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	<title>Il Do SONG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Il Do SONG - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BELLINI, Norma — Zurich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/norma-zurich-overdose-wilsonienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2019 22:11:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a un quart de siècle, nous découvrions subjugué le travail de Bob Wilson lors d’une Butterfly à la Bastille gravée à tout jamais dans le marbre, pourtant friable, de notre mémoire. Des silhouettes étirées, des attitudes hiératiques, des gestes lents inspirés du théâtre No et surlignés par une utilisation savante de lumières bleutées &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un quart de siècle, nous découvrions subjugué le travail de <b>Bob Wilson</b> lors d’une<i> <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/implacable-mise-a-nu">Butterfly à la Bastille</a></i> gravée à tout jamais dans le marbre, pourtant friable, de notre mémoire. Des silhouettes étirées, des attitudes hiératiques, des gestes lents inspirés du théâtre No et surlignés par une utilisation savante de lumières bleutées offraient un saisissant contraste avec le lyrisme exacerbé de la musique de Puccini. Cette première expérience fut suivie de plusieurs autres, sur le même modèle : le <i>Ring</i> et <i><a href="https://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-paris-bastille-un-peu-moins-de-magie">Pelléas à Paris</a></i>, <i><a href="https://www.forumopera.com/macbeth-bologne-dialogue-de-sourds">Macbeth à Bologne</a></i>, <i><a href="https://www.forumopera.com/le-trouvere-parme-quand-la-flamme-brille">Le Trouvère à Parme</a></i>, tous drapés dans le même kimono, frappés de la même apathie et irradiés du même azur. L’effet de surprise passé, l’ennui s’installa, d’autant que les compositeurs ne sont pas tous égaux face à ce traitement, Bellini moins que les autres.</p>
<p>En retrouvant <i>Norma </i>à Zurich broyée par le système wilsonien, l’agacement succède à la torpeur. Armé de bienveillance, Yannick Boussaert s’était employé, lors de <a href="https://www.forumopera.com/norma-zurich-norma-wilsonienne-norma-conceptuelle-mais-norma-reelle">la création de cette production zurichoise</a>, à décrypter les symboles représentés. Nous n’aurons pas cette patience. La reprise <i>ad nauseam</i> des mêmes procédés pèse sur le chef d’œuvre de Bellini du poids d’une licorne morte – celle qui traverse au ralenti le plateau durant le duo entre Adalgisa et Pollione sans que l’on comprenne la raison de sa présence. Le premier défaut de cet immuable discours scénique est non de ne plus surprendre mais d’entraver l’expression de chanteurs peu familiers de l’approche et vraisemblablement handicapés par un nombre insuffisant de répétitions.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/norm3.jpg?itok=SwORPGAd" title="© T+T Fotografie_Toni Suter" /><br />
	© T+T Fotografie_Toni Suter</p>
<p>Tel est – on le suppose – le cas de <b>Michael Spyres</b>, excellent comédien, rompu à l’exercice de la scène depuis le plus jeune âge, mais ici emprisonné dans les filets d’une gestuelle artificielle. La direction brouillonne de <b>Fabio Luisi</b>, souvent bruyante, désavantage également le chanteur américain dont le premier Pollione aurait mérité un environnement musical moins expéditif – l’Oroveso encore hésitant d’<b>Ildo Song </b>en fait aussi les frais. Les cordes de la Philharmonia Zürich tutoient plusieurs fois les cimes mais, comme la veille dans <i>Hippolyte et Aricie</i>, le chœur avance en ordre dispersé. Dans un rôle avare en passages d’agilité, l’émission du ténor se concentre sur le médium et s’impose par la force. Peu de variations et, à quelques rares exceptions, peu d’usage de la voix mixte ou de tête, deux caractéristiques essentielles du chant de Michael Spyres auxquelles Pollione, dans ce contexte, n’offre pas assez l’occasion de faire étalage.</p>
<p>Depuis que Sutherland chanta Clotilde aux côtés de Callas en 1952 à Londres avant d’endosser le rôle-titre, la confidente de Norma fait l’objet d’une attention particulière sans que la partition ne lui offre une réelle occasion de se mettre en valeur. Le mezzo-soprano d’<b>Irène Friedli </b>la prédestine au mieux à la plus jeune des deux prêtresses, sauf à reconsidérer la répartition des tessitures, comme l’osa Cecilia Bartoli il y à quelques années. Là n’est pas la question.</p>
