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	<title>Katharina SEMMELBECK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Katharina SEMMELBECK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>STRAUSS, Salome &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-salome-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:24:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Matthias Goerne a choisi Salome pour son entrée dans le monde de la mise en scène d’opéra. Pari risqué ; avec une action ramassée sur un acte unique, il n’y a ni le temps d’une pause, ni l’occasion d’un changement de décors ; Salome c’est un plan-séquence d’une heure cinquante ; il y a un angle à choisir, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Matthias Goerne</strong> a choisi <em>Salome</em> pour son entrée dans le monde de la mise en scène d’opéra. Pari risqué ; avec une action ramassée sur un acte unique, il n’y a ni le temps d’une pause, ni l’occasion d’un changement de décors ; <em>Salome</em> c’est un plan-séquence d’une heure cinquante ; il y a un angle à choisir, une porte d’entrée dans l’œuvre à trouver et ensuite laisser inexorablement la pelote se dérouler.<br />
De toute évidence Goerne opte pour la prudence, et pourquoi pas ? Et pour la fidélité à l’esprit du texte, si ce n’est à la lettre : de fait Jochanaan sera exécuté mais pas décapité et on ne verra pas Salomé étouffée par les boucliers de la smalah d’un Hérode horrifié par la folie de sa belle-fille. Ces deux entorses au livret se tiennent : Jochanaan, lorsqu’il est ramené mort à la merci de Salomé, conserve la tenue christique qui était la sienne lors de sa première apparition. Et sa remontée sur scène, une fois mort (à défaut de tonneau, on aura droit à une cabine transparente qui s’enfonce sous terre ! ), s’apparente plutôt à une descente de croix. C’est ainsi toute la « catéchèse » de Jean le Baptiste (son dialogue avec Salomé en début de l’œuvre ) qui se trouve pour ainsi dire réévaluée &#8211; comme si c’était le Christ lui-même qui s’adressait à la pécheresse. Et, dans le même ordre d’idée, ne peut-on pas lire la folie ultime de Salomé comme une sorte d’extase mystique qui la place déjà par delà la mort promise et annoncée mais qu’on ne verra justement pas ?<br />
Les décors à la fois simples et efficaces (belle réalisation de <strong>Hernán Peñuela</strong>) déclinent les arrondis. Tout est concave ou convexe, aucun angle n’est saillant, il n’y a de prise sur rien ; la confrontation entre Salomé et Jochanaan se résume à une sorte de ronde de l’une autour de l’autre sans que jamais le contact se fasse ; même le Mur des Lamentations que les cinq Juifs prendront comme à témoin lors de leur disputation au sujet de l’identité de Jochanaan, est arrondi. Et enfin, dans la scène finale, cette magnifique lune, exagérément vaste, qui va descendre le temps de l’extase (elle remontera dans les cintres à la réapparition de Hérode) sur Salomé « chevauchant » le corps sans vie de Jokanaan, nous vaudra une image à l’esthétique rare. Plus discutable en revanche la Danse des sept voiles, où sept gaillards bien mal intentionnés vont s’en prendre violemment à la fille de Hérodiade pour lui extirper un à un les sept trophées. On est très loin de la sensualité et de la lascivité attendues – et qui siéent pourtant pleinement au personnage.</p>
<p style="text-align: right;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_4142-1294x600.jpg" />© Mirco Magliocca</p>
<p>Plus peut-être que toute autre pièce de Strauss, <em>Salome</em> est l’opéra de la tension. Celle qui se fait jour dès le lever de rideau au travers de la concupiscence de Narraboth et l’avertissement en forme de mauvais présage du page, et dont le crescendo ne prendra fin que dans les trois sourds accords conclusifs. Ce soir la tension trouve un formidable écho dans la fosse de l’orchestre national du Capitole, qui a décidément trouvé depuis plusieurs années maintenant avec le maestro <strong>Frank Beermann</strong> son chef dans l’opéra romantique et post-romantique allemand. Beermann alimente en effet cette tension (un peu débordante il est vrai dans le premier quart d’heure) par l’utilisation judicieuse de tous les pupitres auxquels il communique une ardeur jamais mise en défaut : on est une fois de plus confondu par le « rendu » de cet orchestre, y compris depuis le parterre. L’exubérance orchestrale (un orchestre qui déborde sur certaines loges) est restituée sans excès, mais sans retenue.<br />
