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	<title>Katharina THALBACH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Katharina THALBACH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Berlin (Deutsche Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-berlin-deutsche-oper-comment-on-devient-un-classique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Dec 2019 15:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Barbier vu par Katharina Thalbach est en train de gagner un à un ses galons de classique sur la Bismarckstrasse. Cette 70e représentation en tout juste dix ans ne prend guère de rides et reste dans l’air du temps. Quelques ajustements bienvenus, une liberté presque totale laissée aux improvisations des protagonistes, une fluidité remarquable dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <em>Barbier</em> vu par <strong>Katharina Thalbach </strong>est en train de gagner un à un ses galons de classique sur la Bismarckstrasse. Cette 70e représentation en tout juste dix ans ne prend guère de rides et reste dans l’air du temps. Quelques ajustements bienvenus, une liberté presque totale laissée aux improvisations des protagonistes, une fluidité remarquable dans l’occupation des espaces, tout cela est maîtrisé, ajusté et pour tout dire pleinement réussi ; il n’y manque rien, il y en a presque trop. <a href="https://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-berlin-deutsche-oper-festif-pour-les-fetes">L’an passé</a>, nous avions failli crier grâce devant la multiplication des gags, trouvailles, inventions, craignant que tout cela nous détourne de l’essentiel. Et du reste, fallait-il absolument maintenir le tracteur, la décapotable, la douche en plein-air, les innombrables va-et-vient à la terrasse du café, les manifs aux slogans éculés, les lutineries incessantes des badauds au II ? Pas si sûr. Cette version-ci est donc à peine plus sage, tout juste moins déjantée, mais qu’importe au fond puisque l’esprit est préservé, celui de l’opéra-bouffe.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="297" src="/sites/default/files/styles/large/public/6.jpg?itok=lshUYlb8" title="© Marcus Lieberenz" width="468" /><br />
	© Marcus Lieberenz</p>
<p>La copie nous semble de meilleure qualité que l’an passé, et nous le devons tout à la fois à l’orchestre et au plateau. Saluons le travail de <strong>Daniel Carter</strong>. Jeune chef australien, attaché quelques années à Fribourg, il a fait ses débuts il y a tout juste deux mois au Deutsche Oper dans <em>Die Zauberflöte</em> et il entame une collaboration qui s’annonce intéressante. Carter a choisi une baguette légère pour diriger ce <em>Barbier</em>, un tempo cohérent. Il a surtout une écoute remarquable de ses chanteurs et réussit toujours à retomber sur ses pieds malgré quelques libertés prises sur le plateau, nous y reviendrons.</p>
<p>Mis à part Bartolo, tous les personnages sont interprétés par des membres de la troupe ; une précision qui a son importance et qui explique en grande partie la réussite scénique. On n’énumèrera pas la succession de situations comiques ou burlesques qui se suivent à un rythme effréné et avec une aisance, une fluidité, un rythme sidérants. Tout est maîtrisé, calculé, tombe juste et s’enchaîne <em>ad libitum</em>, on en redemanderait presque. C’est pourtant la copie vocale qui emporte définitivement l’adhésion. Le public ne s’y est pas trompé qui, même s’il fut parfois étonnamment indiscipliné (applaudissant à temps et surtout contretemps) a salué justement chacun des protagonistes.</p>
<p>Pas de maillon faible donc ; la Berta de <strong>Aviva Fortunata</strong> se gagne les faveurs du public par un « Il vecchiotto  cerca moglie » du plus bel effet, usant et abusant de son riche corsage pour faire tourner la tête d’un  Bartolo qui n’en peut mais. C’est <strong>Misha Kiria</strong> qui ce soir tient le rôle du tuteur de Rosine et c’est sans doute lui qui recueillera les plus grandes faveurs du public. Il faut dire que son interprétation de Bartolo frise le sans-faute. Un baryton généreux et d’une grande souplesse avec juste ce qu’il faut de puissance, un jeu totalement maitrisé et d’une façon générale une partition qu’il a plaisir à dérouler avec grande aisance. Son « A un dottor della mia sorte » achèvera de conquérir la salle. L’autre voix grave de la soirée (Basilio) est tenu par <strong>Andrew Harris</strong> qui n’arrive pas, dans son air de la calomnie, à se libérer totalement, bien que la mise en scène en soit, une fois n’est pas coutume, plutôt d’une grande sobriété. L’instrument est là pourtant, solide et bien maîtrisé. <strong>Matthew Newlin</strong> est un Almaviva entreprenant, un peu gigolo ; il lui manque encore de s’imposer vocalement face à des collègues sur scène qui, il faut le dire, ont tendance à prendre toute la place.</p>
