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	<title>Michael TODD SIMPSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Michael TODD SIMPSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, La fanciulla del West — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-fanciulla-del-west-new-york-quand-le-classique-fonctionne-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de La fanciulla del West (visible du 27 juillet 01h30 heure de Paris jusqu&#8217;au 28 juillet 00h30 sur le site du MET), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 17 octobre 2018. C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>La fanciulla del West </em>(visible du 27 juillet 01h30 heure de Paris jusqu&rsquo;au 28 juillet 00h30 sur le site du <a href="https://www.metopera.org/">MET</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 17 octobre 2018.</strong></p>
<hr />
<p>C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une représentation de <em>La </em><i><em>f</em>anciulla del West</i> au Metropolitan Opera House, commanditaire et créateur de la partition en 1910. Bien qu’il ne soit certainement pas l’ouvrage le plus connu de Puccini, ce western lyrique s’est tout de même ménagé une place de choix au cœur de la saison new-yorkaise. Il n’est donc pas surprenant de le voir servi par une distribution de haut vol, qui conjugue des protagonistes stars à une belle brochette de seconds rôles.</p>
<p>Avec une absence notoire d’airs aisément repérables, la <i>Fanciulla</i> est un casse-tête à distribuer, tant les interventions des différents personnages sont découpées en de nombreuses exclamations, interjections ou dialogues, dans un feu d’artifice vocal qui rappelle <i>Falstaff</i> ou le deuxième acte de <i>La Bohème</i>. C’est donc à chacun des chanteurs de trouver le juste milieu entre style récité et beau chant. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/fan5.jpg?itok=1Bls3Ia8" title="© Ken Howard / Met Opera" width="468" /><br />
	© Ken Howard / Met Opera</p>
<p>Question lyrisme, le baryton <b>Oren Gradus</b> se sert de la complainte de Jake Wallace pour s’assurer un succès bien mérité. Encore plus remarquable est la prestation pleine de style et de noblesse de <b>Michael Todd Simpson</b> en Sonora, chez qui un timbre brillant répond à une belle incarnation scénique. <b>Carlo Bosi</b> ne sacrifie pas au chant trop aigrelet que le ténor bouffe de Nick requiert d’habitude. Ici aussi, la prestation vocale est de haut rang, tout comme les débuts de <b>James Creswell</b> en Ashby, très à l’aise musicalement et scéniquement. </p>
<p><b>Željko Lučić</b> donne à son Jack Rance des allures bienvenues de Scarpia, concentrant toute la hargne du personnage dans son timbre noir et maussade. On craint quelques fatigues dans le début de la prestation, mais un deuxième acte survolté chasse tous les doutes possibles. Attendu depuis quatre ans (après tant d’annulations et de rebondissements dans son actualité new-yorkaise), <b>Jonas Kaufmann</b> fait avec Dick Johnson son retour au Met. La voix semble ici aussi sur la réserve par endroits, ne passant pas nécessairement le bouillonnant orchestre de Puccini. Mais cette économie ne rend que plus visible les véritables éclats de lyrisme du rôle, et les soupirs de la déclaration d’amour du premier acte fendraient le cœur du plus invétéré de ses détracteurs. <b>Eva-Marie Westbroek</b> trouve avec Minnie un rôle à la taille de ses moyens vocaux. Ne souffrant d’aucune faiblesse sur l’ensemble de sa tessiture (quels graves !), elle incarne une jeune femme passionnée, dont la présence scénique rayonne dans tout l’ouvrage. </p>
<p>La direction musicale de <b>Marco Armiliato</b> dévoile un Orchestre du Metropolitan en grande forme. On retrouve enfin le lyrisme qui nous faisait défaut dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, sans pour autant perdre la souplesse si chère à l’orchestre de Puccini. Gageons à l’inverse qu’un peu plus de réserve aurait été bienvenue pour mieux faire passer les chanteurs, notamment dans le duo Dick/Minnie du deuxième acte. La prestation tout à la fois virtuose et éloquente du chœur d’hommes du Metropolitan est également à saluer.</p>
