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	<title>Oksana SEKERINA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Oksana SEKERINA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>36e édition International Hans Gabor Belvedere Singing Competition  — Moscou (Helikon Opera)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/36e-edition-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-moscou-helikon-opera-palmares/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jul 2017 16:42:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme les voies du Seigneur, les choix du jury des grandes compétitions vocales internationales sont impénétrables. Pour comprendre les raisons de leur décision, il faudrait avoir suivi épreuve après épreuve chacun des candidats. A Moscou, sous le dôme de l’Helikon Opera, scène lyrique alternative au Bolchoï située en plein cœur de la capitale russe, quinze &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme les voies du Seigneur, les choix du jury des grandes compétitions vocales internationales sont impénétrables. Pour comprendre les raisons de leur décision, il faudrait avoir suivi épreuve après épreuve chacun des candidats. A Moscou, sous le dôme de l’Helikon Opera, scène lyrique alternative au Bolchoï située en plein cœur de la capitale russe, quinze finalistes prétendaient au premier prix de la 36<sup>e</sup> International Hans Gabor Belvedere Singing Competition. Comme chaque année, ils ne disposent que d’un seul air pour passer de l’ombre à la lumière. Que le meilleur gagne ! Pas forcément.</p>
<p>La sélection, impitoyable, a écrémé 1125 chanteurs dans 70 villes du monde entier. Sur quels critères ? Une fois parvenu à un certain niveau, particulièrement élevé dans le cas de cette 36<sup>e</sup> édition, l’objectivité laisse place à des considérations personnelles. Ainsi ceux qui comme nous, apprécient un art du chant où la nuance et l’expression prennent le pas sur la démonstration retiendront le nom de <strong>John Brancy</strong>, baryton américain âgé de 27 ans, formé à la Juilliard School, Harlekin dans <em><a href="https://www.forumopera.com/ariadne-auf-naxos-nancy-elektra-chez-fragonard">Ariadne auf Naxos à Nancy</a></em> pas plus tard que cette saison. L’air de Yeletski dans <em>La Dame de pique</em> n’est pas de ceux qui exigent une technique d’acier mais la sincérité de l’aveu amoureux lorsqu’il est ainsi douloureusement exprimé prime sur le reste. La voix est belle, d’un grain subtil, non pas héroïque mais suffisamment solide pour ne pas flancher sous les quelques coups portés par la partition. La ligne est suffisamment soignée pour que la mélodie soit déroulée d’un trait avec toute la noblesse qu’impose l’état princier du personnage. Surtout l’interprète sait dépasser le cadre scolaire de la compétition pour donner à voir et comprendre les enjeux émotionnels de l’aria.</p>
<p>Raconter une histoire : le secret est là et peu s’acquittent de la tâche, absorbés par l’ampleur et la multiplicité des défis qu’il leur faut relever. Outre John Brancy, récompensé à juste titre par le prix du jury de la presse internationale, l’on pourrait citer <strong>Rocio Perez</strong> si cette soprano colorature espagnole aux suraigus ébouriffants, grisée par sa propre facilité, n’offrait une Olympia proche de la caricature. Tout est une question de mesure. L’autre candidat ibérique, <strong>Carles Pach</strong><strong>ón</strong> ne nous a pas semblé démériter. Au contraire. Doté d’une voix raffinée, juste d’intention, libre dans ses gestes et dans l’émission, souple et déliée, élégant et ironique, un rien dandy comme on imagine Malatesta, le baryton fait partie des oubliés du palmarès. Est-ce parce que « Bella siccome un angelo » n’est pas un air suffisamment saillant pour une finale de compétition ? Dans ce cas, présenter la scène de <em>Iolanta</em>, « Otchego eto prezhde ne znala », dépourvue de climax relève de la démission. <strong>Oksana Sekerina</strong> ne s’en relèvera pas, si grandes soient les qualités d’un soprano prenant dont les moirures et l’égalité ne sont pas les moindres des atouts.</p>