<p>C’est le cas du rôle-titre. Voilà un barbier qu’on aimerait avoir tout près de chez soi ! <strong>Samuel Dale Johnson </strong>semble trouver dans le personnage de Figaro un rôle à sa pleine mesure. Ce garçon est vibrionnant, infatigable, d’une souplesse de félin et d’une agilité circassienne (y compris lorsqu’il chante dans les airs, retenu par un harnais d’escalade !). Tout cela ne serait rien sans la voix ; et là aussi, on en a pour son comptant. Timbre dense et clair, ligne de chant bien tenue (ce qui, selon les positions acrobatiques qu’on lui impose, relève parfois de la gageure). D’aucuns lui reprocheront de vouloir trop en faire, d’en rajouter, y compris dans l’étirement de la ligne musicale, au risque de mettre en péril la coordination avec les partenaires et l’orchestre, mais, nous l’avons dit, le chef était là pour veiller.</p>
<p>Nous voudrions dire un mot particulier de la Rosine de <strong>Vasilisa Berzhanskaya</strong>, jeune mezzo russe issue de l’ensemble du Bolchoï. Sa toute première apparition, à la fenêtre, et les quelques notes émises, nous ont frappé par leur justesse et leur chaleur. Son « Una voce poco fa » a confirmé la beauté du medium et la profondeur des graves, tout cela soutenu par un timbre charnel du plus bel effet, possédant de riches harmoniques, envoutant pour tout dire. Mais l’aria est long et redoutable et il faut tenir la distance – et accepter de faire mille choses tout en roucoulant, comme tirer les rideaux, porter un pupitre ou passer le balai ce qui, on le concèdera, ne facilite pas forcément la concentration. En un mot, tout n’y était pas, quelques aigus furent timides, la ligne de chant parfois distendue, mais on a eu envie d’être indulgent, tant il nous a semblé que le potentiel vocal est là, qui nécessitera encore approfondissement. Le second air « Dunque io son’ » confirmera ces magnifiques dispositions qui nous donnent envie d’entendre la toute jeune madame Berzhanskaya dans d’autres rôles. Avis aux amateurs : elle débutera dans Romeo de <em>I Capuleti e i Montecchi</em> sous la baguette de Daniele Gatti à Rome dès janvier 2020.</p>
<p> </p>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Berlin (Deutsche Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-berlin-deutsche-oper-festif-pour-les-fetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 06:04:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Deutsche Oper sort deux atouts maîtres pour finir l’année en programmant, avant une Chauve&#8211;Souris qui fermera le ban le 31 décembre un Barbier très festif et qui aura charmé un public qui n’en demandait pas plus. Pour cela, on ressort la lecture de 2009 de Katharina Thalbach qui, moyennant quelques menus ajustements de circonstance, se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Deutsche Oper sort deux atouts maîtres pour finir l’année en programmant, avant une <em>Chauve</em>&#8211;<em>Souris</em> qui fermera le ban le 31 décembre un <i>Barbier</i> très festif et qui aura charmé un public qui n’en demandait pas plus. Pour cela, on ressort la lecture de 2009 de <b>Katharina</b> <b>Thalbach</b> qui, moyennant quelques menus ajustements de circonstance, se joue -brillamment &#8211; du temps et remplit son rôle à merveille. Sa vision  nous entraîne du début à la fin dans un déferlement de gags, acrobaties, clins d’œil qui nous tiennent en haleine. Tout cela est parfaitement bien vu.</p>
<p>Toutefois, vouloir finir l’année en déroulant une vision croquignolesque d’une histoire rebattue, ou privilégier le chant léger et sans prétention, ne doit pas conduire, bien au contraire dirions-nous, à lâcher sur les fondamentaux.<br />
	Et, on le sait bien, chez Rossini, c’est tout de même l’orchestre qui donne &#8230;le tempo. Qu’il soit léger ne saurait l’exonérer d’être dynamique. Qu’il soit plein d’entrain ne saurait l’empêcher d’être précis. L’orchestre, dirigé ce soir là par <b>Nikolas</b> <b>Maximilian</b> <b>Nägele</b> n’a pas été particulièrement de la fête et pour tout dire a déçu dans une partition qui s’apparente souvent à de la fine dentelle. Pas trop d’inspiration, une vision bien monocorde, des décalages nombreux et parfois problématiques (crescendo dans l’air de la « Calomnie », ou avec les chœurs), bref quelques sifflets au baisser de rideau qui n’étaient pas forcément des marques d’enthousiasme.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="297" src="/sites/default/files/styles/large/public/b1.jpg?itok=ZxzAgp80" style="background-color: transparent;cursor: default;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 11.2px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;text-align: center;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none" title="© Marcus Lieberenz" width="468" /><br style="background-color: transparent;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 11.2px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;margin-bottom: 0px;text-align: center;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none" /><br />© Marcus Lieberenz</p>
