<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Coline SERREAU - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/serreau-coline/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/serreau-coline/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:29:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Coline SERREAU - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/serreau-coline/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/droit-au-but/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 May 2012 21:42:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/droit-au-but/</guid>

					<description><![CDATA[<p>    Autant la critique s&#8217;était acharnée contre la Manon de Coline Serreau, autant les bonnes fées semblent s’être penchées sur son Barbier de Séville qui, pour sa 76e représentation à l&#8217;Opéra de Paris, la première de la saison, continue de faire carton plein. On retrouve sur scène tous les éléments qui ont contribué au &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/droit-au-but/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/droit-au-but/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           <br />
			 </p>
<p>			Autant la critique s&rsquo;était acharnée contre la <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3333&amp;cntnt01returnid=54"><em>Manon</em></a> de<strong> Coline Serreau</strong>, autant les bonnes fées semblent s’être penchées sur son<em> Barbier de Séville</em> qui, pour sa 76e représentation à l&rsquo;Opéra de Paris, la première de la saison, continue de faire carton plein. On retrouve sur scène tous les éléments qui ont contribué au succès de cette production dont la création remonte à 2002 : une bonne idée de départ &#8211; la transposition de l&rsquo;action dans une Séville plus coranique que catholique –, des gags soigneusement dosés, des décors aussi beaux que variés intelligemment exploités, un tableau final féérique, digne des milles et une nuits, de la magie, du rêve, l&rsquo;opéra quoi ! Mieux, avec le temps, le spectacle s&rsquo;est bonifié. Quelques effets, ajoutés çà et là, viennent en rehausser le lustre, le « Cessa di piu resistere » enfin rétabli, qui plus est dans une scénographie footballistique désopilante, n&rsquo;étant pas le moindre de ses nouveaux appâts (le dernier air du Comte Amalviva a longtemps été purement et simplement coupé compte tenu de sa difficulté ; sa reprise à Paris date de <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1209&amp;cntnt01returnid=54">2009</a>).</p>
<p>			Et quand la baraka est là, tout va. L’Orchestre de l’Opéra de Paris se montre plus à l’aise dans le Rossini<em> buffa</em> que <em>seria</em> ; cela s’entend. Le flot sonore s’écoule fluide, comme dessalé depuis cette <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1821&amp;cntnt01returnid=54"><em>Donna del Lago</em></a> dont on ne gardait pas un souvenir impérissable. La direction de <strong>Marco Armiliato</strong> ne s’embarrasse pas d’états d’âme. Pourquoi faire ? <em>Il Barbiere </em>ne réclame pas d’attention particulière si ce n’est une précision exemplaire. Les prochaines représentations permettront d’ajuster quelques décalages, inévitables un soir de première. L’esprit l’emporte, vif, joyeux, bon enfant.<br />
			 <br />
			Dès les premières scènes, on sent un vent favorable souffler sur les dunes de sable qui tiennent ici lieu de place à Séville. <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3386&amp;cntnt01returnid=54">Macbeth remarqué à Bordeaux</a> cette saison, <strong>Tassis Christoyannis</strong> inscrit son Figaro dans la tradition des grands barytons italiens. Le drame lui convient mieux que la farce : son « largo al factotum » ne sera pas le numéro le plus applaudi de la soirée même s’il recueille un succès honorable. Mais, pris dans une spirale de bonne humeur, le chanteur finit par se prêter au jeu faisant valoir une certaine fantaisie à défaut de brillant. Surtout, la ligne conserve ce tracé irréprochable et la voix ce grain âpre qui la rend attachante.</p>
<p>			Peu après, « Una voce poco fa » confirme que Rosina convient mieux que Cenerentola à <strong>Karine Deshayes </strong>(bien que scéniquement, son tempérament se satisfasse davantage de la mansuétude d’Angelina). Ecrit dans un registre moins profond, le rôle flatte une voix qui s’épanouit d’abord dans l’aigu. Sans faire d’étincelles, ni déborder de volume, avec cette honnêteté qui la caractérise, la mezzo-soprano française finit par s’imposer, ne serait-ce que par sa maîtrise du chant rossinien, perceptible dans un « Contro un cor » habilement orné.</p>
