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	<title>Teresa STRATAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Teresa STRATAS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Finale des auditions du Met en streaming</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/finale-des-auditions-du-met-en-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 May 2021 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les auditions du Met (plus exactement Metropolitan Opera National Council Auditions) sont une ancienne tradition new-yorkaise, aujourd&#8217;hui dans sa 67e saison. Chaque année, l&#8217;institution organise des auditions à travers tout le pays : cette saison, ce ne sont pas moins de 1.200 candidatures qui se sont manifestées, la moitié ayant été retenues pour les 31 auditions &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les auditions du Met (plus exactement Metropolitan Opera National Council Auditions) sont une ancienne tradition new-yorkaise, aujourd&rsquo;hui dans sa 67<sup>e</sup> saison. Chaque année, l&rsquo;institution organise des auditions à travers tout le pays : cette saison, ce ne sont pas moins de 1.200 candidatures qui se sont manifestées, la moitié ayant été retenues pour les 31 auditions régionales. 141 chanteurs ont été sélectionnés par la suite pour participer aux 10 concours régionaux qui ont eux-mêmes fait émerger 23 demi finalistes. Ceux-ci se sont produit devant un plus large public le 9 mai et les 10 finalistes se produiront à nouveau en concert le 16 mai. Le prix est plutôt bien doté (20 000 dollars par gagnant) et assure une exposition assez unique pour les professionnels du lyrique. La pression est forte et avait inspiré à <a href="https://youtu.be/FyMszwMVCVQ">Susan Froemke son film <em>The Audition</em>, réalisé lors de l&rsquo;édition 2007 du concours</a>. Compte tenu des circonstances sanitaires, la finale est proposé en streaming avec inscription préalable sur le lien concerts.kiswe.com/metopera. Rappelons quelques lauréats remarquables : Grace Bumbry, Louis Quilico, Teresa Stratas, Jessye Norman, Frederica von Stade, Shirley Verrett, June Anderson, Samuel Ramey, Kathleen Battle, Cheryl Studer, Carol Vaness, Renée Fleming, Susan Graham, Thomas Hampson, Ben Heppner, Deborah Voigt, Sondra Radvanovsky et, dans les années 2000, Lawrence Brownlee, Michael Fabiano, Angela Meade, Lisette Oropesa ou Nadine Sierra. Pour les curieux, le Met propose <a href="https://www.metopera.org/about/auditions/national-council-auditions/about-the-national-council/">un petit film retraçant la compétition depuis ses origines,</a> initialement en partenariat avec les radios (Martina Arroyo fut ainsi découverte via ce média). Les 10 finalistes comptent 7 chanteurs américains et 3 artistes coréens : les sopranos Hyoyoung Kim, Brittany Olivia Logan, Murrella Parton, Raven McMillon et  Erica Petrocelli, les mezzos  Emily Treigle et  Emily Sierra, un baryton-basse, Jongwon Han, un baryton Timothy Murray, et un ténor, Duke Kim. Souhaitons aux lauréats des carrières aussi riches que celles de leurs ainés.</p>
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		<title>Pelléas et Mélisande</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pelleas-et-melisande-allemonde-outre-atlantique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2019 06:53:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Arrivant peu après une année de centenaire debussyste, c&#8217;est un Pelléas assez rare au disque que nous offre le label Malibran, écho des fameux Met Broadcasts, datant de la toute fin de l’année 1962, et donc d&#8217;un autre centenaire, celui de la naissance du compositeur. Evidemment, il est dommage qu’il manque plusieurs secondes par endroits, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Arrivant peu après une année de centenaire debussyste, c&rsquo;est un <em>Pelléas </em>assez rare au disque que nous offre le label Malibran, écho des fameux Met Broadcasts, datant de la toute fin de l’année 1962, et donc d&rsquo;un autre centenaire, celui de la naissance du compositeur. Evidemment, il est dommage qu’il manque plusieurs secondes par endroits, et donc plusieurs répliques, mais peu importe au fond la qualité fluctuante de la bande (sur le premier CD principalement), car face à un tel document, toutes les réserves tombent. La distribution est en effet de nature à faire bondir – de stupeur, de joie ou d’effroi – tout pelléastre qui se respecte.</p>
<p>Le chef, d’abord. <strong>Ernest Ansermet</strong>, qui avait gravé dix ans auparavant l’une des plus belles intégrales de studio – la plus belle, diront d’aucuns – réussit à enseigner l’idiome debussyste à l’orchestre du Met : alors qu’il venait de faire ses débuts new-yorkais en septembre 1962, avec deux représentations de <em>L’Amour sorcier</em>, et qu’il ne reviendrait plus au Met après les cinq représentations de <em>Pelléas</em> données en novembre-décembre, le chef suisse propose un kaléidoscope de couleurs variées, où l’on entend passer du Moussorgski, ce qui est encore assez compréhensible compte tenu de l’admiration de Debussy pour <em>Boris</em>, mais même du Stravinski (<em>Petrouchka</em>, ou même <em>L’Histoire du soldat</em>). Rarement la forêt aura été aussi dense et menaçante, et l’on ne sait vraiment pas « ce qu’il y a ici, toute la nuit ».</p>
