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	<title>Lionel SOW - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 15 Jul 2025 09:39:51 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Lionel SOW - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Concert du 14 juillet &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-du-14-juillet-paris-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière le Concert de Paris, il pourrait y avoir un grand projet politique, celui d’un spectacle de musique classique fédérateur, festif et accessible à des dizaines de milliers de spectateurs peu familiers du répertoire. Il faudrait alors une ambition, et surtout une réflexion sur comment construire un spectacle adapté, comment réinventer les codes très engoncés &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Derrière le Concert de Paris, il pourrait y avoir un grand projet politique, celui d’un spectacle de musique classique fédérateur, festif et accessible à des dizaines de milliers de spectateurs peu familiers du répertoire. Il faudrait alors une ambition, et surtout une réflexion sur comment construire un spectacle adapté, comment réinventer les codes très engoncés du concert symphonique. Ce pourrait alors être une réussite de politique culturelle, et l’occasion de rappeler l’importance que peut revêtir l’audiovisuel public pour la démocratisation de l’art. Dommage que ce ne soit qu’un rêve. De nombreux spectateurs ont probablement été profondément émus, surpris ou réjouis à cette occasion, devant un répertoire qu’ils pensaient loin d’eux. D’autres plus habitués des concerts ont pu se réjouir de voir un niveau musical d’excellence à une heure de grande écoute sur une chaîne publique. Ils ont entièrement raison, et il est important que de tels programmes existent. Ce n’est pas pour autant qu’il faut applaudir par principe, car sa rareté ne fait que souligner la médiocrité habituelle de la télévision en matière de programmes culturels. Il ne faut pas en faire une norme.</p>
<p>En l’état, le Concert de Paris est un condensé des pires clichés de la musique classique : une vision bling-bling du récital, luxueuse et plate, dans un premier degré absolu, avec une absence totale de communication avec le public. Quand on voit les dernières règles vestimentaires imposées à la Scala (qui, à titre personnel, nous exaspèrent), on voit bien que ce n’est pas une esthétique entièrement disparue. Elle n’en parait pas moins totalement déplacée dans un contexte qui, rappelons-le, devrait être celui d’une fête collective. Le message politique envoyé est clair : le classique, c’est un monde des hautes sphères, qu’on fait l’honneur de rendre gratuit une fois par an. Ce n’est probablement pas volontaire, mais simplement dû à une authentique fainéantise. Le choix d’un présentateur aussi obséquieux et guindé que <strong>Stéphane Bern</strong> ne fait qu’abonder en ce sens, en multipliant au long de la soirée les hyperboles (et les approximations). Lorsqu’on a besoin de rappeler toutes les deux minutes à quel point une fête nous plaît, c’est qu’on ne s’y amuse pas tant que ça. Soyons clair, il ne s’agit pas d’en finir avec l’excellence, mais d’en finir avec l’idée d’un mouvement descendant de la culture vers le peuple.</p>
<p>Ne faisons pas porter le chapeau aux artistes invités. La plupart sont très sincères dans leur démarche d’ouverture et de partage, que certains adressent d’ailleurs même en dehors des scènes (<strong>Julie Fuchs</strong>). Le niveau musical est globalement celui qu’on attend d’un événement de cette ampleur, bien que compliqué par la disposition de la scène et le vent. On a ainsi tout du long l’impression que l’écoute est compliquée sur scène, d’où une certaine prudence dans les premiers passages. Le programme a le mérite d’être bien rythmé, malgré de trop nombreux moments obligés. Quitte à célébrer la musique française, on aurait pu lui rendre meilleur hommage en évitant le sempiternel <em>Rondo capriccioso</em> de Saint-Saëns, et on aurait surtout pu proposer la version française originale du <em>Boléro</em> des Vêpres Siciliennes, au lieu de l’italienne. Surtout, on regrette une volonté manifeste de lisser tout ce qui sort du moule classique, avec des arrangements parfois très regrettables. Retenons tout de même quelques jolis moments, pas forcément les plus attendus. Ainsi, <strong>Dom La Nena</strong>, avec l’excellente <strong>Maîtrise de Radio France</strong>, amène un peu de naturel au milieu de cet océan de glamour, lors d’un très joli <em>Saudade fez um samba</em>. <strong>Florian Sempey</strong> et <strong>Bruno de Sá</strong> semblent prendre un plaisir très communicatif à leurs interventions des <em>Carmina Burana</em>, tandis que <strong>Rihab Chaieb</strong> est une révélation très intéressante en Dalila, investie et émouvante. Plus attendus mais pas moins pertinents, <strong>Julie Fuchs</strong> avec Satie et <strong>Benjamin Bernheim</strong> en Werther sont toujours à la juste place stylistiquement.<br />
La partie instrumentale soliste est desservie par un mauvais programme, même si l’on sait gré à la violoniste <strong>Bomsori</strong> de jouer le jeu du grand spectacle.</p>
<p>Il faut saluer les musiciens de l’<strong>Orchestre National de France</strong> pour garder leur cohésion et leur précision dans des conditions que l’on devine difficiles, d’autant plus que ces productions bénéficient rarement d’un temps de répétition suffisant. La soirée va en s’améliorant pour eux, ainsi que pour <strong>Cristian Macelaru</strong>, qui donne l’impression de gagner en lâcher-prise au fur et à mesure. Plusieurs pupitres se distinguent au cours de la soirée, dont les percussions dans l’extrait des <em>Indes galantes</em>, qui apportent un relief et un rebond rythmique bienvenus. Il faut aussi mentionner les solistes du <em>Boléro</em>, dans un arrangement (plutôt astucieux) de <strong>Didier Benetti</strong> qui rajoute une complexité en divisant la phrase entre plusieurs instruments, demandant ainsi des transitions très fluides. Reste l’impression d’une direction peut-être moins à l’aise avec le lyrique, tant la plupart des airs souffrent d’un problème de communication avec les solistes. Le <strong>Chœur</strong>, et encore plus la <strong>Maîtrise de Radio-France</strong>, sont parfaitement préparés par <strong>Lionel Sow</strong> et <strong>Sofi Jeannin</strong>, avec une homogénéité et un engagement notables.</p>
