<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean-François VINCIGUERRA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/vinciguerra-jean-francois/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/vinciguerra-jean-francois/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Jean-François VINCIGUERRA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/vinciguerra-jean-francois/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>OFFENBACH, Fantasio — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2018 04:41:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/une-recration-revigore/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est à la recherche d’une nouvelle veine, mêlant le rire et les larmes qui aboutira à son dernier chef-d’œuvre, Les Contes d’Hoffmann, qu’Offenbach jeta son dévolu sur la comédie romantique d’Alfred de Musset. Hélas, son Fantasio lyrique fît un four à sa création en 1872. Trop complexe, tant sur le plan musical que sur celui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à la recherche d’une nouvelle veine, mêlant le rire et les larmes qui aboutira à son dernier chef-d’œuvre, <em>Les Contes d’Hoffmann, </em>qu’Offenbach jeta son dévolu sur la comédie romantique d’Alfred de Musset. Hélas, son <em>Fantasio </em>lyrique fît un four à sa création en 1872. Trop complexe, tant sur le plan musical que sur celui du livret, il fut mal reçu par un public ébranlé par un contexte historique désastreux : guerre franco-prussienne, chute du Second Empire, perte de l’Alsace-Lorraine&#8230; Comble de malchance pour la postérité, avant de les retrouver, on a longtemps cru ses partitions brûlées dans le deuxième incendie de la salle Favart le 25 mai 1887, provoqué par un défaut de l’éclairage au gaz pendant le premier acte de <em>Mignon</em>.</p>
<p>Ayant déjà récolté pléthore de lauriers : Paris <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">(</a><a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre">Opéra comique au Châtelet en 2017)</a><a href="https://www.forumopera.com/fantasio-paris-favart-resurrection-triomphale-dun-chef-doeuvre"> </a>avant <a href="https://www.forumopera.com/fantasio-geneve-sublime-grotesque-eblouissant">Genève</a>, Montpellier, et en attendant Zagreb en projet pour 2020,  ce <em>Fantasio </em>revisité et reverdi par <strong>Thomas Jolly</strong> vient de débarquer à Rouen — la ville natale du metteur en scène où une vocation théâtrale précoce l’a frappé dès l&rsquo;âge de dix ans ! C&rsquo;est dire combien cette expérience lyrique, consacrée par un brillant parcours  allant de Shakespeare à Guitry, a été bien reçue au Théâtre des Arts. En s’appuyant sur le travail colossal du chef d&rsquo;orchestre et compositeur belge <strong>Jean-Pierre Haeck</strong>, grand spécialiste d’Offenbach, Jolly a relevé avec brio ce défi : la résurrection d’une œuvre importante qui a bien failli disparaître. Tout en étant d’une précision horlogère, sa proposition étourdissante n’appelle que des louanges tant sur le traitement visuel ludique que sur la dramaturgie et la direction d’acteurs sensibles et festives à la fois.</p>
<p>L’ouverture mélancolique inhabituelle chez Offenbach ayant d’emblée donné le ton ambigu de la partition sous la baguette ès qualité de Jean-Pierre Haeck, celui-ci fait sonner l’Orchestre de l’opéra de Rouen<strong> </strong>Normandie comme un seul homme. En dépit de quelques pesanteurs et rares décalages de certains ensembles, les musiciens exécutent avec passion et enthousiasme cette musique alternativement pétillante et sentimentale&#8230; Ce sont ces contrastes entre drôlerie et tristesse qui sont mis en valeur dans la mise en scène. Par ailleurs, on ne peut que saluer la prestation du Chœur accentus/ Opera de Rouen Normandie, très sollicité vocalement et physiquement tout au long de la représentation.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/fantasio_jean_pouget_img_0284.jpeg?itok=EJk3mgFZ" title="Fantasio- scène finale © Jean Pouget" width="468" /><br />
	Fantasio- scène finale © Jean Pouget</p>
