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	<title>Eduardo VALDES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Eduardo VALDES - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DONIZETTI, Anna Bolena — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anna-bolena-streaming-new-york-eblouissante-anna-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 16:26:01 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En avril 2011 <strong>Anna Netrebko</strong> s’empare du rôle d’Anna Bolena au Staatsoper de Vienne et y remporte l’un des plus grands triomphes de sa carrière, salué par une presse unanime et préservé par un DVD (DGG). Quelques mois plus tard, elle renouvelle l’exploit dans une somptueuse production conçue par <strong>David McVicar</strong> pour l’ouverture de la saison du Metropolitan Opera. Retransmis dans des centaines de cinémas à travers le monde ce spectacle que le Met propose aujourd’hui en streaming, a définitivement installé Netrebko dans le peloton de tête des meilleures interprètes du rôle et scellé son statut de star internationale. Dès son entrée la soprano russo-autrichienne convainc par l’autorité et la sûreté de son chant là où à Vienne elle avançait avec prudence, comme le montre la cabalette « Non v’ha sguardo »  dont les ornementations sont exécutées avec une grande facilité. Tout au long de la soirée le public est sous le charme de cette voix large et saine au son plein et riche, capable d’aligner d’impressionnants forte dans les scènes de colère comme de distiller de somptueux aigus flottants, notamment dans un « Al dolce guidami » aérien, tout empreint de nostalgie. L’interprète nous régale d’une large palette d’affects, du dédain au désespoir, de la colère à la folie dans une scène finale impressionnante dont la cabalette à l’écriture meurtrière « Coppia iniqua », doublée et ornementée, lui permet de trouver dans sa voix des accents rauques qui évoquent ceux d’un fauve traqué. L’effet est saisissant.</p>
<p>Face à une incarnation aussi spectaculaire, rien d’étonnant à ce que la Seymour d’<strong>Ekaterina</strong> <strong>Gubanova</strong> paraisse légèrement en retrait. La mezzo-soprano russe ne manque pourtant pas d’atouts, une voix homogène, un timbre délicatement ambré, un legato impeccable. Elle confère à son personnage dont elle excelle à traduire la complexité, une profondeur doublée d’une vulnérabilité intenses, notamment dans sa grande scène d’affrontement avec Anna au début du deux. <strong>Stephen Costello</strong> campe un Percy héroïque et passionné. Doté d’un timbre séduisant, d’une voix souple et flexible et d’un registre aigu aisé, le ténor américain maîtrise parfaitement la colorature de « Ah così nei dì ridenti » et se montre particulièrement à la hauteur dans le trio « Ambo morrete, o perfidi » à la fin du deuxième acte. Dans le rôle d’Enrico, <strong>Ildar Abdrazakov</strong> impressionne par sa présence scénique imposante et son timbre de bronze. Il campe un souverain autoritaire et brutal, lascif à ses heures, tiraillé entre son amour pour Seymour et la jalousie que lui inspire toujours Anna. Dans son duo avec la première sa voix se fait tendre et suave tandis que lors du trio du deuxième acte qui l’oppose à Percy et Anna, elle inspire l’effroi. Grande et mince, <strong>Tamara Mumford</strong> a l’allure d’un jeune éphèbe, un physique qui convient au personnage de Smeton qu’elle incarne avec une voix sonore et fluide et un chant d’un style impeccable. Belles prestations de <strong>Keith Miller</strong> et d’<strong>Eduardo Valdès</strong>, parfait dans le rôle du méchant de service.</p>
<p><strong>David McVicar</strong> joue la carte du respect des didascalies et du cadre spatio-temporel de l’intrigue. Ainsi les somptueux costumes de Jenny Tiramani semblent sortis tout droit d’un tableau de Hans Holbein. Les décors monumentaux de Robert Jones  où le noir et le beige dominent avec par moment un élément rouge vif – le lit de l’héroïne – soulignent l’austérité du palais d’Enrico tout en créant un climat oppressant. La direction d’acteur, sobre et sans esbroufe, n’en est pas moins efficace.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Marco Armiliato</strong> adopte des tempos contrastés, souvent rapides, attentif aux chanteurs. Ses conclusions d’actes témoignent d’un sens aigu du théâtre.</p>
