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	<title>Violeta URMANA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Violeta URMANA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Der Ring des Nibelungen &#8211; Berlin (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wagner-der-ring-des-nibelungen-berlin-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 07:24:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’enregistrement que propose le label Unitel est la captation du deuxième des trois cycles de la Tétralogie proposés par le Staatsoper Berlin à l’automne 2022. Celle-ci fut reprise au printemps 2024, puis à l’automne 2025. Il s’agissait de la nouvelle production signée Dmitri Tcherniakov, sous la baguette de Christian Thielemann à la tête de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’enregistrement que propose le label Unitel est la captation du deuxième des trois cycles de la Tétralogie proposés par le Staatsoper Berlin à l’automne 2022. Celle-ci fut reprise au <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-berlin-staatsoper/">printemps 2024</a>, puis à l’automne 2025.<br />
Il s’agissait de la nouvelle production signée <strong>Dmitri Tcherniakov</strong>, sous la baguette de <strong>Christian Thielemann</strong> à la tête de la Staatskapelle Berlin. Cette captation avait fait l’objet d’une diffusion sur arte.tv, disponible plusieurs semaines en 2023.<br />
C’est précisément ce deuxième cycle que nous avions chroniqué les 30 octobre (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/das-rheingold-berlin-staatsoper-lor-resume-a-lanneau/">Das Rheingold</a>), 31 octobre (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-berlin-staatsoper-emotions-questions-et-regrets/">Die Walküre</a>), 5 novembre (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/siegfried-berlin-staatsoper-plateau-vocal-hors-norme/">Siegfried</a>) et 8 novembre 2022 ( <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gotterdammerung-berlin-staatsoper-un-plaisir-a-prolonger/">Die Götterdämmerung</a>).<br />
L’initiative de cette nouvelle production revient, il convient de ne pas l’oublier, à <strong>Daniel Barenboïm</strong>, qui souhaitait à cette occasion célébrer un double anniversaire : les 80 années de son existence et ses 30 années passées au poste de GMD, Generalmusikdirektor de la Staatskapelle Berlin. On sait que malheureusement la maladie contraindra Barenboïm à la fois à renoncer à diriger cette production, mais aussi à céder la place de GMD à Christian Thielemann, que chacun du reste pressentait comme successeur. «  Nous nous connaissons depuis des années et je sais qu’avec lui le <em>Ring</em> est entre de bonnes mains », dira-t-il.<br />
De fait, la presse allemande et internationale (dont Forum Opéra) a encensé cet Anneau dont il fut dit qu’il a posé, au moins en ce qui concerne la direction musicale, de nouveaux jalons dans l’interprétation du cycle. Il faut dire que la distribution XXL (Volle, Kampe, Schager, Mahnke, Doron, Rügamer, Urmana, Watson, Villazón, Kissjudit, Vasar, Kränzle, Kares) laissait présager les plus hauts sommets vocaux – les attentes, autant le dire tout de suite, ne furent pas déçues.<br />
<strong>Michael Volle</strong> en Wotan/Wanderer scelle avec ce cycle berlinois une prestation de très haute tenue. Présent sur les quatre (!) épisodes (on le comprendra plus bas), il possède, outre la puissance, un moelleux dans le grave qui ne semble toujours pas prendre de rides, même <a href="https://www.forumopera.com/michael-volle-il-ny-a-quun-seul-bayreuth/">si cette question le taraude</a>. Son premier arioso de <em>Rheingold</em> donne le la, ses actes II et III de <em>Walküre</em> et particulièrement le duo avec Brünhilde feront référence (« Leb wohl, du kühnes, herrliches Kind » ). Et quelle articulation ! La Brünnhilde d’<strong>Anja</strong> <strong>Kampe</strong> est elle aussi superlative ; son omniprésence dans <em>Götterdämmerung</em> ne semble pas l’atteindre et elle finit son monologue d’adieu en majesté. Et que dire du Siegfried d’<strong>Andreas</strong> <strong>Schager</strong>, qui ne connaît aucune limite, aucune faiblesse. Malgré tout ce que lui impose la mise en scène (fracasser des tables à coup de masse, porter ses partenaires, prendre une douche sur scène, etc. !), le Heldentenor ne vacille jamais et emplit la salle du Staatsoper de sa surpuissance. Autre héros du cycle, <strong>Mika Kares</strong> qui chante Fasolt puis Hunding et enfin Hagen. Terrible méchant qui possède la profondeur et la noirceur de la basse et qui font de lui le diable qu’on adore détester. Son tonitruant « Hoiho » dans Götterdämmerung nous donne encore le frisson.<br />
Dans <em>Walküre</em>, le couple Sieglinde (<strong>Vida Miknevičiūtė</strong>) – Siegmund (<strong>Robert</strong> <strong>Watson</strong>) fait merveille en jeunes amoureux somme toute maudits. Leur duo d’amour est d’une immense tendresse. <strong>Johannes Martin Kränzle</strong> est un habitué du rôle d’Alberich. On ne sait s’il faut louer l’acteur d’abord ou le chanteur. Il se plie avec grande humilité à tout ce qu’exige de lui la conduite d’acteurs et ce n’est pas mince. <strong>Stephan Rügamer</strong> est un Mime qui se révèle diabolique dans <em>Siegfried</em>, après un <em>Rheingold</em> déjà réussi. <strong>Peter Rose</strong> est Fafner à la voix peut-être pas caverneuse mais qui donne au personnage (qui est tout sauf un dragon) toute crédibilité dans la noirceur. <strong>Lauri Vasar</strong> se révèle davantage en Gunter que dans le modeste rôle de Donner, <strong>Siyabonga Maqungo</strong> étant un Froh tout aussi juste. <strong>Rolando Villazón </strong>est-il aussi juste en Loge ?  Ses pitreries et ses manières semblent un peu excessives, et la diction (même si Villazón parle un allemand courant) laisse un peu à désirer. <strong>Anett Fritsch</strong> est une Freia bien fragile (elle sera Ortlinde dans la première journée), soutenue par la Fricka de <strong>Claudia Mahnke</strong> qui donne toute sa mesure dans <em>Walküre</em>. A l’inverse, c’est dans <em>Rheingold</em> que <strong>Anna Kissjudit</strong> brille de mille feux (plus que dans <em>Siegfried</em> où le rôle est moins prégnant). L’alto est magnifique de douceur et de force tout à la fois, le timbre d’une chaleur enivrante. A noter que Kissjudit va « monter en grade » à l’été 2026 puisqu’elle sera la Fricka du <em>Ring</em> anniversaire.<br />
Les Walkyries (<strong>Clara Nadeshdin</strong>, <strong>Christiane</strong> <strong>Kohl</strong>, <strong>Michal</strong> <strong>Doron</strong>, <strong>Alexandra</strong> <strong>Ionis</strong>, <strong>Anett</strong> <strong>Fritsch</strong>, <strong>Natalia</strong> <strong>Skrycka</strong>, <strong>Anna</strong> <strong>Lapkovskaja</strong>, <strong>Kristina</strong> <strong>Stanek</strong>) feront une dôle de chevauchée (dans un amphithéâtre plutôt qu’à cheval !). A noter que pour <em>Götterdämmerung</em> c’est <strong>Violeta Urmana</strong> en Waltraute qui affrontera sa sœur. Les filles du Rhin (<strong>Evelin Novak</strong>, <strong>Natalia Skrycka</strong>, <strong>Anna Lapkovskaya</strong>) possèdent à la fois la légèreté et la souplesse pour venir à bout de leurs interventions initiales et conclusives. Même satisfecit pour les trois nornes (<strong>Noa</strong> <strong>Beinart</strong>, <strong>Kristina</strong> <strong>Stanek</strong>, <strong>Anna</strong> <strong>Samuil</strong>) : rôles brefs et parfaitement tenus. <strong>Victoria Randem</strong> est un oiseau bien agile de la voix, et <strong>Mandy Fredrich</strong> une Gutrune idéale.<br />
<strong>Christian Thielemann</strong> gagne à tous les coups à l’applaudimètre. La Staatskapelle Berlin brille comme jamais ; tous les intermèdes orchestraux sont des pièces de choix en soi (à commencer par la Rheinfahrt entre le Prologue et le I de <em>Götterdämmeung</em> et la marche funèbre) et même s’il est difficile de ne pas citer chaque pupitre, on ne peut pas ne pas rendre un hommage tout à fait admiratif aux cuivres, absolument irréprochables d’un bout à l’autre et qui ont donné une assise orchestrale parfaite pour permettre aux autres musiciens (et en premier lieu les cordes) de faire chanter l’orchestre.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/das_rheingold_B_102-scaled-1-1294x600.jpg" />© Monika Rittershaus</pre>
<p>On le voit, pratiquement aucune réserve sur le plateau vocal ni en fosse ; on ne pourra pas en dire autant de la mise en scène signée <strong>Dmitri Tcherniakov</strong>.<br />
Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, la deuxième vision de sa mise en scène ne résout pas tous les problèmes dont nous avions déjà rendu compte. Tout n’est pas clair dans sa proposition même si l’idée de base (une expérimentation des comportements humains, dont Wotan serait l’instigateur) semble assez claire. Moins évidents apparaissent les positionnements de Siegfried et Brünnhilde qui feront tout au III de <em>Siegfried</em> pour éviter l’amour dans leur duo.<br />
Voyons quelques détails des spécificités du travail de Tcherniakov.<br />
Tout commence avant le lever de rideau de <em>Rheingold</em> ; une vidéo projette une image montrant comment un produit est inoculé dans le cerveau (on supposera qu’il s’agit de celui d’Alberich). On comprend que nous ne sommes pas au bord du Rhin, mais dans un centre d’expérimentation à l’acronyme (E.S.C.H.E.) signifiant le « frêne » , arbre que l’on retrouvera à la fin du dernier tableau. Les trois filles du Rhin sont des infirmières qui prennent des notes sur le comportement d’Alberich, enfermé dans une chambre où il est branché de partout. Point d’or (si ce n’est l’anneau qui apparaîtra plus tard), c’est incontestablement le parti pris cette mise en scène ; quand Alberich s’enfuit à la fin du premier tableau, il part avec sous le bras tout le matériel d’expérimentation dont il aura au préalable furieusement arraché tous les câbles, laissant les observateurs sans réaction.<br />
Au second tableau de <em>Rheingold</em>, les plans du château (pas encore baptisé Walhalla) sont vidéoprojetés et nous nous retrouvons dans les bureaux de Wotan qui se transforment vite en salle de négociations lorsqu’il s’agit de rendre à Fafner et Fasolt leur dû. Ceux-ci apparaissent en vulgaires mafieux (enlevant Freia en l’emportant comme un vulgaire sac à patates) ce qui se confirmera au quatrième tableau, quand Fafner abattra son frère d’un coup de revolver dans le dos. Loge semble un entremetteur un peu farfelu, Froh, Donner et Freia totalement dépassés par les enjeux du deal. Quant à Wotan, c’est le parrain, affublé du reste de la bague (l’«anneau » en réalité).  Un ascenseur permet de descendre au Nibelheim. Les Nibelungen sont des esclaves maltraités par Alberich qui s’en prend brutalement à Mime lorsque celui-ci veut embarquer le Tarnhelm ; chacun porte un uniforme identique avec son nom. Alberich ne se transforme en dragon puis en crapaud que dans sa tête, de même qu’il imagine les Nibelungen apportant l’or en rançon, un or que l’on ne verra jamais, si ce n’est sous la forme donc de la bague-anneau. La dernière scène de <em>L’Or du Rhin</em> restera sans doute la moins réussie du cycle, d’un kitsch risible pour ne pas dire ridicule.</p>
<p>Dans <em>Walküre</em>, là encore une vidéoprojection précède le lever de rideau. Elle nous apprend qu’un criminel « dangereux et instable » vient de s’échapper. Des images de vidéosurveillance vont très vite nous permettre de reconnaître dans le fuyard Siegmund qui se présente dans la maison de Sieglinde et Hunding. Celle-ci est située dans le centre d’expérimentation que nous avions découvert dans le Prologue. En réalité il est situé derrière le bureau de Wotan qui, grâce à une vitre opaque, voit l’intérieur de l’appartement sans être vu. Hunding est un policier à la recherche du dangereux criminel. Sa journée finie, celui qui nous est présenté comme un butor boit sans modération de la Vodka Parlament, on le voit manger, pisser et maltraiter sa femme qu’il oblige à passer les menottes à Siegmund pendant qu’il va dormir, l’épée Nothung fichée au-dessus de la porte d’entrée !<br />
Au II, on voit Sieglinde et Sigmund s’enfuir pendant que Hunding dort encore. Arrivent alors dans cet appartement Wotan et Brünnhilde qui sabrent le champagne, avant que Wotan retrouve sa femme dans son bureau pour lui faire signer un contrat l’engageant à ne pas défendre Sigmund.<br />
Dans la 3<sup>e</sup> scène on retrouve le couple de fuyard dans les sous-sols (le Nibelheim). Le combat entre Hunding et Sigmund ne nous est pas montré, on le vit au travers des réactions de Sieglinde. Finalement Sigmund ne sera pas tué mais attrapé par les mêmes policiers auxquels on l’avait vu échapper dans la vidéo précédant le lever de rideau.<br />
Le troisième acte se déroule dans l’amphithéâtre du centre de recherche ; on va évaluer le degré de violence de plusieurs criminels, dont le pedigree est vidéoprojeté. On comprendra vite que ce sont des combattants que les Walkyries doivent conduire au Walhalla. Dans l’amphi les huit Walkyries, hilares,  écoutent de la musique, prennent des photos, attendent Brünnhilde. Le cercle de feu où Brünnhilde sera enfermée est piètrement représenté par un cercle de chaises, sur lesquelles Brünnhilde dessinera des flammes au marqueur fluo. Très belle image conclusive en revanche avec les adieux du père et de la fille. Le décor de l’amphithéâtre recule en fond de scène et dans le noir, laissant Brünnhilde, seule sur l’avant scène, comme livrée à elle-même.<br />
<em>Siegfried</em> commence encore par une vidéoprojection. On y voit Siegried enfant malheureux au milieu de ses jouets, ne sachant que faire avec. Siegfried et Mime sont toujours dans le même appartement, surveillés de loin par Wotan et, cette fois-ci, les trois nornes. Point d’enclume on le devine mais du matériel de cuisine. Dans l’appartement les jouets de Siegfried vont être brisés au moment où le héros va forger Nothung. On comprendra que le feu mis aux jouets marque la fin de l’enfance et le début des années de formation d’un gamin hyperactif, sale et mal éduqué. Le Voyageur a bien vieilli depuis le Prologue et la première journée. Il s’appuie sur une canne. Son œil droit est totalement fermé.<br />
Au deuxième acte, la grotte est une salle d’expérimentation. Les six phases de l’expérimentation (c’est Siegfried qui en est l’objet) se déroulent. La phase 5 est la « confrontation au conflit, la réaction au danger » : c’est le combat entre Siegfried et Fafner. Celui-ci est amené par deux infirmiers geôliers. Il est muselé comme un dangereux criminel. L’affrontement entre Siegfried et son grand-père se tiendra dans la salle de négociations. C’est finalement Wotan qui brise lui-même et comme malgré lui sa propre lance. <em>Götterdämmerung</em> débute toujours dans le même appartement ; les 3 nornes sont maintenant de très vieilles femmes et les fils du destin qui se brisent correspondent à la porcelaine qui se casse sous leurs mains tremblantes alors qu’elles prennent le thé. Tout le monde a vieilli, sauf Brünnhilde et Siegfried qui ne prennent pas une ride ; Alberich est maintenant un vieillard presque nu et qui tricote des chaussettes pour son fils Hagen. A noter que quand Siegfried se rend chez Brünnhilde, il ne porte pas le Tarnhelm et ne prend pas l’aspect de Gunther. Au III, Siegfreid sera tué pendant son match de basket, par la hampe d’un drapeau de supporter. Brünnhilde pleure son amant, de même que les principaux personnages qui viennent se recueillir auprès de Siegfried (dont Erda et Wotan) et s’en va, seule avec sa valise, pendant que le centre d’expérimentation (le Walhalla) se dissout.</p>
<p>On le voit, et nous n’avons donné là que quelques exemples marquants ; les idées foisonnent, Tcherniakov est soucieux du moindre détail,<a href="https://www.forumopera.com/andreas-schager-une-representation-reussie-cest-quand-on-se-dit-au-baisser-de-rideau-allez-on/"> ce que confirmera Schager</a>. Mais n’y en a-t-il pas trop et sont-ils surtout toujours cohérents ?<br />
Telle est la question qui, au final, demeure.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RIMSKI-KORSAKOV, Nóch péred Rozhdestvóm (La Nuit avant Noël) – Munich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rimski-korsakov-noch-pered-rozhdestvom-la-nuit-avant-noel-munich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Féérie teintée de burlesque et marquée par une centralité toute romantique de la tradition populaire, La Nuit avant Noël, cinquième opéra de Rimski-Korsakov d’après une nouvelle de Gogol, est un pétillant bijou de légèreté et de poésie qui gagnerait à être connu comme un classique de Noël. La nouvelle production du Bayerische Staatsoper, servie par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Féérie teintée de burlesque et marquée par une centralité toute romantique de la tradition populaire, <em>La Nuit avant Noël</em>, cinquième opéra de Rimski-Korsakov d’après une nouvelle de Gogol, est un pétillant bijou de légèreté et de poésie qui gagnerait à être connu comme un classique de Noël. La nouvelle production du Bayerische Staatsoper, servie par une équipe impeccable à tous les niveaux, séduit sans réserve et nous fait (re)découvrir une pépite revigorante du répertoire.</p>