La tension et l’énergie sont aussi l’apanage de <strong>Nicole Chevalier</strong>, Salomé de gala ce soir. Présente une heure et demie sur scène sans interruption, elle livre une prestation dont on se souviendra. La prononciation de l’Américaine est remarquable, elle habite chaque phrase (comme celle qu’elle n’en finit pas de répéter lorsqu’elle réclame la tête du Baptiste), chaque mot comme si le sort du monde en dépendait. Un engagement sans limite (et Dieu sait que Goerne a été exigeant dans la conduite de son rôle) et sans faiblesse, le public ne s’y est pas trompé au baisser de rideau.<br />
Très impressionnante aussi la prise du rôle de Jochanaan par <strong>Jérôme Boutillier</strong> (aux allures d’Alfredo Kraus !). Son monologue lors de son apparition convainc par l’autorité de la voix, parfaitement portée. Le souffle est long et le timbre nous donne bien envie d’entendre le baryton dans d’autres rôles conséquents. Et quel plaisir de retrouver la classe de <strong>Sophie Koch</strong> pour un rôle somme toute presque mineur, celui d’Hérodiade. Appréciable d’entendre la richesse du medium et des graves, et toujours aussi impressionnants ses talents d’actrice. <strong>Nikolai Schukoff</strong> dépeint bien l’évolution psychologique du personnage d’Hérode. Le ténor est fort, presque strident parfois, et nous conduit de l’attachement malsain à la belle-fille jusqu’à l’horreur du personnage qu’elle est devenue. <strong>Fabien Hyon</strong> est un Narraboth transi et dont le ténor séduit, <strong>Floriane Hasler</strong> nous gratifie des seuls accents légers d’une pièce qui n’en comptent guère. Tous les autres rôles (les cinq Juifs, les soldats et les Nazaréens) sont à leur place dans cette nouvelle production toulousaine qui n’aura pas à rougir de la comparaison avec la précédente <em>Salome</em> présentée en bord de Garonne, où les noms de Nicolas Joël ou encore Camilla Nylund avaient brillé.</p>
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		<title>STRAUSS, Die Frau ohne Schatten &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jan 2024 13:14:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la seule reprise dans cette saison lyrique toulousaine, où l’on trouve par ailleurs six nouvelles productions, excusez du peu. La Femme sans ombre donc, imaginée par Nicolas Joël en 2006, et redonnée, sans ride aucune, par Stephen Taylor. Quelle heureuse initiative de reprendre une pièce trop peu donnée (sans doute parce que nécessitant cinq &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la seule reprise dans cette saison lyrique toulousaine, où l’on trouve par ailleurs six nouvelles productions, excusez du peu. <em>La Femme sans ombre</em> donc, imaginée par Nicolas Joël en 2006, et redonnée, sans ride aucune, par Stephen Taylor. Quelle heureuse initiative de reprendre une pièce trop peu donnée (sans doute parce que nécessitant cinq chanteurs hors calibre), et qui contient quelques pages du meilleur Strauss. Les Toulousains ne s’y sont pas trompés, qui ont massivement investi les sièges du théâtre du Capitole, attirés aussi sans doute par une distribution qui s’annonçait de haut vol, et qui s’avéra effectivement de très haute tenue. Attirés peut-être aussi par <strong>Franck Beermann</strong>, chef ô combien apprécié de ses musiciens et qui a commis dans la fosse du Capitole déjà de fort belles prestations (Wagner, Strauss et Smetana) ces dernières saisons. On le retrouve donc à la tête d’un orchestre pléthorique et pour tout dire débordant dans les loges ; le rendu de cette première est une fois de plus époustouflant. Il trouve dès les premières secondes les couleurs straussiennes, cette virevolte des accords, il dynamise les envolées lyriques, fait chanter les bois, mais aussi un somptueux violoncelle et un violon solo parfait. Faut-il redire qu’aujourd’hui la phalange toulousaine, dans tous les répertoires qu’elle aborde, n’a pas à rougir de la comparaison avec les plus prestigieuses.<br />
