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	<title>John STORGÅRDS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>John STORGÅRDS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Höstsonaten</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/hostsonaten-arretez-le-cinema/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2018 06:53:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années, l’opéra croit trouver un nouveau souffle en allant chercher ses livrets du côté du cinéma. On a ainsi vu se multiplier les adaptations lyriques directement inspirées de films plus ou moins célèbres, parfois en remontant aux romans qui avaient eux-mêmes inspirés le scénario desdits films. Et bien sûr, le phénomène connaît ses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années, l’opéra croit trouver un nouveau souffle en allant chercher ses livrets du côté du cinéma. On a ainsi vu se multiplier les adaptations lyriques directement inspirées de films plus ou moins célèbres, parfois en remontant aux romans qui avaient eux-mêmes inspirés le scénario desdits films. Et bien sûr, le phénomène connaît ses hauts et ses bas. Si <em>L’Ange exterminateur</em> de Thomas Adès est une admirable réussite, la récente <em>Marnie</em> présentée à Londres et à New York n’a pas convaincu tout le monde. Faut-il pour autant que l’opéra cesse d’emprunter au septième art ? La transposition de l’écran à la scène ne va pas de soi, car l’équivalence des durées est trompeuse : en une heure et demie ou deux heures, un film a le temps d’en dire bien plus long qu’un opéra, donc pas question de conserver le scénario tel quel (<em>La Belle et la bête</em> de Philip Glass étant peut-être l’exception qui confirme la règle). Et ce qui fait un grand film grâce à la magie du réalisateur et des comédiens ne débouche pas forcément sur un grand opéra. Par ailleurs, on peut attendre d’un œuvre lyrique que les voix s’y mêlent ou qu’un chœur intervienne, autant de choses que ne permet guère le dialogue réaliste en vigueur dans 99% des cas au cinéma.</p>
<p>Pour <em>Sonate d’automne</em>, d’après le film d’Ingmar Bergman sorti en 1978, il a évidemment fallu procéder à une adaptation de ce genre : Gunilla Hemming n’a pas hésité à introduire tout au long de son livret des scènes plus ou moins oniriques, où intervient « le public », autrement dit le chœur, qui couvre d’éloges la pianiste Charlotte Andergast, alors même que celle-ci doit affronter l’avalanche de reproches dont l’accable sa propre fille Eva. On voit aussi apparaître (et chanter) Leonardo, l’amant pour lequel Charlotte a jadis quitté son mari et ses enfants. Celle des deux filles qui a perdu l’usage de la parole, Helena, a droit à une scène où elle retrouve miraculeusement la voix et relate un épisode de sa vie passée. Pourtant, malgré tous ces efforts, l’intrigue piétine un peu, faute de véritable action dramatique. La musique de Sebastian Fagerlund n’agresse jamais l’auditeur et se laisse écouter, sans être spécialement mémorable. Comme souvent, hélas, l’inventivité du compositeur semble se cantonner aux instruments, sans rien de bien remarquable dans l’utilisation des voix. Le chef <strong>John Storg</strong><strong>årds</strong> prend bien soin de mettre en relief les détails d’une orchestration qui recourt fréquemment aux cuivres pour rehausser le drame.</p>
<p>Et comme on l’a suggéré plus haut, il n’était pas simple de trouver deux chanteuses aptes à succéder à Ingrid Bergman et Liv Ullman. Il est permis de supposer que toute l’entreprise reposait sur la participation d’<strong>Anne Sofie von Otter</strong> : du haut de sa gloire, la mezzo-soprano suédoise  possède une aura comparable à la gloire hollywoodienne dont était auréolée Ingrid Bergman. Ce rôle n’ajoute cependant pas grand-chose à sa réputation : le personnage de Charlotte devient à l’opéra franchement antipathique et caricatural et n’a rien pour se mettre vocalement en avant. Là où le bât blesse, c’est avec la présence d’<strong>Erika Sunneg</strong><strong>årdh</strong> dans le rôle d’Eva. Ce que l’oreille remarque avant tout chez la soprano américaine, c’est un vibrato envahissant, lié sans doute à l’abus d’emplois lourds, wagnériens et straussiens. Pourquoi, mais pourquoi l’opéra d’Helsinki n’a-t-il pas confié ce personnage à la lumineuse <strong>Helena Juntunen</strong>, qui éclate littéralement dans l’unique scène où il lui est enfin permis de chanter véritablement, peut-être le plus beau moment de cet opéra ? Autour d’elle, deux voix graves seulement, comme si l’on avait avec soin évité le timbre de ténor : <strong>Tommi Hakala</strong> et <strong>Nicholas Söderlund</strong> jouent un peu les utilités. Le chœur de l’Opéra national finlandais est l’un des protagonistes du drame, et l’on se demande même à quel point Fagerlund n’est pas plus attiré par l’écriture chorale.</p>
