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	<title>Iris VERMILLION - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:25:26 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Iris VERMILLION - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Halleluja de Peter Eötvös, l&#8217;oratorio de Don Curzio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/halleluja-de-peter-eotvos-loratorio-de-don-curzio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 12:26:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une interview accordée au printemps 2016, Peter Eötvös évoquait sa prochaine création, un oratorio intitulé Halleluja. Trois ans après la première salzbourgeoise dirigée par Daniel Harding à la tête des Wiener Philharmoniker, le label Wergo fait paraître un enregistrement réalisé à Rome de cette partition ambitieuse, tant par sa durée (cinquante minutes) que par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une interview <a href="https://www.forumopera.com/actu/peter-eotvos-nous-vivons-une-nouvelle-epoque-de-lopera">accordée au printemps 2016</a>, Peter Eötvös évoquait sa prochaine création, un oratorio intitulé <em>Halleluja. </em>Trois ans après la première salzbourgeoise dirigée par Daniel Harding à la tête des Wiener Philharmoniker, le label Wergo fait paraître un enregistrement réalisé à Rome de cette partition ambitieuse, tant par sa durée (cinquante minutes) que par les effectifs qu&rsquo;elle requiert : deux solistes vocaux, un récitant, un chœur et un grand orchestre, pour une partition dont le principe compositionnel rappelle étrangement certaines œuvres en forme de collage de Luciano Berio. En effet, <em>Halleluja</em> s&rsquo;autorise toutes sortes de citations, de Haendel bien sûr, mais aussi de Schumann et de bien d&rsquo;autres, digérées et réorchestrées, dûment référencées (Moussorgski, les Beatles, Monteverdi, Mozart, Bruckner&#8230;). Le texte, écrit en hongrois par Péter Esterházy puis traduit en allemand, s&rsquo;achève sur les mots « Salz und Pfeffer und » répétés jusqu&rsquo;à plus soif – il s&rsquo;agit d&rsquo;assaisonner un jus de tomate – et multiplie les plaisanteries, la principale étant peut-être l&rsquo;évocation de Notker le Bègue (vers 840-912), dit Balbulus, moine bénédictin de Saint-Gall, que l&rsquo;on entend balbutier tout au long de cet oratorio : <strong>Topi Lehtipuu</strong> évoque ici le Don Curzio, le juge bègue des <em>Noces de Figaro</em>. L&rsquo;autre voix chantée est un ange, attribué à une mezzo, contrairement à la tradition qui voudrait une voix plus aiguë ; <strong>Iris Vermilion</strong> passe par toutes les couleurs possibles, cantatrice classique, chanteuse de gospel ou émule de Nina Hagen. Un récitant très présent mène avec humour la réflexion sur le langage et le silence. Les forces de la Westdeutscher Rundfunk sont ici dirigées par le compositeur, mais pour le dernier tiers du disque, <strong>Antonio Pappano</strong> se montre aussi à l&rsquo;aise dans la musique contemporaine que dans Puccini, et l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile traduit fort bien le ton plus recueilli de la pièce purement instrumentale qui complète le programme, <em>Alle vittime senza nome</em>, sorte de Requiem muet en hommage aux réfugiés morts durant leur fuite.</p>
<p>Peter Eötvös, <em>Halleluja. Alle vittime senza nome</em>. Iris Vermillion, Topi Lehtipuu, Matthias Brandt (récitant). WDR Rundfukchor, WDR Sinfonieorchestrer, dirigé par Peter Eötvos / Orchestra dell&rsquo;accademia nazionale di santa Cecilia, dirigé par Antonio Pappano. 1 CD Wergo WER 7386 2 &#8211; 74&rsquo;38</p>
