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	<title>Floris VISSER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Glyndebourne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-glyndebourne-en-gris-et-vert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 05:33:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, le plaisir de revoir les pelouses des jardins du festival de Glyndebourne ! Ni le Brexit, ni le Covid n’en sont venus à bout. Comme dans le monde d&#8217;avant, les mélomanes se retrouvent dans la campagne anglaise, là où un théâtre a été construit en pleine nature. Et avant le spectacle, comme autrefois, ils pique-niquent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, le plaisir de revoir les pelouses des jardins du festival de Glyndebourne ! Ni le Brexit, ni le Covid n’en sont venus à bout. Comme dans le monde d&rsquo;avant, les mélomanes se retrouvent dans la campagne anglaise, là où un théâtre a été construit en pleine nature. Et avant le spectacle, comme autrefois, ils pique-niquent dans l’herbe à la manière des Lords anglais – tenue de soirée, nappes blanches, services en porcelaine et verres à champagne, paniers en osier pour transporter les victuailles.</p>
<p>Après leur garden party, ce soir-là, rendez-vous avec une<em> Bohème</em> d&rsquo;une intensité rare sur le plan dramatique.</p>
<p>Le metteur en scène<strong> Floris Visser</strong> a créé la présence d’un personnage muet qui symbolise la mort. Tout au long du spectacle, ce personnage parcourt le plateau, avec sa silhouette squelettique, son long manteau noir, dans un éclairage en clair obscur. D’une démarche glaçante, il tourne autour de Mimi, s’en approche de plus en plus pour l’entraîner en douceur, à la fin, lorsque sur ses derniers instants Roldolfo chante son poignant « E tranquilla ».</p>
<p>Ce personnage reste muet sauf dans le deuxième tableau où le metteur en scène a la belle idée de lui confier le rôle de Parpignol, le vendeur de ballons rouges. Sans le savoir, les enfants jouent avec la mort ! A part le rouge des ballons, tout le reste du spectacle – décor et costumes – est de couleur grise.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/parpignol.jpeg?itok=1Y2d-Nqv" title="Parpignol vendeur de ballons rouges (Photo Richard Hubert Smith)" width="468" /><br />
	Parpignol vendeur de ballons rouges © Richard Hubert Smith</p>
<p>Le décor est constitué de deux murs entre lesquels on imagine au I l’appartement des artistes sans le sou, au II la rue parcourue de rires et de flonflons, et au III la banlieue sordide par un matin neigeux.</p>
<p>Au milieu de ces cinquante nuances de gris, surgit l’éclat du chant puccinien, admirablement servi par la Mimi de <strong>Yaritza Véliz</strong>. La soprano chilienne domine la distribution, éclatante d’un bout à l’autre de sa tessiture, voix charnue, bien timbrée, gagnant en émotion au fur et à mesure que se déroule le spectacle,avec un « Donde lieta uscì » au III et un « Fingevo di dormire » au IV déchirants.</p>
<p>Le Rodolfo du ténor coréen <strong style="font-size: 14px">Sehoon Moon</strong> réussit un même crescendo émotionnel, du premier au dernier tableau, même si on préférerait un timbre plus « italien ». La voix est belle, colorée, les aigus sont brillants, toujours justes, attaqués sans forcer, avec aisance.</p>
<p>En Musette, la voix fluide et fruitée, ainsi que la présence radieuse de la soprano sud africaine<strong> Vuvu Mpofu</strong> font également mouche.  </p>
<p>Autour de Roldolfo, un trio de joyeux camarades : trois belles voix graves plus verdiennes que pucciniennes,  qui assument brillamment leurs rôles. <strong>Daniel Scofield</strong> donne du caractère à son personnage de Marcello.<strong> </strong>Le bulgare<strong> Ivo Stanchev</strong> fait vibrer le beau bronze de sa voix notamment dans son « Vecchia zimarra, senti ». Le sud-africain <strong>Luthando Qave</strong> propose un Schaunard en adéquation vocale et physique avec le rôle.</p>
<p>Globalement admirable, la direction de <strong style="font-size: 14px">Jordan De Souza </strong>à la tête d&rsquo;un London Philharmonic parfois raide aurait sans doute gagné à adopter des tempos plus rapides.</p>
<p>Au tomber de rideau, La salle explose en bravos avant que, dans la nuit tombante, on voit les robes longues et les nœuds papillons s’éloigner dans la campagne, quittant le gris de la scène pour le green des prairies.</p>
<p> </p>
