La pertinence de leur usage les fait participer idéalement à la dramaturgie.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/wss_avec_les_globes.jpg?itok=rH3dzRfP" title=" West Side Story © Klara Beck" width="468" /><br />
	 West Side Story © Klara Beck</p>
<p>Rien ne distingue les acteurs-danseurs-chanteurs des jeunes que l’on peut croiser dans les banlieues, sinon leur art. Car les tailles, les corpulences, les pigmentations de peau sont le reflet de leur diversité. Par contre, leur jeu dramatique, leur chant sont admirables, dès « Jet Song », que chantent Riff et ses amis. Chorégraphie et direction d’acteurs se combinent idéalement au point qu’il est impossible d’en déterminer précisément les limites respectives. Les corps, individuels, jeunes, athlétiques, séduisants, ou collectifs, sont au centre de la scénographie. La danse, véritable moteur du drame, est magistralement illustrée au travers des chorégraphies originales, exigeantes, survoltées, signées <strong>Otto Pichler</strong>. Fondées sur une observation minutieuse des comportements de cette jeunesse péri-urbaine, la gestique, les figures sont vigoureuses, chargées d’énergie comme d’expression.</p>
<p>Les dix-sept numéros de la partition sont unis par les dialogues et scènes collectives où chacun fait montre de ses talents dramatiques comme chorégraphiques. Evidemment, la douzaine de scènes chantées, et plus particulièrement les « tubes » vont retenir l’attention, voire captiver. Ainsi « Maria », après « Something’s Coming », permet d’apprécier le ténor <strong>Mike Schwitter</strong>, découvert à Toulon il y a peu (Lieutenant Cable, dans <em>South Pacific</em>). Son Tony n’est pas moins admirable, malgré les exigences accrues du rôle, la voix trouve toutes les expressions attendues, y compris dans ses aigus chantés piano, sans que le passage puisse être remarqué. Il en ira de même dans ses duos avec Maria, dont l’émotion est juste, poignante (« Tonight », évidemment, mais aussi « One Hand, One Heart », « Somewhere »), comme dans les ensembles. La Maria qu’incarne la soprano néo-zélandaise <strong>Madison Nonoa</strong> fait oublier Natalie Wood, ce qui n’est pas rien… En plus de ses duos avec Tony, « I Feel Pretty », avec Rosalia et les autres filles, et « A Boy Like That / I Have a Love », avec Anita (somptueux mezzo d’<strong>Amber Kennedy</strong>), son jeu comme son chant sont un constant régal. « America » est confié aux seules filles, en conformité avec le spectacle original. Et l’on ne perd pas au change : Anita, Rosalia (<strong>Valentina Del Regno</strong>) et leurs amies Sharks s’en donnent à cœur joie, et nous avec. Même si le chant leur est refusé, il serait injuste d’oublier les trois attachants comédiens qui campent Doc (<strong>Dominique Grylla</strong>), le Lieutenant Schrank (<strong>Flavien Reppert</strong>) et l’Officier Krupke (<strong>Logan Person</strong>). La scène de raillerie, à la critique acerbe et pertinente, où la justice et la police nous sont présentées au travers du regard des jeunes des quartiers, sera la dernière occasion de sourire.  Attendu, le dénouement tragique intervient, extraordinairement bref dans sa brutalité, et met un terme au drame. L’émotion est intense et plus d’un spectateur, bien que connaissant fort bien l’ouvrage, aura discrètement sorti son mouchoir pour essuyer ses larmes. Les incessants rappels d’un public unanime, qui s’est dressé spontanément, lui permettent de communier longuement avec les tous les artistes.</p>
<p>Universelle est la portée du message de paix, d’ouverture, de fraternité et d’amour, de cette réalisation, et cette dimension se vérifie par l’éclectisme des publics auquel la réalisation s’adresse, de l’adolescent qui ignore tout de l’opéra au familier de nos salles lyriques. On cherche – sans vraiment trouver – un spectacle plus abouti, plus dense, plus fort, où absolument tout concourt d’une même voix à l’émotion, à la force et à la beauté. La pertinence du message n’en est que renforcée : sans vain discours, chacun quitte l’opéra le regard ébloui, le cœur gros, avec la conviction que le sacrifice de Tony n’aura pas été vain.</p>