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		<title>VERDI, Falstaff — Gand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-gand-windsor-morne-plaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2018 06:38:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’Opéra des Flandres a plutôt habitué son public à des spectacles pour le moins ébouriffants, voici que son directeur, Aviel Kahn, a choisi de confier pour la deuxième fois une mise en scène à l’acteur autrichien Christoph Waltz, qui s’était essayé à l’exercice en décembre 2013 avec Le Chevalier à la rose. Christophe &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’Opéra des Flandres a plutôt habitué son public à des spectacles pour le moins ébouriffants, voici que son directeur, Aviel Kahn, a choisi de confier pour la deuxième fois une mise en scène à l’acteur autrichien <strong>Christoph Waltz</strong>, qui s’était essayé à l’exercice <a href="https://www.forumopera.com/der-rosenkavalier-anvers-o-temps-o-moeurs">en décembre 2013 avec <em>Le Chevalier à la rose</em></a>. Christophe Rizoud avait alors souligné « <em>la timidité du débutant, l’embarras de celui qui avance à découvert dans un genre aux codes complexes </em>». Quatre années plus tard, pour <em>Falstaff</em>, il ne semble malheureusement pas que Christoph Waltz ait acquis beaucoup plus de métier. Qu’il ait choisi de nous montrer de pas si joyeuses commères de Windsor, c’est son droit, mais que l’ensemble du spectacle dégage un ennui certain, c’est ce qu’on lui pardonnera plus difficilement. On pense d’abord que la représentation sera donnée sans entracte – ce qui ne suffirait pas tout à fait à lui donner plus de rythme, néanmoins – mais, surprise : le rideau se baisse après le premier tableau du dernier acte, soit après une heure quarante de musique alors qu’il en reste à peine une demi-heure. Après l’entracte, on comprend pourquoi : alors que toute la première partie s’est déroulée devant un rideau gris, on retrouve cette fois en fond de scène tout l’orchestre et tout le chœur installés sur une grande structure métallique censée évoquée en même temps la forêt, et après le châtiment de Falstaff et le mariage de Fenton et Nannetta, on aboutit à une sorte de version de concert où tout le monde (sauf le rôle-titre) finit en costume noir uni. Au fond, peut-être aurait-il été plus sage de commencer de la même manière, ce qui aurait aussi eu l’avantage de permettre à certains chanteurs de mieux se faire entendre. Car que signifie ce déplacement de l’orchestre ? Rien. Et qu’apportait la mise en scène aux tableaux précédents ? Pas grand-chose. Les costumes sont moitié Renaissance, moitié modernes, mais devant le terne rideau susmentionné, les éléments de décor se limitent à quelques meubles d’aspect historique, notamment une énorme table chargée de victuailles pour la chambre de Falstaff. Et quand elle disparaît, les chanteurs se retrouvent livrés à eux-mêmes dans un espace vide.</p>
<p>La direction de <strong>Tomáš Netopil</strong> s’est hélas mise au diapason de cette platitude scénique. Tempos sans grande imagination, trop lent pour « Quand’ ero paggio del duca di Norfolk », ou trop rapide pour permettre à la chanson des fées de déployer toute sa magie. Et comment peut-on laisser passer des instants aussi incroyables que l’évocation orchestrale de la baudruche qui se vide quand les commères chante « si gonfia, si gonfia, e poi crepa » ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="306" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2018-01-10_07.30.09.png?itok=n2gbFYtS" title="M. Suihkonen, D. Delaere, M. Colvin, A. Edri, J. Behr, J.M. Kränzle © DR" width="468" /><br />
	M. Suihkonen, D. Delaere, M. Colvin, A. Edri, J. Behr, J.M. Kränzle © DR</p>
<p>Heureusement, reste la distribution à laquelle on peut se raccrocher. Bien sûr, les personnages ouvertement comiques font les frais de cette ambiance morne : si <strong>Michael Colvin</strong> tire son épingle du jeu en docteur Caius, Bardolphe et Pistole sont devenus des individus bien ordinaires dont le chant ne cherche pas un seul instant à faire rire, à mettre en relief un mot ou un autre. <strong>Denzil Delaere</strong> et <strong>Markus Suihkonen</strong> font bien leur travail, même si l’on pourrait reprocher à la basse des sons un peu trop fermés (« Ômen » pour « Amen », par exemple). Parmi les dames, <strong>Kai Rüütel</strong> s’acquitte correctement du peu que Mrs Page a à chanter. L’excellente <strong>Iris Vermilion </strong>aurait dans la voix tout pour être une Quickly mémorable, si on l’aidait un peu à camper un personnage truculent. <strong>Anat Edri</strong> a le timbre frais qui convient idéalement à Nannetta, même si l’aigu semble parfois un rien trop bas. Visiblement plus à l’aise que dans sa Fiordiligi parisienne, <strong>Jacquelyn Wagner</strong>, enfin, est une Alice très élégante, mais dont le registre grave n’est pas toujours très audible, et qui reste un peu trop sur son quant-à-soi.</p>