<p>L’œuvre a pour elle des qualités indéniables. Le livret de Gogol (tiré du conte éponyme dans <em>Les Soirées du hameau</em>) entremêle deux niveaux de narration qui ne se rencontrent que partiellement, celui des villageois ukrainiens et celui des êtres infernaux qui profitent du solstice d’hiver et de l’absence du soleil pour faire proliférer leurs mauvais coups dans le monde des humains. Ce deuxième niveau est, plus profondément, celui du drame solaire païen : on attend, avec un soupçon de doute, le retour de Kolyada, déesse du soleil. <em>Kolyada</em> désigne aussi le folklore qui entoure la fête du solstice et plus particulièrement les chants traditionnels ukrainiens (<em>kolyadki</em>), qui reviennent comme un leitmotiv dans l&rsquo;opéra. Musicalement, l’œuvre est un concentré de l’art d&rsquo;orchestrateur, d&rsquo;humoriste et d&rsquo;amoureux du folklore de Rimski-Korsakov qui, dans la lignée de Gogol, imagine un conte qui est un hommage à la tradition populaire ukrainienne.</p>
<p>Dans un village ukrainien, le forgeron Vakoula est amoureux de la farouche Oxana mais d’une part cela déplaît à sa mère, la sorcière et comparse du diable Solokha, qui aimerait bien se remarier avec le père d’Oxana et d’autre part la jeune fille entend bien faire tourner en bourrique son amant, et lui demande en dot rien de moins que les escarpins de la tsarine. Le diable veut profiter de la période hivernale où son pouvoir est maximal. Il s’avère pourtant un bien faible tourmenteur : certes, il vole la Lune et les étoiles pour plonger le village dans une nuit complète, mais il est dompté par le crucifix du forgeron et se trouve contraint de l’aider dans sa quête des souliers royaux, rapidement couronnée de succès. Après les retrouvailles amoureuses attendues, l’œuvre s’achève sur un triomphe du chant folklorique entonné par tout le village, avec un clin d’œil à l’apiculteur Panko le Roux – pseudonyme de Gogol dans son recueil.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Barrie Kosky </strong>est une franche réussite. Il a intelligemment privilégié la dimension populaire du conte, qui l’emporte sur ses aspects plus merveilleux sans les effacer, les deux se trouvant subtilement conjugués dans l’univers du cirque, dont l’imaginaire irrigue toute la production. Il évite ainsi de tomber dans le kitsch du conte pour enfant et rend au texte de Gogol sa dimension d’ode au folklore ukrainien. Le décor unique figure une structure sur trois étages, comportant au rez-de-chaussée des gradins en arrondi et deux entrées recouvertes de rideau, comme dans tout cirque digne de ce nom, tandis que les deux niveaux supérieurs, jouant de quelques ouvertures et d’un jeu d’échelles, évoquent plutôt une façade d’habitation. Les costumes rembourrés des villageois et leur jeu clownesque, l’habit de Monsieur Loyal porté par le Diable et l’intervention (magnifique) d’acrobates puisent aussi dans l’univers du cirque. Ainsi, le metteur en scène trouve un langage visuel efficace pour traduire ce qui est au cœur du livret, un sens de la communauté festive, du rire bouffon qui n’exclut pas l’émerveillement et la magie. Des danseurs incarnent d’abord la suite de diablotins qui entoure le Diable et répand à pleines mains la neige sous forme de confettis blancs (très bel effet visuel), puis les courtisans de la Tsarine dans un numéro à la fois beau et comique de bayadères obséquieuses. L’acte qui se déroule à la cour est un sommet de comique, encore plus peut-être que les manœuvres de Solokha pour cacher ses visiteurs lourdauds et libidineux : la tsarine kitschissime descend des cintres adossée à un gigantesque aigle bicéphale tandis que ses escarpins scintillants pendent à de fausses jambes démesurément longues que les serviteurs viennent carrément dévisser pour tendre les souliers au forgeron. Ajoutons une nuit du Sabbat déjantée où les démons se transforment en cuisiniers cannibales, et on obtient une mise en scène parfaitement adaptée à la veine folklorique et comique du conte original.</p>
<p>Côté musical, <strong>Vladimir Jurowski</strong> démontre des qualités admirables dans sa direction : il installe dès l’ouverture une atmosphère de magie frétillante, étirant légèrement le tempo pour traiter avec soin l’impressionnisme de la musique et la richesse des plans sonores et des interventions solistes fugaces de divers instruments, que l’on doit à un vrai maître de l’orchestration. Sa direction prend au fil de la soirée une ampleur bienvenue, jusqu’à donner parfois le premier rôle à l’orchestre (comme lorsque le chef retient tout le plateau pour laisser passer les magnifiques traits des harpes). Avec <strong>l’orchestre du Bayerische Staatsoper</strong>, il triomphe avec aisance des ruptures rythmiques qui visent à évoquer le folklore et qui rappellent en quoi Rimski a pu être un maître pour Stravinsky. La lecture de Jurowski fait ressortir les aspects les plus modernes de l’écriture de Rimski, dont quelques audaces harmoniques surprenantes dans les deux scènes d’Oxana, et elle rend à la veine folklorique sa verve sautillante et sa joie communicative. <strong>Les chœurs du bayerische Staatsoper</strong> livrent une très belle prestation, même si on la trouve parfois trop lyrique et trop homogène pour évoquer pleinement une tradition folklorique slave qui tolère plus d&rsquo;individualités.</p>
<p>L’opéra est très exigeant pour les chanteurs, jusque dans les plus petits rôles, ce qui explique aussi qu’il soit rarement monté. <strong>Elena Tsallagova</strong> est une époustouflante Oxana. On avait déjà remarqué à Paris son aisance sur scène, notamment dans le rôle tendre et espiègle de la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-la-petite-renarde-rusee-paris-bastille/">Renarde de Janáček</a>. Il en va de même ici où elle sautille comme une adolescente, danse, virevolte d’un bout à l’autre de la scène et incarne avec un charisme insolent ce rôle d’amoureuse tyrannique vite repentie. Sa voix souple et puissante, teinté d’un soupçon de rugosité slave s’aventure jusque dans des aigus parfaitement soutenus ; mais c’est surtout la justesse et la puissance de son incarnation qui font mouche, notamment dans la grande scène de lamentation du dernier acte. Le forgeron trompetant de <strong>Sergeï Skorokhodov</strong> est très efficace mais un peu uniforme alors que son rôle comporte des lignes d’amoureux transi digne du plus pur opéra romantique. Il est aussi moins crédible, moins juvénile dans son incarnation. La voix n’en reste pas moins agréable et solidement émise, avec des aigus puissants. <strong>Tansel Akzeybek</strong> est un excellent Diable : ténor claironnant au timbre nasillard qui joue du caractère de matamore de son personnage, un diable bien inoffensif qui se dégonfle rapidement. La sorcière Solokha fournit à <strong>Ekaterina Semenchuk</strong> une occasion de jouer la comédie qui visiblement la ravit. Vocalement irréprochable, avec un timbre au moins aussi opulent que la fausse poitrine qu’elle fait ostensiblement rebondir, la mezzo campe une exubérante veuve joyeuse plus qu’une vraie sorcière. Les plus petits rôles sont tous très bien distribués ; citons notamment la basse sonore et ductile de <strong>Dmitri Ulyanov</strong> en Tchoub, et la tsarine impeccablement bouffie de supériorité burlesque de <strong>Violeta Urmana</strong>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sonya Yoncheva renonce à La Dame de Pique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-renonce-a-la-dame-de-pique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sonya Yoncheva annonce par les réseaux sociaux qu’elle a dû renoncer aux dernières représentations de La Dame de Pique, dont la dernière s’est tenue ce samedi au Metropolitan Opera de New York. La diva bulgare fait état de forts symptômes fiévreux. Autour de Yoncheva (Liza), on retrouvait un cast de catégorie premium avec Arsen Soghomonyan en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sonya Yoncheva</strong> annonce par <a href="https://www.instagram.com/p/DKm0IFVRNVR/">les réseaux sociaux</a> qu’elle a dû renoncer aux dernières représentations de <em>La Dame de Pique</em>, dont la dernière s’est tenue ce samedi au Metropolitan Opera de New York. La diva bulgare fait état de forts symptômes fiévreux. Autour de Yoncheva (Liza), on retrouvait un cast de catégorie premium avec<strong> Arsen Soghomonyan </strong>en Herman, <strong>Alexei Markov</strong> (Tomsky), <strong>Igor Golovatenko</strong> (Yeletsky) ou encore <strong>Violeta Urmana</strong> en Grafinya. La production était celle de <strong>Elijah Moshinsky</strong>, la direction musicale assurée par <strong>Keri-Lynn Wilson</strong>.<br />
Yoncheva donne rendez-vous à ses fans new-yorkais pour <em>Andrea Chénier</em> (Maddalena du Coigny) avec six représentations en novembre et décembre prochains.<br />
