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	<title>Alex TSILOGIANNIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alex TSILOGIANNIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>STRAUSS, Die Fledermaus — Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-fledermaus-florence-pipistrello-chauve-souris-en-italien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 02:45:37 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A chaque pays ses traditions. Si en Allemagne et en Autriche <em>Die Fledermaus </em>occupe la Saint-Sylvestre de bien des théâtres, nos amis transalpins fréquentent moins le chef d&rsquo;œuvre de Johann Strauss. A Florence, son entrée au répertoire date de 2015 et il faut surement voir la patte d’Alexander Pereira derrière cette nouvelle coproduction avec le Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich. Si certaines idées de la mise en scène de <strong>Joseph Ernst Köpplinger </strong>nous laissent songeur – la transposition dans les années 1920, dans une station de ski autrichienne ne semble qu’un prétexte au générique animé pendant l’ouverture et au décor tarabiscoté du chalet tout en diagonales plutôt qu’en angles droits – on louera l’inventivité et l’humour subtil des deuxième et troisième actes. Les décors sont somptueux : entrée du palais Orlofsky agrémentée de haies et d’une reproduction en glace de la statue en or de Johann Strauss du Stadtpark de Vienne, prison de bric-à-brac où l’on retrouve les lignes diagonales justifiées par le poids de la paperasse sous lequel croulent les armoires. Frosch et Frank sont désopilants. Surtout le metteur en scène autrichien joue la carte de la connivence nationale et maintient un fil rouge humoristique tout au long du spectacle grâce au ténor. Alfred chante aux fenêtres de Rosalinde (ou depuis sa cellule de prison), voilà un trait bien latin qu’<strong>Alex Tsilogiannis</strong> va reproduire sans cesse au premier et dernier acte en commentant l’action avec des tubes du répertoire italien : Rosalinde et lui s’échangent (en musique) des répliques de la Traviata (« amami Alfredo » très à propos). Quand il fait irruption dans la maison, « che gelida manina » accompagne leurs palabres de séduction. Au troisième acte, « nessun dorma » ouvre cet acte situé au petit matin du lendemain de la Saint-Sylvestre. Frosch parie que le ténor sera incapable de rester silencieux et l’emporte sur un « vincero » tonitruant repris à l’orchestre. Enfin quand le gardien se croit emmuré dans sa propre prison, Alex Tsilogiannis entame « Celeste Aida ». On se gondole sur son fauteuil et tout le reste est à l’avenant, entre élégance, finesse et maestria. On se demande quelles citations du répertoire germanique pourront être dévolues au ténor à Vienne quand la production s’y établira, même si ces drôleries italiennes, auxquelles il faut ajouter encore des extraits de <em>Rigoletto</em>, peuvent trouver leur place partout.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/244-michelemonasta_a1_5990-scaled_-_copie_0.png?itok=OmclJR0D" title="© Michele Monasta" width="468" /><br />
	© Michele Monasta</p>
<p>A l’image de la production, <strong>Zubin Mehta </strong>dirige l’orchestre du <em>Maggio musicale fiorentino</em> avec délicatesse et une précision d’orfèvre… d’où se détache un ballet tonitruant. Les équilibres sont dosés avec soin, le plateau installé confortablement sous la battue et la balance du chef. On regrettera un grain de folie, des tempi plus allants, peut-être dû à la distribution.</p>
<p>Se détache de celle-ci le ténor grec Alex Tsilogiannis, aussi présent dans les ensembles qu’à propos dans tous les courts emplois qu’on lui demande de revêtir (le « Vincero » backstage décoiffe). <strong>Marina Viotti </strong>endosse sans effort le froc du Prince Orlofsky. Son timbre granuleux épouse les affects de l’aristocrate désabusé. <strong>Valentina Stadler</strong> (Ida) et <strong>Daniel Prohaska</strong> (Doktor Blind) assurent leur partie sans démériter ; <strong>Robert Meyer</strong> (Frosch) et <strong>Francesco Grifoni </strong>(valet du Prince) accompagnent les chanteurs d’un jeu à la verve comique adéquate. <strong>Liviu Holender</strong> convainc lui tout à fait en Doktor Falke facétieux. De même pour <strong>Reinhard Mayr </strong>dont le Frank bénéficie d’une émission franche et d’un surcroit de volume. C’est finalement le trio principal qui nous laisse sur notre soif. <strong>Regula Mülhemann</strong> dispose d’un très beau registre suraigu mais on a connu des Adele plus folles, plus audacieuses dans les roucoulades et plus précises dans la vocalisation. <strong>Markus Werba</strong> possède à l’évidence tous les ressors pour incarner Gabriel. Il lui manque un rien de projection et de beaucoup de volume pour l’imposer. Enfin, <strong>Olga Bezsmertna</strong> capitalise sur une voix charnue qui hélas plafonne. Ses aigus sont systématiquement trop bas et la czardas la met en difficulté. Heureusement l’esprit de troupe et le plaisir évident que tous prennent à participer à cette production réussie contrebalance ces quelques insuffisances.