<p>			Et ainsi de suite. Le chant de <strong>Carlo Cigni</strong> possède suffisamment de puissance pour faire enfler sa calomnie et suffisamment de noblesse et de jeunesse pour que Basilio occupe une place qui déborde son seul air du premier acte. Le brio avec laquelle <strong>Maurizio Muraro</strong> négocie les innombrables difficultés de son air « A un dottor della mia sorte » le place parmi les meilleurs Bartolo du moment : l’aigu, l’agilité mais aussi le ton, une manière subtile de moduler l’intensité du son pour en varier l’expression. Le « Il vecchiotto cerca moglie » burlesquement smurfé par <strong>Jeannette Fischer</strong> en Berta fait de cet <em>aria di sorbetto</em> mieux qu’un trou normand : une gourmandise qui relance l’action au lieu de former, comme souvent, une dispensable parenthèse.</p>
<p>
			Tout va, vous dit-on, et comme dans un match de foot quand l’équipe est soudée, la balle finit par passer au-delà de la ligne, entre les deux poteaux sous la barre transversale. C’est à <strong>Antonino Siragusa</strong> qu’il revient de marquer le but. Au sens propre lors d’un « cessa di piu resistere » qui voit le ténor jongler avec un ballon de foot pour le plus grand plaisir du public (dont les applaudissements et les rires rendent malheureusement l’air difficile à apprécier). Et au sens figuré tant le ténor sicilien domine la représentation d’un chant qui ne souffre pas de réplique. La voix n’a rien perdu de son impact ; elle frappe toujours droit avec pour conséquence une relative dureté que le chanteur compense par un mixage habile des registres et par une constante recherche de nuances. L’agilité est remarquable, l’aigu radieux, le medium inébranlable mais plus encore que ses qualités vocales, on aime l’humour dont Siragusa habille son Comte, les innombrables clins d’œil dont il émaille la partition : le « pace e gioa » nasillard et narquois, le « Se il mio nome » débité à la manière d’une ballade folk qui soudain se transforme en flamenco&#8230; Des malices qui flirtent parfois avec le cabotinage mais qui contribuent à rendre cet Almaviva décidément irrésistible.</p>
<p>			A voir ou à revoir sans hésitation.<br />
			 </p>
<p>			 <br />
			 <br /><strong>Version recommandée</strong><br />
			 <br />
			<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Rossini-Il-Barbiere-Di-Siviglia-/Classique/Hermann-Prey/Deutsche-Grammophon-DG/default/fiche_produit/id_produit-0002894577332.html" target="_blank" rel="noopener">Rossini: Il Barbiere Di Siviglia | Gioacchino Rossini par Claudio Abbado</a></p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/droit-au-but/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MASSENET, Manon — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-coline-pas-tres-inspiree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 09:06:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-coline-pas-trs-inspire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  « Il y a des lieux où souffle l’esprit », écrivait en 1913 Maurice Barrès dans La Colline inspirée. Hélas, hormis son prénom, madame Serreau n’a pas grand-chose en commun avec la colline de Sion chantée par l’écrivain français. Pourtant, elle réfléchit beaucoup, sans doute même trop. Le temps est loin où la réalisatrice de Trois &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-coline-pas-tres-inspiree/"> <span class="screen-reader-text">MASSENET, Manon — Paris (Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-coline-pas-tres-inspiree/">MASSENET, Manon — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="15" style="width:100%" summary="">
<tbody>
<tr>
<td> </td>
<td>
<p>« Il y a des lieux où souffle l’esprit », écrivait en 1913 Maurice Barrès dans <em>La Colline inspirée. </em>Hélas, hormis son prénom, madame Serreau n’a pas grand-chose en commun avec la colline de Sion chantée par l’écrivain français. Pourtant, elle réfléchit beaucoup, sans doute même trop. Le temps est loin où la réalisatrice de <em>Trois hommes et un couffin</em> se contentait de divertir le grand public ; elle se triture désormais les méninges et voici le message né de son fertile cerveau : l’histoire de Manon étant intemporelle, il faut nous le montrer en mélangeant toutes les époques. Cette idée serait simplement niaise si elle ne s’accompagnait de gags et de « trouvailles » plus stupides encore, comme ces patineuses 1900 et ces soutanes transparentes à Saint-Sulpice… Et encore, tout cela serait tolérable s’il y avait ne serait-ce qu’une once de direction d’acteur, un soupçon d’imagination dans la façon de régler les déplacements. Las ! c’est le néant total, pour les solistes comme pour le chœur. Livrés à eux-mêmes, les chanteurs se rabattent sur quelques gestes convenus qui n’expriment strictement rien. Aucune sensualité, aucune affection même ne semble unir Manon à Des Grieux.</p>
