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	<title>Agostino TABOGA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Agostino TABOGA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Sanxay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-sanxay-chaud-malgre-les-11deg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2016 20:07:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le mistral n’y souffle pas, le ciel peut être chiche en Poitou. Les spectateurs, chaudement vêtus, ne se sont pas découragés pour autant, et n’auront pas été déçus. Nul ne pouvait prédire en 2000 que Rigoletto, qui ouvrait l’extraordinaire aventure du festival, réapparaîtrait, magnifié, pour cette dix-septième édition. Le vaste amphithéâtre gallo-romain, au milieu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le mistral n’y souffle pas, le ciel peut être chiche en Poitou. Les spectateurs, chaudement vêtus, ne se sont pas découragés pour autant, et n’auront pas été déçus. Nul ne pouvait prédire en 2000 que <em>Rigoletto</em>, qui ouvrait l’extraordinaire aventure du festival, réapparaîtrait, magnifié, pour cette dix-septième édition. Le vaste amphithéâtre gallo-romain, au milieu des champs, à l’écart d’une modeste bourgade, accueille mieux que jamais une production très professionnelle, bonne enfant, chaleureuse malgré la fraîcheur, mais musicalement aussi exigeante que bien des scènes réputées.</p>
<p>La mise en scène, contrainte par le plein-air, outrepasse heureusement une simple mise en espace. Les voix ne sont pas amplifiées et passent fort bien, malgré l’absence de mur de fond. <strong>Agostino Taboga</strong> signe un beau livre d’images dans lequel vont évoluer les chanteurs, habillés avec un goût très sûr par <strong>Shizuko Omachi</strong>. Un grand portique, posé en biais, noir, puis aux parois de miroirs, autorise les entrées comme les sorties. Il partage l’espace et constituera l’élément commun aux deux premiers actes. Le troisième se déroulera autour du bouge de Sparafucile et de sa sœur, joliment figuré par sa poutraison. La direction d’acteurs, conventionnelle, n’en est pas moins efficace.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto024_0.jpg?itok=NRD59Kn6" title="© Patrick Lavaud" width="468" /><br />
	© Patrick Lavaud</p>
<p>La distribution, aguerrie au répertoire verdien, se signale par sa jeunesse et sa maturité. Si le Duc, Rigoletto et Gilda dominent naturellement, elle ne comporte aucune faiblesse, y compris dans les petits rôles. <strong>Carlos Almaguer</strong> campe un Rigoletto de classe : la voix est profonde, expressive, sonore et sait se montrer  tendre et pathétique, empreinte d’une grande douceur. Du mordant, de l’aplomb aussi. Le Duc de <strong>Stefan Pop</strong>, sans mièvrerie, d’une lumineuse aisance, viril, solaire, toujours aristocrate, séducteur né, est une grande voix, au soutien irréprochable, à l’élocution claire, mais pourquoi le vibrato s’élargit-il singulièrement dans les tenues finales ? La tentation de forcer le trait ? <strong>Olga Pudova</strong> incarne une Gilda émouvante, innocente, délicate, à l’érotisme juvénile. L’intelligence du rôle est manifeste. La qualité d’émission, perlée, aérienne, le soutien, une technique très sûre suffisent à convaincre et nous changent de certaines sopranos lyriques qui ont simplement oublié la jeunesse de l’héroïne.  On regrette de ne pas entendre davantage <strong style="line-height: 1.5">Ketevan Kemoklidze</strong>, magnifique mezzo géorgienne habitée par Maddalena. Naturellement sonore, l’émission est ronde, pleine. Tout juste manque-t-il un soupçon de vulgarité à la prostituée complice des crimes de Sparafucile. Celui-ci est <strong style="line-height: 1.5">Felipe Bou</strong>, parfait dans cet emploi, qui sollicite peu le registre grave, excellent comédien par  ailleurs. <strong style="line-height: 1.5">Armen Karapetyan</strong> est un solide Marullo tout comme <strong style="line-height: 1.5">Nika Guliashvili</strong> qui nous vaut un tragique Monterone. <strong style="line-height: 1.5">Blandine Folio-Peres</strong> et F<strong style="line-height: 1.5">abien Leriche</strong>, comtesse et comte de Ceprano, <strong style="line-height: 1.5">Aline Martin</strong>, Giovanna, sans oublier <strong style="line-height: 1.5">Alfred Bironien</strong>, Borsa, participent pleinement à la réussite de la production.</p>