<p>Vocalement, la distribution rouennaise est dominée par la soprano belge <strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/sheva-tehoval-star-du-concours-de-marmande-2016">Sheva Tehoval.</a> </strong>Chacune de ses apparitions est un délice car le rôle de La Princesse s’avère tout à fait à sa mesure. Voix légère et ambitus court, certes, mais son joli timbre transparent, sa présence affirmée, son excellente diction, son phrasé impeccable et sa musicalité en font la reine de la soirée. Particulièrement remarquables, sa première romance et les deux duos d’amour avec Fantasio dans lesquels elle parvient à communiquer à sa partenaire la magie qui lui manque. En effet, malgré ses louables efforts, la mezzo <strong>Angelique Nordus, </strong>ayant pourtant fait ses preuves dans le répertoire baroque et dans Mozart, n’arrive pas à s’imposer dans le rôle titre qui ne convient ni à sa voix peu mélodieuse ni à son tempérament fonceur. Une erreur de casting sur laquelle il nous semble inutile de s’étendre tant elle est regrettable. De son côté, la jeune mezzo <strong>Alix Le Saux</strong> incarne avec assurance et une vis comica instinctive le personnage de Flamel.</p>
<p>Hormis <strong>Philippe Esthèphe</strong> (Spark bien chantant dans son air du premier acte) qui prend ici à nouveau vaillamment la tête des joyeux étudiants et <strong>Bruno Bayeux</strong> (dans trois petits rôles), la distribution masculine est entièrement nouvelle. Très digne dans son attitude, <strong>Jean-François Vinciguerra</strong>, le Roi de Bavière a bien peu à chanter, tandis que <strong>David Tricou</strong> prête joliment sa voix de haute-contre au personnage de Facio. Quant au baryton <strong>Philippe-Nicolas Martin,</strong> il campe avec aisance Le Prince de Mantoue et la puissance vocale ne lui fait pas défaut pour le bel air « Je ne serai donc jamais aimé pour moi-même ». Dans le personnage de Mannoni, son serviteur complice, le ténor de caractère, <strong>Antoine Normand</strong> a l’occasion de faire valoir ses dons de comédien avec un « Reprenez cet habit » fort divertissant.</p>
<p>À l’heure où le génie d’Offenbach est enfin pleinement reconnu, cette brillante production énergisante a sans doute un bel avenir devant elle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-rouen-une-recreation-revigoree/">OFFENBACH, Fantasio — Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LOEWE, My Fair Lady — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/my-fair-lady-marseille-une-oeuvre-en-sursis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jan 2018 06:39:37 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/une-oeuvre-en-sursis/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Curiosité pour un titre popularisé par le cinéma mais jamais représenté à l’opéra de Marseille ou option « sortie de fêtes » ? Que ces explications se complètent ou s’additionnent, le public est venu en foule et les prochaines représentations de My fair Lady devraient afficher complet. Beau succès donc pour ce spectacle – coproduit avec Lausanne où il &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/my-fair-lady-marseille-une-oeuvre-en-sursis/"> <span class="screen-reader-text">LOEWE, My Fair Lady — Marseille</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/my-fair-lady-marseille-une-oeuvre-en-sursis/">LOEWE, My Fair Lady — Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Curiosité pour un titre popularisé par le cinéma mais jamais représenté à l’opéra de Marseille ou option « sortie de fêtes » ? Que ces explications se complètent ou s’additionnent, le public est venu en foule et les prochaines représentations de <em>My fair Lady </em>devraient afficher complet. Beau succès donc pour ce spectacle – coproduit avec Lausanne où il fut créé en 2016 – salué par des applaudissements scandés sans fin à l’issue des trois heures de représentation. </p>