<p>				 </p>
<p>Et ce n’est pas là encore le pire. Non, le scandale absolu, c’est le charcutage de la partition, le rapiéçage lamentable dont l’acte du Cours-la-Reine fait surtout les frais, tripatouillage indigne qui saute aux yeux dès que l’on consulte le programme où est reproduit le livret intégral de l’œuvre. Si cet opéra est trop long, qu’on ait donc le courage d’en donner un autre, plus court et surtout plus rare ! Pourtant, la direction superficielle et beaucoup trop rapide d’<strong>Evelino Pidò</strong>, qui ne laisse jamais à la musique la possibilité de s’épanouir, a dû faire gagner de précieuses minutes. Le temps ainsi économisé est malheureusement perdu à cause des décors, trop lourds à changer mais assez jolis (les costumes, mélangeant le rouge, l’orange et le vert, sont en revanche plutôt laids).</p>
<p>Quant aux voix, ce ne sont pas elles non plus qui nous feront oublier toutes les carences de cette nouvelle production dont on frémit à la pensée qu’elle pourrait rester au répertoire. Très applaudie, <strong>Natalie Dessay</strong> a son quart d’heure de gloire avec « Je marche sur tous les chemins » et « Obéissons quand leur voix appelle », les deux seuls passages parfaitement écrits pour sa voix. Le reste du temps, elle est trop souvent inaudible, sauf dans l’aigu et quand l’orchestre se tait. Sa présence dans ce rôle, dans une salle aussi vaste que Bastille, relève du contresens pur et simple, malgré les immenses qualités d&rsquo;actrice qu&rsquo;elle a souvent eu l&rsquo;occasion de manifester dans d&rsquo;autres productions. <strong>Giuseppe Filianoti</strong> est beaucoup plus à sa place en Des Grieux : le français chanté est correct (le parlé l&rsquo;est un peu moins), mais l’aigu est terriblement tendu, et « Ah ! Fuyez, douce image » semble être une épreuve. Sans doute sur les indications de Coline Serreau, le toujours solide <strong>Franck Ferrari</strong> en Lescaut transforme « O Rosalinde » en simple bouffonnerie, mais on sera indulgent envers le malheureux baryton déguisé d’un bout à l’autre de la soirée en fan des Sex Pistols (voir <em><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3315&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=36">brève</a></em>). <strong>André Heyboer</strong> n&rsquo;est affublé d&rsquo;une crête d’Iroquois qu&rsquo;au deuxième acte, mais cet excellent chanteur n’a hélas pas d’air en solo. <strong>Paul Gay</strong> montre, après son Méphistophélès de la rentrée, qu’il n’a peut-être pas tous les moyens d’une vraie basse. <strong>Luca Lombardo</strong> aurait pu composer un Guillot intéressant s’il n’avait été lâché tant par le chef – son rôle est réduit à une peau de chagrin – que par la metteuse en scène – au lieu de construire un personnage, on se borne à déguiser Guillot en Louis XIV, puis en Henri IV et enfin en Louis XV.</p>
<p>Au Cours-la-Reine, après que Lescaut s’est diverti avec trois culturistes en crinoline, Manon apparaît en maîtresse SM, qui fait obéir au doigt et à l’œil six mâles fétichistes, torse nu, enchaînés, entravés et bâillonnés. Coline Serreau aurait dû faire confiance à cette brillante inspiration. Nous nous serions volontiers contentés d’une <em>Manon</em> hardcore; plutôt que de cette <em>Manon</em> n’importe quoi à force d’être tout et son contraire.</p>
</td>
<td>
<p> </p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-coline-pas-tres-inspiree/">MASSENET, Manon — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cessez-de-resister/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 17:12:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/cessez-de-rsister/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous n’avez pas encore vu la production du Barbier de Séville imaginée par Coline Serreau ? Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué, ce spectacle créé en 2002 ayant déjà eu les honneurs de reprises en 2003, 2005, 2008… et j’en oublie peut-être.   On retrouve avec plaisir les ingrédients d’un succès qui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cessez-de-resister/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cessez-de-resister/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Vous n’avez pas encore vu la production du <em>Barbier de Séville</em> imaginée par Coline Serreau ? Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué, ce spectacle créé en 2002 ayant déjà eu les honneurs de reprises en 2003, 2005, 2008… et j’en oublie peut-être. </p>
<p> </p>