<p>Un nouveau Concert de Paris est fini, et avec lui la même interrogation que les années précédentes : une fois passé le feu d’artifice, qu’en reste-t-il ? Quelques jolis moments, certes, mais surtout le souvenir flou d’un spectacle sans audace ni relief. Le public et les artistes méritent mieux que ça.</p>
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		<title>Concert de Paris 2025 : voici le programme !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bernjamin-bernheim-elina-garanca-aida-garifullina-julie-fuchs-au-programme-du-concert-de-paris-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 16:34:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année, le Concert de Paris se tiendra le 14 juillet prochain au Champ de Mars à Paris et sera retransmis en direct sur France 2, France.tv et France Inter, ainsi qu&#8217;en simultané par l’UER-Eurovision sur les antennes de plus de 20 pays. Côté lyrique, le concert accueillera le ténor Benjamin Bernheim, que la rédaction &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, le <a href="https://www.maisondelaradioetdelamusique.fr/evenement/concert-de-paris-1"><strong>Concert de Paris</strong></a> se tiendra le 14 juillet prochain au Champ de Mars à Paris et sera retransmis en direct sur France 2, France.tv et France Inter, ainsi qu&rsquo;en simultané par l’UER-Eurovision sur les antennes de plus de 20 pays.</p>
<p>Côté lyrique, le concert accueillera le ténor <strong>Benjamin Bernheim</strong>, que la rédaction de Forum Opéra vient de couronner parmi ses « <a href="https://www.forumopera.com/saison-2024-25-les-coups-de-coeur-de-la-redaction/" target="_blank" rel="noopener">Coups de coeur de la saison 2024/2025</a> » pour son interprétation de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-werther-paris-tce/" target="_blank" rel="noopener">Werther</a> au Théâtre des Champs-Elysées. Pour notre plus grand plaisir, seront également présents <strong>Aida Garifullina, Julie Fuchs, Rihab Chaieb, Bruno de Sa </strong>et<strong> Florian Sempey</strong>.</p>
<p><strong>Programme  :</strong></p>
<p>Hector Berlioz<br />La damnation de Faust : « Marche hongroise »<br />Orchestre National de France</p>
<p>Giuseppe Verdi<br />I Vespri Siciliani : Boléro d’Elena<br />Orchestre National de France<br />Aida Garifullina soprano</p>
<p>Georges Bizet<br />Carmen : Couplets du toréador<br />Orchestre National de France<br />Florian Sempey baryton</p>
<p>Georg Friedrich Haendel<br />Zadok the Priest<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France</p>
<p>Erik Satie<br />Je te veux<br />Orchestre National de France<br />Julie Fuchs soprano</p>
<p>Maurice Ravel<br />Rapsodie espagnole : « Feria »<br />Orchestre National de France</p>
<p>Camille Saint-Saëns<br />Rondo capriccioso<br />Bomsori violon</p>
<p>Jules Massenet<br />Werther : « Pourquoi me réveiller »<br />Orchestre National de France<br />Benjamin Bernheim ténor</p>
<p>Carlos Lyra, Ronaldo Boscoli / Iain Farrington<br />Saudade fez um samba<br />Orchestre National de France<br />Maîtrise de Radio France<br />Dom La Nena violoncelle</p>
<p>Clarice Assad<br />Baiao’n Blues<br />Orchestre National de France</p>
<p>Edward Elgar<br />Variations Enigma : « Nimrod »<br />Orchestre National de France<br />Gautier Capuçon violoncelle</p>
<p>Camille Saint-Saëns<br />Samson et Dalila : « Mon cœur s’ouvre à ta voix »<br />Orchestre National de France<br />Rihad Chaieb mezzo-soprano</p>
<p>Michel Legrand / Adrien Bekerman<br />Les Demoiselles de Rochefort<br />Bohdan Luts violon<br />Saehyun Kim piano</p>
<p>Jean-Philippe Rameau<br />Les Indes galantes : « Forêts paisibles »<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France<br />Julie Fuchs soprano<br />Florian Sempey baryton</p>
<p>Heitor Villa-Lobos / Juliana Ripke<br />Bachianas Brasileiras n°5 : Aria<br />Orchestre National de France<br />Bruno de Sa sopraniste</p>
<p>Carl Orff<br />Carmina Burana : extraits<br />Orchestre National de France<br />Florian Sempey baryton<br />Bruno de Sà sopraniste<br />Maîtrise de Radio France<br />Chœur de Radio France</p>
<p>Léo Delibes<br />Lakmé : « Duo des fleurs »<br />Orchestre National de France<br />Aida Garifullina soprano<br />Rihab Chaieb mezzo-soprano</p>
<p>Ludwig van Beethoven<br />Symphonie n°9 : « Hymne à la joie »<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France</p>
<p>Claude Rouget de Lisle / Hector Berlioz<br />La Marseillaise<br />Orchestre National de France<br />Chœur de Radio France<br />Maîtrise de Radio France<br />Benjamin Bernheim ténor</p>
<p><strong>Artistes participant au concert :</strong></p>
<p>Aida Garifullina, soprano<br />Julie Fuchs, soprano<br />Bruno de Sa, sopraniste<br />Rihab Chaieb, mezzo-soprano<br />Benjamin Bernheim, ténor<br />Florian Sempey, baryton<br />Gautier Capuçon, violoncelle<br />Dom La Nena, violoncelle<br />Kim Bomsori, violon</p>
<p>Lionel Sow, chef de chœur<br />Sofi Jeannin, cheffe de chœur<br />Chœur de Radio France<br />Maîtrise de Radio France<br />Orchestre National de France<br />Cristian Măcelaru, direction</p>