<p>Pour un mémorable <em>Violon sur le toit</em> (2019), après un <em>Pelléas et Mélisande</em> discuté, Strasbourg, comme Paris et Dijon, avant Lyon et Aix-en-Provence, avait accueilli Barrie Kosky. Il aura fallu neuf ans pour que ce <em>West Side Story</em> magistral franchisse la frontière : soyons reconnaissant à l’Opéra national du Rhin de cette initiative, à laquelle on souhaite le plus large écho. Dix représentations sont encore programmées entre la capitale du Grand Est et Mulhouse : autant de possibilités d’en profiter, car il mérite pleinement le déplacement.</p>
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		<title>ROGERS, South Pacific — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/south-pacific-toulon-dites-moi-pourquoi-la-vie-est-belle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Connaissez-vous les Nouvelles Hébrides, maintenant le Vanuatu ? Cet archipel mélanésien, situé au nord de la Nouvelle-Calédonie, fut une base américaine destinée à contenir et combattre les Japonais durant la seconde guerre mondiale. On y parlait anglais et français, puisque le condominium était partagé par le Royaume Uni et la France. Deux des 83 îles vont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous les Nouvelles Hébrides, maintenant le Vanuatu ? Cet archipel mélanésien, situé au nord de la Nouvelle-Calédonie, fut une base américaine destinée à contenir et combattre les Japonais durant la seconde guerre mondiale. On y parlait anglais et français, puisque le condominium était partagé par le Royaume Uni et la France. Deux des 83 îles vont être le théâtre de <em>South Pacific</em>, <em>Musical play</em>, écrit quatre ans après la fin des hostilités, pour devenir l’un des plus grands succès de la comédie musicale (cumulant les récompenses, Tony Award, Prix Pulitzer). Etonnamment, si le film de 1958 fit connaître l’ouvrage en France, jamais l’œuvre originale n’y a été produite. L’Opéra de Toulon, exemplaire dans sa relation ouverte à tous les genres d’expression lyrique, a relevé le défi.</p>
<p>Le sujet n’emprunte pas un exotisme de pacotille propre à satisfaire les Américains à l’issue de la guerre : tiré de nouvelles fondées sur des témoignages directs, le livret, par-delà ses incontestables qualités dramatiques, est d’une rare finesse d’écriture. La psychologie de chacun est juste, fouillée, les relations sociales, le décor, les moindres accessoires sont d’une vérité que chaque spectateur ayant vécu dans le Pacifique sera friand de reconnaître. Oscar Hammerstein II écrit là une histoire parfaitement vraisemblable, et cette authenticité sous-tend la réussite musicale de Richard Rodgers, son complice favori.</p>
<p>« Dites-moi pourquoi la vie est belle » est une chanson française, essentielle à l’ouvrage. Ce sont deux enfants qui la chantent au début, puis à la fin, rejoints par leur père et leur mère adoptive. Emile de Becque, planteur français, veuf d’une Mélanésienne dont il a eu ces deux enfants, s’éprend d’une infirmière américaine, Nellie, dont les préjugés raciaux vont entraver leur amour. Simultanément, un agent de renseignement américain, le Lieutenant Cable aime Liat, fille de Bloody Mary, commerçante Tonkinoise. Mais, pour les mêmes « raisons », le brillant militaire refusera de l’épouser. Dans le cadre  d’une base militaire, dont le personnage le plus haut en couleurs est Seabee Luther Bilis, entre le camp, l’état-major, les fêtes, les réceptions, la recherche des femmes etc. , les intrigues se nouent, jusqu’à ce que la bataille se déclenche… Fin douce-amère, puisque si Emile et Nellie reconstruisent un couple heureux avec les enfants du premier, Cable périt au combat. « Dites-moi pourquoi la vie est belle… » Dans cet après-guerre où la ségrégation demeurait la règle dans le Sud des Etats-Unis, la prise de position des auteurs ne manquait pas de courage. Bernstein ira plus loin avec West Side Story, mais huit ans après, en 1957.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/imgl0034.jpg?itok=scOnuNSe" title="Jasmine Roy (Bloody Mary) et les Boys  © Frédéric Stéphan" width="468" /><br />
	Jasmine Roy (Bloody Mary) et les Boys  © Frédéric Stéphan</p>