Le décor imaginé par Nicolas Joël rend assez bien le conte féérique conçu, dans la douleur il est vrai, par Hugo von Hoffmannsthal. Tout se joue dans l’alternance entre l’étage supérieur, accessible par d’immenses escaliers, et les sombres tréfonds de l’atelier et du foyer du teinturier ; nous sommes alors dans la quasi obscurité, alors que plus haut, les lumières inondent l’espace. Lorsque, <em>in extremis</em>, l’Impératrice projettera enfin son ombre, la frontière entre les deux univers aura été effacée.</p>
<pre style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MIR4432-credit-Mirco-Magliocca-1294x600.jpg" alt="" width="763" height="354" />
© Mirco Magliocca</pre>
<p>Les seconds rôles, qui ont toute leur importance dans le déroulé de la pièce, sont très correctement pourvus : on ne pourra que louer l’engagement de <strong>Aleksei Isaev</strong> (le Borgne), <strong>Dominique</strong> <strong>Barberi</strong> (le Manchot), <strong>Damien</strong> <strong>Bigourdan</strong> (le Bossu), <strong>Thomas Dolié</strong> (le Messager des esprits) et <strong>Julie</strong> <strong>Goussot</strong> (le Gardien et la Servante). Aisance aussi et un entrain communicatif.<br />
On attendait la prise du rôle-titre d’<strong>Elisabeth</strong> <strong>Teige</strong> qui s’empare là de son second rôle straussien après Chrysothemis l’an passé. La partie, notamment par le III, est d’une plus grande ampleur que celui de la sœur d’Elektra. Teige peine quelque peu à entrer dans le rôle au premier acte et ne se départira pratiquement jamais d’un vibratello, certes pas entièrement dérangeant mais parfois encombrant. En revanche rien à dire sur la technique infaillible, la beauté des aigus et la capacité à envoyer des suraigus assurés. Les menues réserves que nous apportons à une prestation d’une grande qualité d’ensemble devraient s’estomper, une fois oublié le stress de la première.<br />
<strong>Ricarda</strong> <strong>Merbeth</strong> est quant à elle une straussienne chevronnée (une des rares à avoir chanté à la fois Chrysotemis puis Elektra) ; elle nous rappelle ce soir combien le rôle de la femme de Barak est périlleux et éreintant et l’on comprend sa volonté évidente au premier acte de s’économiser, afin d’être sûr de tenir la distance. Et de fait, la prestation va crescendo, culminant dans le duo du III avec Barak d’une indicible beauté. Et toujours, chez Merbeth, cette façon absolument unique d’articuler, de telle sorte que chaque mot, chaque syllabe soit compréhensible. Du grand art. Que dire alors de l’art de <strong>Sophie</strong> <strong>Koch</strong> ? Sa Nourrice envahit le premier acte et y prend toute la lumière. La gamme est étoffée de haut en bas, avec les années les graves gagnent en consistance, le timbre en couleurs. Une prestation qui nous fait dire que Sophie Koch pourrait maintenant aborder d’autres rôles straussiens (Salome ou Chrysothémis ?). Qui plus est, Koch brille ce soir par une élégance rare, une présence raffinée, recherchée et une gestuelle quasiment chorégraphique.<br />
Chez les hommes que du bonheur également. Nous découvrons <strong>Issachah</strong> <strong>Savage</strong>. Il est un Empereur détonnant. Sa projection n’a d’égal que sa facilité à gravir les aigus. Dommage que le médium soit inconsistant et que la prononciation trahisse de temps à autre ses origines américaines. Nous retiendrons aussi sa très belle présence. Et nous gardons le Barak de <strong>Brian</strong> <strong>Mulligan</strong> pour la fin. Rien chez lui ne trahit ses origines d’Outre-Atlantique ; sa diction est parfaite, sa technique tout autant. Mais il y a surtout un timbre envoûtant, qui nous fait prendre le personnage de Barak en pitié. Grâce à un baryton énergique et qui fait mouche à chaque intervention, Mulligan signe un premier acte de tout premier ordre et dont nous nous souviendrons.</p>
