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	<title>Marcel VANAUD - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Marcel VANAUD - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Questionnaire de Proust : Marcel Vanaud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jul 2022 05:44:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le célèbre baryton belge se livre, à son tour, à l&#8217;exercice du Questionnaire de Proust lyrique. Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ? Les vainqueurs&#160;– chorégraphie de Maurice Béjart au TRM Mon pire souvenir dans une salle d’opéra ? Une Walkyrie à la Monnaie (année 70) Le livre qui a changé ma vie ? &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le célèbre baryton belge se livre, à son tour, à l&rsquo;exercice du Questionnaire de Proust lyrique.</p>
<hr>
<p><strong>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ?</strong><br />
<em>Les vainqueurs</em>&nbsp;– chorégraphie de Maurice Béjart au TRM</p>
<p><strong>Mon pire souvenir dans une salle d’opéra ?</strong><br />
Une <em>Walkyrie</em> à la Monnaie (année 70)</p>
<p><strong>Le livre qui a changé ma vie ?</strong><br />
<em>Les quatre accords toltèques</em>&nbsp;– Don Miguel Ruiz</p>
<p><strong>Le chanteur mort que je voudrais ramener à la vie pour chanter avec ?</strong><br />
Gabriel Bacquier</p>
<p><strong>Mon plus grand moment de grâce dans un musée ?</strong><br />
Marc Chagall</p>
<p><strong>La ville où je me sens chez moi ?</strong><br />
Bruxelles</p>
<p><strong>La ville qui m’angoisse ?</strong><br />
Detroit&nbsp; (Michigan)</p>
<p><strong>Ce qui dans mon pays me rend le plus fier ?</strong><br />
L’autodérision «&nbsp;à la belge&nbsp;»</p>
<p><strong>Le metteur en scène dont je me sens le plus proche ?</strong><br />
Dieter Kaegi</p>
<p><strong>Si j’étais une symphonie ?</strong><br />
Rachmaninov –&nbsp;Concerto N° 3</p>
<p><strong>Et une sonate ?</strong><br />
Sonate pour violoncelle et piano op. 65 de Chopin</p>
<p><strong>Et un quatuor à cordes ?</strong><br />
Le quatuor AKHTAMAR</p>
<p><strong>Si je devais chanter à mes propres funérailles, quel serait le dernier extrait ?</strong><br />
<em>La mort de Don Quichotte</em>&nbsp;– &nbsp;Jacques Ibert</p>
<p><strong>Le chanteur du passé qui me trend fou ?</strong><br />
Tito Gobbi</p>
<p><strong>Le chanteur du présent ?</strong><br />
José van Dam que j’admire infiniment</p>
<p><strong>Si j’étais un lied ou une mélodie ?</strong><br />
<em>Trois ballades de François Villon</em> de Debussy</p>
<p><strong>Le rôle que je ne chanterai plus jamais.</strong><br />
Figaro <em>Il Barbiere di Sivigli</em></p>
<p><strong>Ma devise</strong><br />
En avant, même par de mauvais chemins s’il n’y en a pas d’autres …</p>
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		<title>PUCCINI, Manon Lescaut — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/manon-lescaut-liege-honneurs-aux-dames/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2017 04:34:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les apparences sont parfois trompeuses et, en matière d’opéra, peut-être ne faut-il pas juger d’une représentation sur son premier acte. La nouvelle production de Manon Lescaut à l’opéra de Liège, signée Stefano Mazzonis di Pralafera, débute de manière guère enthousiasmante. La mise en scène se veut respectueuse du livret, même si elle situe l’action plutôt &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les apparences sont parfois trompeuses et, en matière d’opéra, peut-être ne faut-il pas juger d’une représentation sur son premier acte. La nouvelle production de <em>Manon Lescaut</em> à l’opéra de Liège, signée <strong>Stefano Mazzonis di Pralafera</strong>, débute de manière guère enthousiasmante. La mise en scène se veut respectueuse du livret, même si elle situe l’action plutôt à l’époque de composition que dans le XVIII<sup>e</sup> de l’Abbé Prévost. Si l’auberge à Amiens et les riches salons parisiens de Géronte font illusion, il n’y a plus guère de doute quand Manon est embarquée pour la Louisiane sur un transatlantique à aubes. La direction d’acteur se borne à gérer des entrées et sorties de scène sans surprise, et ne corrige pas certains des travers de la distribution. Ainsi <strong>Ionut Pascu</strong> surjoue d’autant plus que son Lescaut est effacé vocalement, la faute à un aigu limité et un medium parfois inaudible. A l’inverse <strong>Marcel Vanaud</strong>, basse sonore, campe un Géronte charismatique. Le chevalier Des Grieux peut compter sur l’engagement et la puissance vocale de <strong>Marcello Giordani</strong> mais doit faire son deuil des nuances. Notre étudiant, au timbre acidifié, ne sait que trompeter et maitriser tant bien que mal un vibrato récalcitrant. Sans surprise, dès la supplique du troisième acte, il lui faut s’abïmer dans des effets véristes caricaturaux. Ajoutons à cela un premier acte mené tambours battant par <strong>Speranza Scapucci</strong> au prix de relief orchestraux complètement aplatis et l’on se dit que l’affaire est mal engagée. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/19._manon_lescaut_officielles_-_site_logos_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-43.jpg?itok=lLkrRqme" title=" © Lorraine Wauters" width="468" /><br />
	 © Lorraine Wauters</p>
<p>Pourtant, au retour du premier entracte la soirée prend une autre ampleur. Le mérite en revient avant tout à<strong> Anna Pirozzi</strong>. La soprano italienne, en prise de rôle, compose un portrait très réussi de la jeune insouciante, légère, vénale et passionnée. « In quelle trine morbide » sur un fil piano, joliment orné, déclenche les premiers applaudissements francs de la salle. Le tempérament de la chanteuse, l’insolence de ses aigus, l’épaisseur du timbre et la longueur de souffle lui autorisent ensuite tous les climax comme toutes les demi-teintes. Seul son grand air du dernier acte reste une démonstration technique et manque encore d’abandon, ce qui est d’autant plus surprenant que tout le rôle est déjà chanté avec naturel et intensité.</p>
<p>Dans son sillage, Speranza Scapucci charpente son orchestre avec une toute autre profondeur et parvient, dans le même temps, à maintenir une vitesse d’exécution globale rapide, sans décalage et surtout en parfait respect de la balance avec le plateau. Malgré des cuivres sans brillant et une petite harmonie peu précise, des couleurs et de beaux phrasés lyriques font leur apparition dès le grand du duo du deuxième acte. Le final haletant de celui-ci finit de placer tous les acteurs sur une belle trajectoire que viendront confirmer un prélude du troisième acte très dramatique et un dernier acte tout en pathos.</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette — Metz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/romeo-et-juliette-metz-cerf-cerf-ouvre-moi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2015 07:47:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en janvier 2013, coproduit avec Tours, Avignon et à Massy, ce Roméo et Juliette arrive finalement dans le théâtre que dirige celui qui en a assuré la mise en scène (en attendant une dernière étape à Reims le mois prochain). Pour affronter ce mythe théâtral qu’est la pièce de Shakespeare, même dans la version &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en janvier 2013, coproduit avec <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/anne-catherine-gillet-le-fil-de-soie-a-la-patte">Tours</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/sonya-yoncheva-en-etat-de-grace">Avignon</a> et à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/romeo-et-juliette-massy-changement-dans-la-continuite">Massy</a>, ce <em>Roméo et Juliette</em> arrive finalement dans le théâtre que dirige celui qui en a assuré la mise en scène (en attendant une dernière étape à Reims le mois prochain). Pour affronter ce mythe théâtral qu’est la pièce de Shakespeare, même dans la version Barbier et Carré qu’il avait déjà monté à l’Opéra de Nice en 2002, Paul-Emile Fourny propose une lecture qui n’a jusqu’ici guère convaincu nos collègues. Elle s’appuie sur quelques éléments récurrents mais pas forcément très explicites, à commencer par l’image du cerf. <strong>Emmanuelle Favre</strong> a conçu pour l’intérieur des Capulet un décor élégant, qui rappelle le cabinet de curiosité où démarrait la <em>Fairy Queen </em>de Glyndebourne vue ensuite à l’Opéra-Comique : trois murs occupés par des étagères où les trophées de chasse voisinent curieusement avec d’épais volumes reliés. Un grand escalier en colimaçon, légèrement décentré, encombre la scène pendant toute la première moitié de la soirée, même s’il ne sert vraiment que pour la scène du balcon. Le cerf revient lors du mariage des deux héros (l’animal vu par saint Hubert, avec sa croix entre les andouillers, apparaît en