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	<title>Federico TIEZZI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Federico TIEZZI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Die Walküre — Naples</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-naples-la-walkyrie-ou-la-metamorphose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 May 2019 07:17:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si la première journée de l&#8217;anneau du Nibelung narre la transformation de Brunnhilde, de fille obéissante à son père en jeune femme autonome s’éveillant aux sentiments, les représentations de Die Walküre au Teatro San Carlo, où Juraj Valcuha est invité à diriger, métamorphosent l’orchestre napolitain, pourtant point faible de l’institution déjà souligné par les chroniqueurs &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si la première journée de <em>l&rsquo;anneau du Nibelung</em> narre la transformation de Brunnhilde, de fille obéissante à son père en jeune femme autonome s’éveillant aux sentiments, les représentations de <em>Die Walküre</em> au Teatro San Carlo, où <strong>Juraj Valcuha</strong> est invité à diriger, métamorphosent l’orchestre napolitain, <a href="https://www.forumopera.com/otello-rossini-naples-triste-anniversaire">pourtant point faible de l’institution</a> déjà souligné par <a href="https://www.forumopera.com/madama-butterfly-naples-papillon-sans-aile">les chroniqueurs de forumopera</a>. La transformation se réalise ce soir en trois temps. Le premier acte s’écoule dans une lenteur hypnotique. C’est une nécessité autant qu’un choix du chef slovaque. Cela lui permet de patiemment construire l’équilibre entre ses pupitres et d’étager avec soin les leitmotivs et les dynamiques. Certes les cordes manquent encore cruellement de consistance, les cuivres peinent à maîtriser leur puissance et font montre d’une précision aléatoire. La petite harmonie et les violoncelles s’imposent en conséquence comme les deux jambes qui font avancer l’ensemble. Lenteur donc pour ne pas fragiliser un édifice aux fondations fébriles, langueur interprétative pour plonger ce premier acte dont une lecture très noire où tout l’espoir a fui le plateau. Si l’on en comprend tant les raisons sous-jacentes que le geste, on sort perplexe au premier entracte. Le deuxième puis dernier acte prennent le contrepied total : lumière, dextérité, consistance&#8230; sans devenir irréprochable l’orchestre et son chef embrassent le souffle lyrique wagnérien, portés par une distribution à faire pâlir d’envie les plus grandes maisons lyriques. La soirée culmine dans des adieux de Wotan où enfin les cordes possèdent tout le corps nécessaire pour enluminer de rubato la supplique du dieu.</p>
<p><strong>Egils Silins</strong>, bien connu de la scène parisienne, endosse le cache-œil du maître du Walhalla. De la puissance et du mordant il en a revendre : il en impose à l’orchestre même quand la tempête fait rage et soutien les assauts de la partition jusque dans une invocation à Loge quasi dictatoriale. Seule <strong>Ekaterina Gubanova</strong> peut lui rabattre le caquet. La mezzo russe fréquente tant le rôle de Fricka qu’elle fait de ses accents et emportements une seconde nature. Le métal possède toujours ce chatoiement clair-obscur qui sied à la déesse, quand l’actrice sait composer un port à la fois noble et blessé. La bourrasque est brève mais elle laisse le dieu et le public pantelant. <strong>Liang Li</strong> n’est pas encore un Hunding de la même trempe mais la noirceur et l’autorité de ses interventions le place sur le bon chemin. Les Walsung trouvent en <strong>Manuela Uhl</strong> et <strong>Robert Dean Smith</strong> un couple complémentaire. Pour elle, un timbre aux accents plaintifs, relais immédiat du personnage et de son désespoir doublé d’une assurance vocale et scénique certaine. Seules quelques stridences à l’aigu trahissent les limites de l’interprète notamment dans sa dernière intervention sur le leitmotiv de la rédemption par l’amour. A 63 ans, le ténor américain fait preuve d’une fraicheur vocale de jeune premier, d’un métier patiemment acquis dans les plus grands rôles sur les plus grandes scènes internationales. Mathématiquement pourrait-on dire, il chante un des Siegmund les plus aboutis qu’il nous ait été donné d’entendre, un Siegmund dont la rondeur du timbre sied aux emportements amoureux, un Siegmund puissant aux « Wälse » tenus sur une longueur de Guinness Record, un Siegmund tout en legato et en lyrisme. C’est avec une joie non feinte qu’<strong>Irène Theorin</strong> retrouve son Tristan de Bayreuth. Là encore le métier est indubitable chez celle que toute l’Europe connaît en Brunnnhilde, à l’exception de Paris qui se sera contenté d’une seule Elektra. Tout juste lèvera-t-on un sourcil à la simplification rythmique des derniers « hojotoho » que la suédoise opère par commodité. Tout le reste est irréprochable vocalement et d’une intelligence interprétative profonde. Irène Theorin montre toute l’évolution du personnage de cette jeunesse aveugle et enjouée, aux doutes, aux premières irisations de l’amour et à la révolte. La voix possède cette malléabilité capable des <em>crescendo</em> et des <em>forte</em> les plus puissants sans obérer la capacité à chanter piano les phrases le plus douces de la walkyrie.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/3_die_walkure_2019_ph.l.romano-0395_copia.jpg?itok=VlSx8Eqj" title="© L. Romano" width="468" /><br />
	© L. Romano</p>