<p>A cet orchestre brillant répond une équipe de prestigieux solistes qui permet d’entendre <em>Pelléas</em> chanté à pleine voix. Toute réticence face à un Pelléas ténor devrait être dissipée par la présence de <strong>Nicolai Gedda</strong>, romantique à souhait mais pas seulement, tantôt très policé, tantôt chien fou, exalté et en même temps inquiétant parce que sa voix, maintenue dans un registre inhabituellement grave, paraît beaucoup moins solaire que dans son répertoire ordinaire. Du Pelléas de Gedda, on connaissait jusqu’ici une captation munichoise de novembre 1971 dirigée par Rafael Kubelik, publiée par Orfeo en 2016, mais dix ans auparvavant, le ténor suédois avait d’autres atouts à faire valoir. On s’émerveille de la liberté, du naturel absolu de sa déclamation, de l’ardeur qu’il déploie dans la scène de la tour, ou du malaise qu’il communique à « J’étouffe ici ». Une chance que la représentation radiodiffusée ait été la dernière de la série, car les deux premières offraient en Pelléas un baryton, Theodor Uppman, le fameux créateur de Billy Budd, qui tenait le rôle au Met depuis 1953.</p>
<p>En 1962, à 30 ans, <strong>Anna Moffo</strong> en est encore à son zénith, bien avant la crise vocale qui la frappera quelques années plus tard. On s’étonnera peut-être d’entendre Mélisande interprétée par une grande voix familière du répertoire italien, une voix chaude, passionnée, tout le contraire de certaines sopranos chlorotiques, mais il n’y a là nul contresens. Confier Mélisande à une Manon, une Thaïs, c’est revenir exactement à ce qu’était Mary Garden, la créatrice du rôle. On avait simplement oublié que Mélisande pouvait avoir cette vigueur et ces élans, ces épanchements et ces emportements, cette tendresse et cette sensualité… L’alchimie avec Gedda semble avoir fonctionné, car tous deux allaient, à partir de l’année suivante, former le couple idéal du Met en Manon et Des Grieux (de Massenet).</p>
<p>De <strong>George London</strong>, l’amateur d’opéra français aura peut-être en mémoire sa participation aux <em>Contes d’Hoffmann</em> de Cluytens (deuxième version), où il était un Coppélius pas très agile, un Miracle dépourvu d’ironie. Peut-être parce qu’il était cadré par Ansermet, son Golaud au français excellent stupéfie par le gigantisme de la voix. Pas la peine d’en rajouter dans la colère de la scène d’ « Absalon, Absalon », cet homme-là est déjà tout en débordement, c’est un bouillonnement d’énergie constant, qui s’étrangle sur un sanglot assez terrible au dernier acte.</p>
<p>Le seul risque, avec un Golaud aussi monumental, est de ne pas trouver un Arkel à sa mesure. Roi d’Allemonde au Met de 1953 à 1983, <strong>Jerome Hines</strong> est une vraie basse telle qu’on a un peu perdu l’habitude d’en entendre dans le rôle. Si la couleur des timbres ne permet pas toujours de distinguer le grand-père et le petit-fils au cinquième acte, cet Arkel plein de noblesse se révèle malgré tout assez magistral.</p>
<p><strong>Blanche Thebom</strong>, pour sa part, prouve qu’un format wagnérien peut s’avérer idéal pour Geneviève, et la mezzo américaine nous rappelle un âge d’or où savoir articuler le français était une nécessité pour tout chanteur, nécessité hélas trop souvent perdue de vue dans le dernier tiers du XX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Surprise suprême, on entend en Yniold celle qui serait la Violetta de Zeffirelli, la Lulu de Chéreau et Boulez ! Agée d’à peine 25 ans, <strong>Teresa Stratas</strong> commençait seulement à occuper le devant de la scène certains soirs au Met, mais elle était encore largement cantonnée aux tout petits rôles, une servante dans <em>Elektra</em>, la comtesse de Ceprano, ou Barberine après avoir longtemps été une Paysanne dans <em>Les Noces de Figaro</em>… Sa prestation relève sans doute plus de la curiosité, car son français est hésitant et on pourra lui reprocher une légère tendance à surjouer le côté puéril d’Yniold.</p>
<p>Voilà en tout cas un enregistrement qui parviendra peut-être à faire de nouveaux convertis à la cause debussyste, grâce aux sortilèges purement vocaux et instrumentaux de cette version hors-normes.</p>
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		<title>Cavalleria Rusticana</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cavalleria-rusticana-dun-certain-age-dor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Ponthir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 12:07:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Sony Classical dans son actualité, nous livre quelques soirées datées, originaires du Met. La plupart illustrent la période dorée où de grandes firmes pétrolières et industrielles permettaient, via la télévision, au citoyen du Nebraska ou du Wisconsin profond, d’avoir accès aux plus glorieux gosiers en activité sur la première scène lyrique américaine. Gelb n’a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Sony Classical dans son actualité, nous livre quelques soirées