Il va de soi que nous présentons à Sonya Yoncheva tous nos vœux de prompt et complet rétablissement.</p>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-und-isolde-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est d&#8217;abord pour la musique qu&#8217;il faut découvrir le nouveau Tristan und Isolde proposé par l&#8217;opéra de Liège. Non que la mise en scène de Jean-Claude Berrutti soit sans mérite. L&#8217;idée de situer l&#8217;action dans les premières années du 20e siècle se déploie avec bonheur grâce aux costumes élégants de Jeanny Kratochwil. Les projections en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est d&rsquo;abord pour la musique qu&rsquo;il faut découvrir le nouveau <em>Tristan und Isolde</em> proposé par l&rsquo;opéra de Liège. Non que la mise en scène de <strong>Jean-Claude Berrutti</strong> soit sans mérite. L&rsquo;idée de situer l&rsquo;action dans les premières années du 20e siècle se déploie avec bonheur grâce aux costumes élégants de <strong>Jeanny Kratochwil</strong>. Les projections en fond de scène sont d&rsquo;une beauté prenante : la mer au premier acte, et un jardin au deuxième, qui pivote d&rsquo;une façon qui soutient l&rsquo;action et hypnotise le spectateur par son pouvoir poétique. Et quelle bonne idée d&rsquo;avoir filmé la fontaine dont parle le livret, ce qui permet de respecter la volonté du compositeur sans avoir à subir le « glou-glou »&nbsp;des productions traditionnelles. Les chanteurs sont bien dirigés, et l&rsquo;histoire se déroule sous nos yeux avec clarté. Le problème est que le metteur en scène, en parallèle, sacrifie à quelques grands classiques du Regietheater : le double de Tristan, plus âgé, qui se promène en scène en permanence, l&rsquo;idée de présenter toute l&rsquo;histoire comme le délire d&rsquo;un malade soigné en hôpital psychiatrique, le travestissement d&rsquo;Isolde en infirmière, &#8230; Et que, entre son niveau de lecture plus classique et cette déconstruction, Jean-Claude Berrutti ne choisit pas vraiment. L&rsquo;opéra hésite sans cesse entre modernité et lisibilité, et ne trouve jamais son équilibre. La fin du troisième acte est particulièrement malvenue, puisque tout l&rsquo;aspect émotionnel lié au retour d&rsquo;Isolde, à la mort de Kurwenal et au pardon de Marke est évacué.</p>
<p>Les vrais atouts de cette production sont donc musicaux. Et il faut d&rsquo;abord saluer l&rsquo;extraordinaire travail du directeur musical maison, <strong>Giampaolo Bisanti</strong>. Dans une œuvre d&rsquo;une complexité folle, et plus jouée à Liège depuis 1926, il ne se contente pas d&rsquo;une mise en place impeccable, avec un <strong>orchestre de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie</strong> qui a mangé du lion et qui exhibe fièrement des pupitres disciplinés et d&rsquo;une beauté de timbre intoxicante (les bois !). Ce simple exploit serait déjà remarquable en soi. Mais le maestro a déjà une conception personnelle de l&rsquo;œuvre. Il resserre les tempis dans les récits et autres moments dramatiques, et étire les durées dans les grandes extases qui parsèment l&rsquo;opéra. Comme tout cela est remarquablement pensé, les choses s&rsquo;écoulent avec naturel, et le grand duo du deuxième acte ne semble pas durer 45 minutes. Miracle du temps musical qui, lorsqu&rsquo;il est bien géré, défie nos montres et nos horloges. Le <strong>chœur de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie</strong> est lui aussi bien préparé, mais le choix de le faire chanter en coulisses nous prive d&rsquo;une partie de son impact.</p>
<p>L&rsquo;équipe de chanteurs a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un travail en profondeur sous la houlette du chef, cela s&rsquo;entend immédiatement. L&rsquo;osmose entre les intentions de la baguette et la prestation des solistes est immédiate, et rare dans le répertoire wagnérien. La lourdeur des rôles fait que le nombre de titulaires potentiels est limité. Ces quelques élus sillonnent le monde et ont l&rsquo;habitude d&rsquo;imposer leurs conceptions aux chefs. Rien de tel ici, où l&rsquo;équipe est unie derrière la vision « dramatico-lyrique »&nbsp;de Giampaolo Bisanti exposée plus haut. Portés par une conception qui les convainc, les chanteurs donnent le meilleur d&rsquo;eux-mêmes. C&rsquo;est un festival de beauté vocale et d&rsquo;endurance. On mettra légèrement en retrait la Brangäne de <strong>Violeta Urmana</strong>, dont on attendait peut-être trop. Mais celle qui fut une des plus belles mezzo-soprano des années 2000 à 2010 paye aujourd&rsquo;hui des choix de répertoire un peu hasardeux. Son émission est tendue, et elle peine plus d&rsquo;une fois à se faire entendre. Il reste un timbre somptueux, mais on espérait plus. Le Roi Marke d&rsquo;<strong>Evgeny Stavinsky</strong> bouleverse tant son chant de basse profonde dégage de noblesse, d&rsquo;amour blessé et de rage contenue. Chaque intervention du Kurwenal de <strong>Birger Radde</strong> est comme un rayon de soleil dans cet opéra nocturne, et la façon dont il tente de raccrocher son maître Tristan à la vie au troisième acte est à la fois enthousiasmante et désespérante. Face à tant de joie et de dynamisme, le spectateur voudrait lui aussi que Tristan suive les conseils de son fidèle écuyer, laisse tomber ses chimères amoureuses et embrasse la vie telle qu&rsquo;elle est. Mais les efforts du brave Kurwenal resteront vains, et c&rsquo;est la mort qui emportera tout sur son passage.</p>
<p>A condition d&rsquo;accepter une certaine nasalité dans le timbre, on sera séduit par le Tristan de <strong>Michael Weinius</strong>. Cet artiste probe et intelligent gère son effort avec beaucoup de sagesse, ce qui lui permet de privilégier le lyrisme lors du duo avec Isolde et d&rsquo;arriver au troisième acte et à son agonie avec des réserves. Il impose alors un personnage incroyablement vrai, et affronte cette partie du rôle quasi inchantable avec une conviction qui fait mouche. Le tout avec une ligne de chant qui reste précise et dosée. Bravo ! Mais la révélation de la soirée a pour nom <strong>Lianna Haroutounian</strong>. Celle qui s&rsquo;est fait un nom dans Verdi et Puccini avait fait lever quelques sourcils lorsqu&rsquo;elle avait annoncé qu&rsquo;elle se lancerait dans Wagner. Qui plus est, elle commencerait par Isolde ! De l&rsquo;audace à revendre &#8230; qui a fini par payer. L&rsquo;intelligence du rôle est totale (quelques fautes de textes ne sont que peccadilles ici), la princesse altière du début est aussi crédible que l&rsquo;amoureuse du duo et la pauvre créature deséspérée sur le corps de son amant. La voix est d&rsquo;une beauté presque surréelle, avec un volume qui surprend. Le sol tremble littéralement lorsque la diva lance ses aigus. Les larmes et l&rsquo;accolade au chef au moment de saluts ne trompent pas : Lianna Haroutounian entame une nouvelle phase dans sa carrière, et une étoile de plus brille au firmament du chant wagnérien.</p>
<p><em>NB : La production sera diffusée sur medici.tv ce 8 février à partir de 19h, puis sera disponible sur Mezzo</em></p>
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		<title>PROKOFIEV, Le Joueur &#8211; Salzbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/prokofiev-le-joueur-salzbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Œuvre rare au répertoire, Le Joueur est aussi par certains aspects une œuvre maudite : mise en chantier en 1915 pendant la première guerre mondiale, elle devait être créée en 1917. Une première équipe de production jette l’éponge, faute de moyens pour les décors. Une deuxième équipe est pressentie, mais éclate alors la révolution russe &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Œuvre rare au répertoire, <em>Le Joueur</em> est aussi par certains aspects une œuvre maudite : mise en chantier en 1915 pendant la première guerre mondiale, elle devait être créée en 1917. Une première équipe de production jette l’éponge, faute de moyens pour les décors. Une deuxième équipe est pressentie, mais éclate alors la révolution russe : le directeur des théâtres valse en prison, le sujet de l’opéra est jugé beaucoup trop bourgeois et la création passe à la trappe. Une nouvelle tentative eut lieu pour le Bolchoï en 1927, pour laquelle le compositeur remania substantiellement sa partition, mais qui avorta elle aussi. Il fallut attendre 1929 et le courage du Théâtre Royal de la Monnaie pour que la pièce soit enfin créée, quatorze ans après sa mise en chantier, mais – comme de coutume  à l’époque –  dans une traduction française, Prokofiev faisant clairement comprendre à qui voulait l’entendre que Bruxelles n’était pas son premier choix !</p>