<p>L’interprétation est également une des préoccupations de <strong>Vasilisa Berzhanskaya</strong>, mezzo-soprano russe qui chantait Melibea à Pesaro l’an passé. Rossini lui est familier. Le vibratello n’est pas gênant. Les notes les plus graves possèdent un reflet sombre auquel il est difficile de se montrer insensible, l’aigu, émis en force est moins envoutant, l’ornementation peut paraitre raisonnable. A vrai dire, on essaie de trouver ce qui ne nous a pas séduit dans cette « voce poco fa » trop souvent entendue. Est-ce justement le trop grand nombre de comparaisons possibles ? Ou plutôt, un portrait de Rosina, trop éloigné de celui que l’on a en tête sans que la proposition, narcissique et canaille voire provocante, ne nous invite à reconsidérer nos positions. A l’opposé, par sa jeunesse, physique mais aussi vocale avec dans l’étoffe une légèreté et une fraîcheur toute relative s’agissant d’une voix de basse, <strong>Sava Vemic </strong>nous change des Gremine aux cheveux grisonnants, au pas lourd et au manteau épais ourlé de loutre sombre. New York l’a déjà repéré. Ses débuts en grand prêtre dans <em>Nabucco</em> sur la scène du Metropolitan datent de cette saison.</p>
<p>La subjectivité intervient peu dans l’impression laissée par <strong>Pavel Chervinsky</strong> ou <strong>Alexander Roslavets</strong>. Leur italien est trop mâtiné de russe pour ne pas évoquer Don Profondo imitant l’accent de Libenskof dans <em>Il viaggio a Reims</em>. Les années sauront – souhaitons-le – compléter leur formation. <strong>Jihyun Cecilia Lee </strong>et <strong>Josevane De Jesus Santos</strong> sont deux chanteuses avec lesquelles, en revanche, on aimerait compter prochainement. Bien que coréenne, la première possède un français toujours intelligible ainsi qu’un soprano ample, charnu et des aigus dont on apprécie le tranchant, preuve s’il était nécessaire que Micaëla n’est pas forcément une oie blanche. Il ne manque à la seconde, mezzo-soprano brésilienne, qu’un trille plus affirmé et un surcroît d’engagement dramatique pour que son interprétation de la grande scène de Sesto dans <em>La clemenza di Tito</em> l’impose sur les plus grandes scènes.</p>
<p><strong>Nela Saric</strong> dans le grand air de <em>La traviata</em> et <strong>Boris Prygl</strong> dans la romance d’Aleko ne nous ont pas semblé avoir choisi les partitions les mieux à même de mettre en avant leurs qualités. Voilà deux chanteurs que l’on aurait voulu entendre davantage pour se forger une opinion plus assurée. Idem pour <strong>Kang Wang</strong> même s’il ne s’agit pas dans son cas d’une question de répertoire mais d’un essai à transformer. Les voyelles ouvertes font le chant plat. La quinte aigüe rayonne jusqu’à ce que le contre-ut trahisse l’appréhension. Le deuxième prix est-il justifié ? Il faudrait une nouvelle écoute dans un autre air pour en avoir le cœur net. Pour l’instant, il faut s’en remettre à un curriculum vitae qui compte Narraboth dans <em>Salomé</em> à New York. Excusez du peu.</p>
<p>Puis il y a les vainqueurs qui, on l’a compris, ne faisaient pas partie de nos favoris. Mais le chant très physique de <strong>Mandla Mndebele</strong> à tout pour séduire ceux pour qui comptent d’abord le muscle et le courage, dussent Ford, dépourvu de second degré, se montrer féroce jusqu’au contresens et la parole venir au secours du chant lorsque ce dernier, épuisé par tant de violence, vient à ne plus se suffire. Estomaqué, le public lui décerne son prix et le jury le place en troisième position. Plus incompréhensible encore est la palme décernée à <strong>Aigul Akhmetshina</strong>, à côté de la plaque en Cenerentola, sauf à se dire qu’en hissant cette jeune mezzo-soprano d’à peine 22 ans sur la première marche du podium, le jury a misé sur une jolie voix doublée d’un tempérament. Est-ce suffisant pour bâtir une carrière ? L’avenir seul le dira.</p>
<p>A la tête des forces de l’Helikon Opera, <strong>Eugene Brazhnik</strong> impulse, à des tempi parfois déstabilisants pour les chanteurs, son rythme à la soirée, retransmise ce soir à 21h (heure de Paris) sur <a href="https://tvkultura.ru/article/show/article_id/180812">tvkultura.ru</a>.</p>
<p>1st Prize: AIGUL AKHMETSHINA, Mezzo-Soprano, Russia<br />
