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	<title>Sandrine SUTTER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sandrine SUTTER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>, V’lan dans l’œil — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vlan-dans-loeil-bordeaux-tout-tourne-tourne-tourne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Claude Meymerit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 04:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Initialement intitulé l’Œil crevé, cet opéra-bouffe change de nom et devient à sa création en 1867, V’lan dans l’œil. Du compositeur Louis-Auguste-Florimond Ronger dit Hervé, cet ouvrage fut à l’époque un énorme succès. Peu à peu oublié du répertoire, il nous revient sur la scène du Grand Théâtre grâce à une coproduction de Bru Zane &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Initialement intitulé l’<em>Œil crevé</em>, cet opéra-bouffe change de nom et devient à sa création en 1867, <em>V’lan dans l’œil.</em> Du compositeur Louis-Auguste-Florimond Ronger dit Hervé, cet ouvrage fut à l’époque un énorme succès. Peu à peu oublié du répertoire, il nous revient sur la scène du Grand Théâtre grâce à une coproduction de Bru Zane France, de l’Opéra national de Bordeaux et de l’Opéra de Limoges. Auteur d’une centaine d’ouvrages, seule une petite poignée d’œuvres d’Hervé est régulièrement montée sur les scènes françaises. Aussi, la programmation de <em>V’lan dans l’œil</em> était très attendue du public.</p>
<p>Malheureusement la situation actuelle liée à la pandémie sanitaire a interdit toutes les représentations prévues ces jours-ci sur la scène bordelaise. Les répétitions des artistes et le travail des équipes techniques étant très avancés, les coproducteurs ont décidé de réaliser une captation d’une représentation donnée à huis clos pour une diffusion prochaine sur France 3. C’est la Société Oxymore Productions qui est chargée de la réalisation.</p>
<p>L’intrigue et le dénouement de cet ouvrage sont pratiquement inexplicables. Plongé dans un tourbillon de couplets légers et endiablés, d’imposants décors mobiles, de costumes loufoques et de lumières aux néons colorés, le tout dans une mise en scène déjantée de <strong>Pierre-André Weitz</strong>, le spectacle est sûr de plaire aux téléspectateurs. On peut vraiment parler de travail d’équipe ou de troupe. Tous les protagonistes se connaissent très bien et ont déjà travaillé ensemble dans d’autres productions lyriques. En occupant tout l’espace, les artistes habités par leur personnage,  semblent fonctionner comme des piles électriques vivantes. Ce rythme effréné se prête vraiment à l’œuvre qui demande une communion de surréalisme et de bouffonnerie. Le metteur en scène a su utiliser toutes les ficelles du visuel et cela fonctionne. Tout tourne, tourne, tourne… tout danse, danse, danse… comme dirait Jacques Offenbach, le rival et ami d’Hervé.</p>
<p>Les chanteurs-acteurs offrent des moments savoureux pleins d’humour comme l’air de la « langouste » ou de la « menuiserie » ou encore celui de l’entrée de la Marquise. Les textes de ces couplets surréalistes gardent toujours leur modernité. Conditions sanitaires obligent, les artistes du Chœur ont pris place dans la salle, sur les premières hauteurs. Cette disposition apporte une dimension assez exceptionnelle à l’harmonie musicale de l’ouvrage et à la théâtralité de l’action scénique. Leurs voix forment une enveloppe globale efficace et séduisante. On finirait presque par rêver de représentations lyriques avec les chœurs répartis dans les hauteurs du théâtre. Le seul bémol de cet opéra-bouffe est celui du livret parlé. Quelques grandes coupes auraient été les bienvenues surtout sur certains monologues assez fastidieux à l’écoute. Il est dommage que le rythme endiablé soit brusquement coupé par des interventions de textes assez usés et criés. Dans la fosse avec sa quarantaine de musiciens, <strong>Christophe Grapperon</strong> à la tête de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine apporte toute l’énergie aux galops musicaux rappelant l’esprit et la légèreté de l’époque. On aurait bien tapé des mains et des pieds avec lui.</p>