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		<title>Dance of Death &#8211; Lionel Sow / NFM Choir</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dance-of-death-lionel-sow-nfm-choir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voici un enregistrement dont le programme, exceptionnel, s’articule autour de la Totentanz de Hugo Distler, à laquelle il emprunte son titre « Dance of Death ». Cette ample pièce de la Geistliche Chormusik (1934) est inspirée par une Danse macabre de 1463 – dont l’original a été détruit par les bombardements en 1942, année où Distler &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un enregistrement dont le programme, exceptionnel, s’articule autour de la <em>Totentanz</em> de Hugo Distler, à laquelle il emprunte son titre « Dance of Death ». Cette ample pièce de la <em>Geistliche Chormusik</em> (1934) est inspirée par une Danse macabre de 1463 – dont l’original a été détruit par les bombardements en 1942, année où Distler se suicide pour échapper à son incorporation militaire. Une épidémie de peste en est le sujet. « Une farandole menée par des morts aux corps sombres et décharnés, à peine revêtus de linceuls blancs. En tête du cortège, devant les clercs, un mort un peu différent, coiffé d’un beau chapeau, sablier sous le pied, et jouant d’une flûte parée d’un bandeau noir. Suivent le pape, l’empereur, l’impératrice, le cardinal, le roi, l’évêque, le duc, l’abbé, le chevalier, le chartreux, le maire, le chanoine, le noble, le médecin, l’usurier, le chapelain, le fonctionnaire, le sacristain, le marchand, l’ermite, le paysan, le jeune homme et la jeune fille, l’enfant dans son berceau. Âmes au destin similaire, qu’ils possèdent tiare, crosse, bourse ou qu’ils ne possèdent rien ». Quatorze aphorismes, où les personnages dialoguent avec la mort. L’influence de Leonhard Lechner, élève de Lassus à la Cour de Bavière, comme celle de Schütz, est parfois avancée (1). L’ouvrage est puissant et fascine. Il est très rare (2), malgré ses éminentes qualités, les enregistrements, confidentiels, se comptent sur les doigts d’une main, tous réalisés avec des formations allemandes. Non seulement la qualité proprement musicale de l’interprétation est exemplaire, mais il faudrait certainement une oreille très avertie pour distinguer l’allemand chanté de celui de choeurs germaniques. Seul regret, la partie du récitant est donnée en anglais, ce qui interroge. Cette seule œuvre, magistrale, justifierait l’acquisition du CD, malgré ses textes parlés. Ici, rien ne distingue le chœur de Wroclaw des meilleures formations d’Outre-Rhin.</p>
<p>C’est Brahms, dans l’un de ses sommets – le grand motet <em>Warum ist das Licht gegeben dem Mühseligen</em> [pourquoi la lumière est-elle donnée aux malheureux] – qui ouvrait le programme. Immense polyphonie, de 4 à 6 voix, au plus riche contrepoint, au service d’une expression chargée d’émotion. Après les textes bibliques qui en sont le support, le choral <em>Mit Fried und Freud ich fahr dahin</em>, dans la grande tradition luthérienne, permet d’achever dans l’espoir et la confiance. La dynamique et la conduite des phrases, la pureté d’émission, les aigus des sopranes, les unissons (S-T et A-B) n’appellent que des éloges.</p>
<p>La flûte solo étant requise dans la <em>Totentanz</em> de Distler, la sarabande de la Partita en la mineur pour traverso, de Bach, marque heureusement la césure avec le <em>O Tod, wie bitter bist du</em>, célèbre motet à 5 voix de Max Reger.  Le recueillement accablé est bien traduit, sans effacer de notre mémoire ce que des versions concurrentes nous offrent. L’ancien chef de la Maîtrise de Notre-Dame et du Chœur de l’Orchestre de Paris, <strong>Lionel Sow</strong>,  qui a pris les rênes de l’ensemble polonais en septembre 2021 en a fait une phalange dont la renommée va grandissante, non seulement dans son répertoire d’origine, mais aussi dans les œuvres les plus redoutables de la grande polyphonie germanique, de Brahms à Distler.</p>
<p>L’enregistrement, réalisé à destination du public polonais et anglo-saxon, est accompagné d’une belle et riche brochure où le lecteur découvrira les traductions, mais le français en est exclu.</p>
<pre>(1) Un CD de label Valve associe les <em>Deutsche Sprüche von Leben und Tod</em>, de Lechner, à la <em>Totentanz</em> (dir. Stefan Weiler).
(2) A la tête du même ensemble, Lionel Sow, l’avait offert au Festival Berlioz, en août 2024, avec Lambert Wilson comme récitant <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/choeur-du-nfm-de-wroclaw/">(Noir, c'est noir </a>). En 2022, c’était avec le Chœur de Radio France, Abd Al Malik récitant, et Juliette Hurel comme flûtiste, que notre chef l’avait déjà donnée à Paris. Le 10 juin prochain, au temple de l’Oratoire du Louvre, il reprendra le programme du CD (avec Górecki, Penderecki et Philippe Hersant, substitués à Brahms), à la tête du NFM Choir de Wroclaw. Mais, cette fois, ce sera Eric Ruf, narrateur, qui en dira le texte, en français, heureusement.</pre>
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		<title>Chœur du NFM de Wroclaw &#8211; La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/choeur-du-nfm-de-wroclaw/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Placés sur deux rangs en arc de cercle autour de l’autel, les chanteurs du chœur nous offrent un récital de musique sacrée auquel nul ne peut rester indifférent. La thématique retenue comme l’interprétation nous prennent à la gorge. On ne peut qu’admirer et être touché par une forme d’effroi et de grâce, tant les qualités &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Placés sur deux rangs en arc de cercle autour de l’autel, les chanteurs du chœur nous offrent un récital de musique sacrée auquel nul ne peut rester indifférent. La thématique retenue comme l’interprétation nous prennent à la gorge. On ne peut qu’admirer et être touché par une forme d’effroi et de grâce, tant les qualités d’émission, les timbres, la précision, la justesse sont exemplaires. Sur des textes extraits des psaumes 125 et 94, Gorecki nous offre son <em>Euntes ibant et flebant</em>, opus 32 (1972). Voix de femmes, puis d’hommes, divergent à partir d’un unisson, qui se fera pédale, procédé novateur en son temps, mais toujours porteur d’émotion tendue, d’attente. Le langage n’a pas pris une ride, et son effet demeure, comme celui de l’irruption de la lumière (accord parfait suivi d’harmonies qui nous renvoient aux polyphonies de la Renaissance et du baroque). Œuvre majeure dont la modernité s’enracine dans la tradition, la <em>Lukaspassion</em> (1966) de Penderecki allait marquer durablement le chant choral de son empreinte et participer au rayonnement du compositeur. Le passage retenu, <em>In pulverem mortis deduxisti me,</em> également <em>a cappella</em>, n’est pas moins remarquable.</p>