<p>La  qualité réelle de l’orchestre est une agréable surprise : reconstitué chaque festival autour d’un « noyau dur » constitué de musiciens de la formation symphonique régionale, il est pleinement engagé et la plénitude, l’équilibre, la précision des attaques, la dynamique sont au rendez-vous. <strong>Eric Hull</strong>, familier du répertoire lyrique, dirige avec toute l’attention, toute l’énergie, la finesse et l’élégance requises.  Le chœur d’hommes remplit fort honorablement son contrat : là encore, l’engagement lié à des qualités vocales réelles emporte l’adhésion.</p>
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		<title>PUCCINI, Turandot — Sanxay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-sanxay-noir-de-chine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2015 05:06:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Non loin de Poitiers – l’une des rares métropoles de région à ne pas présenter de saison d’opéra –, les Soirées lyriques de Sanxay ont su, en quinze ans, s’imposer comme le rendez-vous des mélomanes qui ont pu y entendre quelques-unes des grandes voix d’aujourd’hui avant que les plus grands théâtres se les disputent. Grâce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Non loin de Poitiers – l’une des rares métropoles de région à ne pas présenter de saison d’opéra –, les Soirées lyriques de Sanxay ont su, en quinze ans, s’imposer comme le rendez-vous des mélomanes qui ont pu y entendre quelques-unes des grandes voix d’aujourd’hui avant que les plus grands théâtres se les disputent. Grâce au succès remporté l’an dernier par <a href="http://www.forumopera.com/nabucco-sanxay-a-rebaptiser-durgence"><em>Nabucco</em></a>, le festival s’est autorisé à programmer pour la première fois une œuvre lourde à monter, pour laquelle ses organisateurs ont su, une fois de plus, réunir une distribution de premier ordre.</p>
<p><strong>Rudy Park</strong> est décidément un Calaf qu’on entend en ce moment beaucoup en France (et ailleurs) : en février 2016, il reprendra à Montpellier ce rôle qu’il tenait <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/de-verone-a-nancy">à Nancy</a> en 2013, et il est à prévoir qu’il y remportera le même triomphe, tant son profil vocal correspond au personnage. Voix d’une puissance sans faille, aux couleurs souvent barytonales, le ténor coréen s’impose comme une évidence, et son « Nessun dorma » connaît le succès attendu. Tosca à Bastille en 2003, puis à nouveau en septembre dernier pour quelques représentations, <strong>Anna Shafajinskaïa</strong> est une de ces voix de l’est spécialisées dans les rôles meurtriers, avec une prédilection pour Turandot, justement. Bien qu’indisposée selon l’annonce faite en début de soirée, la soprano ukrainienne vient à bout des difficultés du rôle sans effort apparent, composant une princesse de glace majestueuse et sonore. <strong>Tatiana Lisnic</strong> était Donna Anna à l’Opéra de Paris il y a peu ; avec les mêmes qualités qu’on avait alors pu souligner, elle compose une Liù plus vaillante, plus affirmée que ce n’est souvent le cas mais, revers de la médaille, le premier air manque regrettablement de la tendresse attendue, alors que quelques instants auparavant, l’admirable diminuendo sur la dernière note de « Perchè&#8230; mi hai sorriso » laissait