	Donated in memoriam KS Teresa Stich-Randall<br />
 <br />
2nd Prize: KANG WANG, Tenor, Australia<br />
	Donated by Jan Meulendijks and Bart Schuil<br />
 <br />
3rd Prize: MANDLA MNDEBELE, Baritone, South Africa<br />
	Donated by Valentin and Anni Leitgeb Foundation<br />
 <br />
Prize of the International Media-Jury: JOHN BRANCY, Baritone, USA<br />
	Donated by Brigitte &amp; Georg Stradiot, Stetteldorfer Akzente and Wiener Silber Manufaktur<br />
 <br />
Prize of the Audience: MANDLA MNDEBELE, Baritone, South Africa<br />
	Donated by Dr. Madeleine Kim, South Korea<br />
 <br />
Special Prizes:<br />
 <br />
Hans-Gabor-Prize: CECILIA LEE awarded by Prof. Yasuko Mitsui to a singer of her choice – Euro 800<br />
 <br />
Wil-Keune-Prize: VASILISA BEREZHANKAYA donated by Ms Jane Carty, Ireland, for a young singer of real potential, born after 1990, Euro 500.-<br />
 <br />
Prizes awarded by the jury-members:<br />
 <br />
DEUTSCHE OPER BERLIN: ALEXANDER ROSLAVETS<br />
	awarded by Operndirektor Christoph SEUFERLE<br />
 <br />
SÄCHSISCHE STAATSOPER DRESDEN – SEMPEROPER: ROCIO PEREZ<br />
	awarded by Künstlerischer Betriebsdirektor Björn PETERS<br />
 <br />
DEUTSCHE OPER AM RHEIN DÜSSELDORF-DUISBURG: BORIS PRYGL<br />
	awarded by Generalintendant Christoph MEYER<br />
 <br />
PRIZE THEATER ERFURT: MANDLA MNDEBELE<br />
	awarded by Generalintendant Guy MONTAVON<br />
 <br />
PRIZE TEATRO REAL MADRID: ROCIO PEREZ<br />
	awarded by Artistic Director Joan MATABOSCH<br />
 <br />
PRIZE HELIKON OPERA MOSCOW: AIGUL AKHMETSHINA<br />
	awarded by General Director Dmitri Bertman<br />
 <br />
BOLSHOI THEATER MOSCOW: KANG WANG<br />
	awarded by Casting Director Olga KAPANINA<br />
 <br />
WEXFORD FESTIAL IRELAND: <em>Winner will still be nominated</em><br />
	awarded by Artistic Director David AGLER</p>
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			</item>
		<item>
		<title>35e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition — Le Cap</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/35e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-le-cap-de-mieux-en-mieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jul 2016 05:02:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En organisant sa 35e édition à Cape Town, le Belvedere donne une dimension véritablement internationale à ce qui constitue désormais un des concours de chant lyrique les plus prestigieux au monde. Pourquoi l&#8217;Afrique du Sud ? Pour plusieurs raisons, la première d&#8217;entre elle étant que ce pays représente aujourd&#8217;hui un vivier non négligeable de voix. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En organisant sa 35e édition à Cape Town, le Belvedere donne une dimension véritablement internationale à ce qui constitue désormais un des concours de chant lyrique les plus prestigieux au monde. Pourquoi l&rsquo;Afrique du Sud ? Pour plusieurs raisons, la première d&rsquo;entre elle étant que ce pays représente aujourd&rsquo;hui un vivier non négligeable de voix. La fin de l&rsquo;apartheid a ouvert grand les portes d&rsquo;un art jusqu&rsquo;alors réservé aux « <em>non colored people</em> ». S&rsquo;y engouffrent en masse de jeunes chanteurs, formés à la pratique chorale dès le plus jeune âge et désireux de reproduire la <em>sucess story</em> de Pretty Yende, elle-même premier prix du Belvedere en 2009. De fait, l&rsquo;Artscape Centre Théâtre, qui accueille la compétition, bruit d&rsquo;une foule mélangée où se côtoient joyeusement jet set locale et supporters des quatre chanteurs sud-africains sélectionnés, décidés à manifester chaque fois que possible leur indéfectible soutien à leurs compatriotes et vraisemblablement amis.</p>