<p>Au lendemain de la mémorable <em>Enfance du Christ</em> (1) donnée au Festival Berlioz, le chœur de la NFM de Wroclaw se produit dans l’église de La Côte Saint-André, à l’acoustique généreuse, idéale pour tel programme. Composé par <strong>Lionel Sow</strong>, familier de longue date des œuvres retenues (2), qu’il a enregistrées cette année (Accord), il renvoie à la thématique médiévale de la danse macabre. Celle-ci n’a pas seulement inspiré Saint-Saëns. Honegger, Frank Martin l’ont magistralement illustrée, et –&nbsp;moins connu en France, Hugo Distler, que nombre d’auditeurs découvrent à cette occasion. La mort gouverne donc ce programme, centré sur sa <em>Totentanz</em> (de sa <em>Geistliche Chormusik</em>). Le trouble, les inquiétudes, les tourments, l’angoisse prévalent même si la rédemption et le paradis sont promis. Au cœur du programme, après les deux pièces en latin des Polonais Gorecki et Penderecki et avant un motet de Max Reger, l’ample fresque étant écrite pour chœur mixte, flûte et récitant, l’instrument l’ouvrira par la quatrième des <em>Cinq miniatures</em> que Philippe Hersant écrivit en 1995. Aussitôt la <em>Totentanz</em>, la sarabande de la partita BWV 1013 de Bach, participera au retour à la sérénité. Le flûtiste rend pleinement justice à la <em>Miniature</em> pour flûte alto, d’une exigence singulière. La chaleur, la rondeur de l’émission grave de l’instrument captivent, valorisées par une écriture qui n’est pas sans évoquer l’Extrême-Orient. La sarabande de Bach nous laisse perplexe&nbsp;: stylistiquement, on est loin du baroque, sans compter le timbre inapproprié de l’instrument moderne. Les interventions de la flûte ponctueront les 14 «&nbsp;Sprüche&nbsp;» [phrases], initiées par le chœur, et commentées par le récitant. Des poèmes dialogués, la Mort avec d’autres personnages empruntés à des peintures illustrant la danse macabre (d’une église de Lübeck), feront alterner des pages confiées au chœur à quatre voix mixtes avec le texte (traduit en français) confié ici à <strong>Lambert Wilson</strong>. &nbsp;Associé régulièrement à la production de l’ouvrage par Lionel Sow, il engage toutes ses qualités au service du texte riche, puissant, contrasté. La voix du merveilleux conteur est impérieuse, puissante, timbrée à souhait. Cependant, malgré les oppositions qu’appelle le texte, la véhémence est constante (on imagine les prêches de Savonarole), terrible dans ses imprécations, et l’on est fasciné, subjugué. Les modelés, les contrastes du chœur attestent son excellence et sa familiarité avec ce répertoire exigeant.</p>
<p>Pour conclure, après la sarabande pour flûte dont il a été question plus haut, la plénitude recueillie (à 5 voix, les soprani sont dédoublées), les tourments du <em>O Tod, wie bitter bist du</em> [Ô mort, comme tu es amère], de Max Reger. L‘émotion y est constante, faisant appel à la puissance de l’unisson.&nbsp; Hommage au public français, c’est le merveilleux <em>Notre père</em> de Maurice Duruflé qui sera donné en bis, participant à la sérénité retrouvée.</p>
<p>Seul regret, au terme de ce bouleversant concert, que le public n’ait pu s’approprier les textes chantés, qu’ils soient en latin ou en allemand, réduisant le chant choral à une dimension instrumentale.</p>
<pre>(1) Lien <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-lenfance-du-christ-la-cote-saint-andre/">L’enfance du Christ – La Côte Saint-André</a>;&nbsp;
(2) Lionel Sow nous a ouvert son jardin secret, qui signait il y a plus de vingt ans des <em>Chants faciles pour les funérailles</em>.</pre>
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		<title>BERLIOZ, L&#8217;enfance du Christ &#8211; La Côte Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-lenfance-du-christ-la-cote-saint-andre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sauf erreur, le Festival Berlioz n’avait pas donné L’enfance du Christ depuis 2018. Intitulée «&#160;Une jeunesse européenne&#160;», l’édition 2024 s’ouvre à l’Europe, du Royaume-Uni à la Pologne. Paul McCreesh avait gravé un mémorable Requiem de Berlioz en 2010. Comme nombre de chefs venus du baroque, il élargit son répertoire (Haydn, Mozart&#8230;Elgar, Britten) avec le souci &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sauf erreur, le Festival Berlioz n’avait pas donné <em>L’enfance du Christ</em> depuis 2018. Intitulée «&nbsp;Une jeunesse européenne&nbsp;», l’édition 2024 s’ouvre à l’Europe, du Royaume-Uni à la Pologne. <strong>Paul McCreesh</strong> avait gravé un mémorable <em>Requiem</em> de Berlioz en 2010. Comme nombre de chefs venus du baroque, il élargit son répertoire (Haydn, Mozart&#8230;Elgar, Britten) avec le souci de s’approcher au plus près des conditions de création de l’œuvre. Cette fois, il a troqué son <em>Gabrieli Consort</em> pour l’un des fleurons de la vie musicale polonaise&nbsp;: le chœur &#8211; riche d’une cinquantaine de voix &#8211; et l’orchestre du Forum national de la musique (NFM) de Wroclaw. Certes les instruments sont modernes, mais l’esprit souffle, Berlioz est bien là.</p>