<p>Depuis lors, ce n’est guère mieux : en remontant dans les archives de Forumopera.com, qui commencent tout de même en 2008, on ne retrouve que trois productions seulement. C’est donc un fameux challenge qu’ont relevé le Festival de Salzbourg, <strong>Peter Sellars</strong> et leurs équipes de redonner vie à cette pièce difficile, touffue, aux limites de la confusion, mais riche de sens, et d’une grande qualité musicale.</p>
<p>Plutôt que d’essayer de cadrer son propos, le metteur en scène qui a toujours privilégié la provocation sur la rigueur, semble avoir choisi de représenter le chaos, puisant dans sa fantaisie la plus débridée les éléments de cette caricature, de ce grand barnum qui court irrémédiablement à sa perte.</p>
<p>Transposé dans le monde contemporain, où la roulette est remplacée par des machines à sous en forme d’immenses toupies aux lumières clignotantes, où les messages se transmettent par sms et où chacun va son portable à la main, l’univers de Dostoïevski n’en reste pas moins universel : l’argent et les fausses valeurs gouvernent le monde, qui va à sa perte et que seul l’amour peut sauver. Mais l’amour, le vrai, est impossible. Dès lors, illusionnons-nous dans de fausses identités, vivons de dettes, abreuvons-nous de faux ors et de paillettes, sans parler des faux sentiments, car il n’y a pas de morale, seulement des illusions perdues, tel est son message.</p>
<p>Au plan musical, la partition, riche des ambitions du jeune compositeur, ne contient pas toute la rigueur qui caractérisera Prokofiev plus tard. Elle déborde d’idée, recourt volontiers au figuralisme et suit la prosodie de la langue russe dans ses moindres inflexions, aux limites du parlando, au point qu’on se demande bien comment l’œuvre a pu être chantée dans une autre langue. Le jeune chef russe <strong>Timur Zangiev</strong>, formé par Gennady Rozhdestvensky, fait preuve ici de beaucoup de maturité et de persévérance, assurant la cohérence musicale de toute la représentation avec une détermination sans faille, à la tête des membres de l’orchestre de Vienne qui semblent définitivement rompus à tous les répertoires.</p>
<p>La distribution – très internationale, jugez plutôt – est dominée par le couple formé par Alexei et Polina, la naïveté et l’exigence, les deux figures les moins corrompues du livret, incarnés avec beaucoup de talent par <strong>Sean Panikkar</strong> et<strong> Asmik Grigorian. </strong>Ténor américain originaire du Sri Lanka, Panikkar s’est plus ou moins spécialisé dans le répertoire contemporain et avait fait sa première apparition salzbourgeoise dans <em>Les Bassarides</em> (Hans Werner Henze) en 2018, où il avait fait forte impression dans le rôle de Dyonisos. L’impression est largement confirmée ici, ce chanteur dispose de moyens vocaux presque sans limite et fait preuve d’une solidité remarquable. A ses côtés la lituanienne Asmik Grigorian, très en forme également, lui donne la réplique avec panache. Dans le rôle de la truculente grand’mère dont tous attendent l’héritage (mais qui viendra inconsidérément claquer sa fortune à la roulette), <strong>Violeta Urmana</strong> fait forte impression et livre une composition où le comique le dispute à l’émotion. Anticipant avec prudence la dernière décennie de sa carrière, la chanteuse – lituanienne elle aussi – privilégie désormais les rôles de mezzos ; les moyens vocaux dont elle fait preuve ici sont considérables, avec ce qu’il faut de raucité pour le personnage. <strong>Peixin Chen, </strong>formé aux Etats-Unis, prête sa voix de basse profonde et son physique de basse bouffe au rôle du Général, alors que le ténor argentin <strong>Juan Francisco Gatell</strong>, très grande pointure également, un peu sur-dimensionné pour le rôle, endosse avec brio le costume du Marquis. Venu de Madagascar, formé à Londres et Weimar, <strong>Michael Arivony</strong>, bariton, endosse avec flegme et élégance le rôle de Mr. Astley. <strong>Nicole Chirka</strong> (Ukraine) prête son impressionnant physique de mannequin et sa voix de mezzo au petit rôle de Blanche tandis que <strong>Zhengyi Bai</strong>, venu de Chine, joue la discrétion dans le rôle du comte Nilski. Mentionnons encore les autres petits rôles : <strong>Ilia Kazakov</strong>, basse russe venu de Kasan, qui campe le ridicule Baron Würmerhelm (littéralement vers casqué) et <strong>Joseph Parrish, </strong>Américain de Baltimore, qui incarne avec un charme juvénile Potapytsch, l’infirmier de Babulenka.</p>
<p>Tous s’intègrent facilement à la mise en scène un peu débridée de Sellars, ce qui sous-entend probablement un travail considérable de mise au point sans parler des lourds efforts individuels pour la maitrise de la langue.</p>
<p>Le spectacle, dont c’était hier la première, remporte un vif succès auprès du public pourtant très traditionnel du Festival. Ne voit-il pas à quel point c’est son propre monde qui est ici caricaturé ?</p>
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		<title>STRAUSS, Elektra &#8211; Munich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-munich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bien que connue et souvent contée, l’anecdote est de circonstance. Lors des répétitions d’Elektra, peu de jours avant sa création au Königliches Opernhaus de Dresde en 1909, Richard Strauss admonesta le chef d’orchestre, Ernst von Schuch : « Plus fort ! J’entends encore Madame Heink » – la créatrice du rôle de Clytemnestre. A Munich, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien que connue et souvent contée, l’anecdote est de circonstance. Lors des répétitions d’<em>Elektra,</em> peu de jours avant sa création au Königliches Opernhaus de Dresde en 1909, Richard Strauss admonesta le chef d’orchestre, Ernst von Schuch : « Plus fort ! J’entends encore Madame Heink » – la créatrice du rôle de Clytemnestre.</p>
<p>A Munich, dans cette reprise de la mise en scène de <strong>Herbert Wernicke</strong>, mort en 2002, <strong>Vladimir Jurowski</strong> applique la consigne à la lettre. L’orchestre est le premier des protagonistes d’un drame implacable d’où toute trace de lyrisme a été écartée. Impitoyable, dominatrice, la direction musicale s’infiltre au plus profond de la partition, la transperce, l’analyse, la déchiquète, la déstructure presque, au détriment d’élans mélodiques avortés, brisés, démantelés avant même de s’être déployés. L’âpreté de l’écriture straussienne, sa violence, et par voie de conséquence sa modernité, ne font plus de doute mais ainsi asséchée de sa substance compassionnelle,<em> Elektra</em> peut sembler aride, d’autant que l’absence – inexpliquée – de surtitres dans la salle n’aide pas à pénétrer les arcanes de la tragédie, sauf à suffisamment maîtriser la langue allemande.</p>
<p>Cette approche met en valeur un orchestre dont l’excellence n’est plus à démontrer. L’acuité, le foisonnement des détails, la netteté avec laquelle chaque pupitre apporte sa pierre à l’architecture sonore provoquent l’admiration à défaut de l’émotion.</p>
<p>Les chanteurs, eux, ne sont qu’instruments parmi d’autres, voix contraintes de franchir le mur dressé face à eux, ou de se taire. De tous les rôles du répertoire le plus inhumain peut-être, Elektra met à rude épreuve <strong>Elena Pankratova</strong>. L’aigu seul surnage à la surface de cette mer déchaînée de sons mais la soprano reste remarquable de résistance et de volonté, inaudible parfois, monolithique souvent face à un orchestre qui lui laisse peu de marge d’expression, mais héroïque.</p>
<p>Héroïque aussi, <strong>Vida Miknevičiūtė</strong> semble d’abord taillée dans un bois trop tendre pour Chrysothemis mais emporte finalement l’adhésion par la limpidité, la musicalité, la lumière, la fraîcheur aussi avec laquelle elle traverse l’opéra pour le conclure par deux « Orest ! » lancés vaillamment, comme deux fusées de détresse.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Elektra_2022_c_W.Hoesl__2_-1294x600.jpg" />© Wilfried Hösl</pre>
<p>Aux portes de la légende se dresse <strong>Violeta Urmana</strong>, Clytemnestre à la stature impressionnante, seule parmi toutes à projeter ses notes graves par-dessus l’orchestre, chantante dans un rôle qu’ont pour usage de s’approprier les disantes – ces chanteuses plus ou moins en fin de carrière dont le tempérament transcende l’insuffisance – n’usant ni de <em>schpregesang</em>, ni de rupture de registre mais au contraire d’une émission encore homogène pour imposer une reine tourmentée, impérieuse et glacée.</p>
<p>Tapi dans une loge latérale – un des artifices judicieux de la mise en scène –Oreste attend son heure pour gagner la scène au moyen d’un escalier aménagé sur le côté. <strong>Károly Szemerédy</strong> caparaçonne le frère d’Elektra dans un baryton d’airain, d’une noblesse et d’une dignité que rien ne semble pouvoir fendre, pas même les accès de tendresse dans la grande scène de reconnaissance.</p>