présager plus de délicatesse. Du trio des ministres, on distinguera surtout le Ping d’<strong>Armen Karapetyan</strong>, néanmoins fort bien entouré par <strong>Xin Wang</strong> et <strong>Carlos Natale</strong>. Si <strong>Nika Guliashvili</strong> est un Mandarin autoritaire comme il sied, on s’avoue un peu moins convaincu par le Timur un peu sourd de <strong>Wojtek Smilek</strong>. Baryton dans un emploi parfois confié à des ténors en bout de course, <strong>Ronan Nédélec</strong> s’acquitte très honorablement des répliques d’Altoum. Grands bravos pour le chœur, protagoniste indispensable de cette œuvre où le peuple commente presque constamment l’action (cette année, un excellent chœur d’enfants s’y était joint). Les mêmes acclamations vont à l’orchestre des Soirées lyriques qui, sous la direction toujours experte d’<strong>Eric Hull</strong>, rend admirablement justice aux audaces harmoniques de Puccini.</p>
<p>Refusant tout kitsch extrême-oriental et privilégiant la lisibilité, <strong>Agostino Taboga</strong> a voulu pour cette Turandot une Chine couleur d’encre : l’action se déroule dans un décor noir de <strong>Maria Rossi Franchi</strong>, composés de claustras mobiles, et le peuple de Pékin porte des costumes noirs, sur lesquels tranchent les tenues vivement colorées de principaux personnages, signées <strong>Shizuko Omachi</strong>. Pas de relecture cherchant l’originalité à tout prix, mais néanmoins quelques touches personnelles : la première scène de l’acte II, où Ping, Pang et Pong (au visage bleu vert, maquillé comme celui des acteurs de l’Opéra de Pékin) sont entourés de fonctionnaires occupés à tamponner et classer des documents ; la toute jeune figurante qui vient représenter l’ancêtre de Turandot pendant « In questa reggia » ; ou encore ces socles placés à cour et à jardin, sur lesquels montent la princesse et le prince inconnu pour la scène des énigmes.</p>
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		<title>VERDI, Nabucco — Sanxay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/nabucco-sanxay-a-rebaptiser-durgence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Aug 2014 05:24:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Et si Nabucco devait plutôt s’appeler Abigaille ? Le roi de Babylone mérite-t-il vraiment de donner son nom à une œuvre dont il n’est peut-être pas le protagoniste central ? Telle est la question qui se pose au sortir de la représentation donnée dans le cadre de la quinzième édition des Soirées lyriques de Sanxay. Depuis 2000, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Et si <em>Nabucco</em> devait plutôt s’appeler <em>Abigaille</em> ? Le roi de Babylone mérite-t-il vraiment de donner son nom à une œuvre dont il n’est peut-être pas le protagoniste central ? Telle est la question qui se pose au sortir de la représentation donnée dans le cadre de la quinzième édition des Soirées lyriques de Sanxay. Depuis 2000, les vestiges de ce théâtre gallo-romain situé dans la Vienne accueillent chaque année plusieurs représentations d’opéra, avec à peu près le même répertoire qu’Orange ; en termes de fréquentation (un peu moins de 2500 spectateurs par soirée), Sanxay revendique d’ailleurs le titre de troisième festival lyrique français, mais les Soirées lyriques peuvent aussi prétendre à ce label en termes de qualité, puisqu’on a pu y entendre ces dernières années des chanteurs à l’aube d’une très belle carrière, étrangers (Lianna Haroutounian) ou français (Florian Sempey, Marianne Crebassa).</p>
