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	<title>Inge SPINETTE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Inge SPINETTE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WOLF &#8211; SCHUMANN, Phänomen &#8211; Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wolf-schumann-phanomen-bruxelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La programmation des récitals de Lieder à la Monnaie tente quand c’est possible d’établir des ponts avec les opéras présentés cette saison et de profiter de la présence de certains artistes dans la maison pour les mettre en valeur dans un répertoire bien différent. C’était encore le cas hier soir&#160;: la jeune soprano américaine Liv &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La programmation des récitals de Lieder à la Monnaie tente quand c’est possible d’établir des ponts avec les opéras présentés cette saison et de profiter de la présence de certains artistes dans la maison pour les mettre en valeur dans un répertoire bien différent. C’était encore le cas hier soir&nbsp;: la jeune soprano américaine <strong>Liv Redpath</strong>, qui tient le rôle de l’Oiseau de la forêt dans le très beau <em>Siegfried</em> actuellement à l’affiche avait donc été pressentie pour partager l’affiche avec <strong>Samuel Hasselhorn</strong>, baryton allemand bien connu et très apprécié du public bruxellois depuis qu’il a remporté en 2018 le premier prix du Concours Reine Elisabeth de chant.</p>
<p>Autre effet des circonstances, c’est à <strong>Inge Spinette</strong>, pianiste depuis longtemps attachée à la Monnaie en tant que chef de chant (ici on dit plus simplement <em>coach</em>) mais aussi accompagnatrice tout terrain, prompte à relever tous les défis, lectrice à vue hors pair, partenaire de nombreux chanteurs en récital ou en <em>master classes</em>, qu’on a demandé de coordonner le projet et de proposer la composition du programme avec les chanteurs. Cette femme discrète et remarquablement efficace termine ici sa carrière dans la grande maison bruxelloise, c’est donc aussi un témoignage de reconnaissance, un hommage que l’institution rend à sa collaboratrice de longue date.</p>
<p>Deux compositeurs majeurs du genre sont rassemblés pour ce <em>Liederabend</em> dans la plus pure tradition allemande, Hugo Wolf et Robert Schumann, sans doute les plus intellectuels de ceux qui se sont penchés sur ce répertoire, ceux qui auront choisi leurs textes avec le plus de discernement au sein de l’énorme corpus du romantisme allemand, où les thèmes de l’amour et de la nature s’entremêlent sans cesse.</p>
<p>Le programme débute dans le noir complet, avec un extrait enregistré de l’intervention de l’Oiseau de la forêt dans <em>Siegfried</em>, une façon un peu incongrue d’établir le lien dont on a parlé plus haut.</p>
<p>La première section de la soirée est consacrée à des textes de Mörike mis en musique par Wolf.</p>
<p>C’est Samuel Hasselhorn qui commence, voix magnifiquement timbrée, belle assurance, diction et maintien en scène impeccables, dans la grande tradition allemande un peu raide que certains (pas lui) s’attachent à remettre en cause aujourd’hui. La pianiste aura-t-elle été impressionnée par le baryton qui fait deux fois sa taille ? Toujours est-il que son jeu reste froid et très objectif, sans grande poésie dans les trois premiers Lieder ; les choses s’améliorent nettement dès l’entrée de la soprano (<em>An eine Äolsharfe</em>). L’entente entre les deux femmes se fait très naturellement et heureuse surprise, nous découvrons chez la soprano américaine un véritable talent de récitaliste qu’on ne lui connaissait pas : à la très grande qualité de la voix, que tous se sont plu à souligner dans ses rôles à l’opéra (faite de très belles résonances dans le registre grave – rare chez les sopranos – et d’une douceur veloutée dans le médium, faite aussi d’aigus comme suspendus dans les airs), vient s’ajouter une remarquable attention au texte, une touchante sincérité et un véritable sens du drame.</p>
<p>L’alternance entre les deux chanteurs se poursuit dans les extraits du <em>Italienisches Liederbuch</em> qui suit, fait de minuscules scénettes, petites disputes de couple, querelles d’amoureux que les deux protagonistes jouent avec humour et bonhomie. Leurs deux tempéraments sont bien différents pourtant, presque opposés, elle du côté du charme un peu piquant, sarcastique ou délicieusement provocateur et lui, vocalement splendide mais nettement moins expansif, très introspectif avec une réserve qui lui donne parfois l’air d’un pasteur. Cette alternance fait tout le charme de la pièce, la pianiste participant activement à l’éclosion de cet esprit italianisant qui trouve son point culminant dans <em>Ich hab’ in Penna einen Liebsten wohnen </em>extrêmement virtuose, idéal pour clore la première partie du spectacle.</p>