</p>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-clermont-ferrand-un-bouffon-peut-en-cacher-un-autre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2015 06:41:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cherchez la bosse ! Le personnage de ce Rigoletto clermontois tout en gibbosités et aspérités n’en manque pourtant pas. Mais la fameuse bosse n’est pas là où le voudraient les conventions. Chez le héros hugolien mis en musique par Verdi, l’absence de difformité physique revendiquée par le metteur en scène Pierre Thirion-Vallet renvoie davantage aux disgrâces &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cherchez la bosse ! Le personnage de ce <em>Rigoletto </em>clermontois tout en gibbosités et aspérités n’en manque pourtant pas. Mais la fameuse bosse n’est pas là où le voudraient les conventions. Chez le héros hugolien mis en musique par Verdi, l’absence de difformité physique revendiquée par le metteur en scène <strong>Pierre Thirion-Vallet</strong> renvoie davantage aux disgrâces morales des protagonistes de cette tragédie. Le bouffon, parodie de Chaplin dont il a tous les attributs &#8211; des godillots au chapeau melon en passant par le pantalon trop large, la redingote trop étroite, la canne et la moustache et jusqu’à la célèbre démarche staccato et chaloupée – n’en est heureusement pas la pâle copie. Sa silhouette portée sur l’embonpoint en fait plutôt un émule d’Oliver Hardy. Il ne cherche donc pas à faire illusion et revendique sans ambiguïté l’ambivalence métaphorique de son costume : pitre sans pitié à la cour du duc de Mantoue dont il abhorre la corruption, il se métamorphose de retour dans ses foyers, en père aimant et jaloux.</p>
<p>Pour autant, Thirion-Vallet évite d’enfermer sa lecture dans un manichéisme réducteur et simpliste. Au dernier acte Rigoletto arrache sa fameuse moustache et tête nue, debout, se dresse en régicide venu venger le déshonneur de Gilda. L’invective cinglante d’un <strong>Lars Fosser</strong> en innerve l’incarnation vériste en homme viscéralement humilié. L’aplomb vocal surprend par son timbre de rogomme et convainc par sa violence inattendue aux accents âpres et burinés qui culminent avec une égale violence dans l’anathème (« Cortigiani, vil razza dannata »), la menace (« Nulla in terra ») et la supplique (« Dimmi tu dove »).</p>
<p>Caractérisation rageuse d’un baryton aux émouvantes raucités qui offrent un contraste violent avec l’élégance savamment dissolue d’<strong>Alex Tsilogiannis</strong>. La noblesse et la faconde charmeuse de son phrasé en font un Duc de belle étoffe doué dans le médium d’une facilité d’émission à fleur de lèvre. Une facilité dont par contraste, il semble quelque peu et inexplicablement restreindre le panache dans « La donna è mobile », alors qu’il réussit parfaitement son « Bella figlia dell’amore » d’une exquise éloquence ! Plus volage et libertin que franchement cynique, on serait prêt à l’absoudre de ses turpitudes (amoureuses) si la mise en scène ne le désignait dès le lever de rideau sous le masque de la mort conduisant Gilda vers son tragique destin.</p>
<p>Funeste et prémonitoire apparition que met en exergue l’autel sacrificiel où l’héroïne s’avance avec son futur prédateur. Cet autel qui après avoir été l’espace d’enfermement où la réduit son père, sera aussi le lieu de sa propre perte dans les bras de son séducteur. <strong>Mercedes Arcuri</strong> défend héroïquement, avec passion et justesse, la grâce fragile, l’innocence sincère et la pureté trahie du personnage. La soprano possède surtout un instinct verdien très sûr qui l’exonère de tout artifice pour convaincre (« Quanto dolor !&#8230; »). La souplesse et le souverain contrôle de sa colonne d’air confèrent à sa ligne vocale une parfaite ductilité qui lui ouvre tout un éventail de nuances, notamment dans un vibrant « Caro nome » jusqu’au contre-mi.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto-0081_copie.jpg?itok=QUwQrevd" title="© Ludovic Combe" width="468" /><br />
	© Ludovic Combe</p>
<p>Autant d’innocence ne saurait dissiper la noirceur de cette tragédie. Et au deuxième acte, l’immense reproduction du corps scindé en deux de la Biblis de Bouguereau nous rappelle dans toute sa sensualité alanguie, l’imminence de l’innocence bafouée. Y compris comme ici, dans leurs manifestations les plus spectaculaires, les décors de <strong>Frank Aracil</strong> n’interfèrent jamais sur la dramaturgie par excès de symbolisme ou de didactisme. Soutenus par le jeu subtil des lumières, ils jouent sur les perspectives en seulement quelques plans très épurés qui se suffisent à eux-mêmes et dont les simples glissements suffisent aussi à la progression de l’action en suggérant les changements d’espaces. Espaces d’une intemporalité revendiquée au diapason de l’extrême raffinement des costumes de <strong>Véronique Henriot</strong>. Ceux-ci revêtent les personnages d’une seconde peau, reflet de leur propre psychologie, miroir de leurs ambiguïtés, de leur bassesse ou leurs espoirs.</p>
<p>Sur ce plateau homogène se distinguent le Monterone d’une formidable présence du baryton chinois <strong>Ping Zhang</strong>, véritable figure du Commandeur, le Sparafucile à la noirceur affutée de <strong>Federico Benetti</strong>, et la générosité et le mordant de <strong>Juliette de Banes Gardonne</strong> en pulpeuse Maddalena. Il fallait enfin plus qu’à l’évidence toute l’impulsion et la théâtralité bien contrôlée d’un <strong>Amaury du Closel</strong> à la tête de l’Orchestre Opéra Nomade pour porter ce <em>Rigoletto </em>vers des visions hugoliennes aussi affirmées. Le son, capiteux sans outrance, est d’abord au service des reliefs et des lumières d’une partition complexe dans sa fluidité. Le chef insuffle une indéniable palpitation à cette conduite libérée mais toujours au plus près au service du chant et du drame. Et c’est là toute la difficulté de cette musique que parvient à résoudre la lecture perspicace d’Amaury du Closel : flatter à la fois l’ironie mâtinée d’accents ouvertement roturiers et désinvolte et les cambrures aristocratiques.</p>
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