<p>Désormais rompu aux rôles de caractère, straussien notamment – son Herode dans <em>Salome</em> est actuellement incontournable –, ténor au trait précis et incisif dans les deux courtes scènes que lui concède l’opéra, <strong>John Daszak</strong> est l’Egisthe pitoyable et glapissant consacré par une certaine tradition.</p>
<p>Avec son immense carré noir qui ferme le cadre de scène et qui, en pivotant, laisse entrevoir les marches du palais, la réalisation scénique de Hubert Wernicke pourrait n’être qu’esthétique. Les jeux de lumière calés sur la partition, la fluidité et l’intelligence des entrées et sorties, la position d’Elektra emprisonnée dans un cercle lumineux devant ledit carré, comme cloitrée dans sa psychose, le manteau de Clytemnestre, réplique du rideau du Staatsoper, qu’Oreste revêtira à la fin de l’opéra pour se figer dans une position d’empereur romain : nombreux sont les détails qui affirment une compréhension affûtée de l’œuvre. Une direction musicale moins omnipotente aurait pu en rendre la représentation plus mémorable.</p>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde &#8211; Palerme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/richard-wagner-tristan-und-isolde-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=164519</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plutôt que de faire des adieux à domicile ou dans une des nombreuses institutions qui ont pavé sa carrière et l’ont décorée – Munich, Vienne, etc. – Nina Stemme donnait ses trois dernières Isolde scéniques à Palerme. Faire ses débuts et dire adieu, peut-être est-ce l’étrange paradoxe d’une artiste qui nous aura affirmé dans les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plutôt que de faire des adieux à domicile ou dans une des nombreuses institutions qui ont pavé sa carrière et l’ont décorée – Munich, Vienne, etc. – <strong>Nina Stemme</strong> donnait ses trois dernières Isolde scéniques à Palerme. Faire ses débuts et dire adieu, peut-être est-ce l’étrange paradoxe d’une artiste qui nous aura affirmé dans <a href="https://www.forumopera.com/nina-stemme-je-peux-etre-coriace/">les deux interviews qu’elle nous a accordées</a>, son souhait d’aller de l’avant et de laisser<a href="https://www.forumopera.com/nina-stemme-quel-plaisir-detre-de-retour-a-lopera-de-paris/"> la place aux jeunes</a>. Trente ans au sommet de l’Everest du soprano dramatique, c’est déjà un piédestal dans le panthéon de l’Art Lyrique aux côtés des plus grandes. Pour Nina Stemme, c’est déjà bien assez. Il ne restait qu’une chose à démontrer : son humilité et son intégrité artistique. Une seule chose ? Non, à 61 ans passés – on l’écrit sans goujaterie et empli d’admiration – il n’y a toujours pas de relève à cette Isolde incandescente, amoureuse et qui se rit de toutes les chausse-trappes du rôle.<br />Délaisser ces grandes maisons et aller trouver un dernier refuge sur les rives de la mer tyrrhénienne permettait aussi au soprano suédois de sortir du système de répertoire où le temps de répétition est réduit au strict minimum, et trouver le confort d’une nouvelle production. Débuter et s’en aller. Pour l’occasion, le Teatro Massimo a fait appel à <strong>Daniele Menghini</strong>, étoile montante de la scène italienne. L’angle théâtre dans le théâtre, les chanteurs « en répétition », quelques provocations, les figurants nus, Romeo et Juliette à l’acte deux… on a un temps l’impression d’assister à un collage de toutes les idées – bonnes et moins bonnes – vues dans <em>Tristan und Isolde</em>. En résumé, des chanteurs arrivent dans un théâtre pour une répétition. On devine des tensions entre un homme et une femme. La répétition commence, les danseurs piaffent en attendant leur tour. Des costumes sont enfilés. Isolde revient en habits élisabéthains pour narrer la naissance de son amour et son humiliation par Tantris. Tristan parait enfin, en sosie d’Henry VIII. Le deuxième acte reproduit la scène du balcon de la tragédie shakespearienne, en un élégant parallèle. Marke, que l’on devine directeur du théâtre, est enamouré de l’actrice d’Isolde. Le troisième acte verra le mouvement inverse s’opérer, où les illusions théâtrales quitteront progressivement la scène. Rien de particulièrement novateur dans le parti pris, une esthétique très poétique notamment par le truchement de ce figurant nu ailé, deux ex-machina autant qu’ange inquiétant pour finir en incarnation de l’Amour ailé lorsqu’Isolde se réveille sur le corps de Tristan. Il faudra attendre la <em>Liebestod</em> pour que la proposition prenne tout son sens. Alors que résonnent les premières notes, il ne reste plus que Nina Stemme encore en costume. Une assistante arrive et l’aide à l’ôter. C’est sur le climax qu’elle se retrouve en civil, qu’elle franchit la passerelle au-dessus de l’orchestre sur le « höchste Lust » le plus tendre qu’elle ait jamais chanté, salue les musiciens, vient étreindre l’épaule du chef d’orchestre avant de s’en aller par où elle était entrée en scène quelques heures auparavant… ou peut-être il y a 30 ans. Daniele Menghini n’a pas mis en scène <em>Tristan und Isolde</em>. Il retrace le parcours de Nina Stemme dans toutes les propositions, jusqu’aux plus farfelues, qu’elle a pu incarner sur toutes les scènes du monde et lui offre la possibilité théâtrale <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-berlin-deutsche-oper-nina-stemme-stephen-gould-un-couple-entre-dans-la-legende/">de quitter cette deuxième peau</a> sur les planches, sublimation ultime du rôle de sa vie.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nina-Stemme-Isolde-Violeta-Urmana-Brangane-Tristan-und-Isolde-Teatro-Massimo-Palermo-©-rosellina-garbo-2024-_GRG1850-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-164526" width="910" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption">© Rosellina Garbo</figcaption></figure>


<p>Cette soirée restera aussi dans les mémoires car rien ne fait défaut dans l’entourage de Nina Stemme. Les petits rôles excellents, <strong>Miljenko Turk</strong> dessine un Melot fielleux et sonore&nbsp;; <strong>Andrei Bondarenko</strong> a l’élégance de proposer un Kurwenal sans esbrouffe. Le Marke de <strong>Maxim Kuzmin-Karavaev</strong> s’avère racé à défaut d’être complètement incarné. Quelle élégante idée d’avoir convié <strong>Violeta Urmana</strong> – autre Isolde en son temps – pour incarner une Brangäne véritable nourrice prête à accompagner sa collègue dans « l’après ». Pour remplacer un Stephen Gould parti trop vite, c’est le Suédois <strong>Michael Weinius</strong> qui a été appelé. Il endosse le rôle avec une endurance à toute épreuve que quelques nasalités et notes métalliques ne viendront pas entacher. Le directeur musical du Massimo, <strong>Omer Meir Wellber,</strong> fouette un orchestre <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-palerme-catherine-hunold-nouvelle-grande-kundry/">déjà remarqué dans Parsifal il y a quelques années</a>. C’est un sans-faute, dans une lecture rapide et tendue, à peine oublieuse de son plateau çà et là.</p>
<p>Jamais Nina Stemme n’a été aussi intense dans son interprétation, comme s’il avait fallu cet ultime hommage pour aboutir à cette interprétation historique, permise par un metteur en scène qui aura imaginé toute une illusion juste pour ce moment, ce soir-là. Dans le public, les gorges sont serrées par une émotion intense et exultent en <em>bravi</em> à peine la dernière note achevée.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/richard-wagner-tristan-und-isolde-palerme/">WAGNER, Tristan und Isolde &#8211; Palerme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STRAUSS, Elektra &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 May 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Mycènes, dans la cour du palais une princesse sale, l&#8217;imprécation à la bouche, mange avec les chiens et terrifie toute la maison des Atrides. Prisonnière avec sa sœur Chrysothemis d&#8217;une demeure maudite dans laquelle sa mère, la Reine Clytemnestre a assassiné à la hache son époux Agamemnon avec la complicité de son amant, Egisthe, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A Mycènes, dans la cour du palais une princesse sale, l&rsquo;imprécation à la bouche, mange avec les chiens et terrifie toute la maison des Atrides. Prisonnière avec sa sœur Chrysothemis d&rsquo;une demeure maudite dans laquelle sa mère, la Reine Clytemnestre a assassiné à la hache son époux Agamemnon avec la complicité de son amant, Egisthe, Elektra attend le retour d&rsquo;Oreste, son frère, pour venger son père. Chacun connaît l&rsquo;intrigue du chef-d&rsquo;œuvre radical de Richard Strauss posant comme jamais les règles modernes de la tragédie (jamais égalée à ce jour), inférée tant du théâtre grec revu par Nietzsche que du post-wagnérisme et des avant-gardes au mitan des XIXe et XXe siècles. Pouvoir écouter à Paris cet ouvrage admirable, dont le livret d&rsquo;Hofmannsthal, complice de Strauss pour vingt ans, sert avec une rare efficacité une musique d&rsquo;une violence jouissive, est une joie qui ne se refuse pas –&nbsp;y compris quand l&rsquo;opéra est donné sans mise en scène au Théâtre des Champs-Elysées.&nbsp;</p>
