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	<title>Daphné TOUCHAIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Daphné TOUCHAIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Les Brigands — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-brigands-paris-opera-comique-retour-en-force/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 13:36:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De retour à Paris après 18 ans d’absence, Les Brigands mis en scène par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff s’emparent de la Salle Favart avec autant de facilité qu’ils avaient pris la Bastille en 1993. La distribution réunie ici n’a peut-être pas l’éclat de l’affiche initiale mais la dimension de l’Opéra Comique, à l’échelle de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          De retour à Paris après 18 ans d’absence, Les <em>Brigands </em>mis en scène par <strong>Jérôme Deschamps</strong> et <strong>Macha Makeïeff</strong> s’emparent de la Salle Favart avec autant de facilité qu’ils avaient pris la Bastille en 1993. La distribution réunie ici n’a peut-être pas l’éclat de l’affiche initiale mais la dimension de l’Opéra Comique, à l’échelle de l’ouvrage, rééquilibre la balance. Dans un espace moins vaste, l’intelligence du travail réalisé par le couple Deschamps-Makeïeff s’impose avec encore plus d’évidence. La lecture volontairement primaire et appuyée de l’opéra-bouffe d’Offenbach reste d’une efficacité redoutable, au point que l’on se demande comment aujourd’hui on pourrait le représenter autrement. Puis l’on reste épaté par la jeunesse d’un spectacle vu et revu qui n’a pourtant rien perdu de sa fraicheur ; et l’on rit comme au premier jour de gags qui, pour nous, n’ont plus l’attrait de la découverte (Ah ! L’arrivée froufroutante de l’ambassade d’Espagne). « Pour nous », écrivons-nous car, si l’on en croit ses réactions amusées, le public &#8211; qui n’est pourtant pas si jeune &#8211; semble découvrir tout ensemble et l’œuvre et la mise en scène.</p>
<p>Sur le plateau, à l’exception de Fragoletto, on retrouve la troupe que nous avions applaudie à Bordeaux en 2009 (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1218&amp;cntnt01returnid=54">notre compte-rendu</a>) et à Toulon il y a quelques mois (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1218&amp;cntnt01returnid=54">le compte-rendu de Maurice Salles</a>). C’est d’ailleurs l’esprit de troupe qui prévaut ici conformément au souhait d’Offenbach, ainsi que le soulignent Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff dans le programme. D’une distribution qui comprend près de vingt rôles, la partition n’en distingue vraiment que trois : Falsacappa, Fiorella et Fragoletto. <strong>Eric Huchet</strong> reste un chef des brigands solide et bien-disant dont on déplore juste l’économie d’aigus. Le rôle, rappelons-le, fut écrit pour Dupuis, créateur du Pâris de <em>La Belle Hélène</em>, qui n’était pas avare d’effets en voix de tête (ce dont se dispense allègrement Erich Huchet). <strong>Daphné Touchais </strong>interprète une Fiorilla toujours aussi frêle, même si pétillante. Le Fragoletto de <strong>Julie Boulianne</strong> a autant d’esprit que sa partenaire mais, malheureusement, pas plus d’envergure. C’est finalement le vétéran, <strong>Francis Dudziak</strong>, (il faisait déjà partie de l’enregistrement Gardiner à la fin des années 80) qui, par sa présence vocale, rafle la mise dans le petit rôle du baron de Campotasso. Citons aussi <strong>Philippe Talbot</strong> dont le comte de Gloria Cassis ne manque pas de panache.</p>
<p>La seule nouveauté par rapport aux éditions précédentes se trouve dans la fosse. Les musiciens, qui interprètent la partition sur instruments d’époque, sont majoritairement tournés vers le plateau. Le chef d’orchestre est donc placé non plus face à eux mais en leur centre, comme lorsqu’on a commencé à diriger Wagner à Paris (dixit François-Xavier Roth dans le programme). Ce dispositif donne à la musique d’Offenbach une vivacité qui pourra paraître trop acidulée aux partisans de sonorités plus repues. Soir de première oblige, quelques gouttes de lubrifiant sont encore nécessaires pour que le spectacle apparaisse aussi huilé musicalement que scéniquement. A cette réserve près, <strong>François-Xavier Roth</strong> fait vrombir l’<strong>Orchestre Les Siècles</strong> avec un enthousiasme contagieux.</p>
