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	<title>Bozidar SMIJANIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bozidar SMIJANIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Haendel, Le Messie &#8211; Hervé Niquet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-le-messie-herve-niquet-rejoice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 09:54:57 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout occupés qu’ils sont à saluer ses incursions dans le répertoire romantique, beaucoup de mélomanes ont oublié ce qu’<strong>Hervé Niquet </strong>était à l’origine : un baroqueux d’exception. Ce DVD vient remettre quelques pendules à l’heure. Sans contester ses talents dans Brahms, Halévy ou Gounod, il faut constater que Niquet est chez lui avec Haendel. Son tempérament théâtral, son sens de l’hédonisme sonore, son goût pour le chatoiement entrent en parfaite résonance avec l’univers du compositeur saxon. Et ce sont toutes ces qualités que le chef a transmises à son <strong>Concert spirituel</strong>, façonné patiemment depuis 1987, et qui suit son fondateur jusque dans les plus subtiles nuances. Ce travail de mise en perspective des textures sonores, rare chez Haendel, ou beaucoup se contentent d’un « gros son » global, n’empêche pas l’énergie de sourdre tout au long des trois parties de l‘oratorio. Un <em>Messie </em>plié en 1h58, même dans sa version de 1754, ce n’est pas courant. Mais cette vie, cette urgence insufflée jusque dans les instants les plus suspendus de la partition ne signifient jamais précipitation ou absence de profondeur. En interprète ayant beaucoup réfléchi sur le texte, Niquet sait que l’effet théâtral est la clé de toute la musique baroque, et il parvient en un geste magistral, à réunifier la ferveur et la contemplation.</p>
<p>Protagoniste essentiel de la partition (20 numéros!), le <strong>Chœur du Concert spirituel</strong> peut désormais se mesurer aux plus grands ensembles, dont les prestations ont marqué la discographie du <em>Messie</em>. Les choristes ne craignent rien des embûches de la partition, du <em>forte </em>à l’unisson jusqu’à la fugue la plus entrelacée, en passant par les passages pastoraux : chaque morceau reçoit son atmosphère idoine, et la justesse ne dérape presque jamais, ce qui est un exploit dans un live apparemment effectué sans raccords. A noter aussi : l’anglais très idiomatique, quand on sait les difficultés à s’approprier toutes les subtilités de la langue pour un ensemble vocal « non-native ».</p>
<p>Même s’il dispose d’un chœur de premier ordre, Niquet s’attache à rétablir les équilibres internes de l’œuvre, maltraités par les approches « barnumesques » de tradition anglo-saxonne, qui ont transformé l’oratorio en un déluge de décibels. Cela passe par une réhabilitation des parties solistes, à la fois en terme de soins et de volume. Les airs des quatre chanteurs ne sont plus des passages obligés pour relier un chœur au suivant, mais des moments de concentration, où le contenu émotionnel est exploité à plein. Le concert aligne donc des grandes voix, à commencer par la plus connue d’entre elles : <strong>Sandrine Piau</strong>, plus pure et plus angélique que jamais, dont le « I know that my redeemer liveth » atteint des sommets d’émotion. Dans la même veine extatique, le ténor <strong>Krešimi</strong>r<strong> Špicer</strong>,<strong> </strong>dispense généreusement demi-teintes et aigus en voix mixte. Les deux autres solistes s’inscrivent dans une perspective plus théâtrale. La basse, <strong>Bozidar Smiljanic</strong>, ne recule devant aucun effet, et son « The trumpet shall sound » fait vibrer les murs du château de Versailles. La perle de l’enregistrement est la mezzo française, <strong>Anthea Pichanick</strong>, encore bien inconnue. Sa présence en scène, son aisance à affronter les cascades de vocalises, sa maîtrise parfaite de l’anglais font de chacune de ses interventions un moment de grâce. Le plus étonnant est que cela semble se produire sans effort, sans angoisse, sans crispation. Cacher l’art par l’art, le comble du raffinement pour un musicien. On espère que cette prestation mémorable aidera à lancer sa jeune carrière.</p>