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		<item>
		<title>Finale du concours international de belcanto Vincenzo Bellini — Vendôme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/finale-du-concours-international-de-belcanto-vincenzo-bellini-vendome-six-finalistes-cinq-prix-et/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 02:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des onze participants à la demi-finale du concours Bellini, six ont été retenus pour la finale, quatre sopranos, une mezzo-soprano et un baryton, tous européens, la crise sanitaire n’ayant pas permis la présence de candidats venus d’Asie ou d’outre-Atlantique. Pour choisir les airs présentés, les concurrents ont, bien sûr, largement puisé dans le répertoire bellinien, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">Des onze participants à la demi-finale du concours Bellini, six ont été retenus pour la finale, quatre sopranos, une mezzo-soprano et un baryton, tous européens, la crise sanitaire n’ayant pas permis la présence de candidats venus d’Asie ou d’outre-Atlantique.</p>
<p style="font-size: 14px">Pour choisir les airs présentés, les concurrents ont, bien sûr, largement puisé dans le répertoire bellinien, ainsi la scène finale d’Amina aura été chantée deux fois et, lors de la demi-finale, nous aurons eu droit à trois « Qui la voce sua soave ». Pour l’air d’opéra français imposé, trois candidates ont misé sur la cavatine de Leïla. On ne peut que regretter le manque de curiosité des participants qui auraient pu chercher du côté d’Ambroise Thomas, Boieldieu ou Grétry, par exemple, et limiter ainsi les comparaisons avec d’illustres interprètes qui ont marqué les pages qu’ils ont sélectionnées.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/photo_palmares.jpg?itok=Q6bFjeiM" width="468" /><br />© Claude Defresme / Musicarte</p>
<p style="font-size: 14px">Le seul candidat masculin, <strong>Florian Bisbrouk</strong>, est un baryton à la voix claironnante et bien projetée tout à fait adaptée aux couplets d’Ourrias dans <em>Mireille.</em> Cet air martial qui dévoile le caractère viril et tout d’une pièce du personnage réclame une voix sonore et homogène comme celle du baryton français. En revanche dans l’air des <em>Puritains</em>, si le candidat fait des efforts louables pour soigner son legato, on peut regretter qu’il propose un chant constamment mezzo-forte, dans cette page qui réclame davantage de nuances et demi-teintes.</p>
<p style="font-size: 14px"><strong>Katharina Semmelbeck</strong>, venue d’Allemagne, dispose d’une meilleure maîtrise de la grammaire belcantiste comme en témoigne son trille à la fin de l’air de Leïla ou ses notes piquées impeccables dans la cabalette du second air d’Amina. Dans ces deux pages la soprano livre une interprétation exquise, toute en retenue à laquelle il manque peut-être un soupçon d’émotion et d&rsquo;implication dramatique.</p>
<p style="font-size: 14px">La soprano greco-albanaise <strong>Lira Mila</strong>, qui a choisi les deux mêmes airs que sa collègue d’Outre-Rhin, possède une voix large et un tempérament affirmé. Elle nous avait impressionné lors de la demi-finale en se confrontant à la grande scène conclusive d’Anna Bolena qui mettait en valeur l’ampleur de ses moyens, non sans trahir de nombreuses imperfections sur le plan technique. Ce soir, sa cavatine de Leïla est bien peu expressive et dans l’extrait de<em> La</em> <em>Somnambule</em>, « Ah non credea mirarti » la voix est trop sonore pour évoquer un personnage qui est censé dormir. Si les vocalises de la cabalette sont exécutées avec soin, la soprano fait l’impasse sur les notes piquées du second couplet. Elle a néanmoins décroché le prix du public qui a sans doute été conquis par sa grande voix et la facilité de son suraigu.  </p>