<p>Avec le raté de la veille dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, il y avait beaucoup à craindre de la mise en scène de <b>Giancarlo del Monaco</b>. C’est finalement avec enthousiasme que l’on accueille cette proposition, pourtant ultra-classique. Pas de transposition, pas de lecture peu conventionnelle des personnages, pas d’originalité folle dans les décors et les costumes, mais il faut reconnaître que cela fonctionne. C’est principalement une direction d’acteur virtuose qui est le point fort du spectacle, avec un premier acte remarquable dans sa gestion du rapport entre les solistes et le chœur. </p>
<p><a href="https://www.metopera.org/user-information/nightly-met-opera-streams/?utm_source=720OperaStreamsNewsletterW19&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=2021_stream&amp;utm_content=version_A">Voir la vidéo</a><br />
	 </p>
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		<title>PUCCINI, La fanciulla del West — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-fanciulla-del-west-new-york-quand-le-classique-fonctionne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2018 05:41:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une représentation de La fanciulla del West au Metropolitan Opera House, commanditaire et créateur de la partition en 1910. Bien qu’il ne soit certainement pas l’ouvrage le plus connu de Puccini, ce western lyrique s’est tout de même ménagé une place de choix au cœur de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est quelque chose de symboliquement touchant que d’assister à une représentation de <em>La </em><i><em>f</em>anciulla del West</i> au Metropolitan Opera House, commanditaire et créateur de la partition en 1910. Bien qu’il ne soit certainement pas l’ouvrage le plus connu de Puccini, ce western lyrique s’est tout de même ménagé une place de choix au cœur de la saison new-yorkaise. Il n’est donc pas surprenant de le voir servi par une distribution de haut vol, qui conjugue des protagonistes stars à une belle brochette de seconds rôles.</p>
<p>Avec une absence notoire d’airs aisément repérables, la <i>Fanciulla</i> est un casse-tête à distribuer, tant les interventions des différents personnages sont découpées en de nombreuses exclamations, interjections ou dialogues, dans un feu d’artifice vocal qui rappelle <i>Falstaff</i> ou le deuxième acte de <i>La Bohème</i>. C’est donc à chacun des chanteurs de trouver le juste milieu entre style récité et beau chant. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/fan5.jpg?itok=1Bls3Ia8" title="© Ken Howard / Met Opera" width="468" /><br />
	© Ken Howard / Met Opera</p>
<p>Question lyrisme, le baryton <b>Oren Gradus</b> se sert de la complainte de Jake Wallace pour s’assurer un succès bien mérité. Encore plus remarquable est la prestation pleine de style et de noblesse de <b>Michael Todd Simpson</b> en Sonora, chez qui un timbre brillant répond à une belle incarnation scénique. <b>Carlo Bosi</b> ne sacrifie pas au chant trop aigrelet que le ténor bouffe de Nick requiert d’habitude. Ici aussi, la prestation vocale est de haut rang, tout comme les débuts de <b>James Creswell</b> en Ashby, très à l’aise musicalement et scéniquement. </p>
<p><b>Željko Lučić</b> donne à son Jack Rance des allures bienvenues de Scarpia, concentrant toute la hargne du personnage dans son timbre noir et maussade. On craint quelques fatigues dans le début de la prestation, mais un deuxième acte survolté chasse tous les doutes possibles. Attendu depuis quatre ans (après tant d’annulations et de rebondissements dans son actualité new-yorkaise), <b>Jonas Kaufmann</b> fait avec Dick Johnson son retour au Met. La voix semble ici aussi sur la réserve par endroits, ne passant pas nécessairement l’orchestre bouillonnant de Puccini. Mais cette économie ne rend que plus visible les véritables éclats de lyrisme du rôle, et les soupirs de la déclaration d’amour du premier acte fendraient le cœur du plus invétéré de ses détracteurs. <b>Eva-Marie Westbroek</b> trouve avec Minnie un rôle à la taille de ses moyens vocaux. Ne souffrant d’aucune faiblesse sur l’ensemble de sa tessiture (quels graves !), elle incarne une jeune femme passionnée, dont la présence scénique rayonne dans tout l’ouvrage. </p>