surimpression sur le rideau), puis à nouveau au quatrième acte, où il trône, entier, sur le toit de la chambre de Juliette, et où des crânes et des bois encadrent le lit de la jeune fille. Les amoureux éternels, bêtes traquées par une société hostile ? Soit. Les costumes de <strong>Dominique Burté</strong> tentent aussi d’opposer deux camps : les austères Capulet, uniformément vêtus de grands cache-poussières 1900 dans des teintes allant du beige au gris, et les Montaigu presque marginaux, dans leurs tenues colorées et un peu seventies. Hélas, ils enferment Juliette dans des robes peu attrayantes (heureusement, on a vite renoncé, après Tours, à la perruque rousse avec front épilé), et Roméo n’est pas vraiment gâté non plus. Par-delà ces bizarreries, c’est surtout la jeunesse des personnages qui fait défaut ici, mais cela tient peut-être aussi à leurs interprètes.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/romeo_et_juliette_-_metz_c_arnaud_hussenot_-_metz_metropole.jpg?itok=d0gDs_Us" width="468" /></p>
<p class="rtecenter">© Arnaud Hussenot – Metz Métropole</p>
<p><strong>Florian Laconi </strong>a pour lui une diction d’une parfaite clarté et une voix séduisante, mais il lui manque la légèreté de Roméo : il privilégie la vaillance au détriment de la sensibilité du jeune homme. Par ailleurs, cette conception toute en force semble parfois lui faire perdre de vue la justesse, avec des ports de voix presque systématiques et quelques aigus un peu bas en fin de phrase. <strong>Kimy McLaren</strong> possède, elle, un timbre pulpeux et étonnamment mûr pour une Juliette dont elle a, par ailleurs, toute la juvénilité scénique. De toute évidence, l’ampleur dramatique de l’air du poison lui est beaucoup plus naturelle que le gazouillis de la valse, et son entrée n’est pas exempte d’une certaine dureté dans l’extrême aigu. Malgré les qualités réelles de ces deux protagonistes, nous sommes donc loin des enfants qui s’aiment.</p>
<p>Autour d’eux, <strong>Guillaume Andrieux</strong> offre un Mercutio exemplaire, bondissant et vif, et <strong>Jérôme Varnier </strong>un Frère Laurent à cent lieues des vieux moines chevrotants. Avec une voix encore sonore mais perceptiblement fatiguée, <strong>Marcel Vanaud</strong> montre en Capulet qu’il n’est pas forcément souhaitable d’avoir l’âge du rôle qu’on interprète. <strong>Carine Séchaye</strong> chante bien le peu qu’elle a à chanter, mais il est permis de se demander s’il ne serait pas souhaitable de revenir à la volonté du compositeur, pour qui Stephano (comme Siebel) était destiné à une soprano et non à une mezzo. <strong>Marc Larcher</strong> est un Tybalt énergique mais souvent un peu vert.</p>
<p>Les deux chœurs réunis pour l’occasion impressionnent par leur puissance, dès le prologue en forme d’hommage à Berlioz. A la tête de l’Orchestre national de Lorraine, <strong>Jacques Mercier</strong> semble avant tout soucieux d’efficacité théâtrale et dirige avec vigueur, optant lui aussi pour le dynamisme plus que pour l’émotion et ne ralentissant parfois que pour ménager, peut-être, certains interprètes qu’un rythme trop rapide pourrait mettre en difficulté. <em>Roméo et Juliette</em> n’est pourtant pas qu’une chasse à courre, et l’on aimerait aussi y entendre les émois du cerf amoureux.</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-rouen-folles-amours-dans-le-desordre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Oct 2014 16:38:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pas étonnant que Frédéric Roels, directeur général et artistique de l’Opéra de Rouen, ait décidé d’ouvrir sa saison «Contes et légendes» en mettant lui-même en scène Les Contes d’Hoffman. En l’absence de partition définitive, pourquoi pas réaliser une dramaturgie à la carte ? Ce passionné d’Offenbach a donc choisi la version Choudens de 1907, plus &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pas étonnant que <strong>Frédéric Roels</strong>, directeur général et artistique de l’Opéra de Rouen, ait décidé d’ouvrir sa saison «Contes et légendes» en mettant lui-même en scène <em>Les Contes d’Hoffman</em>. En l’absence de partition définitive, pourquoi pas réaliser une dramaturgie à la carte ?</p>