<p>Dans cet opéra paré des prestiges de la barbarie dionysiaque, <strong>Iréne Theorin</strong> et <strong>Violeta Urmana</strong> étaient de surcroît très attendues mais il faut bien reconnaître qu&rsquo;une petite déception domine à l&rsquo;issue de la soirée.&nbsp; En cause entre autres, l&rsquo;impression qu&rsquo;ont laissé la soprano suédoise quelque peu fatiguée, ou soucieuse de se ménager, et la mezzo lituanienne plus tout à fait au faîte de ses moyens malgré un charisme intact. <strong>Cornelius Meister</strong> prend d&rsquo;ailleurs soin de museler le plus souvent l&rsquo;orchestre, accompagnant parfois sagement le chant, quand on aurait rêvé d&rsquo;une direction plus sauvage, telle que voulu par Strauss. Après les trois coups grandioses du motif ternaire du début, l&rsquo;orchestre ne parvient à retranscrire que rarement l&rsquo;allégresse ou le choc barbare attendus, si ce n&rsquo;est au finale fortissimo bouclant alors avec grandeur au son des « Oreste, Oreste » lancés par Chrysothemis (magnifique <strong>Simone</strong> <strong>Schneider</strong>) une soirée à laquelle aura manqué la force tellurique d&rsquo;une noire cérémonie sans concession. Le directeur musical de l&rsquo;Opéra de Stuttgart se montre plus convaincant dans les passages lyriques préfigurant les œuvres straussiennes à venir, livrant peut-être une <em>Elektra</em> façon conversation en musique plutôt que brûlot expressionniste. Certes, la scène du TCE ne permet pas de réunir les 140 musiciens prévus par les meilleures productions, mais même avec sa centaine d&rsquo;interprètes l&rsquo;orchestre semble parfois manquer d&rsquo;assise grave, un comble pour un orchestre germanique.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="678" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/JPR_2072-1024x678.jpg" alt="" class="wp-image-161743"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Elektra @Jean-Philippe Raibaud</sup></figcaption></figure>


<p>Que reste-t-il donc sans la profondeur abyssale du drame ? De très beaux moments, avec une première scène d&rsquo;exposition où se défend avec alacrité une jeune garde de chanteuses convaincantes (les Servantes dont <strong>Stine Marie Fischer</strong>, <strong>Ida Ränzlöv</strong> et <strong>Maria Theresa Ullrich</strong>, entre autres), malgré une entrée un peu décevante d&rsquo;<strong>Iréne Theorin</strong> (dont les « Agamemnon » semblent bien fades dans son air liminaire « Allein ! Weh, ganz allein ! » pour l&rsquo;évocation du meurtre paternel). Certes, la soprano danoise a du métier et parvient souvent à servir la flamme intraitable du personnage (avec sa note tenue dans son évocation de l&rsquo;absence d&rsquo;Oreste « Wo bist du ? », le contre-ut non évité pour évoquer la danse sur la tombe royale ou plus loin dans ses imprécations à Clytemnestre avec quelques aigus triomphants) mais ce ne sera pas sa soirée d&rsquo;anthologie pour ce rôle. Les nombreux pianissimi entendus ici ne conviennent pas à la fureur de ce personnage. <strong>Violeta Urmana</strong> en Clytemnestre frappe par son autorité tout en noblesse douloureuse mais peine à offrir un mezzo inoubliable, faute d&rsquo;une déclamation un peu en-deçà des attentes avec des graves peu projetés. Excellente actrice, elle compense une certaine monotonie vocale, cherchant à gommer quelques aspérités de ce rôle « horrible » (selon sa créatrice même, Ernestine Schumann-Heink). Les entrées de Chrysothemis et Oreste&nbsp; enthousiasment a contrario.</p>
<p><strong>Simone Schneider</strong> offre une superbe Chrysothemis, qui vole la vedette à l&rsquo;héroïne éponyme. Son soprano rayonnant et puissant impressionne de bout en bout. La chanteuse communique admirablement « le feu intérieur » de la jeune fille frustrée mais indomptable dans son genre (« Ich kann nicht setzen und ins Dunkel starren »). Une puissance que ne pourra jamais vraiment faire entendre l&rsquo;Elektra d&rsquo;<strong>Iréne Theorin</strong>. L&rsquo;Oreste du baryton polonais <strong>Pawel Konik,&nbsp;</strong>en troupe à l&rsquo;Opéra de Stuttgart, a la majestueuse noblesse princière attendue, doté d&rsquo;une voix richement timbrée et bien projetée. Après un intermède pleinement wagnérien, ses retrouvailles avec Elektra bouleversent, malgré un orchestre un peu trop alangui. <strong>Iréne Theorin</strong> ouvrage alors avec talent le chant de sa vision de rêve (« O lass deine Augen mich sehn, Traumbild &#8230; »). Après l&rsquo;exécution des meurtres de la Reine et d&rsquo;Egisthe au son d&rsquo;une chasse orchestrale à la sauvagerie idoine, une bacchanale finale très réussie grâce à un chef lâchant enfin sa meute viendra clôturer une soirée inégale.&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-paris-tce/">STRAUSS, Elektra &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Deutsche Oper Berlin 2024-25 ; la dernière de Schwarz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deutsche-oper-berlin-2024-25-la-derniere-de-schwarz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 14:37:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dietmar Schwarz vient de présenter sa douzième et dernière saison à la tête du DOB (Deutsche Oper Berlin). Trois compositeurs seront particulièrement à l’honneur. Tout d’abord Richard Strauss avec une nouvelle production de Die Frau ohne Schatten (mis en scène par Tobias Kratzer), en plus des reprises de Arabella (mis en scène par Tobias Kratzer, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dietmar Schwarz vient de présenter sa douzième et dernière saison à la tête du DOB (Deutsche Oper Berlin). Trois compositeurs seront particulièrement à l’honneur.<br />
Tout d’abord Richard Strauss avec une nouvelle production de <em>Die Frau ohne Schatten</em> (mis en scène par <strong>Tobias Kratzer</strong>), en plus des reprises de <em>Arabella</em> (mis en scène par Tobias Kratzer, <em>Salome</em> (par <strong>Claus Guth</strong> avec <strong>Evelyn</strong> <strong>Herlitzius</strong>), <em>Intermezzo</em> (créé ce 25 avril 2024 avec <strong>Maria</strong> <strong>Bengtsson</strong>) et <em>Elektra</em> (<strong>Urmana</strong>, <strong>Pankratova</strong>, <strong>Nylund</strong>).<br />
Richard Wagner également bien représenté avec cinq reprises : <em>Tannhäuser</em> (<strong>Clay</strong> <strong>Hilley</strong> et <strong>Klaus-Florian Vogt</strong> en alternance), <em>Tristan und Isolde</em> par <strong>Graham</strong> <strong>Vick</strong> (<strong>Zeppenfeld</strong>/ <strong>Merbeth</strong>), <em>Lohengrin</em> (avec <strong>Nina</strong> <strong>Stemme</strong>), <em>Der fliegende Holländer</em> et <em>Die Meistersinger von Nürnberg</em>.<br />
Et enfin Giuseppe Verdi avec une nouvelle production de <em>Macbeth</em> en plus des reprises de <em>Rigoletto</em>, dirigé par <strong>Michele Spotti</strong>, <em>Aida</em>, <em>Nabucco</em>, <em>Don</em> <em>Carlo</em> et <em>Les Vêpres Siciliennes</em> mis en scène par <strong>Olivier Py</strong>.<br />
Parmi les autres nouvelles productions, remarquons <em>La fiamma</em> d’Ottorino Respighi mis en scène par <strong>Christophe Loy</strong>, qui ouvrira la saison, <em>Mahagonny</em> avec Evelyn Herlitzius en Leokadja, <em>Werther</em> (version de concert) avec <strong>Jonathan Tetelman</strong> dans le rôle-titre.<br />
On notera également la création mondiale de <em>Lash – Acts of Love</em> de Rebecca Saunders avec <strong>Anna</strong> <strong>Prohaska</strong>.<br />
Parmi les reprises, une <em>Tosca</em> avec <strong>Elena Stikhina</strong> et <strong>Sondra</strong> <strong>Radvanovsky</strong> en alternance, <em>Der Zwerg</em> dirigé par <strong>Donald</strong> <strong>Runnicles</strong>, <em>Nixon in China</em> dirigé par <strong>Daniel</strong> <strong>Carter</strong>, <em>Written on Skin</em> dans la proposition de <strong>Katie</strong> <strong>Mitchell</strong>, <em>Andrea Chenier</em> avec <strong>Gregory</strong> <strong>Kunde</strong>.<br />
Toute la saison est à découvrir sur le <a href="https://issuu.com/deutscheoperberlin/docs/saison_24_25">site du DOB</a>.</p>