<p>L’ingénieuse conception des décors, dus à <strong>Christophe de la</strong> <strong>Harpe, </strong>contribue sans nul doute à ce succès. Suggestifs, ils évoquent de façon succincte mais suffisante les différents lieux où se situent les scènes successives. Mobiles, ils permettent des changements à vue ou très rapides derrière le rideau, devant lequel est jouée une scène de transition. La mise en scène de <strong>Jean Liermier </strong>peut dès lors se dérouler sans temps morts, alliant efficacité et sobriété et intégrant habilement les ballets dont la chorégraphie inventive de <strong>Jean-Philippe Guilois </strong>est défendue avec panache par six superbes danseurs. On passe ainsi sans rupture du trottoir devant Covent Garden à l’intérieur bourgeois du professeur Higgins, des abords du pub et de ses piliers, dont le père d’Elisa, au champ de courses d’Ascot, au salon du bal des Ambassadeurs ou dans le jardin de Mrs. Higgins. Mais si décors et mise en scène sont propices à donner au spectacle un rythme soutenu, infailliblement accompagnés par les lumières de <strong>Jean-Philippe Roy</strong>, c’est bien la symbiose des participants qui donne à la représentation son influx et son impact.</p>
<p>Tous, artistes des chœurs, danseurs, solistes, musiciens, s’impliquent avec une conviction qui ne faiblit pas et que <strong>Bruno Membrey</strong> veille sans relâche à stimuler en maintenant la pression. Il obtient ainsi la vigueur qui empêche la mièvrerie possible dans les moments d’attendrissement ou d’introspection tout en laissant la romance s’épancher. A cet égard sa direction est un modèle rare d’équilibre ! Il a apporté un soin particulier aux introductions orchestrales, l’ouverture en apportant aussitôt une preuve des plus savoureuses. La réponse de l’orchestre témoigne du plaisir qu’il a à jouer cette musique où passent des échos de Cole Porter, comme le public à s’interroger sur les traces qu’elle a pu laisser dans <em>West side story</em> ou son emprunt à la ballade de <em>Davy</em> <em>Crockett, </em>si populaire quelques années avant la création.</p>
<p>Bien sûr, on aimerait que davantage de figurants meublent le salon du bal, bien sûr l’hétérogénéité des costumes de <strong>Coralie Sanvoisin</strong> déconcerte car elle génère une indécision chronologique que le portrait, puis la présence de la souveraine actuelle du Royaume-Uni, ne contribuent pas à éclaircir, quand le bureau de Higgins et sa gouvernante sont datés de la création de la pièce de George Bernard Shaw. Mais ce n&rsquo;est pas l&rsquo;essentiel.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_5143_photo_christian_dresse_2017.jpg?itok=9KVvsjhz" title="Philippe Ermelier (Doolittle) Cécile Galois (Mrs. Hopkins) et les trois cockneys  (au premier plan Jacques Lemaire) © Christian Dresse" width="468" /><br />
	Philippe Ermelier (Doolittle) Cécile Galois (Mrs. Hopkins) et les trois cockneys  (au premier plan Jacques Lemaire) © Christian Dresse</p>
<p>Seul parmi les interprètes <strong>Philippe Ermelier </strong>a semblé en retrait au premier acte, avec une projection à éclipses, mais la verve scénique compense et son Alfred Doolittle s’accomplit dans sa grande scène du deuxième acte. Ses compagnons de beuverie, respectivement <strong>Jacques Lemaire</strong>, <strong>Arnaud Delmotte</strong> et <strong>Jean-Philippe Corre</strong> sont vocalement impeccables et d’une drôlerie irréprochable, sans aucun excès, une nécessité de l’œuvre et un autre mérite de la mise en scène. <strong>Raphaël Brémard </strong>fait valoir un timbre séduisant dans le personnage du jeune aristocrate désargenté qui se laisse prendre au plumage avant d&rsquo;être conquis par le ramage. <strong>Jean-François Vinciguerra </strong>est un Pickering tout ensemble imposant et discret. Il est vrai que le principal rôle masculin trouve en <strong>François Le Roux </strong>un interprète d’exception, qui allie la précision musicale et un art d’acteur consommé en une composition digne de tous éloges, très expressive dans une élégante sobriété.</p>