<p>La mise en scène de <strong>Federico Tiezzi </strong>s’inscrit dans la veine symbolique et emprunte chez ses maitres des éléments disparates : là des lumières à la Wilson, ici une direction hiératique pour faire bonne mesure dans un décor unique constitué d’un cube fait de de squelettes de cubes. Quelques accessoires, dont certains incongrus (pourquoi les jumeaux reviennent-ils avec des éléments aussi triviaux que deux sacs à dos de randonnée avec matelas inclus… Hunding devait dormir bien profondément) et le tour est joué. L’ensemble se laisse voir sans parasiter ce qui reste avant tout une réussite musicale dans une salle, joyaux des théâtres italiens. </p>
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		<title>Simon Boccanegra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/heureusement-quanja-etait-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Thiellay]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 07:12:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Dans le « Plácido Domingo Show » en Boccanegra, vu et applaudi aux quatre coins de la planète, voici l’étape milanaise proposée par Arthaus Musik en collaboration avec la RAI. Les fans de l’immense chanteur espagnol ont déjà pu acquérir la soirée londonienne, chez EMI, malgré de graves défauts (voir le compte-rendu du spectacle), et la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Dans le « Plácido Domingo Show » en Boccanegra, vu et applaudi aux quatre coins de la planète, voici l’étape milanaise proposée par Arthaus Musik en collaboration avec la RAI. Les fans de l’immense chanteur espagnol ont déjà pu acquérir la soirée londonienne, chez EMI, malgré de graves défauts (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1813&amp;cntnt01returnid=54">le compte-rendu du spectacle</a>), et la luxueuse version du Met chez Sony dans la production de Giancarlo Del Monaco (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2312&amp;cntnt01returnid=55">recension</a>).</p>
<p>			 </p>
<p>			Tout a été dit sur ce que <strong>Plácido Domingo</strong> apporte à un rôle dans lequel il est beaucoup plus convaincant qu’en Rigoletto. Certes, la couleur de voix ne laisse de surprendre et, en cette soirée milanaise, on entend surtout, en tout cas dans le prologue, un vieux ténor qui joue au baryton et qui est fatigué, ses aigus trahissant les années. Par la suite, l’émotion et le beau chant reprennent le dessus. Domingo est poignant en vieillard qui se meurt et qui pardonne. La ligne de chant est époustouflante, même si la voix est évidemment moins longue que jadis.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le deuxième point fort de la distribution est <strong>Anja Harteros</strong> qui délivre une magistrale leçon de chant. Puissance, souplesse, beauté intrinsèque de l’instrument, elle se promène en Amelia, rôle qui lui va comme un gant. Tout au plus pourra-t-on regretter une forme de réserve dans l’engagement scénique. Mais, pour elle comme pour tous les autres artistes, il y a des circonstances atténuantes.</p>
<p>			 </p>
<p>			A commencer par un partenaire expressif comme une bite d’amarrage sur le port de Gênes. En Gabriele Adorno, <strong>Fabio Sartori</strong> est à la limite du grotesque. Le ténor enchaîne poses convenues et gestes stéréotypés. Vocalement, si l’instrument fait peut-être effet en live, sur ce DVD, la voix paraît voilée et engorgée, l’aigu se resserrant dangereusement. Une prestation à oublier.</p>
<p>			 </p>
<p>			On se demande bien pourquoi Amelia ne préfère pas Paolo Albiani qui trouve en <strong>Massimo Cavaletti</strong> un interprète idéal. La voix est saine, ronde, timbrée et la projection insolente. Le baryton toscan, qui a beaucoup chanté à Zurich ces dernières années, voit sa carrière décoller (il débutera à Salzbourg en 2012 avant d’assumer le rôle de Posa et Ford à la Scala en 2013…) et ce n’est que justice. Le grand Leo Nucci, qui lui prodigue ses conseils, n’y est sans doute pas pour rien. Et Paris, c’est pour quand ?</p>
<p>			 </p>
<p>			L’autre clef de fa n’appelle hélas pas les mêmes éloges. <strong>Ferruccio Furlanetto</strong> n’en peut plus, détimbre, sombre dans des dérapages véristes hors de propos. Son Fiesco est tout simplement inaudible et laisser un tel héritage au DVD est bien dommage, surtout après une carrière bien remplie.</p>
<p>			 </p>
<p>			Deux derniers points noirs pour finir. On dit volontiers que Simon est un opéra de chef, à supposer que cette expression ait un sens. Le prologue, les belles phrases introductives de l’air d’Amélia, la scène du conseil, les langueurs décrivant les effets du poison permettent, entre autre, au directeur musical et à son orchestre d’exposer leurs intentions musicales. Malheureusement, Simon Boccanegra ne doit pas inspirer <strong>Daniel Barenboim</strong>. Surprenant dans le choix des tempi, sans que l’on en perçoive la raison (prologue), banal la plupart du temps, souvent trop lourd, il déçoit et, si l’on en croit les échos des gazettes, il avait été copieusement hué le soir de la première à Milan. Les miracles du montage permettent de lui éviter ces avanies en vidéo.</p>
<p>			 </p>
<p>			Quant à la production, l’excellent Placido, le nôtre, celui de Forum Opera,Placido Carrerotti, avait tout écrit en chroniquant la création à Berlin (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1339&amp;cntnt01returnid=54">recension</a>). Force est de constater que les améliorations, de l’Allemagne vers l’Italie, à supposer qu’elles aient été apportées, sont discrètes. Le prologue est épouvantablement sombre ; les décors sont médiocres et les acteurs paraissent livrés à eux-mêmes.</p>
<p>			 </p>
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