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		<title>Rautavaara &#8211; Rubáiyát, Balada, Canto V, Four Songs from Rasputin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rautavaara-rubaiyat-balada-canto-v-four-songs-from-rasputin-la-perse-et-lespagne-a-helsinki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2016 05:15:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Toujours soucieux de défendre les gloires nationales passées ou présentes, le label finlandais Ondine est évidemment le défenseur tout trouvé pour les œuvres d’Einojuhani Rautavaara. Son illustre compatriote Kaija Saariaho, d’une génération plus jeune, bénéficie d’un auditoire plus international, mais les œuvres de Rautavaara (né en 1928) semblent un peu plus confidentielles : sur les huit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours soucieux de défendre les gloires nationales passées ou présentes, le label finlandais Ondine est évidemment le défenseur tout trouvé pour les œuvres d’Einojuhani Rautavaara. Son illustre compatriote Kaija Saariaho, d’une génération plus jeune, bénéficie d’un auditoire plus international, mais les œuvres de Rautavaara (né en 1928) semblent un peu plus confidentielles : sur les huit opéras qu’il a composés entre 1970 et 2013, peut-être quelques mélomanes non-scandinaves auront-ils entendu parler des plus récents, <em>Aleksis Kivi </em>ou <em>Raspoutine </em>(attention, l’ouvrage homonyme monté à Massy en 2010 n’est pas le sien, mais le <em>Raspoutin</em> de l’Américain Jay Riese).</p>
<p>Le présent disque réunit des œuvres récentes, écrites entre 2012 et 2015, et donc représentatives de la « dernière manière » d’un compositeur qui, brièvement attiré par diverses formes d’avant-garde, s’est vite rangé et propose à présent une synthèse de ses tendances antérieures. On pourrait à ce titre le rapprocher d’un Penderecki qui, après avoir proposé des musiques âpres et sans concession pour l’oreille, semble aujourd’hui totalement assagi : les témérités d’autrefois sont presque entièrement oubliées, et les œuvres actuelles sonnent comme si elles avaient été écrites il y a cent ans ou plus. On peine à trouver chez le Rautavaara du XXIe siècle la moindre originalité harmonique, la moindre combinaison de timbres un peu neuve. En tout cas, dans l’écriture vocale, car pour les instruments, on discerne encore quelques vagues audaces, glissements ou dissonances qui éveillent l’attention.</p>
<p>Le résultat est donc une musique jamais déplaisante, mais pas forcément inoubliable, dès lors qu’elle ne peut même pas s’appuyer sur l’évocation des grands espaces naturels du pays natal. Et justement, le disque Ondine nous entraîne dans un voyage plus ou moins loin de la Finlande.</p>
<p>Très loin, d’abord, avec <em>Rubáiyát</em>, composition qui s’appuie sur cinq des fameux poèmes du Persan Omar Khayyam (1048-1131), rendus célèbres dans le monde anglo-saxon par leur adaptation victorienne due à Edward Fitzgerald. C’est à cette version que le compositeur finlandais a emprunté les textes de cette commande du Wigmore Hall, cinq poèmes séparés par de brefs interludes purement orchestraux. Dans cette partition opulente, aux volutes méditatives, évoquant une certaine musique de film par son caractère tonal et sa facilité d’accès, <strong>Gerald Finley</strong> trouve un écrin favorable pour déployer les beautés de son timbre, jamais malmené par une écriture apparemment assez confortable. On n’en dira pas autant de <em>Balada</em>, recyclage du travail réalisé pour un opéra abandonné en 2007, qui aurait dû s’intituler <em>Balada de Lorca </em>: la cantate que Rautavaara en a tirée est loin de ménager le ténor soliste qui s’exprime par-dessus le chœur et l’orchestre. <strong>Mika Pohjonen</strong> finit par être poussé jusque dans ses derniers retranchements par cette musique très tendue dans l’aigu, au point d’exiger presque des cris. Là encore, l’écriture chorale de Rautavaara rappelle les grands anciens, Sibelius au premier chef.</p>
<p>On revient beaucoup plus près de la Finlande avec les quatre airs tirés de l’opéra <em>Raspoutine</em>, harmonisés pour chœur et orchestre. L’intérêt se ranime dans cette dernière pièce, où l’ampleur même du chœur impressionne, et où les percussions et les cuivres se déchaînent avec un peu plus d’originalité en fin de parcours.</p>
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