<p>Ce passionné d’Offenbach a donc choisi la version Choudens de 1907, plus concise, et dans laquelle l’inversion des actes de Giulietta et d’Antonia n’est pas sans impact, en particulier sur l’évolution psychologique d’Hoffmann à la fois héros et narrateur. Afin de rendre l’œuvre facilement accessible au public d’aujourd’hui, il a supprimé les récitatifs chantés composés par Guiraud qu’il a remplacé par les dialogues parlés utilisés lors de la création de 1881 à l’Opéra comique. Et, il ne s’est pas privé de conserver certaines pages apocryphes comme le fameux « Scintille, diamant ». Par la suite, réorchestrations, arrangements et ajouts d’autres compositeurs n’ont cessé de surgir. L’émergence en 1976 des travaux de Fritz Oeser a établi une nouvelle version, elle même remise en cause par les découvertes de Kaye et Keck en 2005. <em>Les Contes d’Hoffmann</em> livreront-ils jamais tous les secrets de leur genèse tourmentée ? C’est sans doute ce qui les rend si mystérieux et séduisants.</p>
<p>Quoi de plus représentatif de leur succès à Paris en 1974 sous forme de grand opéra que le somptueux rideau de scène du Palais Garnier ? C’est grâce à une copie de cet emblème connu des amateurs d’art lyrique à travers le monde que cette coproduction rouennaise visuellement épurée, parvient à faire briller cette œuvre phare de l’opéra français avec tout le lustre qui lui est dû… Déposé au sol durant le prologue, le rideau se dresse, par surprise, avant de se lever sur l’acte d’Olympia. Quand arrive, à la fin, l’acte d’Antonia, on retrouve l’image par fragments sur les parois d’un dispositif scénique pivotant, en forme de gros cube.</p>
<p>Les costumes chatoyants et élégants et les éclairages bien dosés rendent le spectacle fort agréable à l’œil. En cohérence avec l’action et les exigences vocales de chaque rôle, la direction d’acteurs laisse aux chanteurs et aux choristes une liberté de mouvements sans raideur qui permet un jeu naturel et vivant pour interpréter les moments de liesse collectives copieusement arrosés aussi bien que les scènes d’amour contrariées par d’insolites diableries.</p>
<p>Si scéniquement, le résultat est plaisant et si les chanteurs et choristes réjouissent les oreilles, <strong>Jonas Alber </strong>se contente de faire jouer l’orchestre, le plus souvent <em>forte</em>, sans s’encombrer des détails. Ceci est particulièrement sensible durant la première partie qui laisse assez perplexe quand l’on a un peu de mal à s’y retrouver à cause des lacunes peu familières de la version Choudens.</p>
<p>Dans un rôle titre particulièrement exigeant et long, le ténor <strong>Florian</strong> <strong>Laconi</strong><strong>, </strong>très sûr techniquement, ne manque ni d’engagement dramatique ni de moyens. D’emblée, il s’impose avec une chanson de Kleinzach sonore et admirablement articulée. La suite est à l’avenant : solide, presque trop. Si quelque chose lui manque, c’est plutôt le côté vulnérable de son personnage. <strong>Fabienne Conrad</strong>, qui a débuté à Rouen en 2012 dans une Violetta assez convaincante, confirme sa maîtrise vocale et relève le défi des quatre rôles féminins avec charme et intelligence. Très correctement exécutées, les coloratures d’Olympia permettent d’admirer un timbre qui reste soyeux même dans le suraigu ; Giulietta ne manque ni de séduction ni d’autorité ; Antonia démontre une sensibilité qui la rend très émouvante. Bien qu’annoncé souffrant après l’entracte, l’excellent baryton français <strong>Laurent Alvaro</strong> s’est avéré presque parfait dans les quatre rôles de diable. Aisance scénique, phrasé et ligne de chant impeccables. Quant au ténor de caractère <strong>Carlos Natale</strong>, déjà remarqué dans <em>La Finta Giardiniera, </em>qui, lui aussi, incarne quatre personnages, il est un chanteur-acteur à suivre. Les autres protagonistes sont à saluer avec une mention spéciale pour <strong>Marcel Vanaud</strong> (Luther et Crespel). Seule petite réserve, le manque de volume et de projection d’<strong>Inès Berlet </strong>(La Muse et Niklausse). La mezzo se montre néanmoins charmante et sexy durant le dernier monologue « Et moi ? Moi la fidèle amie&#8230; » après lequel, elle apparaît en sous-vêtement 1900 pour donner un tendre baiser à son poète bien-aimé enfin sorti de son ivresse et de ses fantasmes.</p>
<p>À en juger par la chaleur des applaudissements, même dans cette version composite discutable, le public a pris beaucoup de plaisir à la découverte ou à la redécouverte du chef-d’œuvre posthume de notre Mozart des Champs-Élysées, comme le surnommait affectueusement Rossini.</p>
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