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	<title>Esther TONEA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Esther TONEA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Don Giovanni &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Toulouse et Dijon, la quatrième version (1) de cet extraordinaire Don Giovanni dans la mise en scène d’Agnès Jaoui s’est posée au vaste Corum de Montpellier, dont l’opéra est coproducteur. Eut-on fréquenté l’ouvrage des dizaines de fois, avec le sentiment d’en connaître tous les ressorts, que chaque nouvelle rencontre s’avère riche en découvertes et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Toulouse et Dijon, la quatrième version (1) de cet extraordinaire <em>Don Giovanni</em> dans la mise en scène d’<a href="https://www.forumopera.com/agnes-jaoui-on-connait-tous-des-don-giovanni/"><strong>Agnès Jaoui </strong></a>s’est posée au vaste Corum de Montpellier, dont l’opéra est coproducteur. Eut-on fréquenté l’ouvrage des dizaines de fois, avec le sentiment d’en connaître tous les ressorts, que chaque nouvelle rencontre s’avère riche en découvertes et en émotion. Celle-ci le confirme pleinement. Les mises en scène du <em>dramma giocoso</em> semblent le plus souvent atténuer, voire ignorer, le <em>giocoso</em>, pour focaliser l’intérêt sur le drame que le séducteur et ses victimes vont vivre. Ce qui frappe d’emblée, sans ambition historiciste, c’est la fidélité à l’esprit qui nourrit cette lecture inspirée : aucun soulignement, ni récupération idéologique ou transposition tendancieuse, l’intelligence y est constante, et c’est déjà un régal pour l’œil comme pour l’esprit. Ainsi, après que le Commandeur l’ait entraîné dans les affres de l’enfer, et que l’ultime sextuor s’achève, voilà que le facétieux réapparait, à la stupéfaction générale assortie de l’évanouissement de Leporello. Beau pied-de-nez pour nous rappeler que nous sommes au théâtre. Cette dernière scène nous rappelle aussi la distinction marquée entre les trois aristocrates (Elvira, Anna et Ottavio) et les manants (Zerline, Masetto, Leporello) : les premiers s’installent dans les fauteuils à la table qu’a abandonnée Don Giovanni, les autres demeurent respectueusement en retrait, debout, avec les laquais. Cette dimension sociale est, là encore, trop fréquemment éludée. Une ultime observation relative à cette mise en scène exemplaire : la présence sur scène des trois orchestres pour le bal qu’offre Don Giovanni afin de séduire Zerlina est devenue rarissime, bien qu’explicitement exigée par la partition et le livret. Elle participe pleinement ce soir au faste sensuel qui s’attache au prédateur cynique, comme à la lisibilité de la complexe polyphonie.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MG4_7072_redimensionner-1294x600.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;">© Marc Ginot</p>
<p>La beauté plastique, les scènes somptueuses sont un bonheur permanent. Le réalisme du décor d’<strong>Eric Ruf </strong>se marie fort bien à l’abstraction onirique de la vidéo, signée <strong>Pierre Martin-Oriol</strong> (la lune changeante, facétieuse aussi, comme chez Méliès) : un dispositif ingénieux permet d’assembler, de mouvoir des éléments empruntés à l’architecture renaissante italienne ou ibérique, pour recomposer, le plus souvent à vue, le cadre de l’action dramatique (2). Il trouve son aboutissement dans la scène d’apparition du Commandeur, au sein d’un édifice religieux dont les oculi quadrilobés prennent tout leur sens. Les lumières magistrales de <strong>Bertrand Couderc</strong> participent idéalement au propos, d’autant plus que les deux-tiers de l’action se déroulent la nuit, propice à toutes les aventures et dissimulations. Seul – petit – regret : l’éblouissement ponctuel, brutal, du fond de scène dans l’obscurité nocturne, dérange, physiquement autant qu’intellectuellement. Quant aux magnifiques costumes de <strong>Pierre-Jean Larroque</strong>, c’est un constant régal tant ils participent à la caractérisation de chacun, avec une réelle beauté des coupes, des textures et des coloris. La direction d’acteurs, les chorégraphies sont d’un soin tout particulier, nourrissent la vérité dramatique.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MG4_8018_redimensionner-1294x600.jpg" alt="" /></p>