<p>La spatialisation participe à la magie dramatique de cette musique singulière dans l’œuvre de l’Isérois. Le choix a été fait de n’exposer que les voix d’hommes du chœur, derrière l’orchestre, pour le premier tableau. Les devins, consultés par Hérode, s’y montrent énergiques, impérieux, et le dialogue avec le monarque (<strong>Neal Davies</strong>) convaincant. Si on a connu des barytons-basses d’une autre puissance, les inquiétudes du souverain sont bien traduites par le soliste. Ses airs « Ô misère des rois », accablé, tourmenté, suivi de « Lâches, tremblez » sont justes, émouvants, malgré un soutien inégal. Les voix de femmes s’ajouteront au deuxième tableau, pour le célèbre « Adieu des bergers », après que les cuivres aient quitté leurs pupitres. La plénitude de l’ensemble, sa fraîcheur, les beaux modelés obtenus par le chef nous ravissent. Qu’il s’agisse de l’orchestre comme du chœur, c’est un constant régal. Tous les pupitres brillent par leur cohésion et leurs couleurs. Les bois sont admirables (la clarinette en contrepoint d’Hérode, les bassons&#8230;). Quant au chœur, divisé, puisque celui des anges (8 voix de femmes) chante derrière le public et que l’on ne le découvrira que lors des saluts, il se montre exemplaire d’émission, de phrasé, d’expression, de maîtrise de la langue. Rien ne présume de son origine. Il faut savoir gré à <strong>Lionel Sow</strong> d’avoir conduit les chanteurs à ce degré de perfection. La maîtrise du français des solistes, bien qu’inégale, pourrait faire envie à plus d’un chanteur francophone.</p>
<p>Les grandes fresques orchestrales qui ouvrent les deux premières parties donnent le ton. C’est clair, toujours, nuancé avec subtilité, dynamique et coloré à souhait. Les passages fugués – devenus chers à Berlioz – sont conduits avec art, et les progressions exemplaires. La direction souple et précise qu’imprime efficacement Paul McCreesh, toujours attentive à chacun et aux voix, lui permet de construire cette ample fresque avec une justesse rare. L’imagerie pieuse, tout à tour, tourmentée et violente, pastorale, doloriste, enfin édifiante, séduit, débarrassée de tout sucre ajouté ou édulcorant.</p>
<p>Marie (<strong>Anna Stephany</strong>) et Joseph (<strong>Benjamin Appl</strong>) chantent deux duos, dans l’étable de Bethléem, puis à l’arrivée à Saïs. La mezzo s’y montre exemplaire de conduite, de timbre, d’expression et de longueur de voix, le baryton apparaît quelque peu en retrait, emprunté, et il faudra attendre son dialogue avec le père de famille pour que sa voix s’épanouisse. Ce dernier, le charpentier ismaélite, généreux, qui n’apparaît qu’à l’arrivée à Saïs, est chanté par <strong>Ashley Riches</strong>. Le baryton s’impose dans cet emploi gratifiant. La voix est ample, les moyens sûrs. Les petits rôles (un centurion, Polydore), confiés à deux artistes du chœur, ne déparent pas une distribution de haut vol. Des solistes, nous avons gardé le meilleur pour la fin. Le récitant, <strong>Laurence Kilsby</strong>, dès son intervention initiale, nous vaut un chant sonore, projeté, intelligible, d’une belle longueur de voix et d’un timbre gratifiant. L’émission est mordante, arrogante à souhait et on se prend à regretter que Berlioz ne lui ait confié que des récits.</p>
<p>Exemplaires, le chœur et l’orchestre, conduits avec intelligence par l’excellent Paul McCreesh, une distribution de haut vol confirment le rayonnement européen de Berlioz, servi ce soir à merveille. Emu, comblé, le public acclame très longuement les artistes, après avoir retenu ses ovations durant tout l’ouvrage.</p>
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		<title>RAVEL, Daphnis et Chloé, et autres oeuvres &#8211; Montpellier (Festival Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ravel-daphnis-et-chloe-et-autres-oeuvres-montpellier-festival-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Concert prometteur, équilibré, dont la première partie est à découvrir, la seconde étant l’assurance de retrouver des œuvres familières comme génératrices de bonheur. Le Festival Radio France Montpellier Occitanie n’aura pas attendu l’année Ravel (2025) pour en révéler une œuvre inédite, acquise fin 2023 par la Bibliothèque nationale de France : une Chanson galante sur &#8230;</p>
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<p>Concert prometteur, équilibré, dont la première partie est à découvrir, la seconde étant l’assurance de retrouver des œuvres familières comme génératrices de bonheur.</p>
<p>Le Festival Radio France Montpellier Occitanie n’aura pas attendu l’année Ravel (2025) pour en révéler une œuvre inédite, acquise fin 2023 par la Bibliothèque nationale de France : une <em>Chanson galante</em> sur un poème d’Armand Silvestre, écrite pour chœur mixte et orchestre (bois et cors par deux, timbales et cordes). Si « Amants qui suivez le chemin » n’ajoute rien à l’art de Ravel, le chœur éclaire d’un jour nouveau sa jeunesse et ses premiers essais, au charme fauréen indéniable (1). Chacun des cinq quatrains fait l’objet d’un traitement choral et orchestral spécifique, renouvelé, et la pâte sonore ne manque jamais de séduction.</p>
<p>Malgré la redécouverte récente de nombre de figures féminines, l’œuvre de Charlotte Sohy reste injustement dans la pénombre et mérite pleinement l’écoute. Son <em>Thème varié</em>, orchestration en 1924 d’une pièce originellement destinée au violon et au piano, est confié à <strong>Renaud Capuçon</strong>. D’un romantisme abouti, élégant, inventif et clair, la pièce est servie remarquablement par notre soliste comme par un orchestre ductile et chatoyant. Enfin, toujours confié au violon, le premier mouvement d’un concerto, lui aussi en ré mineur, de Gabriel Fauré, dont c’est l’opus 14 (2). Le lyrisme en est constant, l’orchestration savoureuse, et le soliste y trouve une occasion de démontrer son expression virtuose. La construction, bien que traditionnelle, conduit à une animation progressive jusqu’au grandiose, avant le retour du thème lyrique et l’accélération finale. Bien qu’il s’écoute sans déplaisir, on comprend qu’il soit demeuré dans l’ombre. De ces curiosités qui ne bouleversent pas les hiérarchies établies, nous retiendrons essentiellement l’œuvre de Charlotte Sohy, dont la maîtrise est évidente.</p>