<p>Les interprètes féminines méritent les mêmes éloges, <strong>Elena Le Fur </strong>et <strong>Danièle Dinant</strong> en servantes dévouées, celle-ci jouant dignement les sosies d’Elisabeth II, et <strong>Carole Clin </strong>en mère impatiente du noble étourneau. Déconcertante la gouvernante de <strong>Jeanne-Marie Lévy</strong>, dont l’accent allemand à couper au couteau semble un défi au savoir de Higgins, mais constitue peut-être l’indice que le provocateur prêt à induire en erreur les notables qui dirigent l’Angleterre ne se soucie pas d’élever le niveau d’une employée de maison. Très sobre, la mère du professeur Higgins incarnée par <strong>Cécile Galois</strong>, sans le snobisme outrancier dont on l’accompagne parfois. Irrésistible l’Eliza de <strong>Marie-Eve Munger</strong>, qui joue de son origine canadienne pour remplacer l’accent cockney par le parler québécois, avant de s’exprimer en français de Touraine et en anglais d’Oxford. Quand on a Ophélie, Lakmé ou Gilda à son répertoire, on ne fait qu’une bouchée du rôle d’Eliza. A l’homogénéité du timbre et à l’extension vocale s’ajoute un sens très sûr de la scène qui expose le personnage dans sa diversité, comique et sentimentale. Elle remporte un très vif succès personnel.</p>
<p>C’est dans l’euphorie générale que le public se disperse lentement, comme à regret. On s’est bien amusés à suivre l’histoire d’Eliza et de son Pygmalion. Faut-il en profiter avant qu’il ne soit trop tard ? On espère qu’à notre époque si prompte à pourfendre l’omnipotence séculaire des mâles nul anathème ne viendra vouer au pilori une œuvre où la femme n’atteint la perfection que grâce à un misogyne convaincu, outrecuidant et prosélyte, près duquel elle vient volontairement reprendre sa chaîne, validant ainsi tous les discours qui dévalorisent son engeance !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/my-fair-lady-marseille-une-oeuvre-en-sursis/">LOEWE, My Fair Lady — Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, La Chauve-Souris — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-chauve-souris-marseille-frivolite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2017 09:58:03 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/frivolit/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quel spectacle donner pour les fêtes ? A Marseille on semble avoir choisi la frivolité, avec une production de La Chauve-Souris. Jean-Louis Grinda, le metteur en scène, ne le cache pas : plaire au public est son premier souci. Pour s’en donner les moyens, il a adapté le texte français aux références des spectateurs marseillais en le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-chauve-souris-marseille-frivolite/"> <span class="screen-reader-text">STRAUSS, La Chauve-Souris — Marseille</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-chauve-souris-marseille-frivolite/">STRAUSS, La Chauve-Souris — Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quel spectacle donner pour les fêtes ? A Marseille on semble avoir choisi la frivolité, avec une production de <em>La Chauve-</em>Souris. <strong>Jean-Louis Grinda</strong>, le metteur en scène, ne le cache pas : plaire au public est son premier souci. Pour s’en donner les moyens, il a adapté le texte français aux références des spectateurs marseillais en le truffant de calembours relatifs au château d’If ou à une célèbre série télévisée. Si ce procédé consistant à titiller l’esprit de clocher est courant, il n’a pas toujours cette sûreté et cette légèreté de touche. Ce savoir-faire éloigne de la représentation la grossièreté facile si souvent fréquente dans les spectacles destinés à divertir pour les fêtes. Il met en valeur une équipe de chanteurs qui sont aussi de très bons acteurs et s’accorde étroitement à la musique, résolvant sans à-coups la difficile conjonction du rythme théâtral et du rythme musical. Cette réussite est due évidemment à la collaboration complice du chef <strong>Jacques Lacombe.</strong> Attentif à toutes les nuances il obtient des musiciens de l’orchestre une discipline sonore sans bavure. A cet égard, l’ouverture semble un manifeste de leur entente, tant la lecture est à la fois précise, rigoureuse et raffinée. Le régal, c’est que cette qualité se maintiendra !</p>