<p>Filmé dans le cadre somptueux de la Chapelle édifiée par Jules Hardouin-Mansart, le DVD ne verse pas pour autant dans la carte postale qu’on aurait pu craindre. Si l’environnement monumental est présent dans la captation, il ne prend jamais la place de la musique, dont l’éloquence est ainsi préservée. Sage et affûtée la caméra de <strong>Julien Condemine</strong> parvient a se mettre au service de l’œuvre et des artistes qu’elle capte. La notice est une référence d’érudition et de soin éditorial. Un DVD à thésauriser pour tous ceux qui estiment Haendel à sa juste valeur, et une excellente idée de cadeau à offrir pour faire découvrir le répertoire baroque dans son plus pur joyau.</p>
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		<title>ROSSINI, L&#039;italiana in Algeri — Garsington</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/litaliana-in-algeri-garsington-divorce-dans-un-jardin-anglais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2016 06:52:49 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rossini est l&rsquo;un des compositeurs les mieux servis à Garsington, et <em>L&rsquo;Italiana in Algeri </em>est certainement l&rsquo;un des titres les plus adaptés à l&rsquo;ambiance festive des lieux. Pourtant la bonne humeur n&rsquo;était pas complètement au rendez-vous ce soir, en raison d&rsquo;une mise en scène trop sage et d&rsquo;une scénographie tristounette. On saura gré à Will Tuckett de n&rsquo;avoir pas surchargé la production de gags inutiles, mais même les scènes naturellement comiques ne font que sourire. Et il ne suffit pas de faire danser les chanteurs dans les ensembles (un lieu commun rossinien) pour donner vie à un plateau.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="228" src="/sites/default/files/styles/large/public/garsington_opera_litaliana_in_algeri_2016_ezgi_kutlu_isabellacredit_johan_persson_.jpg?itok=ITBIoWsQ" title="© Johan Persson" width="468" /><br />
	© Johan Persson</p>
<p>Heureusement, l&rsquo;éxécution musicale vient globalement compenser ce manque d&rsquo;énergie.  Le rôle de l&rsquo;Italienne est interprété par <strong>Ezgi Kutlu</strong>, d&rsquo;origine &#8230; turque ! Voix de contralto sonore dans le bas de la tessiture, aux aigus impeccables et maîtrisant sans problème vocalises et variations. En Lindoro, <strong>Luciano Botelho</strong> rend justice aux difficultés de la partition, avec une bonne vocalisation, une projection correcte, mais montre la limite de ses moyens pour les nombreux suraigus, toujours exécutés mais un peu instables. Le Mustafà de <strong>Quirijn de Lang</strong> rachète par sa prestance et son abattage une technique un peu chaotique : les vocalises sont bien exécutées mais parfois le soufle manque pour terminer proprement une phrase musicale, les aigus sont impressionnants de puissance, mais parfois aboyés.  Le Taddeo de <strong>Riccardo Novaro</strong> offre une voix saine, typique de baryton bouffe italien, mais à laquelle il lui manque un brin de folie dans l&rsquo;interprétation. Pour une fois, le rôle d&rsquo;Elvira n&rsquo;est pas sacrifié, mais chanté avec panache par <strong>Mary Bevan</strong>. Le Haly de <strong>Bozidar Smiljanic</strong> et la Zulma de <strong>Katie Bray </strong>complètent parfaitement la disribution.</p>
<p>La direction de <strong>David Parry </strong>est vive, brillante, en tous points enthousiasmante, avec une formation impeccable de précision. Finalement, c&rsquo;est surtout grâce à l&rsquo;orchestre que nous vivons une « folle journée ». Quel dommage que ce chef ne soit pas plus présent en Europe !</p>
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