<p> </p>
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		<title>, Mam’zelle Nitouche — Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mamzelle-nitouche-montpellier-question-de-priorite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Nov 2018 07:14:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prenez un couvent où des jeunes filles portant des noms à particule sont préparées à leur vie future d’épouses, de mères et de femmes du monde par l’exercice de la piété et l’apprentissage de la musique. A sa tête une aristocrate qui veille à la permanence de cette éducation pour assurer celle de sa caste. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Prenez un couvent où des jeunes filles portant des noms à particule sont préparées à leur vie future d’épouses, de mères et de femmes du monde par l’exercice de la piété et l’apprentissage de la musique. A sa tête une aristocrate qui veille à la permanence de cette éducation pour assurer celle de sa caste. Une des pensionnaires, Denise de Flavigny, observatrice et déterminée, a découvert le secret du maître de musique : il mène une double vie. Organiste asexué le jour dans le saint lieu , il fréquente le soir le lieu profane de toutes les débauches, un théâtre. Les circonstances aidant, elle s’y rendra de son plein gré, sera amenée à remplacer au pied levé une diva capricieuse, et remportera un vif succès. Est-ce le début d’une nouvelle vie, en rupture éclatante avec son milieu ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/mg2_5503_nitouche.jpg?itok=wPeEqphi" title="Philippe Girard (le major) et Lara Neumann (Denise / Mam'zelle Nitouche) © dr" width="468" /><br />
	Philippe Girard (le major) et Lara Neumann (Denise / Mam&rsquo;zelle Nitouche) © dr</p>
<p>On pourrait le croire, à prendre à la lettre le panneau qui accueille les spectateurs : il représente <em>La Liberté guidant le peuple</em> d’après Delacroix et une inscription affirme que <em>Mam’zelle Nitouche</em> est une œuvre révolutionnaire. Mais si les ingrédients précités relèvent d’abord des conventions en usage chez la comtesse de Ségur pour bifurquer ensuite chez Balzac, la conclusion nous ramène au statu quo : l’aventure sera sans lendemain. Revenue au couvent, l’héroïne se jette dans les bras du beau militaire qu’elle a conquis : non seulement il est lui aussi issu de la caste mais de surcroît  il n’est autre que celui que ses parents avaient choisi ! N’est-il pas abusif de parler de révolution ?</p>
<p>Ce penchant à l’approximation outrancière, nous le percevons aussi dans la mise en scène. En faisant succéder l’univers sulfureux du théâtre à l’ambiance collet monté du couvent, le livret organise un contraste piquant. Mais si le couvent est peuplé, comme on nous le montre, de pensionnaires dissipées qu’une chorégraphie répétitive à l’air de déjà-vu fait se trémousser en gesticulant au moindre prétexte rythmique, l’effet de contraste est raté et la singularité de Denise est noyée dans la masse. On a évité la représentation conventionnelle du monde conventuel mais on l’a remplacée par une autre convention : le Couvent des Hirondelles est devenu celui de Sister Act. Pourtant le livret est clair : la référence, c’est Molière, que Célestin/Florimond invoque quand la présence d’esprit de Denise les sauve de l’inquisition de la Mère Supérieure.</p>
<p>Ainsi, la mise en scène de <strong>Pierre-André Weitz</strong> grossit le trait et alourdit inutilement l’œuvre. <strong>Olivier Py</strong> tombe dans ce travers quand son avatar, Miss Knife, campe une Mère Supérieure dont les vociférations semblent laborieusement et vainement chercher à être drôles. Du coup, sa Corinne semblera presque sobre, et au moins les citations d’opéra dont elle truffe son discours font mouche et provoquent le sourire. Même son Loriot évite intelligemment la caricature du comique troupier. Le spectacle porte du reste sa marque, avec l’aspect cabaret et la thématique de l’ambigüité du genre par la présence de travestis et de transformistes, mais Pierre-André Weitz est un de ses collaborateurs attitrés.</p>