<p>Après une première production en 2003, <em>Nabucco</em> revient cette année, comme à Orange d’ailleurs, où il était programmé en juillet. A Sanxay, pas de mur, pas de scène démesurée, mais un plateau de taille raisonnable, avec décors construits. Le spectacle réglé par <strong>Agostino Taboga</strong> n’a rien de révolutionnaire, mais il échappe à ce nouveau poncif que sont les Hébreux déportés en camp de concentration ; on y trouve un peu de barbarie (Abigaille devenue reine se lave rituellement les mains dans une coupe de sang) et même une pointe d’humour (les palmes agitées sur commande par le peuple assyrien). Les costumes de <strong>Shizuko Omachi</strong> distinguent clairement oppresseurs et opprimés, avec quelques fantaisies (les amazones tatouées qui constituent la garde personnelle d’Abigaille, les soldats au corps peint en bleu qui accompagnent Nabucco). La scénographie se borne à une série de colonnes et à quelques pans de murailles qu’on déplace d’un acte à l’autre, mais les éclairages variés composent de superbes tableaux.</p>
<p>L’œil n’étant ni perturbé ni sollicité outre mesure, l’oreille a tout lieu de jouir de la musique. Est-ce en travaillant avec Riccardo Muti que le chef canadien <strong>Eric Hull</strong> a appris à diriger Verdi ? Toujours est-il qu’il évite parfaitement la vulgarité dans cette partition où le clinquant est bien souvent un risque. Les tempos sont équilibrés, plutôt rapides, notamment dans l’incontournable « Va, pensiero ». Chef de chœur de l’Opéra de Monte-Carlo depuis 2007, <strong>Stefano Visconti</strong> imprime aux choristes une égale discipline. Et même le public a la courtoisie de laisser la musique se terminer avant d’applaudir, ce qui paraît élémentaire mais est devenu bien rare de nos jours.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="343" src="/sites/default/files/styles/large/public/n3.jpg?itok=e8HtBWGN" title="S. Vaysset, L. Lombardo, I. Orlov, A. Gazale, E. Cassian, A. PIrozzi © Pierre Poupet" width="468" /><br />
	S. Vaysset, L. Lombardo, I. Orlov, A. Gazale, E. Cassian, A. PIrozzi © Pierre Poupet</p>
<p>L’Abigaille d’<strong>Anna Pirozzi</strong> domine clairement la distribution, et on n’hésitera pas à parler à son sujet de véritable révélation. A l’occasion de ses débuts en France, cette jeune soprano napolitaine livre une prestation éblouissante dans un rôle pourtant inhumain, mais dont elle maîtrise tant la dimension virtuose que les écarts, avec un timbre séduisant et une authentique présence scénique. Elle fut en 2013 Abigaille, puis Elvira d’<em>Ernani </em>pour Riccardo Muti, et il est à parier qu’elle fera parler d’elle dans les années à venir. Le titulaire de Nabucco est moins enthousiasmant : <strong>Alberto Gazale</strong> dispose d’un matériau vocal certain, mais son émission fruste manque par trop de noblesse, avec des sons souvent laids et des notes aboyées. Il n’a par bonheur, et paradoxalement, pas tant que ça à chanter, et son unique air, « Dio di Giuda », lui impose des demi-teintes bienvenues. L’excellente basse Giorgio Giuseppini aurait dû être Zaccaria, mais il a finalement été remplacé par l’Ukrainien <strong>Ievgen Orlov</strong>, qui a entrepris des études de chant il y a tout juste dix ans et a été récompensé lors du concours Operalia en 2010. L’air du deuxième acte livre de superbes pianissimi, mais l’aigu a parfois tendance à plafonner et le chanteur gagnerait peut-être à ménager davantage sa voix ; son italien, caractérisé par des voyelles un peu trop slaves, est encore perfectible. Dans un rôle sans air, peut-être mieux adapté à ses moyens que certains emplois trop lourds récemment abordés, <strong>Luca Lombardo</strong>, en pleine forme, fait une excellente impression en Ismaele (il n’était qu’Abdallo à Orange le mois dernier) ; déjà présente dans le <em>Nabucco </em>donné à Sanxay en 2003, <strong>Elena Cassian</strong> est une Fenena sonore mais émouvante. Quant aux personnages plus secondaires, ils assurent très dignement leur partie. Reste maintenant à répondre à une autre question : Sanxay osera-t-il <em>Lucia di Lammermoor</em> l’an prochain ?</p>
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