<p>La direction musicale de <b>Marco Armiliato</b> dévoile un Orchestre du Metropolitan en grande forme. On retrouve enfin le lyrisme qui nous faisait défaut dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, sans pour autant perdre la souplesse si chère à l’orchestre de Puccini. Gageons à l’inverse qu’un peu plus de réserve aurait été bienvenue pour mieux faire passer les chanteurs, notamment dans le duo Dick/Minnie du deuxième acte. La prestation tout à la fois virtuose et éloquente du chœur d’hommes du Metropolitan est également à saluer.</p>
<p>Avec le raté de la veille dans <a href="/samson-et-dalila-new-york-met-new-york-puisquon-vous-dit-quil-peut-le-faire"><i>Samson et Dalila</i></a>, il y avait beaucoup à craindre de la mise en scène de <b>Giancarlo del Monaco</b>. C’est finalement avec enthousiasme que l’on accueille cette proposition, pourtant ultra-classique. Pas de transposition, pas de lecture peu conventionnelle des personnages, pas d’originalité folle dans les décors et les costumes, mais il faut reconnaître que cela fonctionne. C’est principalement une direction d’acteur virtuose qui est le point fort du spectacle, avec un premier acte remarquable dans sa gestion du rapport entre les solistes et le chœur. </p>
<p>Le spectacle est retransmis en direct le samedi 27 octobre sur les écrans de cinéma Pathé un peu partout dans le monde. <br />
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		<title>BIZET, Carmen — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-aix-en-provence-drole-de-jeu-de-role/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jul 2017 05:06:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sérieusement, vous ne pensiez tout de même pas que Dmitri Tcherniakov allait proposer une Carmen avec mantilles et habits de lumière ? De toute manière, le metteur en scène russe ne croit pas à cette histoire de gitane fatale et il n’a que faire des toréadors. D’où la nécessité pour lui, sans changer une note de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-aix-en-provence-drole-de-jeu-de-role/"> <span class="screen-reader-text">BIZET, Carmen — Aix-en-Provence</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sérieusement, vous ne pensiez tout de même pas que <strong>Dmitri Tcherniakov</strong> allait proposer une <em>Carmen </em>avec mantilles et habits de lumière ? De toute manière, le metteur en scène russe ne croit pas à cette histoire de gitane fatale et il n’a que faire des toréadors. D’où la nécessité pour lui, sans changer une note de la musique et sans modifier les enjeux de l’intrigue, de trouver un autre contexte où situer cette histoire. Il a donc trouvé une option assez extrême, mais qui fonctionne sans être dupe d’un scénario devenu naïf à force de stéréotypes vieillis.</p>
<p>Tout démarre donc par un préambule parlé, assez long pour que quelques personnes dans la salle croient s’être trompées de spectacle. Un monsieur a la libido en berne, enfin, son épouse parle plutôt de dégoût de la vie et l’a inscrit à une thérapie d’un genre bien particulier : pour réveiller ses ardeurs, on va lui faire jouer le scénario le plus adéquat qui, après examen de ses caractéristiques personnelles, s’avère être celui de <em>Carmen</em>. Il tiendra le rôle de « José » et n’aura qu’à se laisser porter par la situation. Confronté à une « Carmen » et à un « Escamillo », il réagit comme prévu : l’air de la Fleur prouve que « José » peut encore éprouver du désir, même s’il n’en a plus guère pour sa bourgeoise (incapable de le laisser seul cinq minutes, celle-ci a vite exigé qu’on lui crée un personnage, « Micaëla », afin de participer aussi à la thérapie). Hélas, après l’entracte, il refuse de mettre fin au jeu de rôle qu’il prend un peu trop au sérieux. Alors que l’établissement accueille un nouveau patient pour lequel on rejoue exactement les mêmes situations – sur la musique du début du quatrième acte, on revoit les soldats, la garde montante, les cigarières, l’arrivée du toréador…  – « José » pris d’une passion intempestive finit par larder de coups de couteau l’objet de ses pulsions ranimées. Mais la victime, c’est lui, qui bascule dans la folie tandis que « Carmen » se relève, le couteau n’étant qu’un accessoire de théâtre.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="326" src="/sites/default/files/styles/large/public/carmen-0772.jpg?itok=qL7QJWr3" title="© Patrick Berger" width="468" /><br />