<p>Après les découvertes, les retrouvailles, les valeurs sûres : <em>Ma mère l’Oye</em>, puis la deuxième suite de <em>Daphnis et Chloé</em> (3). Il ne manquait aux cinq pièces enfantines, bien connues, qu’un tempo (4) et une expression justes de la <em>Pavane de la Belle au bois dormant</em>, pour que le ravissement soit complet. On souffre pour les bois et les cors tant la longueur de souffle qui leur est imposée est éprouvante, sans que l’expression y trouve son compte. Rien ne réveillera cette <em>Belle au bois dormant</em>. Après ces vingt mesures, qui paraissent très longues, ennuyeuses, le <em>Petit Poucet</em> nous comble par ses modelés, sa précision, ses cordes avec sourdine, les glissandi du violon solo, le solo de cor anglais, ça vit, ça respire. Le bonheur absolu. <em>Laideronnette</em> n’est pas moins admirable, émouvante, onirique. <em>Les Entretiens de la Belle et de la Bête</em>, sensuels, aux modelés superbes, caressants, soupirants, nous ravissent. Malgré la césure écrite, le chef enchaîne <em>Le Jardin féerique</em>, des applaudissements intempestifs ayant rompu le charme des pièces précédentes. Le bonheur est complet, servi par un orchestre exemplaire et par une direction – mains nues – qui sculpte, construit, pour une conclusion euphorique.</p>
<p>Pour la seconde suite de <em>Daphnis et Chloé</em>, nous retrouvons le Chœur de Radio-France, toujours parfaitement préparé par <strong>Lionel Sow</strong>. Placé sur trois rangs surélevés, en fond de scène, leur équilibre avec les musiciens des <em>Siècles</em>, jouant sur instruments d’époque, dans la plus grande formation, sera idéal. La précision de la notation de Ravel (ainsi « aucun bruit que le murmure des ruisselets amassés par la rosée qui coule des roches », indique-t-il ainsi pour commencer le <em>Lever du jour</em>) trouve ce soir une traduction exemplaire. <strong>Louis Langrée</strong>, muni de sa baguette cette fois, va insuffler une énergie formidable à ses complices. Les épanchements, le lyrisme sensuel, comme les contrastes, les ponctuations, les progressions paroxystiques, tout est là. Chaque pupitre excelle, de la petite harmonie aux cuivres et percussions, des harpes au célesta, aux cordes, exceptionnelles. La fusion des voix et des instruments est magique, pour culminer dans le finale de la <em>Danse générale</em>, frénétique explosion de joie, aux clameurs polovtsiennes. La salle exulte comme jamais et la reprise en bis de ce dernier volet renouvelle l’enthousiasme du public.</p>
<pre>(1) Daté des premières années du XXe S, on y reconnaît aussi l’influence de Debussy, dont Ravel venait de signer la réduction des <em>Trois nocturnes</em>. Le texte de cinq quatrains n’en est pas intelligible, et il faut regretter qu’il n’ait été ni diffusé, ni accessible. Tiré du recueil « Vers pour être chantés » (publié en 1892), il s’achève sur : 

« Amants, gardez-vous de guérir
Le mal charmant qui vous enivre.
Il n’est que d’aimer pour souffrir.
Mais il n’est que d’aimer pour vivre ! ».</pre>
<pre>(2) Fauré n’était pas vraiment satisfait de ce concerto et il en détruisit le second mouvement. 
(3) Le programme initial nous promettait l’intégrale du ballet, rare au concert. A-t-on gagné au change ?
(4) Ravel indique : Lent, la noire à 58... On est très deçà.</pre>
<hr />
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		<title>ROSSINI, Stabat Mater — Saint-Denis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stabat-mater-saint-denis-les-as-de-choeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 11:07:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Myung-Whun Chung dirige très souvent le Stabat Mater de Rossini –qu’il a gravé sur un disque qui a fait date à sa sortie voici plus de 25 ans- et l’a d’ailleurs déjà fait dans ce même cadre du Festival de Saint-Denis, qui lui permet de retrouver le chœur de Radio France et le Philhar dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Myung-Whun Chung </strong>dirige très souvent le <em>Stabat Mater</em> de Rossini –qu’il a gravé sur un disque qui a fait date à sa sortie voici plus de 25 ans- et l’a d’ailleurs déjà fait dans ce même cadre du Festival de Saint-Denis, qui lui permet de retrouver le <strong>chœur de Radio France</strong> et le Philhar dont il a été le directeur musical, rappelons-le, pendant quinze ans.</p>
<p>Le chef coréen, qui arrive précautionneusement, comme recueilli, sur le podium, connaît donc cette partition sur le bout des doigts, elle qui constitue le chœur de ce programme d’ouverture après un <em>Ave verum corpus</em> de Mozart tout de retenue, <em>larghissimo</em> et <em>sotto voce</em>, comme il se doit. Mieux, il la tient tout entière dans ses mains, avec lesquelles il va façonner, pétrir, ciseler, les masses chorales et orchestrales avec une économie de gestes, une souplesse, une sagesse,  une précision aussi, qui aura tôt fait d&rsquo;attirer sur lui tous les regards d&rsquo;une nef admirative. Ni baguette, ni partition, seulement les musiciens et lui.</p>
<p>Tout a été dit sur ce <em>Stabat Mater</em> né dans sa version définitive voici 180 ans cette année ; sur sa genèse ou son caractère hybride, dont Wagner dénonçait l’excès théâtral. Chung l&rsquo;aborde avec une certaine gravité, cette même solennité que décrivait déjà Christophe Rizoud lors d’une précédente édition dirigée par le même chef en 2011, mais non sans ferveur ni spiritualité. Si les effets théâtraux  ne manquent pas, ils ne cherchent pas pour autant à tirer l&rsquo;œuvre vers l&rsquo;opéra. Ils s&rsquo;en tiennent simplement au texte : l&rsquo;attaque tranchante des cordes et le fracas des cuivres de l&rsquo;<em>Inflammatu</em>s lèvent le voile (ou le rideau ?) sur l&rsquo;enfer rougeoyant. L&rsquo;<em>Eia mater </em>déborde d’une tendresse sans illusions. La double fugue finale sonne la révolte. Eplorée autant qu&#8217;emplie de sérénité, la lecture de Chung  n&rsquo;est que lumière.</p>