datées, originaires du Met. La plupart illustrent la période dorée où de grandes firmes pétrolières et industrielles permettaient, via la télévision, au citoyen du Nebraska ou du Wisconsin profond, d’avoir accès aux plus glorieux gosiers en activité sur la première scène lyrique américaine. Gelb n’a donc pas inventé le fil à couper le beurre de cacahuète en la matière, et on parlait alors d’un véritable accès à la culture : le téléspectateur ne devant pas débourser l’équivalent de vingt-cinq euros pour entendre et voir la Price, la Sutherland, la Nilsson et autre Corelli. Cette série dont ce « Cav-Pag » est issu, illustre aussi une certaine vision de l’opéra par le Met de l’époque. De vraies têtes d’affiche, de véritables artistes lyriques ne reniant pas leur métier de chanteurs, des mises en scène efficaces mais dont le remplacement séculier nous explique que pendant longtemps, New-York fut à la traîne en la matière. Ce DVD est à prendre sous un certain angle de vue. La captation date de 1978, c’est dire …Si l’on est prêt à considérer ce produit avec sa part de documentaire, cela peut fonctionner : la technique de captation visuelle et sonore évoluent désormais dans un autre système solaire. Le spectacle accuse quelques ridules demandant une mansuétude certaine.</p>
<p>			 </p>
<p>			Pour les amateurs d’opéra, cette captation ne manque pourtant pas de beautés et d’émotions. La toute première est la présence de la regrettée <strong>Tatiana Troyanos</strong>. Les témoignages visuels de cette splendide artiste ne sont pas légion et cela ravive le souvenir qu’en 1993, le « crabe » nous enlevait trois aristocrates du chant avec Arleen Auger et Lucia Popp…En cette année 1978, Troyanos est au sommet de sa beauté sauvage et fière, de ses moyens également, et on pardonne les quelques prévisibles tensions dans l’extrême de la tessiture « sopranisante ». Troyanos, malgré l’indigence de la captation, crève l’écran dès les premiers regards, port de tête royal, elle est simplement bouleversante dans ce rôle qu’elle n’appuie à aucun moment, puis ce timbre unique qui même s’il nous chantait l’annuaire, nous mettrait les larmes aux yeux. Le couple formé avec <strong>Placido Domingo</strong> fonctionne à merveille et nous embarque dès les premières mesures. Placido est dans ces années, comment dire ? Un titan ! On sourit plus d’une fois devant cette force de la nature, impensable de nos jours avec nos ténors expectorant leur eau de mer. Domingo ravira ses <em>aficionados</em> dans cette captation. Là où tant de nos stars actuelles sont exsangues après le premier volet, Placido dévore son diptyque à belles dents. On pardonne les habituelles anicroches sur les Si aigus tant la voix excessivement bien timbrée et virile, emporte tout sur son passage. Du très grand Domingo, celui qui a construit une légende non usurpée ! Mention spéciale, pour la Lucia de <strong>Jean Kraft,</strong> immense actrice chantante à la prestation économe et émouvante et un clin d’œil pour la sulfureuse <strong>Isola Jones</strong>, dans ses premiers pas professionnels qui passera notamment à la postérité pour les abîmes d’un décolleté en Magdalena qui fit perdre sa contenance bonhomme au Duc de Big Luciano ! L’enchaînement rapide a lieu avec le Prologue chanté par <strong>Sherill Milnes</strong> ! Expérience proprement hallucinante et hallucinée. Méconnaissable sous son grimage de clown, cet autre Géant délivre un « Si puo ? Si puo » anthologique. La vibration de son aigu légendaire dans l’acoustique du Met est tout simplement jouissive. Tumulte et triomphe dans la salle. Après cela, la soirée perdra un peu de sa cohésion, sans manquer d’intérêt quand on prend les chanteurs individuellement. Domingo s’il sera un peu moins à l’aise dans l’écriture générale de Canio, signe néanmoins son solo de la plume des plus grands de ce siècle tandis que l’acteur allie humanité et émotion. Occasion également, d’observer l’OVNI vocal et scénique qu’était <strong>Teresa Stratas</strong>. Physiquement parfaite en Nedda, déjà en ces années où elle conservait une certaine intégrité des moyens, on entend parfaitement combien elle faisait sciemment endurer à cette voix d’essence légère des tensions vocales au service du drame. Une artiste qu’il fallait voir et vivre en direct, ce genre de captation mettant trop en exergue les nombreux défauts vocaux d’une personnalité pourtant de tout premier plan. <strong>Franco</strong> nous sert du parfait <strong>Zeffirelli.</strong> Décors et mise en scène tiennent la route, tandis que certains costumes accusent le coup. Comment ne pas penser à Callas qui à Chicago disait ne plus pouvoir endosser les costumes aux relents de naphtaline et de sueur des productions poussiéreuses du Met. Superbe <strong>James Levine</strong> à la baguette, construisant pas à pas sa propre légende.<br />
			<br />
			Au final, ce DVD et ses confrères pourraient trouver leur place dans les rayonnages s’ils étaient vendus au sein d’une collection à prix économique. In fine, c’est surtout le rapport qualité prix qui risque de freiner le chaland.<br />
			 </p>
<p>			 </p>
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