<p>Après la pause, c’est l’univers assez sombre de Schumann que les deux chanteurs nous offrent en partage. L’avantage revient alors au baryton dont la belle intériorité trouve ici un terrain idéal à l’épanchement ; les couleurs cuivrées de sa voix semblent idéales pour ce répertoire délicieusement morose. Les deux derniers Lieder de cette section, le magnifique <em>Mondnacht</em> chanté par Liv Redpath et <em>Frühlingsnacht</em> interprété par Samuel Hasselhorn, constituent un diptyque somptueux particulièrement réussi. La dernière partie de la soirée ramène à Hugo Wolf : <em>Verborgenheit</em> où les deux voix se mêlent de façon idéale, le très poétique <em>Gebet</em>, particulièrement poétique, et en fin de programme, <em>Phänomen</em>, le Lied qui donne son nom au récital, sorte d’hymne à l’amour d’une infinie nostalgie.</p>
<p>Portés par le très grand enthousiasme du public, les deux chanteurs donneront en bis « La ci darem la mano » extrait de <em>Don Giovanni</em> de Mozart, choix contestable à mes yeux dans la mesure où il rompt complètement avec l’atmosphère poétique qu’ils avaient si bien réussi à établir.</p>
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		<title>Les Poètes maudits</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-poetes-maudits-les-chanteuses-benies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Feb 2018 06:53:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’il fallait ne trouver qu’un seul mérite à ce disque, il en est un qui s’imposerait d’emblée comme une évidence : la révélation du cycle de mélodies de George Crumb intitulé Apparition. Quoi, George Crumb, celui-là même dont le quatuor Black Angels (1970) constitue une terrifiante réponse au traumatisme causé par la guerre du Vietnam ? Lui-même. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>S’il fallait ne trouver qu’un seul mérite à ce disque, il en est un qui s’imposerait d’emblée comme une évidence : la révélation du cycle de mélodies de George Crumb intitulé <em>Apparition</em>. Quoi, George Crumb, celui-là même dont le quatuor <em>Black Angels</em> (1970) constitue une terrifiante réponse au traumatisme causé par la guerre du Vietnam ? Lui-même. Ce compositeur américain né en 1929, et encore bien de ce monde, qui aurait supposé qu’il avait pu être, à cinquante ans, l’auteur d’une œuvre aussi délicate que cette <em>Apparition</em> sur des poèmes de Walt Whitman, œuvre incontestablement moderne mais pleine d’un charme étrange ? Destinées à la grande Jan DeGaetani qui les créa en 1981, ces « Mélodies et vocalises élégiaques pour soprano et piano amplifié » entrelacent trois vocalises au milieu de six mélodies dont la dernière reprend le texte de la première. Le cycle est ici éclaté en trois ilôts, au début, au milieu et à la fin du disque, et il y manque notamment les mélodies « Dark Mother Always Gliding with Soft Feet » et « Approach, Srong Deliveress ». Mais tel est le principe de ce récital, apparemment, qui picore à sa guise dans les recueils sans s’astreindre à les interpréter dans leur intégralité, dans l’ordre ou même à la suite (quatre des <em>Ariettes oubliées</em>, les trois <em>Poèmes de Mallarmé</em> séparés par d’autres pièces…).</p>
<p>Autre mérite : nous faire découvrir une jeune chanteuse dont le nom n’avait pas encore vraiment retenu notre attention. <strong>Lore Binon</strong> n’est pourtant pas tout à fait une inconnue, puisqu&rsquo;elle fut Barberine dans des <em>Noces de Figaro</em> données en concert <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/theatralite-de-la-musique">par son compatriote René Jacobs</a>, et la protagoniste du <em>Requiem allemand</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/brahms-ein-deutsches-requiem-mefiez-vous-des-outsiders">enregistré par Hervé Niquet</a>. On imagine sans mal qu’elle sera une bien belle Mélisande dans le spectacle <em>Impressions de Pelléas</em> actuellement en tournée à travers la Belgique et les Pays-Bas, d’autant que l’adaptation de Marius Constant qui réduit l’orchestre à un piano à quatre mains n’obligera pas la soprano à forcer ses moyens. Dans le présent disque, le ton se fait souvent très confidentiel : on veut bien croire qu’il s’agit d’un choix délibéré, et non d’un manque de puissance vocale. Plusieurs fois, Lore Binon montre qu’elle est parfaitement capable d’expressivité et de donner de la voix quand elle le souhaite.</p>