<p>Sa source première, outre un <strong>orchestre Philharmonique de Radio France</strong> dont on peut saluer tous les pupitres et singulièrement les vents, est incontestablement le chœur.  Parfaitement préparé par <strong>Lionel Sow</strong>, il est légitimement acclamé aux saluts et on aimerait le voir mieux que ne le permet l&rsquo;agencement de la scène. Quelle puissance sans emphase dans les tutti. Quelle finesse, quel état de grâce lorsque le saisissant <em>Quando corpus morietur</em>, suspendu aux mains du chef qui les accompagne doucement de gestes souples, nous berce paisiblement jusqu’à tenir longuement la note finale dans ce doux halo qui précède la tempête. Quelle écriture, aussi, pour leur partie !</p>
<p>Des quatre solistes qui font tous leurs débuts au Festival de Saint-Denis, ce sont les hommes qui ce soir ont l&rsquo;avantage. Non que les voix féminines soient indignes : la soprano <strong>Selene Zanetti</strong>, sans renverser l’assistance, se sort avec les honneurs du redoutable et incandescent I<em>nflammatus</em> dans lesquels le chef, déchainant feux et tonnerre, ne cherche pas à la ménager. Plus tôt, le duetto plus apaisé du <em>Quis est homo</em> est lui-même équilibré mais très retenu. C’est d’ailleurs le qualificatif que l’on peut réserver à la mezzo-soprano <strong>Chiara Amarù</strong>, dont il faut rappeler et souligner qu’elle est venue au dernier moment remplacer Marianna Pizzolato. Sa cavatine <em>Fac, ut portem</em>, bien chantée mais un peu corsetée, laisse un peu de marbre.</p>
<p>Or, chez les hommes, l’engagement vocal est tout autre. Le ténor <strong>Xabier Anduaga</strong>, vainqueur en 2019 du concours <em>Operalia / Placido Domingo</em>, se montre d’une vaillance enthousiasmante dans son très attendu <em>Cujus animam</em>. Le timbre convient à merveille à cet air, dont il triomphe aisément du redoutable aigu final, tout comme il reste parfaitement audible dans les tutti orchestraux ou choraux. Mais plus convaincant encore, la basse <strong>Gianluca Buratto</strong> fait sensation dans son air <em>Pro peccatis, </em>comme avec le chœur dans l’<em>Eja mater</em>. Aigus rayonnants, graves profonds et tenus (ah, ce « Deum » qui ouvre des abysses !), projection impeccable, il s’en dégage une personnalité et une autorité marquantes.</p>
<p>Une ouverture du Festival réussie, donc, saluée par un public debout et même sur l&rsquo;esplanade à l&rsquo;extérieur de la Basilique, où les spectateurs qui avaient assisté au concert sur des chaises longues devant l&rsquo;écran géant qui retransmettait ce dernier, ont longuement applaudi la sortie du chœur. Comment pouvait-il en être autrement ?</p>
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		<title>Lionel Sow nommé directeur musical du Chœur de Radio France</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lionel-sow-nomme-directeur-musical-du-choeur-de-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 16:49:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Actuellement directeur des chœurs de l’Orchestre de Paris et du Forum national de la musique à Wroclaw en Pologne, Lionel Sow est nommé à compter de septembre 2022 directeur musical du Chœur de Radio France – le seul chœur permanent français dédié aux répertoires symphoniques et a cappella. A ce titre, il aura pour mission de « poursuivre le travail &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Actuellement directeur des chœurs de l’Orchestre de Paris et du Forum national de la musique à Wroclaw en Pologne, <strong>Lionel Sow </strong>est nommé à compter de septembre 2022 directeur musical du Chœur de Radio France – le seul chœur permanent français dédié aux répertoires symphoniques et <em>a cappella</em>. A ce titre, il aura pour mission de « poursuivre le travail de valorisation des œuvres du patrimoine et mènera avec la formation une politique de commandes qui s’inscrit dans l’ambition de Radio France d’être un acteur majeur de la création. » <strong>Martina Batič</strong> reste cheffe invitée principale du Chœur de Radio France jusqu’à la fin de la saison 21-22. Elle conservera une relation étroite avec le Chœur de Radio France qu’elle a dirigé durant trois ans et qu’elle sera amenée à retrouver ponctuellement au fil des saisons à venir.</p>
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		<title>Concert du Chœur et de l’Orchestre de Paris — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-du-choeur-et-de-lorchestre-de-paris-paris-philharmonie-a-choeur-ouvert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 03:14:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Revoir des concerts, ces temps-ci, est un privilège qui s’apprécie à sa juste valeur ; qu’il s’agisse d’un concert avec des chœurs, et l’instant apparaît plus rare encore : ceux de l’Orchestre de Paris, en effet, avaient été écartés de la plupart des représentations jouées pendant le confinement, sans public et devant les caméras, à des fins &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Revoir des concerts, ces temps-ci, est un privilège qui s’apprécie à sa juste valeur ; qu’il s’agisse d’un concert avec des chœurs, et l’instant apparaît plus rare encore : ceux de l’Orchestre de Paris, en effet, avaient été écartés de la plupart des représentations jouées pendant le confinement, sans public et devant les caméras, à des fins de diffusion sur le site de la Philharmonie. <a href="https://www.forumopera.com/breve/un-duo-de-chefs-pour-succeder-a-lionel-sow-au-choeur-de-lorchestre-de-paris">Au moment où <strong>Lionel Sow</strong> s’apprête à passer la main après 10 ans de mandat,</a> il nous revient de rappeler la qualité constante des prestations de ce chœur amateur. Dans les pages très exposées de cette première partie de concert, où l’orchestre soit se tait, soit se fait discret, leur excellence nous frappe plus encore. Ecrites en quelques semaines pendant l’hiver 1915, <em>Les Vêpres </em>contredisent l’image du Rachmaninov uniformément virtuose et flamboyant qui s’est un peu trop vite imposée dans la tête des mélomanes. Alors au faîte des honneurs, notamment grâce au succès de son <em>Troisième concerto pour piano </em>qui avait triomphé à New-York quelques années plus tôt, le compositeur trouve ici un format lui permettant d’exprimer sa nature méditative et introvertie. Et le plain-chant dépouillé des deux extraits présentés ce soir sont magnifiés par les timbres des choristes : répartis sur les balcons latéraux pour les besoins de la distanciation sociale, ils n’en emplissent que mieux une salle peu favorable aux voix.</p>