<p>A sa décharge on dira que dès le départ la tâche s’annonce rude. Le rideau en effet est levé dès l’ouverture et on sait bien ce que cela signifie ; la scène s’anime, l’action démarre , les éclairages éblouissent et on n’écoute plus grand chose&#8230; La grand-place de Séville grouille d’une vie digne des images d’Épinal. Magnifiques décors de carton-pâte, animation débordante pendant que résonnent les premiers accords. Un âne provoque les premiers émois du public, des nonnettes affairées et irrésistibles déclenchent les premiers éclats de rires et quand un tracteur tirant une roulotte croise une décapotable des années 60, le brouhaha couvre l’orchestre et les applaudissements (!) rendent inaudible la musique&#8230; On sera toute la soirée dans cette ambiance plus proche de l’opérette que de l’opera <em>buffa</em> avec ce qu’il faut de digressions inattendues, récitatifs tronqués ou rallongés, et quelques fines allusions en langue allemande auxquelles le public ne résiste pas. Dans ces moments-là, où l’on se dit que ce n’est peut-être pas la musique qui aura le dernier mot, il faut jouer le jeu et rire des pantalonnades de Figaro, des arlequinades de Rosine. Superbes décors de <b>Momme</b> <b>Röhrbein</b>, somptueux costumes tout en couleur de  <b>Guido</b> <b>Maria</b> <b>Kretschmer</b> et une mise en scène foisonnante. On ne sait parfois plus où donner du regard tant tout cela est vie, vif et bien vu (l’arrivée de Figaro par le trou du souffleur est un moment d’anthologie&#8230;) et nécessiterait presque un second visionnage pour en goûter toutes les richesses.</p>
<p>Une fois nos réserves émises sur l’orchestre, nous nous accorderons à qualifier de très professionnelles les prestations des chanteurs. Nous découvrons <b>Jana</b> <b>Kurucovà</b> en Rosine. De jolis moyens, un timbre qui nous rappelait ici et là et en fermant les yeux celui de Teresa Berganza, sans avoir toutefois la vista, la souplesse de celle-ci. Il manque encore de la fluidité dans les ornements de « una voce poco fa » notamment. <b>Matthew</b> <b>Newlin</b> est un Almaviva plaisant, dont les moyens limités notamment en terme de projection, surtout au I, ne l’empêchent pas d’être pleinement de la partie. Son jeu est convaincant. Le Basilio de <b>James</b> <b>Platt</b> et le Bartolo de <b>Noël</b> <b>Bouley</b> déroulent parfaitement leurs partitions maîtrisées jusqu’au bout des doigts. Ils savent qu’il ne s’agit pas seulement de chanter mais aussi et peut-être surtout d’assurer le spectacle, ce dont ils s’acquittent parfaitement. Jolis rôles secondaires dont la Berta de <b>Flurina</b> <b>Stucki</b> qu’on aimera entendre dans des rôles plus denses. La palme revient toutefois au rôle-titre, tenu ce soir là par <b>Samuel</b> <b>Dale</b> <b>Johnson</b>. Il fait feu de tout bois comme il sied pour tel rôle, nous livre d’entrée un « largo al factotum » en tout point irrésistible et tient ce tempo époustouflant tout au long de la soirée, quelle prouesse ! La voix est assurée, globalement maîtrisée, elle sied pleinement à ce Rossini. Elle promet d’heureux lendemains. </p>
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		<title>BRITTEN, A Midsummer Night&#039;s Dream — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-midsummer-nights-dream-geneve-le-vagin-de-la-schtroumpfette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2015 06:46:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au lever du rideau, on découvre un décor vallonné, aux formes vaguement organiques. Certains espaces se soulèvent et retombent, mouvement qui souligne avec humour le rythme de ronflement de l’ouverture évoquant la forêt. Bientôt quelques drapés disparaissent, et l’on comprend qu’on se trouve face au corps tronqué d’une géante allongée, « femme 100 têtes » surréaliste, dont &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au lever du rideau, on découvre un décor vallonné, aux formes