<p>Les autres personnages, par bonheur, ne sont pas trop chargés. Si la gouaille de Denise ne nous semble pas nécessaire, même dans les chansons à onomatopées, elle reste supportable et le talent de <strong>Lara</strong> <strong>Neumann</strong> lui permet de passer de l’espièglerie du couvent à l’abattage du corps de garde avec une voix remarquable de fraîcheur. <strong>Damien Bigourdan</strong> s’acquitte avec brio du rôle de l’homme à la double vie, saint homme le jour et débauché le soir. <strong>Philippe Girard</strong> campe la complexité de la baderne sensible que Corinne cocufie.  Silhouettes plus que personnages, <strong>Antoine Philippot</strong>, <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, <strong>Ivanka Moisan</strong> – remarquable danseuse – <strong>Pierre Lebon</strong> et <strong>David Ghilardi</strong> se montrent infatigables, bien qu’ayant enchaîné les représentations. Le comique de la sœur tourière est exploité par <strong>Sandrine Sutter. Samy Camps</strong>, enfin, incarne avec élégance l’impatience d’un jeune homme sentimental à qui le cynisme est étranger.</p>
<p>Dans la fosse <strong>Christophe Grapperon</strong> dirige l’orchestre dans une optique plus favorable, par l’éclat des cuivres et les tempi adoptés, à l’ambiance tapageuse d’un café-concert qu’au lyrisme que l’ouverture semblait promettre. L’impact sur le public est indéniable et déclenche au final les applaudissements rythmés, qui entraînent un bis, et ainsi de suite. Peut-on pour autant parler de réussite ? Cette représentation inflige à une œuvre peu connue le prisme des préoccupations du metteur en scène et d’Olivier Py. Etait-ce une priorité ?   </p>
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		<title>, Mam’zelle Nitouche — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mamzelle-nitouche-nantes-janus-power/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2017 09:25:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Après le succès des Chevaliers de la Table Ronde qui tournent depuis deux ans, le Palazetto Bru Zane continue sa redécouverte des opérettes d’Hervé avec les mêmes artistes. Après Toulon, c’est Angers-Nantes Opéra qui accueille cette nouvelle création. Le « compositeur toqué » propose ici une fantaisie autobiographique : comme lui, Célestin, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Après le succès des <em>Chevaliers de la Table Ronde</em> qui tournent depuis deux ans, le <strong>Palazetto Bru Zane</strong> continue sa redécouverte des opérettes d’Hervé avec les mêmes artistes. Après Toulon, c’est Angers-Nantes Opéra qui accueille cette nouvelle création.</p>
<p>Le « compositeur toqué » propose ici une fantaisie autobiographique : comme lui, Célestin, son héros est organiste le jour avant de se transformer la nuit en Floridor, compositeur de musique légère. Hervé, titulaire de l’orgue de St Eustache se prénomme Louis-Auguste-Florimond, le clin d’oeil est donc assumé. Dans un registre plus souterrain, le livret évoque également sous des oripeaux légers ce qui a toutes les apparences d’un détournement de mineure. Or, en 1856, Hervé passa justement un an en prison pour des faits similaires, bien qu’il ait toujours clamé son innocence.</p>