<p>Cocorico, le Fenton de <strong>Julien Behr</strong> est superbe : jusqu’ici surtout apprécié comme mozartien, le ténor français confirme son adéquation avec le répertoire de l’<em>ottocento</em>, et l’on attend maintenant sa prise de rôle en Edgardo de <em>Lucia di Lammermoor</em> à Bordeaux ce printemps. Avec un timbre tout à fait adéquat et une diction exemplaire, <strong>Johannes Martin Kränzle</strong> compose un Ford délicieusement timoré. Découverte, enfin, pour <strong>Craig Colclough</strong>, baryton-basse qui s’est jusqu’ici surtout produit dans son pays natal, les Etats-Unis (on a pu néanmoins l’entendre en Jack Rance et en Kurwenal à l’English National Opera). Une fois encore, la mise en scène l’empêche de donner tout son vrai relief au rôle-titre, un comble pour un personnage tout en rondeurs, mais la voix est intéressante, à défaut d’être très puissante. Si l’Opéra des Flandres lui a confié ce Falstaff qu’il a déjà interprété plusieurs fois outre-Atlantique, c’est en Pistola que Covent Garden l’a engagé pour la reprise de la production de Robert Carsen en juillet prochain.</p>
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		<title>Jenůfa</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jenufa-si-vous-traitez-ainsi-belle-iris-qui-vous-aime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 07:39:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tandis que l’industrie du DVD multiplie les parutions pour rien, combien de spectacles dont on regrette qu’aucune trace n’ait été préservée ! Les photographies incluses dans le livret d’accompagnement, les 2 minutes 30 de teaser visibles sur YouTube et la réputation sulfureuse de Peter Konwitschny suffisent à donner envie de voir et pas seulement d’entendre cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que l’industrie du DVD multiplie les parutions pour rien, combien de spectacles dont on regrette qu’aucune trace n’ait été préservée ! Les photographies incluses dans le livret d’accompagnement, les 2 minutes 30 de teaser visibles sur YouTube et la réputation sulfureuse de Peter Konwitschny suffisent à donner envie de voir et pas seulement d’entendre cette <em>Jenůfa</em>. Inutiles regrets, et l’on s’estimera déjà heureux de pouvoir écouter un témoignage sonore des représentations données à l’Opéra de Graz au printemps 2014. Sans star de réputation internationale, cette maison d’opéra n’en a pas moins pu présenter un spectacle de très haute tenue, auquel participaient d’excellents artistes.</p>
<p>Après sa prestation remarquée dans le <em>Chant plaintif</em> de Mahler <a href="http://www.forumopera.com/breve/iris-vermillion-reine-du-chant-plaintif-a-la-philharmonie">à la Philharmonie de Paris</a>, on était surtout curieux de découvrir la mezzo <strong>Iris Vermillion </strong>en Kostelnička. Dans un rôle trop souvent abordé par des chanteuses en bout de course, et où l’on a pris l’habitude d’excuser la pire usure vocale au nom de l’efficacité dramatique, il est réjouissant d’entendre une artiste en pleine possession de ses moyens ; le rôle étant peut-être plutôt destiné à un soprano dramatique, la mezzo allemande ne trouve que partiellement ici l’occasion de mettre en valeur ses graves abyssaux, mais sa composition n’en est pas moins impressionnante. On pouvait aussi se demander à quoi ressemblerait <strong>Dunja Vejzović</strong> en Grand-mère Burya : la Kundry de Karajan en 1980, pour qui elle fut aussi Senta et Ortrud, enseigne à Stuttgart depuis 1999 mais reprenait ici du service, fidèle à la tradition qui veut que le personnage soit confié à des artistes ayant quasiment l’âge du rôle. Comme prévisible, la voix n’est plus ce qu’elle était, mais la présence d’une ex-grande wagnérienne est infiniment plus acceptable dans cet emploi que pour la Sacristine.</p>