<p> </p>
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		<title>OFFENBACH, Les Brigands — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-nostalgie-revendiquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2011 00:14:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment représenter aujourd’hui les opéras comiques d’Offenbach ? L’abondance dans le texte des dialogues d’allusions satiriques à la société du second Empire conduit souvent les metteurs en scène à chercher des transpositions qui rapprochent l’œuvre du spectateur contemporain ; c’est la démarche de Laurent Pelly. A l’opposé de cette conception, Macha Makeïeff explique dans le programme de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Comment représenter aujourd’hui les opéras comiques d’Offenbach ? L’abondance dans le texte des dialogues d’allusions satiriques à la société du second Empire conduit souvent les metteurs en scène à chercher des transpositions qui rapprochent l’œuvre du spectateur contemporain ; c’est la démarche de Laurent Pelly. A l’opposé de cette conception, <strong>Macha Makeïeff</strong> explique dans le programme de salle qu’elle et <strong>Jérôme Deschamps</strong> sont partis de leurs souvenirs pour recréer l’atmosphère des représentations théâtrales de leur enfance. Ainsi le mot d’ordre a été : foin de la modernité, et vive la convention !</p>
<p>En accord avec cette déclaration, chaque lever de rideau découvre un tableau différent où les personnages surgissent ou évoluent dans un décor de toiles peintes qui se donnent pour telles. D’abord c’est le pied des montagnes où les brigands exercent leur coupable industrie ; elles s’élèvent par degrés dont les replis permettent des apparitions successives ou simultanées jusqu’à l’horizon où des volcans se découpent sur le ciel. Puis c’est la frontière où s’élève l’auberge choisie pour la rencontre des Mantouans et des Grenadins, meubles rustiques et poules en liberté. Enfin c’est le palais du Duc de Mantoue, fauteuils, escaliers, tentures, candélabres, rien ne manque. Les costumes, dûs eux aussi à <strong>Macha Makeïeff</strong>, sont d’une grande variété, des uniformes rouges des carabiniers aux haillons bariolés des brigands en passant par les tenues de cérémonie andalouses. Ce réalisme fantaisiste a son charme ; à défaut d’être séduit on peut s’en amuser.</p>
<p> </p>
<p>Amuser, voilà le grand mot. En soi, l’œuvre y prétend en exposant l’échec d’une ruse ourdie par des voleurs gagne-petit pour s’emparer d’une fortune ; cette trame ténue, rendue burlesque par les invraisemblances et les allusions satiriques à la société de leur temps, librettistes et compositeur l’ont nourrie de lieux communs et d’allusions. Les premiers concernent les personnages : le chef autoritaire est un père débonnaire, la friponne a bon cœur, l’ingénu a toutes les audaces, le puissant ne l’est guère, les prétentieux sont ridicules. Les secondes se réfèrent à des œuvres en vogue comme des clins d’œil au spectateur : autant d’échos de <em>Fra Diavolo</em>, du <em>Comte Ory</em>, de <em>La Fille</em><em> du Régiment</em>, de <em>Rigoletto</em>, pour en rester aux évidences. Ces références théâtrales et musicales, tout en constituant l’étoffe de l’œuvre, sont consubstantielles du plaisir de l’auditeur, que les trouvailles mélodiques et rythmiques d’Offenbach – six ans avant <em>Carmen</em> il écrit une musique espagnole plus vraie que nature &#8211; viennent encore enrichir. </p>
<p> </p>
<p>Cette satisfaction, à la fois intellectuelle et sensuelle, n’a-t-elle pas suffi aux metteurs en scène ? Ils ont jugé bon d’adjoindre aux chanteurs des comédiens membres de la troupe des Deschiens – qu’ils dirigent &#8211; dont le comique repose sur des trognes, l’inadaptation, la répétition, les actions avortées, les situations foirées, sur champ de mimiques et de borborygmes. Sans aucun doute, l’insertion est menée de main de maître. Mais n’est-elle pas en porte-à-faux avec une œuvre basée sur la volubilité, langagière et musicale ? D’autant que la vogue connue par cette troupe lui a valu une présence si marquée à la télévision qu’on ne peut se défendre d’une impression de réchauffé, voire de suranné ! Bref, ce qui devait enrichir le comique tendrait pour nous à l’alourdir sans nécessité.</p>