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		<title>HAENDEL, Semele — Karlsruhe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/semele-karlsruhe-mission-impossible-a-la-maison-blanche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Feb 2017 06:09:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après la version de concert de l’oratorio Theodora proposée dans le cadre de la 40e édition du festival Haendel au Staatstheater de Karlsruhe, c’est à la production inédite de l’année qu’on assiste en ce samedi après-midi, 25 février, dans une salle comble. Cet autre oratorio bénéficie cette fois d’une mise en scène dont on remarque &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après la version de concert de l’oratorio <a href="http://www.forumopera.com/theodora-karlsruhe-les-delices-du-martyre">Theodora</a> proposée dans le cadre de la 40<sup>e</sup> édition du <a href="http://www.forumopera.com/actu/internationale-handel-festspiele-karlsruhe">festival Haendel</a> au Staatstheater de Karlsruhe, c’est à la production inédite de l’année qu’on assiste en ce samedi après-midi, 25 février, dans une salle comble. Cet autre oratorio bénéficie cette fois d’une mise en scène dont on remarque immédiatement le caractère spectaculaire du décor. La scène circulaire mobile est ainsi habillée d’une demi-coupole qui lui confère des allures d’hémicycle. L’impression est celle de se trouver dans l’intérieur du Panthéon de Rome croisé avec le bureau ovale de la Maison blanche. La grande réussite du décor de <strong>Gideon Davey</strong> est de donner une sensation de gigantisme combinée avec des dimensions à taille humaine, nécessaires au bon déroulement des scènes intimistes de l’ouvrage. Par ailleurs, le jeu des lumières d’<strong>Alex Brok </strong>contribue habilement à ciseler des ambiances froides autour des immortels et de chaudes éclaircies pour la très humaine Semele et son entourage. Décors, costumes et lumières évoquent l’univers de Hitchcock et les années 1950, mais aussi des blockbusters plus contemporains tels <em>Mission impossible</em>. On pense évidemment aux Kennedy et à Marilyn dans la caractérisation des personnages, alors que le metteur en scène <strong>Floris Visser</strong> affirme s’appuyer plutôt sur l’affaire Monica et les Clinton ainsi que la série <em>House of Cards</em>. Pour le metteur en scène, cet oratorio a tout d’un opéra et il est ici traité comme tel. Il faut dire que les idées ne manquent pas et que l’on ne connaît aucun temps mort. Mais l’ensemble ressemble tout de même beaucoup à la mise en scène maintenant devenue un classique de Robert <a href="http://www.forumopera.com/dvd/la-cruaute-du-petit-ecran">Carsen</a>. L’agitation bourdonnante de la messagère Iris, par exemple, jusqu’à son petit tailleur serré, nous sont plus que familiers. Il en va de même pour les journaux à scandale ou les photos prises par les espions et tant d’autres détails qui sont directement inspirés de la production d’Aix. Cet hommage appuyé ou ces emprunts caractérisés ne sont pas un problème en soi, sauf que l’on s’amuse bien moins ici qu’avec la version précitée : on sourit bien davantage que l’on ne rit franchement. Ces réserves mises à part, il faut admettre que l’ensemble se tient bien et fait sens.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/fvt_hp1_semele_087_58a5d8540e5cf9.97687600.jpg?itok=744gHnnU" title="© Falk von Traubenberg" width="468" /><br />
	© Falk von Traubenberg</p>
<p>En Semele, <strong>Jennifer France</strong> fait merveille. Tour à tour charmante, d’une naïveté irrésistible ou d’un narcissisme insupportable, son abattage scénique est remarquable. La voix, flexible et affirmée, n’est pas en reste et la soprano campe une héroïne aux facettes contrastées, sans jamais faiblir. Doté d’un physique de rêve, <strong>Ed Lyon</strong> se tire avec les honneurs du rôle exigeant de Jupiter. Ni falot, ni puissamment divin, il est constamment en représentation et sous contrôle. Il nous réserve cependant de beaux moments d’émotion quand il se trouve contraint de foudroyer Semele. <strong>Katharine Tier</strong> est, pour sa part, impériale en Junon. On retiendra essentiellement le jeu scénique de la mezzo australienne, même si elle se tire avec les honneurs des chausse-trapes de la partition et notamment du redoutable « Hence, hence, Iris hence away ». <strong>Hannah Bradbury</strong> papillonne délicieusement et campe une Iris honorable avec une ligne de chant suffisamment agile. En revanche, <strong>Dilara Baştar</strong> propose une Ino bien fade vocalement. Les autres seconds rôles se montrent à la hauteur de leur tâche mais on retiendra surtout la présence de <strong>Yang Xu</strong>, dont les accents caverneux magnifient le rôle de Somnus.</p>
<p>Les chœurs laissent une très bonne impression de cohésion et de présence efficace, toujours en phase avec les solistes, d’autant plus remarqués qu’ils sont constamment sollicités par de nombreux changements de costumes. De même, on peut souligner la belle unité de l’orchestre, efficacement et sobrement conduit par <strong>Christopher Moulds</strong>. Cela dit, on aurait aimé plus de fantaisie et de surprises dans cette prestation. Au final, l’impression reste mitigée devant un spectacle de belle qualité mais bien (trop) sage.</p>
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