<p>Vue tout récemment dans <em>La Juive</em> à Gand et Anvers (où elle alternait avec Asmik Grigorian, et où elle retrouvait Peter Konwitschny à la mise en scène), <strong>Gal James</strong> est une Jenůfa capable de distiller une grande émotion, grâce à la pureté de ses aigus piano. On imagine que son grand monologue du deuxième acte (où le violon solo était présent en scène à ses côtés) dut être un grand moment du spectacle. Si <strong>Taylan Reinhard </strong>propose un Števa nasillard et pleutre, <strong>Aleš Briscein</strong>, qu’on a beaucoup entendu à l’Opéra de Paris, notamment dans les œuvres de Janáček, est au contraire un Laca sensible, à la voix légère mais fort agréable. Il est aussi le seul chanteur originaire de République Tchèque dans cette production qui prouve, si besoin était, que la version originale de l’œuvre a su supplanter en terre germanique la traduction de Max Brod. Même s’il paraît peu probable que le premier opéra de Janáček soit un jour donné dans le monde entier sous son véritable titre, <em>Její pastorkyňa</em>, les travaux de Charles Mackerras ont permis d’imposer la partition authentique telle que l’avait voulue le compositeur et non dans la réorchestration arbitraire pratiquée par le directeur de l’Opéra de Prague en 1916. Malgré les aléas de la prise de son en direct, <strong>Dirk Kaftan</strong>, à la tête de l’<strong>Orchestre philharmonique de Graz</strong>, nous fait partager toute la saveur et toute la finesse de l’écriture de Janáček, qu’on aimerait toujours aussi bien défendue.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Iris Vermillion, reine du chant (plaintif) à la Philharmonie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/iris-vermillion-reine-du-chant-plaintif-a-la-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2015 10:00:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le trop rarement donné Chant plaintif de Mahler, la Philharmonie de Paris a convoqué la fine fleur du chant allemand : le ténor Werner Güra, grand diseur de lieder, la soprano Melanie Diener, récemment splendide Isolde à Strasbourg, et la mezzo Iris Vermillion, elle aussi trop rare à Paris. Entreprise à 18 ans, l’œuvre que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour le trop rarement donné <em>Chant plaintif</em> de Mahler, la Philharmonie de Paris a convoqué la fine fleur du chant allemand : le ténor <strong>Werner Güra</strong>, grand diseur de lieder, la soprano <strong>Melanie Diener</strong>, récemment splendide Isolde à Strasbourg, et la mezzo <strong>Iris Vermillion</strong>, elle aussi trop rare à Paris. Entreprise à 18 ans, l’œuvre que Mahler considérait comme son opus 1 rappelle par son sujet les contes de fées en forme de Ballades écrits par Schumann dans les années 1850, mais la musique – peut-être grâce aux révisions successives que subit la partition avant sa création en 1901 – est déjà celle de l’auteur du <em>Chant de la Terre</em>, avec ces effets grinçants de dissonance introduits par une fanfare en coulisses et ces pièces rapportées, rythmes de marche ou de danse. Dans ces poèmes déclamés sans qu’aucune des voix ne soit associée à un personnage en particulier, le chœur est très présent, et l’on savoure ici la prestation du Chœur de l’Orchestre de Paris préparé par <strong>Lionel Sow</strong>. Paradoxalement, les solistes semblent pour la plupart presque sous-employés. Melanie Diener, déjà présente dans la même œuvre en 2008 Salle Pleyel, peine un peu à se faire entendre par-dessus les éclats de l’orchestre. Le jeune baryton <strong>Ludwig Mittelhammer</strong> n’a que quelques phrases pour faire entendre son joli timbre. Le ténor étant narrateur des premières strophes, Werner Güra a un peu plus à faire, et le fait fort bien. C’est surtout Iris Vermillion qui triomphe, avec une voix d’une splendide noirceur, d’un volume tel qu’il s’impose toujours sans difficulté. On n’oubliera pas les deux chanteuses de la Maîtrise de Paris, surtout l’excellente soprano <strong>Michelle Bréant </strong>au timbre cristallin, dont la belle présence prouve que l’acoustique de la Philharmonie n’est pas toujours impitoyable pour les voix, même si elle est flatteuse pour les couleurs fascinantes de l’Orchestre de Paris dirigé par<strong> Jaap van Zweden</strong>. C&rsquo;était hier, mais c&rsquo;est aussi ce soir.</p>
<p>Gustav Mahler, <em>Das Klagende Lied</em>, précédé du Concerto pour piano n° 20 de Mozart interprété par David Fray. Philharmonie de Paris, mercredi 6 mai et jeudi 7 mai, 20h30</p>
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		<item>