<p>Belle réussite, en tout cas, que ce nouveau disque dans ce qui semble devoir former une série, puisque le label Fuga Libera remet le couvert <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/les-blasphemes-melodies-fin-de-siecle-sarah-la-ropsienne">après un premier volume</a> intitulé « Les Blasphèmes », qui mettait en vedette la mezzo Sarah Laulan et, comme accompagnateur, Maciej Pikulski. Cette fois, c’est l’excellente <strong>Inge Spinette</strong> qui ravit l’auditeur par l’intelligence de son jeu, avec cinq extraits du cycle <em>Le Rossignol éperdu</em> de Reynaldo Hahn, très aimé des pianistes de nos jours, et avec raison. A part le cycle de Crumb, les mélodies qu’on entend ici ne sortent pas vraiment du familier, mais c’est toujours un grand bonheur que d’entendre Debussy ou Hahn interprété par une artiste habile à distiller les mots et apte à respecter les subtilités de la langue française.</p>
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		<title>This Wing&#039;d Hour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/this-wingd-hour-pour-aller-en-angleterre-passez-donc-par-la-belgique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 07:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1992 par Luc Famaey, le label Phaedra se consacre avant tout à la défense et illustration des compositeurs belges, qu’ils soient flamands ou wallons. On connaît surtout la série « In Flanders’ Fields », qui compte déjà plus de 80 volumes, dont l’un sur lequel Nina Stemme a gravé son interprétation des Wesendonck Lieder avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en 1992 par Luc Famaey, le label Phaedra se consacre avant tout à la défense et illustration des compositeurs belges, qu’ils soient flamands ou wallons. On connaît surtout la série « In Flanders’ Fields », qui compte déjà plus de 80 volumes, dont l’un sur lequel Nina Stemme a gravé son interprétation des <em>Wesendonck Lieder </em>avec accompagnement de piano, mais il existe aussi une autre série, « Phaedra Classics », qui s’ouvre au répertoire de tous les pays. Christophe Rizoud a récemment rendu compte du numéro 29, consacré à des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/tosti-lultima-canzone-entreprise-de-rehabilitation">mélodies de Tosti, et ce récital enregistré par Marco Vinco</a> avait été précédé par un numéro 28 entièrement britannique dans son programme. Mais s’il nous transporte Outre-Manche par les compositeurs qu’il inclut, <em>This Wing’d Hour</em> reste solidement ancré dans le Plat Pays avec ses interprètes, le ténor belge <strong>Yves Saelens</strong>, et son élégante accompagnatrice, la pianiste <strong>Inge Spinette</strong>, chef de chant au Théâtre de la Monnaie depuis une vingtaine d&rsquo;années.</p>
<p>La musique anglaise peine toujours à s’exporter, en dehors celle de Benjamin Britten, ici représenté par une œuvre de jeunesse. Ce disque permet donc de se familiariser avec trois autres œuvres qui datent toutes de la première moitié du XXe siècle, mais qui n’ont pas forcément grand-chose en commun.<br />
	On pourrait rapprocher Roger Quilter et Ralph Vaughan Williams : leurs deux œuvres sont presque exactement contemporaines et la musique en sonne assez semblable. C’est plus par leurs textes qu’elles se distinguent l’une de l’autre. Quilter a choisi le XVIe siècle, avec les poèmes guillerets de Robert Herrick, alors que Vaughan Williams opte pour les sonnets plus abscons du pré-raphaélite Dante Gabriel Rossetti. Des années 1930 datent les mélodies de Finzi et celles de Britten, que tout oppose en revanche : si la musique de Gerald Finzi sonne un peu moins 1900 que celle de ses deux prédécesseurs, elle n’en pas moins éloignée de la modernité radicale de Britten. Quant aux poèmes, le premier opte pour des extraits de pièces de Shakespeare, alors que le second met en musique des textes tout récents de son mentor W.H. Auden.</p>
<p>Pour chanter tout cela, il fallait évidemment un artiste maîtrisant l’anglais : s’il n’a pas tout à fait la diction d’un acteur britannique, Yves Saelens n’en articule pas moins fort correctement la langue de Shakespeare, fruit peut-être de son passage par la Juilliard School. Quant à son timbre, sans être le plus suave qui soit, il a l’expressivité d’un Peter Pears – pour qui les Britten ici enregistrés ne furent pas écrits puisqu’ils sont antérieurs à la rencontre du compositeur avec son interprète fétiche. Dans ce répertoire, c’est l’intelligence du texte qui passe avant tout, et sur ce plan, le ténor belge remplit pleinement son contrat. Evidemment, par son génie, Britten écrase un peu son entourage, mais une écoute attentive révélera de grandes beautés chez ses compatriotes : de Ralph Vaughan Williams, on entend ici l’une des mélodies les plus célèbres, « Silent Noon », et Finzi se montre assez inspiré pour s’affranchir du modèle élisabéthain. <em>On This Island</em> reste le produit d’appel, mais on aurait tort de bouder les autres titres de ce disque raffiné.</p>
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