<pre style="text-align: center;">© Marc Ginot</pre>
<p>Pourtant, avant même le lever de rideau, les interrogations se faisaient jour. Des bribes de projections, illisibles, puis l’ouverture déconcertaient : cette dernière, prise à la cravache, tendue, privilégiait les ponctuations rageuses au détriment des respirations. Le premier air de Leporello décevait, imprécis, haché, aux graves manquant d’assise. Défaillance passagère certainement car <strong>Evan Hughes</strong> allait rayonner ensuite, et faire preuve de toutes les qualités attendues, et ce, jusqu’à sa dissimulation craintive sous la table, où il contrepointe humoristiquement le propos du séducteur et de sa victime. Son débit, rossinien avant la lettre, lui permet de satisfaire aux tempi très rapides qu’impose parfois la direction. Une voix qu’on espère réécouter. La distribution, internationale, est presque totalement renouvelée. <strong>Mikhail Timoshenko</strong> partageait déjà le premier rôle à Toulouse, en alternance avec Nicolas Courjal. Son Don Giovanni a la prestance attendue, aristocrate aussi autoritaire que séducteur. Grand seigneur et voyou désinvolte, ses moyens sont au rendez-vous. La voix est ample et libre, avec le mordant qui sied. <strong>Karine Deshayes</strong>, pour notre bonheur, incarne toujours, avec une rare justesse, Donna Elvira, fidèle et humiliée. Le timbre n’est pas moins chaud, la conduite exceptionnelle, une grande leçon de chant, du <em>Ah chi mi dice mai</em> au <em>Mi tradi quell’ alma ingrata.</em> Don Ottavio est ici confié<strong> à Michael Gibson</strong>, authentique ténor mozartien, jamais efféminé, dont la voix ample, longue et égale sert bien le rôle, complexe et ingrat. <em>Il mio tesoro</em>, attendu, est justement ovationné. <strong>Stephen Milling</strong> campe un Commandeur impressionnant, voix sonore, caverneuse. On mettait son ample vibrato sur le compte de son agonie après le duel. Las, il persistera et le conservera outre-tombe, ce sera l’unique réserve.</p>
<p><em> </em>Si l’on n’en était informé, rien ne trahirait, ni vocalement, ni scéniquement, les trois prises de rôle, qui sont autant de révélations. <strong>Esther Tonea</strong> a toutes les qualités pour nous offrir une Donna Anna noble et ardente, avec une technique affirmée. Tout juste attendait-on des traits plus précis, plus perlés. Zerlina est une belle découverte : <strong>Miriam Kutrowatz</strong> nous vaut une fausse ingénue, jeune, sensuelle et manipulatrice. Elle respire cette musique avec un naturel confondant, et les chaleureuses acclamations d’un public conquis saluent sa réussite. Un Masetto lucide et touchant, robuste sans caricature, nous est offert par <strong>Frederic Jost</strong>. Une voix solide, sonore, pour un fiancé qui ne s’en laisse pas compter. Les ensembles sont justes, équilibrés, et c’est toujours un plaisir de les suivre, collectivement autant qu’individuellement. A signaler les récitatifs, qui sont du vrai théâtre, accompagnés au piano (forte ?) depuis la fosse. Le chœur, préparé avec soin par <strong>Noëlle Gény</strong>, se montre remarquable dans toutes ses apparitions, y compris lorsqu&rsquo;il est invisible (les voix démoniaques, sépulcrales, de l’enfer). On a connu l’Orchestre national Montpellier Occitanie en meilleure forme. Sous la direction de <strong>Benjamin Bayl</strong>, il fait le job, non sans une certaine routine. Les phrasés sont parfois courts, privés de la sensualité dans laquelle baigne l’ouvrage. Le tissu instrumental, appliqué, n’est restitué qu’avec parcimonie.  La puissance tragique, comme la pirouette conventionnelle, parodique, de la scène ultime sont heureusement irréprochables. Les musiciens mobilisés pour constituer les trois orchestres sur scène sont admirables par leur jeu, leur écoute mutuelle et la qualité de leur émission.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MG4_0235_redimensionner-1294x600.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;">© Marc Ginot</p>