		<title>STRAUSS, Elektra — Buenos Aires</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-buenos-aires-femmes-entre-elles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 05:31:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’ouverture de sa saison, le Teatro Colón affiche une nouvelle production d’Elektra, due à Pedro Pablo García Caffi. Le directeur général et artistique de l’institution propose une lecture marquée par l’oppression de la fatalité, l’heimarménè des grecs. Dans un décor cataclysmique de colonnes géantes à demi effondrées, signe d’une Mycènes décadente, le metteur en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’ouverture de sa saison, le Teatro Colón affiche une nouvelle production d’Elektra, due à<strong> Pedro Pablo García Caffi</strong>. Le directeur général et artistique de l’institution propose une lecture marquée par l’oppression de la fatalité,<em> </em>l’<em>heimarménè</em> des grecs. Dans un décor cataclysmique de colonnes géantes à demi effondrées, signe d’une Mycènes décadente, le metteur en scène argentin souligne la solitude des personnages principaux, tous féminins, qui nous apparaissent ici dérisoires et sans force, isolés. Mais ces colonnes sont aussi la symbolisation phallique d’un univers dominé par le masculin absent, en écho à l’impuissance de personnages féminins omniprésents. En effet, de même que Clytemnestre n’a pu assassiner Agamemnon qu’avec l’aide d’Egisthe, Electre n’envisage pas de se venger de sa mère sans l’aide d’Oreste ; comme si les héros masculins étaient les seuls moteurs possibles de l’action, et les femmes condamnées à ruminer leurs craintes, leurs aspirations ou leurs frustrations.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="284" src="/sites/default/files/styles/large/public/elektra_2014_-_foto_2_-_arnaldo_colombaroli_0.jpg?itok=NqnHAp36" title="© Prensa Teatro Colón / Arnaldo Colombaroli" width="468" /><br />
	© Prensa Teatro Colón / Arnaldo Colombaroli</p>
<p>C’est sans doute là qu’il faut chercher l’explication du jeu finalement assez sobre de <strong>Linda Watson</strong>, une Elektra plutôt hiératique, un peu passive, très éloignée d’interprétations plus passionnées comme celle d’Evelyn Herlitzius au Festival d’Aix-en-Provence dans la production de Patrice Chéreau, ou, si l’on remonte plus loin, des incarnations légendaires de Gwyneth Jones ou Leonie Rysanek, d’un histrionisme pleinement assumé. Vocalement, la soprano américaine assume crânement la totalité des difficultés du rôle, souvent avec subtilité (les invocations d’Agamemnon, pour une fois, ne sont pas criées mais chantées avec une sorte d’abandon nostalgique). Toutefois, la voix manque parfois un peu de projection et de la largeur, notamment au regard des moyens de ses partenaires. L&rsquo;allemande <strong>Manuela Uhl</strong>, belle voix charnue, aux aigus lumineux, puissante, au beau phrasé, campe une Chrysothemis perdue dans ses rêves d’épanouissement. L’histrionisme assumé, on le trouve en revanche chez<strong> </strong>sa compatriote<strong> Iris Vermillion</strong>, Klytemnestra complètement déjantée et décadente, d’un engagement vocal total, fût-ce au prix de quelques raucités (tous comptes faits en accord avec la composition dramatique). De nationalité argentine, <strong>Hernán Iturralde</strong> est une voix idéale pour Orest : belle projection, timbre sombre et sans laisser-aller en termes de style. Pour une fois, le rôle est continuellement bien chanté ! Dommage que son accoutrement le fasse ressembler à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mister_T.#mediaviewer/File:NancyReaganMrTChristmas1983.jpg">Mister T</a> (au contraire des éclairages, variés et sophistiqués, les costumes de la production sont assez hétéroclites). Mêmes remarques en ce qui concerne l’Aegisth d’<strong>Enrique Folger</strong>, souvent laissé à des ténors en fin de carrière : là encore, la voix est saine et le style irréprochable. Enfin, les cinq suivantes varient du correct au très bon et le jeune serviteur d’ <strong>Eduardo Bosio</strong> fait belle impression.</p>