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		<title>WAGNER, Götterdämmerung &#8211; Berlin (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-berlin-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 02:37:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Revoir ce Götterdämmerung berlinois relève du délice de fin gourmet ; de celui qui savoure un plat de choix bien connu, pas à pas, notant ici un détail gustatif, remarquant là tel ingrédient qui aimante ses papilles et qu’il n’avait pas noté la fois précédente. Une fois la dégustation achevée, réalisée l’analyse précise de toutes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Revoir ce <em>Götterdämmerung</em> berlinois relève du délice de fin gourmet ; de celui qui savoure un plat de choix bien connu, pas à pas, notant ici un détail gustatif, remarquant là tel ingrédient qui aimante ses papilles et qu’il n’avait pas noté la fois précédente. Une fois la dégustation achevée, réalisée l’analyse précise de toutes les saveurs qui ont enflammé le palais, alors ne pas sous-estimer l’arrière-goût, fondamental, celui qui demeurera, celui qui donnera la note finale et qui fera peut-être aussi qu’on idéalisera ce que l’on a tant goûté, au risque, dans cette idéalisation, d’oublier les menus défauts – il y en a forcément, dans la confection ou la mise en assiette.<br />
Ainsi il faudra se garder d’idéaliser cette production de <strong>Dmitri Tcherniakov</strong>&nbsp;; il y a quelques points faibles sur l’ensemble de sa Tétralogie – et que l’on retrouve dans cette troisième journée, nous les avions largement évoquées <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gotterdammerung-berlin-staatsoper-un-plaisir-a-prolonger/">en son temps</a>, mais l’intelligence, la puissance de la proposition, nous invitent à imaginer qu’elle pourrait devenir une des grandes références, peut-être même un classique dans le genre. A-t-on jamais été, quinze heures durant, si pointilleux dans la conduite d’acteurs, dans la précision millimétrée de chaque détail, dans la symbolisation aussi, la distance prise avec la lettre du texte pour en conserver la quintessence, l’esprit&nbsp;?<br />
On notera quelques changements notables dans ce Ring Tcherniakov version 2024, si on le compare à l’original, la nouvelle production du Staatsoper Berlin datant de l’automne 2022. Si <strong>Anja Kampe</strong> et <strong>Andreas Schager</strong> demeurent l’incontournable couple Brünnhilde-Siegfried et <strong>Johannes Martin Kränzle</strong> Alberich, le Wotan superlatif de Michael Volle a laissé la place à Tomasz Konieczny (absent bien entendu de ce <em>Crépuscule</em>) dont on nous a dit le plus grand bien. Et surtout, Christian Thielemann a laissé la baguette à <strong>Philippe Jordan</strong>. Ce qui est nouveau également, c’est qu’il y ait eu des places en vente jusqu’au dernier moment sur le site du Staatsoper alors que les trois cycles de la saison 2022-23 avaient été pris d’assaut. Peut-être est-ce dû au fait que cette année, entre le Staatsoper et le Deutsche Oper, les Berlinois auront eu le choix entre pas moins de cinq cycles complets de la tétralogie (Forumopera sera du reste présent pour le deuxième des trois cycles du Ring du Deutsche Oper mis en scène par Stefan Herheim en mai prochain).<br />
Philippe Jordan était très attendu dans la fosse, parce qu’il reprenait le flambeau incandescent que lui avait laissé Christian Thielemann. Nous avions encore précisément à l’oreille le rendu fastueux de la Staatskapelle aux ordres de celui qui est devenu entre-temps le nouveau patron de l’orchestre. Philippe Jordan se glisse donc aux commandes d’un bolide incomparable, orchestre de luxe, capable de monter dans les tours (la marche funèbre toute de puissance et de précision) mais aussi de se retenir et de se caler sur les hauts et les bas de la scène. Nous avons apprécié les tempi toujours justes, la gestion des points d’arrêt qui donne la sensation dans ces passages souvent <em>piano</em> ou <em>pianissimo</em> que la musique va comme se suspendre, que le flot ininterrompu va s’interrompre, maintenant l’auditeur en haleine. Fidèle à la tradition, Jordan vient saluer sur scène, entouré de tous ses musiciens et récolter un triomphe lui aussi très sonore.<br />
Le plateau vocal soutient la comparaison avec celui de 2022. Le nouveau Hagen, <strong>Stephen Milling</strong>, concentre dans la voix et le jeu toute la noirceur diabolique du personnage. Son demi-frère Gunther est tenu par <strong>Roman</strong> <strong>Trekel</strong>&nbsp;; il arrive, malgré de moindres moyens, à soutenir brillamment son duo avec Siegfried au premier tableau du I. Leur père Alberich est toujours <strong>Johannes Martin Kränzle</strong>, avec un rôle ici bien entendu moindre que dans <em>Rheingold</em>. L’ovation qu’il reçoit vaut certainement pour l’ensemble de sa prestation du Ring, déjà très appréciée il y a deux ans. <strong>Mandy Friedrich</strong> est une Gutrune un peu en retrait dans la voix, plus que dans le jeu qu’elle soutient avec beaucoup d’enthousiasme. <strong>Violeta Urmana</strong> confirme ce qu’elle&nbsp; nous avait déjà proposé en reprenant avec autant de réussite le difficile rôle de Waltraute. Quinze minutes sur scène, quinze minutes où toute une palette de sentiments doit passer dans le chant. Maîtrise totale de cette partie redoutable entre beaucoup.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/goetterdaemmerung_B_269-1294x600.jpg" alt="" width="606" height="281">Brünnhilde (Anja Kampe),&nbsp; Waltraute (Violeta Urmana) © Monika Rittershaus</pre>
<p>Les trois Nornes&nbsp;; pour rappel, ce sont aujourd’hui des grand-mères plus proches du quatrième âge que du troisième, elles fouillent l’appartement de Siegfried et Brünnhilde, se servent un thé et quand les tasses se renversent, c’est le signe que le fil du destin est définitivement coupé. Il faut les citer toutes les trois (dans l’ordre <strong>Marina Prudenskaya</strong> au timbre de velours, mais aussi <strong>Kristina Stanek</strong> et <strong>Annaz</strong> <strong>Samuil</strong>) parce qu’elles offrent une touche d&rsquo;humour et un moment dans l&rsquo;ensemble ravissant. Sans oublier les trois filles du Rhin, ici des infirmières chargées du Stress-Test de Siegfried, <strong>Evelin Novak</strong>, <strong>Natalia Strycka</strong> et <strong>Ekaterina Chayka-Rubinstein</strong>, aux timbres limpides et revigorants.<br />
Le chœur d’homme, auquel se mêlaient des femmes en figurantes pour les besoins de la mise en scène, a su se montrer viril et discipliné à souhait.<br />
A voir la prestation d’ensemble d’<strong>Andreas Schager</strong> (Siegfried), on se dit que celui-ci ne finira jamais de surprendre et surtout d’impressionner. Cet homme-là (mais n’est-ce pas un surhomme en fait ?) peut tout faire, au bon ou mauvais vouloir du metteur en scène : dormir, se déshabiller, se doucher (si, si !), se rhabiller de pied en cap, danser, manger, boire, cracher son chewing-gum, porter ses femmes (Brünnhilde puis Gutrune) à bout de bras, ou encore jouer au basket (la partie de basket tient lieu de chasse au III), le tout sans s’arrêter de chanter bien entendu. La voix ne prend pas une ride, ne semble connaître aucune limite, aucune fatigue, elle se joue de la puissance et de l’endurance exigée par un rôle que seul celui de Tristan peut-être surpasse en exigence. La projection par instant est phénoménale. Il ne reste à Schager qu’une seule chose à faire ; ne pas trop chanter, préserver cet instrument d’exception, ce <em>Heldentenor</em> qui semble aujourd’hui infatigable et nous en faire profiter encore longtemps.<br />
On voudrait donner le même conseil à <strong>Anja Kampe</strong> (Brünnhilde), la bien-aimée des Berlinois, ovationnée debout par un public amoureux d’elle depuis longtemps. On voudrait dire à Anja Kampe de veiller à ne pas dépasser les limites du possible, à ne pas faire une confiance aveugle en la technique (la sienne est exceptionnelle) pour contourner les innombrables chausse-trappes de la partie. Parce qu’il y a eu, en effet, des moments, comme la confrontation au II entre Brünnhilde et Siegfried déguisé, celle avec Hagen, Gutrune, Gunther et Siegfried, ces moments donc où les graves ne chantaient plus, où la funambule sans filet a vacillé, sans jamais il est vrai perdre l’équilibre.<br />
Mais il y a eu aussi tout le reste et surtout la capacité de Kampe à rendre l’humanité de la déesse déchue, devenue femme de sang et de cœur. Il y a eu ce regard, cette incompréhension, cette tristesse, cette compassion et puis finalement l’affliction, la résignation et enfin le deuil que Kampe rend, on se demande encore comment, avec des accents d’authenticité dont elle seule a le secret.</p>
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