<p> </p>
<p>Heureusement, chanteurs et musiciens donnent dans la légèreté. Malgré quelques menus décalages les choristes ont toute la présence requise, y compris dans les nuances. On en dira autant de tous les solistes. <strong>Eric Huchet</strong> s’impose physiquement et vocalement en chef des brigands. <strong>Daphné Touchais</strong>, Fiorella piquante et touchante et <strong>Julie Boulianne</strong>, convaincant Fragoletto, sont peut-être éprouvées par le calendrier très serré car par instants leur voix semble bien menue. <strong>Martial Defontaine</strong>, Duc de Mantoue gentil nigaud, et <strong>Thierry Félix</strong>, caissier saisi par la débauche, sont impeccables. <strong>Michèle Lagrange</strong>, altière Princesse de Grenade, est flanquée par <strong>Marc Molomot</strong> d’un hidalgo caricatural à souhait dont l’ambassadeur de Mantoue, <strong>Francis Dudziak</strong>, est l’exact équivalent. <strong>Philippe Talbot</strong>, qui semble le sosie d’Eric Morena, est époustouflant en chef de délégation survolté. Dans le rôle ingrat de Pietro qui ne lui réserve pas d’air, <strong>Franck Leguérinel</strong> réussit le tour de force d’apparaître comme un premier plan, égal à lui-même, élégant, cocasse et inventif.</p>
<p> </p>
<p>Dès l’ouverture on était saisi : les couleurs suggestives et les rythmes prenants prenaient leur essor avec une verve joyeuse mais de bon ton, sans éclats intempestifs ou scansions pesantes. Le plaisir se prolonge : <strong>Nicolas Krüger</strong> dirige avec une précision impeccable et obtient de l’orchestre une complicité sans accroc. Il partage avec tout le plateau le triomphe que le public réserve au spectacle, dans l’euphorie du feu d’artifice final auquel participent les volcans du décor. <em>Les Brigands</em> sont entrés brillamment au répertoire de l’Opéra de Toulon. </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>L’Ecole des femmes à Bordeaux en hommage à Liebermann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lecole-des-femmes-a-bordeaux-en-hommage-a-liebermann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 07:56:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  « C’est parce qu’il était à la tête de l’Opéra de Paris que ma carrière s’est orientée vers le domaine culturel, tout particulièrement celui de l’opéra et de la danse » aime raconter Thierry Fouquet à propos de Rolf Liebermann. Depuis longtemps, le directeur de l’Opéra National de Bordeaux souhaitait présenter à son public L’Ecole des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			« <em>C’est parce qu’il était à la tête de l’Opéra de Paris que ma carrière s’est orientée vers le domaine culturel, tout particulièrement celui de l’opéra et de la danse</em> » aime raconter Thierry Fouquet à propos de Rolf Liebermann. Depuis longtemps, le directeur de l’Opéra National de Bordeaux souhaitait présenter à son public <em>L’Ecole des femmes</em>, un opéra bouffe en 3 actes que Liebermann composa en 1955 d’après Molière et « <em>qui correspond particulièrement bien au Grand-Théâtre</em> ». Les commémorations du centenaire de la naissance du musicien suisse (Rolf Liebermann est né à Zurich le 14 septembre 1910 et mort à Paris le 2 janvier 1999) lui offrent enfin l’occasion de réaliser ce projet en forme d’hommage. Sur un livret du grand dramaturge allemand Heinrich Strobel, <em>L’Ecole des femmes</em> met en scène Molière lui-même venu assister à une représentation de sa pièce au XXe siècle. Un sujet qui n’est pas sans rappeler <em>Ariane à Naxos</em> de Richard Strauss. « <em>Le même esprit, le même type d’écriture, de rapidité et de vivacité</em> », insiste Thierry Fouquet, « <em>je trouve amusant que nous en proposions la création en France au cours de la saison qui programme également </em>Ariane à Naxos ». Le hasard fait bien les choses, non ?  Du 26 novembre au 1er décembre 2010, dans une mise en scène d’Eric Génovèse, avec Paul Gay en Poquelin et Daphné Touchais en Agnès (plus d’informations sur <a href="http://www.opera-bordeaux.com/">www.opera-bordeaux.com</a>).  </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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