<p>A la tête d’une formation digne des meilleur théâtres, <strong>Roberto Paternostro</strong> propose une interprétation très musicale et plutôt analytique de la partition. Le chef viennois fait ressortir les différents pupitres et les divers motifs et sous sa baguette l’orchestre semble véritablement « chanter »  plutôt qu’accompagner les situations dramatiques (à titre d’exemple, on est habitué à des coups d’archet des contrebasses plus secs pour l’arrivée de Clytemnestre). Il est rare d’offrir autant de beauté dans cette partition.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Salome — São Paulo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/salome-sao-paulo-a-la-mode-de-chez-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 05:20:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’ont en commun Nadja Michael, Stanislas de Barbeyrac, Iris Vermillion, Peter Bronder ? Des carrières en Europe pavées de succès divers et… un rendez-vous commun à São Paulo en septembre 2014 pour une série de Salomé de Richard Strauss. Une version scénique qui n’a donc rien à envier aux plus grandes scènes du vieux continent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’ont en commun Nadja Michael, Stanislas de Barbeyrac, Iris Vermillion, Peter Bronder ? Des carrières en Europe pavées de succès divers et… un rendez-vous commun à São Paulo en septembre 2014 pour une série de <em>Salomé</em> de Richard Strauss.</p>
<p>	Une version scénique qui n’a donc rien à envier aux plus grandes scènes du vieux continent puisque la représentation confirme les promesses du programme de la soirée. <strong>Nadja Michael</strong> propose une incarnation brulante et adolescente de la princesse Judée. La voix a les défauts qu’on connait : disparate d’un registre à un autre et pas exempte d’accidents de justesse. Toutefois l’artiste brille, comme toujours, par un engagement de tout instant. <br />
	Prophète métis coiffé de rastas, <strong>Mark Steven Doss</strong> rivalise de présence scénique et d’endurance vocale. La tessiture est maîtrisée de bout en bout et le personnage vit entre ferveur, autorité et dégout. Habitués de Vienne ou de Berlin, <strong>Iris Vermillion</strong> et <strong>Peter Bronder</strong> croquent le couple royal avec justesse que seuls un manque de projection pour l’une et une fatigue grandissante pour l’autre viennent ternir. Après <a href="http://www.forumopera.com/die-zauberflote-aix-en-provence-vous-jouez-vous-avez-raison">la confirmation aixoise en Tamino</a>, <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> reprend le rôle du capitaine de la garde du palais d’Hérode. S’il est impeccable vocalement on regrette que le metteur en scène ne soit pas allé au-delà du cliché du jeune homme enamouré.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/2014093_-_salome_ensaio_geral_1_por_desiree_furoni_265.jpg?itok=toMCr72p" title="Danse des sept voiles © Desireé Furoni" width="468" /><br />
	© Desireé Furoni</p>
<p>C’est d’ailleurs la mise en scène de<strong> Livia Sabag</strong> qui laisse plus perplexe. Elle se présente sous des décors classiques composés de rochers établis en deux étages, l’étage inférieur réservé aux personnages principaux et le supérieur aux différents commentateurs (gardes, nazaréens, juifs…). On comprend mal pourquoi l’accès au palais se fait par un escalier laissant penser que nous sommes sur le toit. D’autant que la citerne du prophète se trouve de facto au même endroit que la salle de fête. Quelques effets paraissent accessoires comme ces rochers coulissants qui laissent apparaitre un harem où viendront danser des jeunes femmes au moment de la danse des sept voiles. Un espace reconverti en fond de citerne juste avant la décollation de Jokanaan que l&rsquo;on voit se tenir immobile et serein.  Certaines idées sont en revanche fertiles, comme ce ballet de sept danseurs qui portent une femme habillée comme Salomé. Ainsi pendant qu’Hérode poursuit chacune des danseuses de ses avances, on devine le désir qui occupe l’esprit en transe de la jeune princesse : le corps démultiplié d’un homme jeune et fort, tel que le prophète lui est apparu plus tôt. </p>
<p>	<strong>John Neschling</strong> fait pencher la balance de son orchestre homogène et bien en place du côté du lyrisme, parfois aux dépens de l’équilibre avec la scène. Il faut dire que toutes les voix souffrent d’une légère sourdine dès qu’elles se déplacent vers le fond de scène. C’est bien plus dû au dispositif scénique qui offre peu de possibilité de renvoi du son, qu’à la magnifique salle années 1920 du Theatro Municipal.</p>