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		<title>En direct du Met: Le Calaf exemplaire de Yusif Eyvazov</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-direct-du-met-le-calaf-exemplaire-de-yusif-eyvazov/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 04:00:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison des retransmissions en direct du Metropolitan Opera dans les cinémas s’est ouverte avec la reprise de la fameuse Turandot réalisée en 1987 par Franco Zeffirelli avec dans les principaux rôles Eva Marton et Placido Domingo, dont le DVD a préservé la trace. Le récent décès du cinéaste italien a transformé cette reprise en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison des retransmissions en direct du Metropolitan Opera dans les cinémas s’est ouverte avec la reprise de la fameuse <em>Turandot</em> réalisée en 1987 par <strong>Franco Zeffirelli</strong> avec dans les principaux rôles Eva Marton et Placido Domingo, dont le DVD a préservé la trace. Le récent décès du cinéaste italien a transformé cette reprise en hommage posthume. Au cinéma, cet hommage s’est traduit durant le premier entracte par une rétrospective des productions que le metteur en scène avait conçues pour le Lincoln Center, à commencer par celle d’<em>Antony and Cleopatra</em> de Samuel Barber qui lui avait été commandée pour l’inauguration de cette nouvelle salle. Au second entracte, actualité oblige, c’est Jessye Norman qui a été célébrée à travers des extraits d’<em>Ariane à Naxos</em> et de <em>La Walkyrie</em>. La disparition de Marcello Giordani, grand habitué du Met, a également été évoquée.</p>
<p>La <em>Turandot</em> de Zeffirelli est conforme à la réputation du metteur en scène, exubérante et spectaculaire, mais après tout, la pièce de Carlo Gozzi est inspirée d&rsquo;un conte merveilleux, située dans une Chine imaginaire et fantasmagorique, alors pourquoi pas ? Le décor du premier acte est oppressant à souhait, une place obscure peuplée d’une foule vêtue de couleurs sombres et entourée d’un empilement d’édifices étranges et inquiétants. Le premier tableau de l’acte suivant, d’une simplicité relative, est constitué de trois pagodes aux couleurs vives, demeures de Ping, Pang et Pong. En revanche, le second tableau qui représente le palais impérial, est digne des grandes productions hollywoodiennes des années 50 en technicolor, le décor monumental s’étend sur plusieurs niveaux surplombant une pièce d’eau et témoigne d&rsquo;un luxe de détails ahurissants, des colonnes sculptées incrustées de pierreries, un trône doré pour l’empereur, des étendards, des bannières, des éventails en veux-tu en voilà, sans parler des innombrables figurants et des costumes on ne peut plus surchargés, celui de Turandot notamment qui prête tout de même à sourire. Tant de pompe a un côté suranné voire kitsch qui, somme toute, peut avoir son charme. Le décor nocturne du trois, plus dépouillé, ne manque pas d’allure.</p>
<p>Vocalement la distribution est dominée par le Calaf solide et sonore de <strong>Yusif Eyvazov</strong>. Aminci, le ténor se meut sur le plateau avec aisance. Son incarnation est d’une grande sobriété tant vocale que scénique. Il campe un héros introverti qui affronte son destin avec détermination. La tessiture du rôle qui culmine au contre-ut ne lui pose aucun problème. Son premier air est chanté avec un legato appréciable, sans effet superflu. Le second lui permet d’exhiber un si aigu facile et claironnant qui lui vaut une belle ovation de la part du public. Combien de ténors aujourd’hui sont capables de rendre pleinement justice à ce personnage ? <strong>Christine Goerke</strong> affronte crânement la partie meurtrière de la princesse cruelle. Au début de « In questa reggia » la voix, affectée d’un vibrato gênant sonnait mate puis, elle a retrouvé peu a peu quelques couleurs et gagné en projection pour emporter finalement l’adhésion dans son duo final. <strong>Eleonora Buratto</strong> est une Liù proche de l’idéal, son timbre clair et juvénile convient à ce personnage de jeune fille sensible et idéaliste. Si elle s’est montrée un rien appliquée durant son air d&rsquo;entrée, elle a livré au troisième acte une mort absolument poignante. Enfin <strong>Alexey Lavrov</strong>, <strong>Tony Stevenson</strong> et <strong>Eduardo Valdes</strong> rendent pleinement justice aux facétieux Ping, Pang et Pong tandis que le vétéran <strong>James Morris</strong> campe un Timur attachant.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>, propose une direction spectaculaire et brillante, à l&rsquo;image de la production, avec des tempos retenus qui confèrent une certaine solennité à l’ensemble.</p>
<p>Le 26 octobre prochain le Metropolitan Opera retransmettra <em>Manon</em> dans les cinémas du réseau Pathé live avec dans le rôle-titre Lisette Oropesa.</p>
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