<p>C’est sur cette ambivalence du sérieux et du léger que s’appuie la mise en scène endiablée de <strong>Pierre-André Weitz</strong>. Le titre même de la pièce l’indique bien : une « Mam’zelle Nitouche », c’est une demoiselle apparemment bien sous tout rapport, mais qui est bien moins respectable qu’elle n’y paraît. Le metteur en scène décline le thème de Janus de la manière la plus fantaisiste avec un personnage composite au costume mi-homme mi-femme à la Stromae, des bonnes sœurs montées sur cuissardes à talons aiguilles… La plupart des personnages secondaires d’ailleurs, tout comme Célestin/Floridor, sont incarnés successivement par les mêmes artistes qui passent de la bonne sœur à la danseuse de cabaret. Le cas le plus frappant est celui d’<strong>Olivier Py</strong>, brillant et survolté, qui incarne avec le même panache une mère supérieure onctueuse et arrangeante, une divette sur le retour fort dépoitraillée et un militaire branquignole à tutu. La voix de tête bien posée, il offre une prestation aussi loufoque que maitrisée avec des incursions crédibles dans le registre lyrique et surtout le formidable talent de comédien qu’on lui connait.</p>
<p>Le jeu d’inversion se poursuit jusque dans la distribution puisque Pierre-André Weitz est un scénographe récurrent des spectacles d’Olivier Py. Ici, c’est lui qui prend les commandes et on le retrouve partout ! En charge de la mise en scène, de la scénographie, des costumes, du maquillage, il incarne également le régisseur sous des oripeaux de clown !</p>
<p>Un clown qui a travaillé dur sans doute, soutenu par des assistants tous nommés à la distribution. Le fait est assez rare pour être souligné. Comme il se doit pour ce type de programme, sa mise en scène travaille le rythme de manière très précise et avec grande efficacité, même si cette hystérie perpétuelle donne un peu le tournis. A ce sujet, un plateau tournant divisé en trois zones permet de passer d’un lieu à l’autre, créant une fois encore un jeu sur les multiples facettes du réel. Le manège fini par s’emballer dans un final délirant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="321" src="/sites/default/files/styles/large/public/nitouche-69480_0.jpg?itok=KhwqSbwv" title="© Jef Rabillon" width="468" /><br />
	© Jef Rabillon</p>
<p>Si les chorégraphies participent de cette cadence effrénée, celles du début du spectacle souffrent d’un rien de raideur. Elles sont d’ailleurs un peu inégales allant du vu et revu au drôle et à l’inventif. L’on regrettera également le recours excessif aux blagues visuelles potaches ou graveleuses qui alourdissent le propos, est-ce vraiment la loi du genre ? De même, le travail visuel époustouflant des <em>Chevaliers de la Table Ronde </em>a cédé la place ici à des choix plus convenus et moins esthétiques, notamment la vulgarité de certains costumes dont les couleurs jurent inutilement.</p>
<p>En revanche, la direction d’acteur est épatante. L’équipe est composé d’une magnifique brochette de comédiens-chanteurs très engagés physiquement et dont la diction s’avère particulièrement claire, dans les scènes parlées comme chantées. On aurait voulu, d’ailleurs, que la partition offre à certains plus d’occasions de nous faire profiter de leurs qualités vocales. <strong>Sandrine Sutter</strong> et <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, par exemple, ne méritent que des éloges. La seconde allie un timbre piquant à un bel abattage. <strong>Samy Camps</strong>, quant à lui, est un amoureux charmant, dont les différents registres sont joliment lumineux. Il donne la réplique à une <strong>Lara Neumann</strong> éblouissante, dont la Denise craquante, délicieusement canaille est vocalement sensationnelle. La voix s’affirme sans peine, parfaitement projetée, forte d’un timbre rond, chaud et de graves sensuels qui se teintent d’humour lorsqu’elle se transforme en diva jazz. <strong>Damien Bigourdan</strong> est au diapason ; qu’il incarne Célestin ou Florimond, il joue toujours parfaitement juste, insufflant même à son personnage une élégance détachée qui fait merveille.</p>
<p>Le plateau est idéalement connecté à la fosse où <strong>Christophe Grapperon</strong> officie à la tête de l’<strong>Orchestre National des Pays de la Loire</strong> avec autant de précision que d’entrain. Il est le chef rêvé de ce répertoire dont il est spécialiste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mamzelle-nitouche-nantes-janus-power/">, Mam’zelle Nitouche — Nantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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