<p>Avec Adalgisa, <b>Anna Goryachova</b> semble tirer un trait sur les emplois de contralto rossinien auxquels elle doit ses premiers succès – Melibea dans <i>Il Viaggio à Reims</i> à <a href="https://www.forumopera.com/il-viaggio-a-reims-anvers-rossini-decolle-grace-a-zedda">Anvers</a> puis <a href="https://www.forumopera.com/il-viaggio-a-reims-amsterdam-enferme-dans-un-musee">Amsterdam</a>, Isabella dans <i><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/alex-esposito-roi-du-petrole">L’Italiana in Algeri à Pesaro</a></i>. En s’élevant dans l’aigu, encore prudemment, la voix a gagné en volume. La plastique du timbre est bienvenue dans un rôle où la jeunesse est clé (l’écoute <i>live</i> d’Ebe Stignani, Adalgisa auprès de Callas à plusieurs reprises, nous le rappelle cruellement). Il lui faut cependant lutter avec les mêmes armes belcantistes que sa rivale amoureuse. C’est là sans doute pour la chanteuse une marge de progrès dont on mesure la largeur dans le duo qui l’oppose à <b>Maria Agresta</b> au deuxième acte, le fameux « Mira, O Norma ». Obligée de régler son chant sur celui de sa partenaire, la mezzo-soprano consent à quelques nuances dont on aurait voulu qu’elle fît auparavant un usage plus généreux.</p>
<p>Maria Agresta se range aujourd’hui parmi les meilleures titulaires du rôle de Norma. La placidité, dont on lui a souvent fait procès, appartient au passé. L’héroïsme n’est toujours pas la première des qualités de sa druidesse, ce qui ne signifie pour autant ni un défaut d’engagement, ni une incapacité à vocaliser avec véhémence ou à darder des aigus à pleine voix. L’art de la déclamation et l’absence de certains effets belcantistes – les notes trillées dans « In mio man » indispensables à des oreilles formées à Callas 54 – sont ses véritables talons d’Achille. Le supplément de larmes et de chair que Yannick Boussaert appelait de ses vœux il y a quatre ans est en revanche acquis. L’interprétation s’apparente à une lente montée au bûcher (que Wilson n’a pas jugé bon de représenter), d’un « Casta Diva » en apesanteur sur le souffle à un finale du 2e acte éperonné par un « son io » murmuré, exemple parmi d’autres d’ineffables <i>piani</i> dont Maria Agresta se montre prodigue tout au long de la représentation. Sa connaissance de la production, qu’elle étrenna en 2015, est un autre atout non négligeable. Au contraire de ses partenaires, la soprano italienne maitrise la grammaire wilsonienne sur le bout des doigts, tendus vers le ciel bien sûr. Le metteur en scène texan peut-il les concevoir autrement ?</p>
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		<title>Finale de la 33e édition du Belvedere — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/finale-de-la-33e-edition-du-belvedere-dusseldorf-irina-churilova-siobhan-stagg-et-les-autres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2014 05:00:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dix-sept finalistes parmi cent-quarante candidats de soixante-trois nationalités différentes, eux-mêmes sélectionnés lors d&#8217;auditions réalisées dans soixante villes du monde entier&#8230; Il n&#8217;y a pas de secret : c&#8217;est en allant chercher les talents à la source que cette 33e édition du Hans Gabor Belvedere International Singing Competition (Belvedere pour les intimes) parvient au niveau de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dix-sept finalistes parmi cent-quarante candidats de soixante-trois nationalités différentes, eux-mêmes sélectionnés lors d&rsquo;auditions réalisées dans soixante villes du monde entier&#8230; Il n&rsquo;y a pas de secret : c&rsquo;est en allant chercher les talents à la source que cette 33e édition du Hans Gabor Belvedere International Singing Competition (Belvedere pour les intimes) parvient au niveau de qualité constaté dimanche 6 juillet à l&rsquo;Opéra de Düsseldorf. Première surprise : la compétition n&rsquo;est pas trustée par les coréens comme à chaque fois dans les concours de chant internationaux mais par les sud-africains (quatre au total, soit plus de 20% de la sélection) soutenus chaleureusement dans la salle par une poignée de supporters. Deuxième surprise : la direction d’<strong>Axel Kober, </strong>empathique, fait de la soirée non pas un examen scolaire mais un véritable moment de musique. Pour éviter d&rsquo;en transformer le compte rendu en un fastidieux passage en revue des dix-sept prétendants aux multiples prix offerts,  procédons par catégorie. </p>
<p>Il y a d&rsquo;abord – et ce sont les plus nombreux – les dévoyés, ceux qui audiblement n&rsquo;ont pas choisi le bon air. Que <strong>Norma Nahoun </strong>envisage un jour de chanter Mimi, pourquoi pas ! Mais celle qui fut il y a moins de trois mois <a href="/spectacle/rond-mais-sans-jamais-peser">Nanetta à l&rsquo;Opéra de Tours</a> n’aurait-elle pas meilleur compte à commencer par Musetta ou par tout autre rôle mieux adapté à son soprano léger ? <strong>Marina Costa-Jackson</strong> propose Nedda quand la nature dramatique de sa voix suggère Santuzza. Entre Bacchus qu&rsquo;il a interprété cette année à la Stockholm Opera School et Ferrando qu&rsquo;il étudie, <strong>Khansiyo Gwenxane</strong> devra choisir. En attendant, « Una furtiva lagrima » manque brutalement de legato, de demi-teintes et donc de poésie. Sa compatriote <strong>Linda</strong> <strong>Nteleza</strong> doit d&rsquo;abord dompter des moyens prometteurs avant de poursuivre sa découverte de Micaela. « Je dis que rien ne m’épouvante » ne s&rsquo;avèrera alors peut-être pas la meilleure réponse aux questions posées par ce chant encourageant mais mal maîtrisé. <strong>Oddur Jonson</strong> a lui aussi quelques étapes â franchir avant de se confronter à Posa dont il offre aujourd&rsquo;hui une trop pâle figure.</p>
