<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Thaïs RAI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/thais-rai/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/thais-rai/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 Mar 2023 22:18:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Thaïs RAI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/thais-rai/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>LULLY, Thésée &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=127515</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que Thésée était considéré du temps de Lully et au siècle suivant comme son œuvre la plus aboutie et réussie, l’opus occupe une place moins privilégiée aujourd’hui. Il est vrai que son livret, qui paraissait alors très équilibré, fait démarrer l’action assez tardivement, le nœud du problème, soit l’amour de Thésée pour Aeglé, au &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-paris-tce/"> <span class="screen-reader-text">LULLY, Thésée &#8211; Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-paris-tce/">LULLY, Thésée &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que <em>Thésée</em> était considéré du temps de Lully et au siècle suivant comme son œuvre la plus aboutie et réussie, l’opus occupe une place moins privilégiée aujourd’hui. Il est vrai que son livret, qui paraissait alors très équilibré, fait démarrer l’action assez tardivement, le nœud du problème, soit l’amour de Thésée pour Aeglé, au détriment de Médée, ne se déclarant qu’à la fin de l’acte II. Thésée, héros éponyme, n’apparaît qu’à l’acte II et n’a finalement qu’un rôle très limité. Musicalement, on notera quelques airs de Médée et duos entre Thésée et Aeglé, mais rien de la trempe du divertissement d&rsquo;<em>Atys</em>, c&rsquo;est certain.</p>
<p>Malgré ces quelques défauts intrinsèques à l&rsquo;œuvre, la production de ce soir est une réussite totale. <strong>Christophe Rousset</strong> propose une approche aussi précise qu’incisive, aussi nerveuse que délicate. Nous retiendrons une maîtrise particulièrement subtile des contrastes, comme durant l’acte I où le feu d’Athènes assiégée côtoie alternativement l’intimité du temple de Minerve. L’orchestre des <strong>Talens Lyriques</strong> sait restituer chaque nuance imprimée par le chef, maniant tour à tour les registres épique, dramatique et pathétique. Le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>, dirigé par <strong>Thibault Lenaerts</strong> impressionne par sa rigueur, son sens de la finesse allié à une projection ciselée de bout en bout.</p>
<p>Le plateau vocal est un sans-faute. C’est la Médée de <strong>Karine Deshayes</strong> qui fascine le plus ce soir. Au lieu de rechercher un équilibre entre malveillance et humanité, certes présent, mais peut-être un peu convenu, la mezzo-soprano prend au sérieux le personnage qui lui est donné, qui a tout de même tué son compagnon Jason et démembré ses enfants. C’est ainsi une Médée particulièrement perfide que la cantatrice propose, et surtout, presque toujours ironique, voire sardonique, et sans limite. La voix sert magnifiquement le personnage, de par son volume, son agilité et l’ingéniosité de certaines ornementations très bienvenues. En Thésée, <strong>Mathias Vidal</strong> est presque un luxe : le ténor ne figure malheureusement que peu sur scène, pour notre plus grand malheur car chacune de ses apparitions est toujours un bonheur. La finesse de l’émission, l’attention portée à chaque détail et toujours cette diction si caractéristique font de lui un héros baroque indépassable. En face, <strong>Déborah Cachet </strong>propose une Aeglé d’excellente facture : la cantatrice campe un personnage à la fois fragile et courageux. Ses aigus sont d’une douceur remarquable et il est évident que sa voix fréquente le répertoire baroque régulièrement.</p>