<p>Dans ces conditions, c&rsquo;est sans surprise que le prix du public revient à <strong>Noluvuyiso Mpofu</strong>, prima donna du Cape Town Opera où elle fut Madame Cortese (<em>Il viaggio a Reims</em>), Clara (<em>Porgy and Bess</em>), Violetta (<em>La traviata</em>), Maria Stuarda et sera à la rentrée Pamina (<em>Die Zauberflöte</em>) ainsi que Micaëla (<em>Carmen</em>). Cette énumération donne un aperçu de la nature de son soprano, lyrique à la base mais suffisamment agile pour se mesurer à des airs aussi acrobatiques que « Marten aller Arten » (<em>Die Entführung aus dem Serail</em>) en demi-finale et, en finale, « Sempre libera », contre-mi bémol compris. Le médium possède la densité caractéristique des voix sud-africaines, qui n&rsquo;exclut pas un aigu, voire dans le cas de Noluvuyiso Mpofu un suraigu, précis et brillant. De même, le grave sonne naturellement, de sorte que l&rsquo;ambitus atteint une longueur suffisamment confortable pour envisager les principaux rôles du répertoire. Soprano à tout chanter ? Peut-être si l&rsquo;on en juge au caractère parfois mécanique de l&rsquo;interprétation mais encore faut-il avoir la capacité de surmonter les innombrables difficultés techniques d&rsquo;écritures virtuoses. Seul, le trille n&rsquo;est qu&rsquo;esquissé, comme chez la majorité de ses consœurs. Péché estimé véniel par le jury qui ajoute, au plébiscite du public, un deuxième prix que nous ne lui aurions pas forcément concédé.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/bc1.jpg?itok=AcvgSvRi" title="Noluvuyiso Mpofu © Kim Stevens, limelightphotography.capetown" width="468" /><br />
	Noluvuyiso Mpofu © Kim Stevens, limelightphotography.capetown</p>
<p>Au sein d&rsquo;un millésime d&rsquo;un niveau supérieur à celui – déjà satisfaisant – des années précédentes, d&rsquo;autres candidats nous paraissaient en effet mériter tout autant de figurer au palmarès. <strong>Selene Zanetti</strong>, par exemple, soprano italienne au timbre soyeux, offrant en demi-finale dans l&rsquo;air d&rsquo;Amelia, extrait de <em>Simon Boccanegra</em>, comme en finale dans la romance de Rusalka, un chant délicatement ouvragé avec des notes filées de toute beauté. A défaut, le jury de la presse internationale – dont nous faisions partie – lui a attribué son prix. Ou encore, <strong>Oksana Sekerina</strong>, la voix la plus envoûtante de la compétition, étirant « Dove sono » en un long ruban de velours, malheureusement disqualifiée par une placidité qui n&rsquo;est pas tant vocale que gestuelle. Qui d&rsquo;autre ? <strong>Juliette Aleksanyan</strong>, soprano arménienne âgée de 20 ans seulement, éclairant la demi-finale d&rsquo;un « Ach, Ich fühl&rsquo;s » (<em>Die Zauberflöte</em>) tout de pureté et de souffle tenu, moins convaincante deux jours après dans la valse de Juliette (Gounod) – le trille encore – mais agile cependant, et auréolée d&rsquo;une fraicheur qui donne au personnage toute sa vérité. Et aussi <strong>Jomante Slezaite</strong>, soprano lituanienne surprenante en demi-finale dans l&rsquo;air de Salomé (<em>Herodiade</em> de Massenet), déjouant les pièges de la langue française, rivalisant d&rsquo;intentions et d&rsquo;inflexions mais hélas fourvoyée en finale dans un « Come scoglio » (<em>Cosi fan tutte</em>) inadapté à sa vocalité, abordé impérieusement, telle Lady Macbeth décidant d&rsquo;un nouveau crime alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Fiordiligi en proie à la tourmente des sentiments. Puis, <strong>Raehann Bryce-Davis</strong>, récompensée par un troisième prix, Eboli en mal d&rsquo;impact lors de l&rsquo;épreuve finale quand l&rsquo;air de Sapho en demi-finale, laissait présager la récompense suprême car habité d&rsquo;une voix large et longue, campée sur un médium altier auquel rien ne semblait pouvoir résister. <strong>Svletana Moskalenko</strong> également, dont le soprano souvent métallique est racheté par une technique imparable à laquelle ne fait défaut qu&rsquo;un surcroît de tempérament. Ou pourquoi pas, <strong>Ko Byung Jun</strong> ? Le baryton sud-coréen nous avait paru hors de propos en demi-finale dans l&rsquo;air de Ford, extrait de <em>Falstaff</em>, empêtré dans les passages <em>parlando</em>, outré sinon. La violence, en finale, d&rsquo;un « Nemico della patria » (<em>Andrea Chénier</em>), contrôlé dans chacun de ses excès, estomaque. Comment enfin ne pas s&rsquo;attarder sur le premier prix de cette 35e édition, <strong>Nicholas Brownlee</strong> – rien à voir avec Lawrence, si ce n&rsquo;est la nationalité américaine. Le baryton-basse proposait en demi-finale une interprétation nerveuse de « Schweig, damit dich niemand warnt » (<em>Der Freischütz</em>), secouée d&rsquo;accents fauve et mouillée de bave noirâtre. L&rsquo;air de Banquo, en finale, nous a semblé intervenir un peu tôt dans un parcours qui doit aujourd&rsquo;hui s&rsquo;attarder davantage sur la case Mozart. Mais comme deux jours auparavant, quel souci de la ligne, quelles couleurs et quelle énergie déployée au service de l&rsquo;incarnation !</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/bc5.jpg?itok=RdCCL_0H" title=" Nicholas Brownlee © Kim Stevens, limelightphotography.capetown" width="468" /><br />