<p>On retrouve avec plaisir les ingrédients d’un succès qui ne s’est jamais démenti : un dispositif scénique astucieux, des décors somptueux qui nous entraînent dans une Arabie de conte, une mise en scène malicieuse et parfaitement réglée de <strong>Coline Serreau</strong>, qui ne verse jamais dans la farce. Certains chanteurs des précédentes éditions sont également au rendez-vous, notamment la Berta de l’impayable <strong>Jeannette Fisher</strong>… Qui d’autre pourrait aussi bien animer son <em>aria di sorbetto</em> à coups de break dance ? La recette fonctionne donc toujours aussi bien, sans être émoussée par les nombreuses reprises, ce qui en-soi est une preuve de qualité ; mais cette année elle est pimentée par quelques nouveautés.</p>
<p> </p>
<p>Non des moindres est le rétablissement du fameux « Cessa di piu resistere » du Comte Almaviva. Certes, la longue aria en 2 mouvements arrive un peu « comme un cheveux sur la soupe » dramatiquement, retardant artificiellement le dénouement heureux… Mais quel plaisir d’entendre ce morceau de bravoure, notamment la partie « moderato », qui connaîtra la consécration sous forme de rondo finale de la Cenerentola ! Ici on entre dans le domaine de la pure jubilation : Coline Serreau l’a bien compris en transformant le temps d’un air le Comte Siragusa en footballeur (italien cela va de soi !) jonglant avec son ballon… Effet de surprise et succès public garantis.</p>
<p> </p>
<p>Ce n’est en fait qu’un des éléments du show <strong>Antonino Siragusa</strong>… Dans sa canzonetta « se il mio nome », il s’accompagne lui même à la guitare – renouant ainsi avec ses premières amours instrumentales1 &#8211; dérapant soudain vers le flamenco par excès de passion. Un rien cabotin, il aime à tenir les notes finales… et s&rsquo;autoparodie en se faisant chronométrer à la fin du « cessa di pui resistere ». Et vocalement me direz-vous ? La voix haute d’émission perd un peu de son impact dans le grand hall de Bastille, et d’aucuns trouveront le timbre moins flatteur que celui d’un Juan Diego Florez, ou la virtuosité moins ébouriffante qu’un Rockwell Blake. Il serait pourtant dommage de bouder son plaisir face à un chant rossinien qui respire le naturel… Vocalises, roulades ne sentent jamais l’effort ; et si le ténor italien ne s’économise à aucun moment, il arrive pourtant encore plein de ressources pour emporter de façon magistrale le meurtrier « cessa ». Assurément un des meilleurs Comtes actuels.</p>
<p> </p>
<p>La grande réussite de cette reprise aura également été la belle homogénéité du cast. A commencer par un barbier « di qualità » en la personne de <strong>George Petean</strong>. Il marque dès son entrée par une voix d’une grande ductilité et d’une aisance étonnante dans le haut du registre, lui permettant des variations originales dans l’aigu. Et l’acteur ne se laisse jamais voler la vedette par le Comte survolté. En un mot : « Ah, bravo Figaro » ! </p>
<p> </p>
<p>La belle Rosine de <strong>Karine Deshayes</strong> complète ce brillant trio. La lauréate 2002 des Voix Nouvelles charme par son mezzo plein aux graves ronds et aux aigus libérés et puissants. Ne lui manque qu’un grain de folie dans les variations pour parfaire le portrait de la jeune fille mutine et passionnée.</p>
<p> </p>
<p>Au chapitre des satisfactions on notera également la direction du vieux briscard <strong>Bruno Campanella</strong>, que l’on aurait pu espérer plus enlevée et électrisante (notamment dans les<em> crescendi</em> ou dans l’ouverture) mais qui se distingue par sa délicatesse et son attention constante pour le plateau, participant à l’impression de cohésion du spectacle.</p>
<p> </p>
<p>La retenue des <em>tempi</em> du maestro Campanella n‘empêche pourtant pas les décalages avec les voix graves. Si <strong>Paata Burchuladze</strong> en Basilio compense en partie son manque d’aisance dans les parties rapides (<em>la calunnia</em> en passerait presque inaperçue) par un beau timbre profond, le Bartolo de <strong>Renato Rinaldi</strong>, lui, ne parvient plus à cacher l’usure de son instrument, malgré sa composition savoureuse de vieux barbon vaniteux : le chanteur est sans cesse à la peine, particulièrement dans un « a un dottor della mia sorte » à court de souffle. </p>
<p> </p>
<p>Une mise en scène vive et cocasse, des décors fastueux, une équipe brillamment homogène… Impossible de résister à cette reprise pétillante du <em>Barbier</em> !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>1 Il fut d’abord guitariste, accompagnant plusieurs chanteuses de variété italiennes, avant de se lancer dans le chant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cessez-de-resister/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