<p style="font-size: 14px">Seule mezzo-soprano de la compétition, la française <strong>Mathilde Ortscheidt</strong> possède un timbre ambré de toute beauté avec un registre grave opulent qui avait capté durablement l’attention lors de la demi-finale. Son air de Roméo pleinement convaincant tant au niveau de l’interprétation que du chant n’appelait aucun reproche, en revanche un ou deux suraigus détimbrés dans la cabalette de cet air et quelques approximations dans les vocalises de celle de <em>La Favorite</em> l’ont probablement desservie. Elle a obtenu le prix de la ville de Vendôme, récompense pleinement méritée.</p>
<p style="font-size: 14px">Lors de la demi-finale la Fiordiligi de<strong> Marion Auchère</strong> avait fait forte impression, cela s’est confirmé dans les deux airs qu’elle a proposés ce soir, une exquise Leïla tout en délicatesse pour commencer, suivie après l’entracte d’une saisissante scène finale du <em>Pirate</em> dans laquelle la soprano a dévoilé un tempérament dramatique qu’on ne lui soupçonnait pas. Ce choix audacieux s’est révélé payant puisqu’il lui aura valu deux prix, le prix Musicarte pour la meilleure interprétation d&rsquo;un air en français et le prix de la meilleure voix féminine.</p>
<p style="font-size: 14px">Enfin le grand prix Bellini de cette édition a été attribué à <strong>Yulia Merkudinova</strong>. La soprano ukrainienne a effectué un parcours sans faute, tout d’abord avec la scène d’entrée d’Amina « Care compagne », où sa voix claire et nuancée et la longueur de son souffle ont fait merveille puis avec l’air périlleux de Juliette « Amour ranime mon courage » qu’elle affronte crânement avec conviction et des possibilités dans le grave inattendues.   </p>
<p style="font-size: 14px">Tout au long de la soirée, <strong>Maguelone Parigot</strong> et <strong>Sébastien Joly</strong> ont proposé un accompagnement au piano efficace et attentif aux chanteurs.</p>
<p style="font-size: 14px">      </p>
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		<item>
		<title>Concours Bellini, six finalistes à départager en direct ou en streaming</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concours-bellini-six-finalistes-a-departager-en-direct-ou-en-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 07:13:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La finale de la 10e édition du Concours International de Belcanto Vicenzo Bellini a lieu ce soir, jeudi 11 novembre à 20h, à Vendôme au siège de Monceau Générale Assurances*, premier mécène de l’événement. En lice, six candidats, majoritairement français ou européens, la situation sanitaire limitant encore les déplacements internationaux : Marion Auchère (soprano, France) ; Florian &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La finale de la 10<sup>e</sup> édition du Concours International de Belcanto Vicenzo Bellini a lieu ce soir, jeudi 11 novembre à 20h, à Vendôme au siège de Monceau Générale Assurances*, premier mécène de l’événement. En lice, six candidats, majoritairement français ou européens, la situation sanitaire limitant encore les déplacements internationaux : Marion Auchère (soprano, France) ; Florian Bisbrouck (baryton, France) ; Yulia Merkudinova (soprano, Ukraine) ; Lira Mila (soprano, Grèce-Albanie) ; Mathilde Ortscheidt (mezzo-soprano, France) ; Katharina Semmelbeck (soprano, Allemagne). Accompagnés au piano par Maguelone Parigot et Sébastien Joly, ils interprèteront un air en français et un air en italien, extraits du répertoire belcantiste. La soirée est ouverte au public (billets en vente sur place ou sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini - Billetweb">billetweb.fr</a>) et retransmise en direct (puis en replay) sur le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/">site officiel</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.facebook.com/ConcoursInternationalDeBelcantoVincenzoBellini/">la page Facebook du Concours</a>.</p>
<p>* 1 avenue des Cités unies de l&rsquo;Europe &#8211; 41 100 Vendôme &#8211; Gare TGV: Vendôme/Villiers sur Loir</p>
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