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	<title>Richard STILWELL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Richard STILWELL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Disparition de Frank Corsaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/disparition-de-frank-corsaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 06:30:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>New York pleure Frank Corsaro, disparu il y a quelques jours à l&#8217;âge de 92 ans. Le New York Times le présente comme « l’homme qui a secoué le monde de l’opéra ». Formé à l’Actors Studio, d’abord comédien, il fut un des premiers metteurs en scène d’opéra à vouloir que les chanteurs se comportent comme de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>New York pleure <strong>Frank Corsaro</strong>, disparu il y a quelques jours à l&rsquo;âge de 92 ans. Le <em><a href="https://www.nytimes.com/2017/11/13/obituaries/frank-corsaro-director-who-shook-up-opera-world-dies-at-92.html">New York Times</a></em> le présente comme « <em>l’homme qui a secoué le monde de l’opéra</em> ». Formé à l’Actors Studio, d’abord comédien, il fut un des premiers metteurs en scène d’opéra à vouloir que les chanteurs se comportent comme de véritables acteurs. Souvent controversé, son travail se distinguait aussi par l’usage de nouvelles technologies et des transpositions, devenues aujourd’hui lieu commun sur nos scènes lyriques. Le Metropolitan Opera n’invita qu’une seule fois Frank Corsaro (<em>Rinaldo</em>, 1984), effrayé sans doute par trop de modernité. Mais à quelques encablures de la très conservatrice institution newyorkaise, il fut un des metteurs en scène phare du New York City Opera. Le succès de <em>Susannah</em> de Carlisle Floyd en 1958 marque le début d’une collaboration étalée sur une cinquantaine d’année avec, au total une quarantaine de productions. De nombreux artistes, dont <strong>Placido Domingo</strong> qu’il dirigea en 1966 dans <em>La Traviata</em>, reconnaissent la valeur de son enseignement. Le magazine <em><a href="https://www.operanews.com/Opera_News_Magazine/2017/11/News/Frank_Corsaro.html">Opera News</a></em> cite le témoignage du baryton <strong>Richard Stilwell</strong> : « <em>Corsaro combinait étonnamment connaissances musicales et expertise théâtrale, et cela m&rsquo;a vraiment ouvert les yeux sur ce que l&rsquo;opéra pouvait être : une forme d&rsquo;art spéciale dans laquelle les mots, la musique et le théâtre contribuent à égalité à la création d’un drame émouvant. Notre jeunesse et notre enthousiasme étaient nourris par ces possibilités. Nous avons été challengés par sa vision </em>[de l’opéra]. »</p>
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		<title>Il ritorno d&#039;Ulisse in patria</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-ritorno-dulisse-in-patria-autres-temps-autres-sons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Oct 2016 05:16:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une première tentative à Londres en 1965, Le Retour d’Ulysse n’avait jamais été intégralement représenté en Grande-Bretagne avant 1972, et c’est à Glyndebourne que cette création eut lieu, avec Benjamin Luxon en Ulysse et la grande Janet Baker en Pénélope, qui revinrent dès l’année suivante. Le coffret aujourd’hui réédité par Sony n’a rien d’un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré une première tentative à Londres en 1965, <em>Le Retour d’Ulysse</em> n’avait jamais été intégralement représenté en Grande-Bretagne avant 1972, et c’est à Glyndebourne que cette création eut lieu, avec Benjamin Luxon en Ulysse et la grande Janet Baker en Pénélope, qui revinrent dès l’année suivante. Le coffret aujourd’hui réédité par Sony n’a rien d’un <em>live</em>, mais on y retrouve toute la distribution réunie à Glyndebourne pour la reprise du spectacle en juin 1979.</p>
<p>Encore faut-il s’accorder sur ce qu’on entend par « exécution intégrale », puisque l’emballage du disque précise pudiquement qu’il s’agit d’une « version abrégée ». En fait, sans doute serait-il plus juste de parler d’une adaptation/orchestration due à – <em>who else ?</em> – <strong>Raymond Leppard</strong> qui officiait alors comme le baroqueux en chef, après avoir ressuscité à Glyndebourne <em>L’Ormindo</em> et <em>La Calisto</em> de Cavalli. Si les trois CD sont d’une durée assez comparable à celle de versions plus récentes, ce n’est pas seulement parce que la partition est globalement respectée, mais aussi parce que la lenteur de l’interprétation rattrape le temps gagné grâce à quelques coupures. Le chef a réagencé la partition en trois actes au lieu de cinq, et notamment supprimé un duo Melanto-Eurimaco.</p>
<p>Bien sûr, ce qui frappe immédiatement l’oreille, c’est la sonorité des instruments modernes, auxquels nous nous sommes tout à fait déshabitués dans ce répertoire-là. Le continuo est acceptable, mais dès que l’ensemble de l’orchestre apparaît, c’est toute une esthétique désormais révolue qui s’installe, non sans raideur dans le jeu, non sans pesanteur dans les phrasés. Et en toute honnêteté, l’œuvre paraît assez interminable, surtout durant les deux premiers disques. Harnoncourt avait pourtant gravé sa propre version en 1971, mais tout ce qu’on entend ici est d’un sérieux aux semelles de plomb : les scènes comiques s’efforcent bien de l’être, mais le reste ! Pas la moindre légèreté chez les prétendants ou dans le couple Melanto-Eurimaco.</p>
<p>Ce Monteverdi d’un autre temps impose donc un tout autre son à l’orchestre, mais la remarque vaut aussi pour les voix, et là, la supériorité de notre époque cesse d’être évidente. Certes, l’équipe de 1972-73 n’est plus là (que faisiez-vous alors, Dame Janet ?), mais la nouvelle a d’irrésistibles appas. En 1979, un couple américain s’était substitué au couple britannique initial : <strong>Richard Stilwell </strong>et<strong> Frederica Von Stade</strong>, les Pelléas et Mélisande que Paris avait applaudis en 1977 et que Karajan avait enregistrés pour EMI l’année suivante. Jeunes et beaux, Von Stade et Stilwell ne pouvaient que rendre plus « glamoureuse » cette production du moins aimé des trois opéras conservés de Monteverdi. Deux timbres superbes pour le couple mythologique, elle pudique et frémissante, lui plein de mâle vigueur. Deux voix comme on voudrait en entendre plus souvent dans cette musique. Autour d’eux, tous ne planent pas sur les mêmes cimes. Le ténor <strong>Patrick Power</strong> n’est pas toujours un Télémaque très agréable à entendre et, dans la même tessiture, l’Eumée du vétéran <strong>Richard Lewis</strong> (65 ans au compteur) s’exprime dans un italien terriblement britannique. La basse <strong>Ugo Trama</strong> possédait des graves abyssaux et était habitué aux rôles verdiens (Padre Guardiano, Zaccaria…) : s’il est impressionnant dans le rôle du Temps, on s’interroge sur son adéquation au personnage d’Antinoo, où l’on entend surtout son vibrato. Les dames s’en tirent plutôt bien, avec <strong>Nucci Condò</strong> en Euryclée ou <strong>Ann Murray</strong> en Minerve. Pour les fans de Frederica Von Stade, l’achat de ce <em>Retour d’Ulysse</em> s’impose, et pour qui s’intéresse à l’évolution de l’interprétation monteverdienne, il présente un intérêt historique, mais les autres pourront passer leur tour.</p>
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