<p>Le public d’un Corum comble, captivé par la réalisation, n’a pas ménagé ses rappels, réservant une standing ovation pleinement méritée.</p>
<pre>(1) <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-toulouse/">https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-toulouse/</a> <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-distr-b-toulouse/">https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-distr-b-toulouse/</a> <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-dijon/">https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-dijon/ </a>
(2) Faut-il rappeler que le drame se joue dans neuf lieux différents, ce que feignent d’ignorer la plupart des réalisateurs ?</pre>
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		<title>Julie Roset lauréate des Auditions du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/julie-roset-laureate-des-auditions-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce dimanche 1er mai se tenait au Metropolitan Opera la finale de la Metropolitan Opera Eric and Dominique Laffont Competition, anciennement Metropolitan Opera National Council Auditions (in French : « Les Auditions du Met »).  Ce dernier concert voyait s&#8217;affronter une ultime fois dix chanteurs sélectionnés après de multiples compétitions régionales, chaque artiste disposant de deux airs pour convaincre le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce dimanche 1<sup>er</sup> mai se tenait au Metropolitan Opera la finale de la Metropolitan Opera Eric and Dominique Laffont Competition, anciennement Metropolitan Opera National Council Auditions (<a href="/breve/finale-des-auditions-du-met-en-streaming">in French : « Les Auditions du Met »</a>).  Ce dernier concert voyait s&rsquo;affronter une ultime fois dix chanteurs sélectionnés après de multiples compétitions régionales,<a href="https://www.metopera.org/globalassets/season/2021-22/laffont-competition/050122-laffont-grand-finals-concert.pdf"> chaque artiste disposant de deux airs pour convaincre le jury</a>. La française Julie Roset y a chanté « Se pietà di me non senti » de <em>Giulio Cesare</em> en première partie (choix audacieux car le Met n&rsquo;est pas vraiment une terre baroque !) puis, après l&rsquo;entracte, « Où va la jeune indoue » de <em>Lakmé </em>. Tandis que Nadine Sierra interprétait la grande scène de Violetta du premier acte de <em>La</em> <em>Traviata</em>, le jury a terminé ses délibérations et retenu 6 artistes dont la jeune avignonnaise de 25 ans. Les autres vainqueurs de l&rsquo;édition 2022 du concours sont Le Bu (baryton-basse chinois de 26 ans), Matthew Cairns (ténor canadien de 27 ans), Alexandra Razskazoff (soprano du Minnesota âgée de 30 ans), Anne Marie Stanley (mezzo-soprano du New Jersey, également trentenaire) et Esther Tonea (soprano de 28 ans de l&rsquo;Etat de Géorgie). Chacun des 6 lauréats  remporte un prix de 20 000 $.  Le public parisien a<a href="/titon-et-laurore-paris-opera-comique-mondonville-contre-le-blue-monday">vait récemment pu apprécier le soprano à l’Opéra-comique</a> dans <em>Titon et l&rsquo;Aurore</em>. On a également pu l&rsquo;entendre dans <em><a href="/la-finta-pazza-versailles-lincoronazione-di-deidamia">Les Indes galantes</a> </em>(Versailles et Beaune), Papagena à Toulon, Aurora et Giunone (<em>La Finta Pazza</em>, Dijon et Versailles) ou <a href="/spectacle-la-theorie-du-cygne-noir-aix-en-provence-monteverdi-and-co"><em>La Théorie du Cygne noir</em></a> (Aix-en-Provence)&#8230; Le soprano léger avec déjà remporté deux « deuxième prix » lors des compétitions du<a href="/breve/un-verdict-cornelien"> Concours Corneille</a> et du <a href="/breve/un-palmares-prometteur-a-froville">Concours International de Chant Baroque de Froville</a>.  Julie Roset sera également Galatea dans <em>Acis and Galatea</em> de Haendel le 21 mai prochain, sous la direction de Leonardo García Alarcón, malheureusement à l&rsquo;Auditorium de Radio France, salle peu adaptée aux voix. Ancien membre de l&rsquo;Académie du Festival d&rsquo;Aix-en-Provence, Julie Roset y interprétera l&rsquo;été prochain Amore et Valetto dans<em> L’Incoronazione di Poppea.  </em> </p>
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