<p>Ni les décors de <strong>Rudy Sabounghi </strong>ni les costumes de <strong>Danièle Barraud</strong> n’ont vieilli. Ils ne sont asservis ni à un réalisme étroit ni à un anachronisme de principe. Les uns et les autres représentent des lieux plausibles et des tenues de circonstance, le bal chez le prince Orlofski autorisant des extravagances et l’ivresse entraînant des débordements. Seul le grand escalier conduisant à la prison semble toujours aussi peu en situation, mais le choix d’enchaîner les actes deux et trois par un précipité explique le maintien de cet élément du décor du palais princier. Comme le texte, les lumières de <strong>Laurent Castaingt</strong> ont probablement été revues, car elles nous semblent nettement plus réussies que dans notre souvenir. Texte rafraîchi, rythme soutenu, subtilité musicale : cela explique peut-être que ce spectacle trouvé « gentil » il y a dix ans nous ait paru si agréable. Certes, quelques gags nous ont semblé superflus ou répétitifs, comme ceux du gardien de prison qui accompagne le nouveau directeur venu « cueillir » le notable à son domicile, mais comme dit à peu près Orlofski, il en faut pour tous les goûts puisque chacun a le sien. Alors glissons sur le ballet, dont la bonne volonté évidente n’a pas suffi à nous conquérir, pour apprécier celle des choristes, qui savent aussi se faire danseurs.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_2814_photo_christian_dresse_2016_la_cs_2.jpg?itok=lhS3zhp9" title="Jennifer Michel (Adèle) et Olivier Grand (Gaillardin) © Christian Dresse" width="468" /><br />
	Jennifer Michel (Adèle) et Olivier Grand (Gaillardin) © Christian Dresse</p>
<p>Autre certitude, la cohésion de l’équipe de solistes. Parfaite sur le plan théâtral, où tous démontrent une maestria d’acteurs à saluer profondément, moins convaincante sur le plan vocal, elle n’en reste pas moins forte et donne à la représentation son influx. Après un début où il est en délicatesse avec la justesse, <strong>Jean-François</strong> <strong>Vinciguerra</strong> se ressaisit et son assurance scénique donne un relief certain au personnage de Tourillon. Quant à <strong>Marie Gautrot</strong>, elle chante bien, elle chante juste, mais son Orlofski manque d’ampleur et de force, même pour un personnage de viveur blasé.  Rien à reprocher, en revanche, au Bidard de <strong>Carl Ghazarossian </strong>ou à la Flora d’<strong>Estelle Danière</strong> qui projette sa voix avec la même énergie qu’elle lance ses jambes, en danseuse accomplie. <strong>Jean-Philippe Corre </strong>est tour à tour le gardien de prison alcoolique et le garde du corps musclé du prince, et le premier rôle lui permet, grâce à son monologue et au gag final, de remporter un vif succès aux saluts. Alfred, le ténor amoureux, est incarné avec conviction par <strong>Julien Dran, </strong>dont la voix ne cesse de s’étoffer. Le mauvais plaisant, le rancunier tenace, reste sympathique parce qu’<strong>Alexandre Duhamel</strong> le rend tel. Quant à sa victime, l’ancien arroseur cette fois arrosé, <strong>Olivier Grand </strong>lui confère la dimension et l’énergie propres à l’appétit vorace de ce jouisseur, sans outrer exagérément son comique. Cette retenue, <strong>Jennifer Michel </strong>la partage, et son Adèle est une réussite d’équilibre entre drôlerie, charme et feu d’artifice vocal. Dans le rôle de l’épouse respectable mais fleur bleue capable de se muer en femme rouée, <strong>Anne-Catherine</strong> <strong>Gillet </strong>est idéale de maintien, tant scénique que vocal, et fait de sa csardas une vraie gourmandise.</p>
<p>Tous ce mérites réunis composent un spectacle de très bonne tenue, que le public salue avec la chaleur reconnaissante qui lui semble convenir. Manifestement il a pris du plaisir à un divertissement de qualité. Cela signifie-t-il qu’à Marseille on est indifférent aux misères du monde ? Certaines étaient dans la salle, où de nombreux handicapés étaient présents. N’est-ce pas la preuve que frivolité et solidarité ne s’excluent pas forcément ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-chauve-souris-marseille-frivolite/">STRAUSS, La Chauve-Souris — Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