<p>Les personnages secondaires sont tout aussi réussis. <strong>Philippe Estèphe</strong> donne à son Egée tout la profondeur régalienne escomptée, tandis que les graves de la voix de <strong>Guilhem Worms</strong> (Aracas et Mars) sont toujours aussi magnifiques à l&rsquo;oreille. Les voix de <strong>Marie Lys</strong>, <strong>Bénédicte Tauran</strong> et <strong>Thaïs Raï-Westphal</strong>, se combinent favorablement entre elles lors d’airs partagés tandis que leur Cléone, Minerve et Dorine méritent d’être saluées. Enfin, <strong>Robert Gretchell</strong> et <strong>Fabien Hyon</strong> complètent très efficacement cette impeccable distribution.</p>
<p><em>Thésée</em> est créée en janvier 1675, soit un an avant <em>Atys</em> : on retrouve quelques signes précurseurs qui montrent que le compositeur est sur la voie du chef-d’œuvre, mais sans encore l’avoir véritablement trouvé. En janvier 1676, avec <em>Atys</em>, on retrouvera un quatuor amoureux, mais bien plus déchirant, axé autour d’un héros plus acteur de son destin, même trop, et mis en musique de manière encore plus virtuose. Et voilà qui tombe bien, le Théâtre des Champs-Elysées, qui a annoncé sa nouvelle saison hier, donnera <em>Atys</em> en mars 2024 avec Mathias Vidal dans le rôle-titre et Déborah Cachet en Sangaride.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-paris-tce/">LULLY, Thésée &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LULLY, Thésée &#8211; Bruxelles (Bozar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-bruxelles-bozar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=126721</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour quelle raison ce grand opéra de Lully est-il si rare en concert, et à peine mieux servi en enregistrement&#160;? Il a pourtant tout pour plaire, à commencer par un livret particulièrement réussi&#160;; certes Quinault n’est pas Racine, mais il livre là un texte riche en intensité dramatique, en formules qui font mouche, en personnages &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-bruxelles-bozar/"> <span class="screen-reader-text">LULLY, Thésée &#8211; Bruxelles (Bozar)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-bruxelles-bozar/">LULLY, Thésée &#8211; Bruxelles (Bozar)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour quelle raison ce grand opéra de Lully est-il si rare en concert, et à peine mieux servi en enregistrement&nbsp;? Il a pourtant tout pour plaire, à commencer par un livret particulièrement réussi&nbsp;; certes Quinault n’est pas Racine, mais il livre là un texte riche en intensité dramatique, en formules qui font mouche, en personnages hauts en couleurs, et Lully une partition musicale de la meilleure veine. Pas de temps mort, des ensembles de solistes de toute beauté, des chœurs percutants et subtilement répartis tout au long de l’œuvre, une partie instrumentale diablement efficace, avec ses effets de trompettes et timbales, tout est réuni pour faire de ce Thésée un grand opéra. Il a d’ailleurs connu un grand succès aux XVIIe et XVIIIe siècles, fait l’objet de nombreuses reprises à l’Opéra de Paris avant la Révolution.</p>
<p>Depuis lors, mises à part une production de William Christie à Ambronay en 1998 (Forum Opéra n’était pas né…) et une autre d’Emmanuelle Haïm aux Champs-Elysées et à Lille en 2008 (Forum Opéra n’y était pas…), l’œuvre semblait glisser lentement vers le purgatoire. Remercions donc Christophe Rousset et ses troupes de l’avoir remise à l’avant-plan par cette série de concerts qui précèdent une parution au disque.</p>
<p>Est-ce que le prologue est moins intéressant que le reste, ou qu’il aurait rendu le spectacle trop long ? Toujours est-il qu’il a été supprimé et que le concert commence par le chœur du premier acte dans Athènes assiégée. Cette mutilation de taille est un peu étonnante de la part de musiciens qui dispensent depuis de nombreuses années leurs meilleurs efforts pour restituer les œuvres dans leur état d’origine, ne ménagent pas leur peine pour retrouver les couleurs instrumentales et vocales de l’époque et cherchent la vérité par la précision de leur démarche. C’est aussi oublier le sens particulier que pouvaient avoir les prologues d’opéra, qui faisaient le lien entre la situation politique du moment (ici en l’occurrence les guerres de Louis XIV contre la Flandre) et le récit mythologique développé dans l’opéra lui-même. Et on se prend à penser qu’il aurait été intéressant, justement dans une production du Klara Festival, l’événement majeur de la radio de service public flamande, de développer un peu ce thème-là ! Même en version de concert, l’opéra a quelque chose à nous dire de notre époque et voilà donc une opportunité manquée.</p>