<p><strong>Olivier Bénézech</strong> et <strong>Larry Blank</strong> maîtrisent idéalement tous les rouages du genre. La mise en scène n’appelle que des éloges par le cadre renouvelé, toujours juste, offert à l’action. On se souvient de <em>Wonderful Town</em>, donné ici même en 2018. On ne change pas une équipe qui gagne, et celle-ci s’est retrouvée pour cette nouvelle création programmée avant la pandémie et qui voit enfin le jour. Les décors et projections (le ciel tropical changeant), les costumes, que l’on ne compte pas, sont d’une fidélité et d’une richesse d’invention peu communes. Evidemment, la direction d’acteurs et les chorégraphies, directement inspirées par Broadway, sont étourdissantes de virtuosité, de précision et de justesse. La musique est sincère, datée certes – mais <em>Don Giovanni</em> ou <em>Carmen</em> ne sont-ils pas datés ? – avec une saveur rare, propre à évoquer une époque révolue. Parmi les mélodies, plusieurs deviendront des standards (<em>Some Enchanted Evening</em>, qui sera repris par Frank Sinatra, Bob Dylan et même Placido Domingo ; <em>Bali Ha’i </em>; <em>Younger than Springtime</em> ; <em>A Wonderful Guy</em>).</p>
<p>Le rythme qu’impose le livret, proche du scénario d’un film, suscite une attention constante à cette histoire palpitante, où le rire, le sourire le disputent à l’émotion. Car tous les artistes en scène forcent l’admiration : chanteurs, comédiens, danseurs, acrobates, la palette d’expression dramatique est la plus large, exceptionnelle. Les voix sont amplifiées, au bénéfice d’une intelligibilité constante du texte. Les formats vocaux, les styles sont appropriés à chaque personnage. Toutes les femmes sont des mezzos, tous les hommes des barytons ou barytons-basses, à l’exception du Lieutenant Cable, ténor. Cependant, la caractérisation de chacun, la diversité des timbres suffisent à les différencier.</p>
<p>De la distribution, exemplaire, animée par l’esprit de troupe, nous ne retiendrons que les principales figures. Pour Emile de Becque, <strong>William Michals</strong> reprend le rôle créé par Ezio Pinza, reconverti dans la comédie musicale après avoir chanté 52 rôles à l’opéra, particulièrement au MET. Le bonheur comme l’émotion sont au rendez-vous de ce challenge : la voix, chaleureuse, bien timbrée, puissante, le jeu superlatif, la plénitude de l’expression nous valent un planteur d’une justesse physique, psychologique, dramatique et vocale exceptionnelle. Son égale aisance dans les deux langues, sans la moindre trace d’accent contribue à cette vérité. Le jeune Lieutenant Cable (seul ténor de la distribution) est confié à <strong>Mike Schwitter</strong>. On retiendra particulièrement son <em>Younger than springtime</em>, juste, ne cherchant pas à imiter Sinatra. Sa crise de paludisme est plus vraie que nature. <strong>Thomas Boutillier</strong> est le Seabee Luther Billis (CB = <em>Construction Battalions</em> et aussi « abeille de mer »). Il a déjà le physique athlétique de l‘emploi, son élocution et sa prestance. Il brûle les planches, contribuant ponctuellement au caractère bouffe de l’ouvrage. Mais le comique troupier de <em>Thanksgiving</em>, travesti en jupe végétale et brassière de noix de coco, est aussi une grande gueule au grand cœur. Les gradés, <strong>Scott Emerson</strong> et <strong>Sinan Bertrand</strong>, sont de vrais officiers supérieurs. Côté féminin, la réussite n’est pas moins accomplie. <strong>Kelly Mathieson</strong>, campe avec justesse Nellie Forbush, cette jeune femme dépendante de sa mère et de ses préjugés, qui va s’épanouir en choisissant l’amour. La jeunesse, les talents vocaux, dramatiques, chorégraphiques sont au rendez-vous, et la sensibilité pathétique de l’héroïne fait mouche. <strong>Jasmine Roy</strong>, dont on apprécie toujours l’engagement et les compositions, nous vaut une<strong> </strong>Bloody Mary, habile commerçante qui<strong> </strong>n’a pas froid aux yeux. Le portrait est réaliste de cette asiatique sans complexe, autoritaire, habile et aimante. La voix de femme mûre est toujours aussi riche, et sa colère exemplaire. Tous les seconds rôles mériteraient d’être cités, sans oublier les deux enfants, Ngana, chanté par <strong>Léana Tui</strong>, et Jérôme (<strong>Léo Chamant-Lacroix</strong>) qui apportent leur fraîcheur et leur tendresse dans un monde qui en a bien besoin.</p>
<p>L’orchestre de l’opéra de Toulon, sous la direction experte et inspirée de Larry Blank, trouve la dynamique, les rythmes, les couleurs et l’élégance attendus. Quant aux artistes du chœur, individualisés dans leur jeu, mais formant des ensembles (Boys / Girls) proches de la perfection, ils n’appellent que des éloges. Encore un grand bravo à celles et à ceux qui ont dispensé tant de bonheur et d’émotion en cette soirée mémorable.</p>
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