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		<title>Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-chant-en-retrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 08:26:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ces gravures, effectuées entre 1996 et 1999, forment le neuvième volume de l’intégrale des lieder de Johannes Brahms entreprise par la firme CPO. Il s’agit là de la toute dernière période créatrice du compositeur, depuis l’arrangement pour voix solo qu’il fit (1888) de huit de ses propres Zigeunerlieder – initialement onze, mais pour quatre voix ! &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Ces gravures, effectuées entre 1996 et 1999, forment le neuvième volume de l’intégrale des lieder de <strong>Johannes Brahms</strong> entreprise par la firme <strong>CPO</strong>. Il s’agit là de la toute dernière période créatrice du compositeur, depuis l’arrangement pour voix solo qu’il fit (1888) de huit de ses propres <em>Zigeunerlieder</em> – initialement onze, mais pour quatre voix ! – jusqu’aux célébrissimes <em>Quatre chants sérieux</em> (1896). Si l’on peut apprécier d’avoir ainsi à disposition un recueil chronologiquement et artistiquement cohérent, force est de constater que le musical n’est pas des plus enthousiasmants. <strong>Helmut Deutsch</strong> seul, phénoménal inspirateur, surprend, émeut, conduit l’auditeur dans des lieux inattendus, parfois même inouïs, les Opus 106 et 107 prenant sous ses doigts des profondeurs rares. Dire des trois chanteurs qu’ils sont en retrait par rapport à lui est un euphémisme. Ils font certes preuve d’une probité remarquable, s’effaçant presque pour mieux laisser parler musique et texte. Le problème est que l’on a connu interprétations autrement plus engagées – et engageantes. <strong>Iris Vermillion</strong> (en charge des huit <em>Zigeunerlieder</em>) n’est pas sans rappeler Brigitte Fassbaender, émission haute, diction parfaite ; mais quel manque singulier de charme ! On peut certes rendre justice à ces pages sans avoir la plus belle voix du monde, mais qu’il suffise d’écouter la poignante phrase « Täusch mich nicht… » (<em>Opus</em> 103 n° 7), et l’on comprendra qu’il manque ici une dimension émotionnelle nécessaire à faire décoller ces pages du simple premier degré. Le cas de <strong>Juliane Banse</strong> est assez semblable : chacune de ses deux interprétations dans l’<em>Opus</em> 107, <em>Das Mädchen spricht </em>et<em> Mädchenlied</em>, n’a vocalement rien de la « jeune fille » en question… Dans l’<em>Opus</em> 106 et dans les pages de l’<em>Opus</em> 107 où <strong>Andreas Schmidt </strong>chante seul, l’on arrive enfin à se laisser emporter sur les ailes de l’inspiration brahmsienne. Certes, là encore, on peut ergoter, trouver la voix trop blanche, l’interprétation trop volontairement détachée, refusant trop systématiquement l’expression. Dans le petit recueil des <em>Cinq lieder</em> op. 106, avec ses miniatures, cela se justifie pleinement : <em>Ständchen</em> trouve ainsi des allègements charmeurs, <em>Auf dem See</em> enchante par l’élégance de son phrasé et les couleurs du timbre, le douloureux <em>Es hing der Reif</em> trouve même une façon inattendue de donner à sentir le saisissement de l’hiver glacé sans en accentuer le côté sombre, l’idée de la mort s’induisant d’une ligne qui se fige dans une lumière grise… Bref, du grand art. Pour <em>Les Quatre chants sérieux</em>, on a trop à l’oreille les grandes références de Hotter ou Kipnis pour ne pas sentir ce qu’une voix aussi claire et légère que celle de Schmidt retire au poids émotionnel de ce cycle. Dietrich Fischer-Dieskau, même jeune, osait davantage l’expression… Mais il faut reconnaître que l’interprète, dans son parti pris de neutralité objective, comme en effleurant la ligne vocale, sans entrer de plain-pied dans la pâte vocale habituellement attendue, s’en sort avec les honneurs.<br />
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<p><strong>Catherine Jordy,<br />
avec la complicité de David Fournier</strong></p>
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