vaguement organiques. Certains espaces se soulèvent et retombent, mouvement qui souligne avec humour le rythme de ronflement de l’ouverture évoquant la forêt. Bientôt quelques drapés disparaissent, et l’on comprend qu’on se trouve face au corps tronqué d’une géante allongée, « femme 100 têtes » surréaliste, dont la couleur bleutée évoque irrésistiblement les Schtroumpfs. Au fond, les deux mamelons sont les seins ; cette cavité, au centre, c’est bien sûr le nombril ; quant à cette ouverture en amande fermée par des rabats, au premier plan, c’est une autre partie plus intime encore. Le décor d’<strong>Ezio</strong> <strong>Toffolutti</strong> met l’accent sur la quête érotique des personnages du <em>Songe d’une nuit d’été</em>, tandis que ses costumes – les maquettes, du moins – sont en forme de tests de Rorschach, comme jadis ceux de la <em>Turandot</em> montée à Paris par Margherita Wallmann. Le sommeil de la raison produit des monstres : les esprits en habit élisabéthain qui peuplent la forêt sont tous blafards et chauves, escortés par huit hommes-buissons. Interprété par <strong>Anna Thalbach</strong>, Puck est une sorte de Nosferatu virevoltant, vêtu d’un tutu à bretelles, et dont la voix éraillée évoque plus une Lotte Lenya sur le retour que l’adolescent voulu par Britten. Les humains, eux, vivent dans les années 1920 (chevelures crantées pour les dames, canotier et chaussures bicolores pour les messieurs). Dans sa mise en scène, <strong>Katharina Thalbach</strong> n’exploite vraiment ce cadre qu’au moment où Tytania s’éprend de Bottom : la reine des fées découvre avec émerveillement les attributs de l’artisan changé en âne, avec qui elle se glisse dans la fente à rabats pour une saillie vite interrompue par le sommeil de l&rsquo;âne-étalon. Au dernier tableau, le corps de la géante devenu totalement superflu est masqué par un mur doré devant lequel sera jouée la joyeuse tragédie de Pyrame et Thisbé. Il y a de beaux moments dans ce spectacle, comme l’ultime scène réunissant Oberon, Tytania et tous les esprits, mais il manque malgré tout cette étincelle qui le graverait dans les mémoires, malgré l’enthousiasme avec lequel il est ovationné par le public.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gtg_74_07.png?itok=Gtm1DR8y" title="© GTG / Carole Parodi" width="468" /></p>
<p class="rtecenter">© GTG / Carole Parodi</p>
<p>Les deux couples d’amoureux auraient peut-être pu bénéficier d’une caractérisation un peu plus approfondie. Rien ne les distingue vraiment dans leur jeu, sauf peut-être Demetrius, aux mimiques parfois ouvertement ridicules. <strong>Mary Feminear</strong> est une Helena sans personnalité très affirmée, mais <strong>Stephanie Lauricella </strong>frappe par sa belle aisance dans le grave (sa haute taille va néanmoins à l’encontre du texte shakespearien, où le personnage est traité de « naine » par sa rivale). Face à ces artistes encore à l’aube de leur carrière, leurs galants font figure de vétérans : <strong>Shawn Mathey </strong>est un peu tendu dans l’aigu, et <strong>Stephan Genz</strong> manque un peu d’éclat. <strong>Bernarda Bobro</strong> est une Tytania très légère et le contre-ténor américain <strong>Christopher Lowrey</strong> possède un joli timbre, mais ni l’un ni l’autre ne possède l’autorité qu’on associe au roi et à la reine des fées. Remarqué la saison dernière en Sobakine dans <em>La Fiancée du tsar</em> en concert à Paris, <strong>Alexeï Tikhomirov </strong>est un Bottom dynamique mais au grave assez peu sonore. Habitué des rôles de caractère, <strong>Stuart Patterson </strong>est un Flute moins juvénile mais tout aussi comique que le personnage l’est d’ordinaire. Du reste de la distribution, on détachera l’Hippolyta somptueuse de <strong>Dana Beth Miller</strong>, qui s’impose en quelques répliques. Faute de chœur exclusivement composé de jeunes garçons, les esprits de la forêt sont mixtes, jusqu’aux quatre fées solistes : très belle prestation de la <strong>Maîtrise du Conservatoire populaire de musique de Genève</strong>. Dirigé par un <strong>Steven Sloane</strong> très attentif au détail, l’<strong>Orchestre de la Suisse romande</strong> observe une certaine circonspection, peut-être pour éviter de couvrir les voix, dans cette œuvre conçue pour un théâtre de trois cents places. Signe que ce <em>Midsummer Night’s Dream</em> quinquagénaire est désormais bien inscrit au répertoire, après le retour de la production Carsen l’été dernier à Aix-en-Provence, on le verra bientôt à Metz, et l’été prochain à Glyndebourne.</p>
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