	© Patrick Berger</p>
<p>Pour interpréter une telle mise en abyme du mythe, il fallait d’abord deux prodigieux chanteurs-acteurs. <strong>Stéphanie d’Oustrac </strong>est stupéfiante en comédienne qui joue à être Carmen : d’abord délibérément caricaturale, avec une habanéra hilarante où elle multiplie déhanchements et effets de chevelure comme plus personne ne les oserait dans ce rôle, elle est bientôt accablée par ce « José » qui ne veut pas comprendre que sa thérapie est terminée. Face à une consœur pour qui Carmen n’a plus de secret, <strong>Michael Fabiano </strong>bénéficie pour sa prise de rôle d’une production qui le place résolument au centre de l’intérêt. Dans un français de très bonne tenue, il montre qu’il possède toute la force nécessaire pour assurer les éclats du personnage, et n’hésite pas à recourir au falsetto pour le fameux si bémol pianissimo de l’air de la Fleur.</p>
<p>La mise en scène est moins exigeante pour le reste de la distribution. <strong>Elsa Dreisig</strong> peut déployer sa très jolie voix avec une Micaëla moins oie blanche qu’à l’ordinaire (pour son air du troisième acte, elle tente même d’éveiller la jalousie de José en se laissant câliner par Escamillo…) ; peut-être des consonnes parfois plus affirmées ne seraient-elles pas malvenues. <strong>Michael Todd Simpson</strong> semble un peu court aux deux bouts de la tessiture, surtout pour les aigus de son air, où l’on aimerait des points d’orgue plus solidement tenus. L’accent anglo-saxon reprend plusieurs fois le dessus, et les broderies sur le mot « toréador » semblent hélas un peu savonnées.</p>
<p>Pour les personnages secondaires, Aix-en-Provence n’a pas lésiné. Si l’on est séduit par le timbre riche de <strong>Virginie Verrez</strong>, on s’étonne de trouver <strong>Gabrielle Philiponet</strong> un rien acide, elle dont la voix semblait au contraire s’être élargie ces dernières saisons. Dancaïre et Remendado de grand luxe avec <strong>Guillaume Andrieux</strong> et <strong>Mathias Vidal</strong>, déchaînés dans un quintette digne d’un dessin animé de Tex Avery.</p>
<p>Surtout, il faut saluer la magnifique prestation de l’<strong>ensemble Aedes</strong> : non content de distiller de superbes moments de musique, avec une délicatesse de phrasé et une pureté de couleurs comme on en entend rarement dans ce répertoire, les choristes, qui ont ici un peu l’allure de cadres moyens ou d’experts comptables, se livret à une véritable performance théâtrale dès l’instant où ils jouent à être des soldats, des cigarières, et même à être les gamins de Séville, pour un numéro désopilant où les adultes sur scène ouvrent la bouche en rythme tandis que le chœur d’enfants chante en fosse (impeccable <strong>Maîtrise des Bouches-du-Rhône</strong>). L’<strong>Orchestre de Paris</strong> remplit parfaitement son contrat sous la baguette de <strong>Pablo Heras-Casado</strong>, dont la présence se justifie non parce qu’il est espagnol mais parce qu’il est un grand chef, qui permet aux chanteurs des finesses de détail dont on avait perdu l’habitude, comme cette séguedille chuchotée par Stéphanie d&rsquo;Oustrac, et qui dirige une version archi-complète de la partition, sans les récitatifs de Guiraud mais avec tous les mélodrames et toutes les mesures dont nous a trop longtemps privés la version Choudens.</p>
<p>Ce spectacle sera diffusé le jeudi 6 juillet, en direct sur France Musique (à 19h30), en léger différé sur Arte (à 20h55).</p>
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