<p>La conception globale présentée par <strong>Christophe Rousset</strong> semble privilégier l’action, au risque d&rsquo;une certaine nervosité, le déroulement du récit et le maintien de la tension dramatique sans trop consentir de répit à ses troupes. Il choisit des tempi très vifs, enchaîne les numéros les uns aux autres sans discontinuer, avec une grande efficacité, beaucoup d’énergie et un enthousiasme très communicatif. Les Talens Lyriques répondent à leur chef avec le même entrain et une qualité instrumentale sans faille : un continuo sans cesse sur le qui-vive, des cordes très précises, des vents pleins de couleurs, des trompettes guerrières et une timbalière (la désormais légendaire <strong>Marie-Ange Petit</strong>) pleine d’humour. Dans une grande homogénéité, tout ce petit monde concourt à une réussite musicale quasi parfaite.</p>
<p>Une des grandes forces de Christophe Rousset est aussi de réunir des distributions homogènes et de grande qualité. C’est le cas encore une fois ici, avec des chanteurs de très haut niveau pour chaque rôle important. Dominant ce casting de rêve, <strong>Karine Deshayes</strong> donne au très riche personnage de Médée, la maléfique figure centrale du livret, énormément de présence et de caractère&nbsp;; avec une voix puissante, souveraine, abordant tous les registres émotionnels, elle se joue de toutes les difficultés du rôle et impose sa présence comme une évidence. Pour lui donner la réplique, le Thésée de <strong>Mathias Vidal</strong> n’est pas en reste&nbsp;; déployant autant d’énergie vocale que corporelle, vocalement très solide avec une diction parfaite et un timbre très riche, il assume le rôle avec éclat et bravoure.</p>
<p>Troisième grande figure de la distribution, <strong>Deborah Cachet</strong>, qui chante le beau rôle d’Eglé ne démérite pas. Très émouvante dans son approche du personnage, subtile musicienne, elle dégage aussi beaucoup de sincérité. La voix est fort agréable, homogène dans tous les registres, avec un magnifique sens de la phrase musicale en parfaite adéquation avec le texte. <strong>Guilhem Worms</strong> qui chante Arcas possède lui aussi une voix magnifique, chaude et sensuelle, pleine de charme, même si le musicien est moins aguerri. Il livre une prestation convaincante, avec une pointe d’humour comme si il ne parvenait pas à prendre le livret tout à fait au sérieux. <strong>Marie Lys</strong> (Cléone) fait preuve d’une belle agilité vocale, de beaucoup de présence. Les autres protagonistes, <strong>Bénédicte Tauran</strong> en Minerve, <strong>Philipe Estèphe</strong> en Egée, <strong>Robert Gretchell</strong> en Bacchus ou <strong>Thaïs Raï</strong> en Dorine complètent la distribution avec honneur.</p>
<p>Enfin, il faut décerner une mention toute spéciale au <strong>Chœur de chambre de</strong> <strong>Namur</strong>, phalange tout à fait spécialisée dans ce type de répertoire, qui enchaîne les succès et séduit le public par le mordant de ses interventions, la flexibilité et la diversité de son discours, l’engagement de chacun de ses membres et le plaisir très communicatif qu’il prend à chanter cette superbe partition.</p>


<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/karine_deshayes_1.jpg" alt="Karine Deshayes (Elisabetta au ROF en 2021) © DR" class="wp-image-61865" width="904" height="1356" /><figcaption class="wp-element-caption">Karine Deshaye, Médée</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lully-thesee-bruxelles-bozar/">LULLY, Thésée &#8211; Bruxelles (Bozar)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