<p>Il y a aussi les timides, trop réservés pour capter l’attention, telle <strong>Akiho Tsuji</strong>, soprano japonaise qui, les yeux mi-clos, délivre un « Ach, ich fühl’s » marqué d&rsquo;un rictus amer, ou <strong>Stephen Chambers</strong>, charmant ténor <em>di grazia </em>néo-zélandais, coupable de raideurs dans la vocalisation et surtout d’un excès de discrétion.</p>
<p>À l&rsquo;opposé se trouvent les bateleurs dissimulant par de multiples artifices scéniques les carences de leur chant. La tactique est souvent payante. Pétillante, <strong>Maria Nazarova</strong> masque l&rsquo;acidité du timbre et l’absence de trille sous des clins d&rsquo;œil fripon. <strong>Siyabuleta Ntlale</strong> ensevelit sous un véritable numéro de cirque les défauts de souffle et de grave. Son Falstaff, ventre en avant et mimiques appuyées, n&rsquo;a rien d&rsquo;un lord mais le baryton emporte le deuxième prix. Le Basilio du coréen <strong>Il do Song </strong>ne fait pas davantage dans la dentelle. L’air de la calomnie se présente dès les premières notes comme un coup de canon qui semble avoir assourdi le jury. Il repart avec le troisième prix.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/belevedere1.jpg?itok=EYM_tzv1" title="Siyabulela Ntlale © Susanne Diesner" width="468" /><br />
	Siyabulela Ntlale © Susanne Diesner</p>
<p>Il y a le redoublant : <strong>Owen Metsileng</strong>. Malheureusement, Malatesta émis en arrière ne convainc pas plus que <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/eve-maud-hubeaux-lisabella-du-belvedere">Figaro l&rsquo;an passé à Amsterdam</a>.</p>
<p>Il y a les expérimentés qui ont déjà éprouvé leur rôle sur scène : <strong>Caroline Garcia</strong> dont <a href="/spectacle/deux-precautions-meme-inutiles-valent-mieux-quune">la Rosine commentée dans ces mêmes colonnes</a> se montre tellement préoccupée de technique qu&rsquo;elle en néglige le personnage et <strong>Ben Mcateer</strong>, Almaviva rageur, à l’indéniable prestance vocale et scénique, injustement oublié dans la liste des primés.</p>
<p>Il y a les indéchiffrables, celles dont le chant laisse perplexe. <strong>Kiri Deonarine</strong> compte à son actif Lakmé, Olympia, Zerbinetta&#8230; Sa Lucia n’est pourtant ni agile, ni légère, ni évanescente mais trémulante. La blondeur walkyrienne de <strong>Lori Guilbeau</strong> la proclame wagnérienne. Les écarts de justesse et le vibrato de « Dich, teure Halle » affirment le contraire.</p>
<p>Puis il y a les gagnantes, au nombre de deux, qui incontestablement raflent la mise. Avec « Tacea la notte », l’aria <em>di sortita</em> de Leonora dans <em>Il trovatore</em>, <strong>Irina Churilova</strong> conquiert le public et le jury. Quoi d’étonnant ! La voix éblouit par sa dimension, sa rondeur, ses couleurs, sans que son ampleur n’entrave la nuance. L’impression de force et de douceur que dégage le chant, la beauté du phrasé, le chatoiement du timbre dessinent le portrait d’un authentique soprano verdien, espèce ô combien rare, et donc précieuse. Seule inquiétude, l’aigu, émis systématiquement <em>forte</em>, marque déjà une limite qui pourrait vite devenir rédhibitoire.</p>
<p>La presse internationale lui a préféré, à un vote près, <strong>Siobhan Stagg</strong>. Pourquoi ? La voix certes n’a pas autant de chair que celle de sa consœur russe mais la pureté d’émission est incomparable. A cette limpidité, s’ajoutent l’insoupçonnable légèreté d’un aigu au volume contrôlé, la précision et l’émotion qui jaillit, radieuse, à l’image des mots répétés par la chanteuse australienne dans cet air de Louise auquel elle doit son succès : « je suis heureuse ». Ce bonheur est contagieux.</p>
<p><strong>Palmarès :</strong></p>
<ul>
<li class="note">Premier prix : Irina Churilova, Soprano, Russe</li>
<li class="note">Deuxième prix : Siyabutela Ntlale, baryton, Afrique du Sud</li>
<li class="note">Troisième prix : Il Do Song, basse, Corée du sud</li>
<li class="note">Prix de la presse internationale : Siobhan, Stagg, soprano, Australie</li>
<li class="note">Prix du public : Irina Churilova, Soprano, Russe</li>
</ul>
<p>Les autres prix sont détaillés sur <a href="http://www.belvedere-competition.com">www.belvedere-competition.com</a>.<br />
 </p>
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