	 Nicholas Brownlee © Kim Stevens, limelightphotography.capetown</p>
<p>Les autres candidats procurent moins de satisfaction. « Non mi dir », l&rsquo;air de Donna Anna dans <em>Don Giovanni</em> confirme le défaut d&rsquo;imagination de <strong>Valentina Teresa Mastrangelo</strong> dont le timbre ambigu, entre mezzo-soprano et soprano, convenait mieux en demi-finale à Elisabetta, Regina d&rsquo;Inghilterra. <strong>Hyungseok Lee</strong> se débat d&rsquo;une voix égale dans « Pourquoi me réveiller » (<em>Werther</em>) avec une prononciation phonétique du français et des intonations approximatives. <strong>Sophia Theodorides</strong> propose un « Durch Zärtlichkeit » anesthésié par trop de technique. <strong>Caroline Nkwe</strong>, dont « Come scoglio » avait fait forte impression en demi-finale par sa gestion habile des sauts de registre, s&#8217;embourbe dans « Je dis que rien ne m&rsquo;épouvante » (<em>Carmen</em>). <strong>Larissa Alice Wissel</strong>, déjà insuffisante en demi-finale dans l&rsquo;air des bijoux (<em>Faust</em>) – le trille une fois encore – propose en finale une Donna Anna furieuse, tout d&rsquo;un bloc, quand la fille du commandeur voudrait plus d&rsquo;ambiguïté. <strong>Lukhanyo Moyake</strong> et <strong>Siphamandla Yakupa</strong> enfin, les valeureux <a href="http://www.forumopera.com/breve/siphamandla-yakupa-et-lukhanyo-moyake-les-maries-du-belvedere">mariés du Belvedere</a>, repartent tous les deux les mains vides, lui désavantagé par un chant exempt de nuances, elle affectée d&rsquo;un vibrato pénalisant dans l&rsquo;air de Louise.</p>
<p>A la tête du Cape Town Philharmonic Orchestra, <strong>Kamal Khan</strong> se montre d&rsquo;abord d&rsquo;une lourdeur prudente qui s&rsquo;avère le revers de l&rsquo;attention portée aux chanteurs. Plus que la polonaise d&rsquo;<em>Eugene Onéguine </em>en début de soirée, l&rsquo;ouverture de <em>Nabucco</em>, avant l&rsquo;annonce des résultats, laisse entrevoir combien ce geste, apparemment agité, sait galvaniser les forces en présence. L&rsquo;année prochaine, le Belvedere devrait retrouver ce qui lui tient lieu désormais de quartier général : Amsterdam. Souhaitons que la compétition se maintienne à ce niveau haletant de qualité. </p>
<p>1er prix : NICHOLAS BROWNLEE, Bass-Baritone, USA<br />
2e prix : NOLUVUYISO MPOFU, Soprano, South Africa<br />
3e prix : RAEHANN BRYCE-DAVIS, Mezzo-Soprano, USA<br />
Prix de l&rsquo;International Media-Jury: SELENE ZANETTI, Soprano, Italy<br />
Prix du public : NOLUVUYISO MPOFU, Soprano, South Africa<br />
 </p>
<p>Prix spéciaux</p>
<ul>
<li>Prix Hans Gabor : Byung Jun Ko, Baritone, Korea South</li>
<li>Prix spécial attribué par Margaretha Deysel : Noluvuyiso Mpofu, Soprano, South Africa</li>
<li>Will Keune Prize : Julietta Aleksanyan, Soprano, Armen</li>
</ul>
<p>Engagements :</p>
<ul>
<li>
Gran Teatre del Liceu Barcelona: Jomante Slezaite, Soprano, Lithuania
</li>
<li>
Theater Erfurt, Nicholas Brownlee, Bass-Bartione, USA
</li>
<li>
Gauteng Opera, Mandla Mndebele, Baritone, South Africa
</li>
<li>
Israeli Opera Tel Aviv, Nicholas Brownlee, Bass-Bartione, USA
</li>
</ul>
<p> <br />
Live streaming disponoble sur <a href="http://www.capetownconcerthall.com/">www.capetownconcerthall.com</a> puis sur Youtube.<br />
 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/35e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-le-cap-de-mieux-en-mieux/">35e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition — Le Cap</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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