<p>De même, <strong>Sabine Devieilhe </strong>est placée au beau milieu des musiciens, et non sur le devant de la scène. Fondue parmi les membres de l’orchestre, elle fait d’autant plus apprécier la qualité de sa projection et l’armature adamantine de son timbre, qui capte d’emblée toute la sensualité que Rimski-Korsakov a mis dans sa <em>Romance orientale</em>. Le traitement instrumental (au meilleur sens du terme !) de la voix, créatrice de sons et de vibrations au-delà des mots, est bien sûr tout l’objet de la fameuse <em>Vocalise </em>de Rachmaninov : là encore, l’intelligibilité de la ligne de chant, la clarté des couleurs, semblent sorties d’un monde onirique, justement décrit dans l’autre mélodie de Rachmaninov chantée ce soir, « Zdes’ Khorosho » (« Ici, tout est beau »).</p>
<p>Loin de cet univers extatique paraît alors Nicolas Kedroff et son austère <em>Pater Noster</em>, ainsi qu&rsquo;Alfred Schnittke qui, dans son <em>Concerto pour chœur</em>, fait de la voix une matière ambiguë, constamment tiraillée entre l’apaisement et les angoisses matérialisées par de puissantes dissonances. L’extrait qui en est donné ce soir s’enchaîne donc parfaitement avec l’introduction sentencieuse de la <em>Dixième symphonie </em>de Chostakovitch. Ecrite au lendemain de la mort de Staline, qu’elle caricature peut-être dans un deuxième mouvement à la fois inquiétant et grotesque, cette œuvre foncièrement pessimiste percée de loin en loin par quelques éclats cinglants demande à l’Orchestre de Paris toute les ressources d’une virtuosité sans tache. Au pupitre, <strong>Lorenzo Viotti </strong>ne parvient pas toujours à maintenir toute la tension qui devrait rendre presque insoutenable la fin du <em>Moderato </em>initial. Mais l’ironie de l’<em>Allegretto</em>, la course à l’abîme quelque peu grandiloquente du final, emportent l’adhésion : dans le répertoire russe, l’Orchestre – et le chœur !- de Paris ont décidément leur mot à dire.</p>
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		<title>Vepres de la Vierge Marie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/vepres-de-la-vierge-marie-trop-molle-ferveur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2014 06:26:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour fêter les 850 ans de la cathédrale Notre-Dame de Paris, les autorités ecclésiastiques ont eu grandement raison de commander une œuvre à un compositeur vivant, œuvre qui servirait de pendant aux Vêpres de la Vierge de Monteverdi. Pour mettre en musique l’office marial, il a semblé judicieux de solliciter Philippe Hersant, connu notamment pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour fêter les 850 ans de la cathédrale Notre-Dame de Paris, les autorités ecclésiastiques ont eu grandement raison de commander une œuvre à un compositeur vivant, œuvre qui servirait de pendant aux <em>Vêpres de la Vierge</em> de Monteverdi. Pour mettre en musique l’office marial, il a semblé judicieux de solliciter Philippe Hersant, connu notamment pour son opéra <em>Le Château des Carpates</em>, dans lequel il déclarait avoir pastiché Monteverdi pour faire chanter la cantatrice défunte imaginée par Jules Verne. Pour rendre hommage à son lointain confrère, Hersant a d’ailleurs tenu à inclure des instruments anciens, cornets et sacqueboutes, dans l’orchestration de ses <em>Vêpres de la Vierge Marie</em>.</p>
<p>Hélas, le respect dû au modèle canonique n’a-t-il pas intimidé notre contemporain ? Sa partition manque cruellement de flamme et de mystère, et la somnolence guette à plus d’un moment. Sur une heure et quart de musique, que de pages lentes et compassées, où l’on cherche en vain ce ui viendrait ranimer l’intérêt de l’auditeur.</p>
<p>Tout commence pourtant plutôt bien, avec une première plage où dialoguent le grand orgue et l’orgue de chœur, et où un chœur mixte énonce les paroles de l’Invitatoire : il y a là un souffle authentique, et l’on ne perd pas une syllabe du texte, grâce à la diction impeccable des différents ensembles qui forment la <strong>Maîtrise Notre-Dame</strong>. Malheureusement, cette hauteur d’inspiration n’est que rarement atteinte par la suite. Pour les voix solistes – un <strong>Alain Buet</strong> irréprochable, qui n’a jamais à sortir de sa stricte zone de confort, et auquel s’adjoint en duo, uniquement pour le Psaume 121, le ténor <strong>Robert Getchell</strong> –, Philippe Hersant semble se contenter d’une déclamation finalement assez proche du rythme de la voix parlée, gentiment soutenue par le chœur et les orgues. L’écriture chorale n’offre rien de saillant non plus, malgré quelques effets assez réussis, comme l’intervention des voix de femme dans l’<em>Ave Maris Stella</em>, ou le côté nébuleux et planant du chœur dans le Gloria final.</p>
<p>Même le <em>Magnificat </em>pâtit de cette tiédeur un peu traînante, au lieu d’être l’explosion de joie à laquelle on pourrait s’attendre. En matière de musique d’Eglise, sans remonter à Poulenc ou Messiaen, il est quand même possible de se montrer plus audacieux : ce n’est pas une question de génération, ainsi que l’a montré récemment l’admirable réussite du <a href="http://www.forumopera.com/cd/ab-auditione-mala-non-timebit"><em>Requiem</em> de Thierry Lancino</a>, né quelques années à peine après Philippe Hersant.</p>
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