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	<title>Stefan VLADAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Stefan VLADAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Schubert, Die schöne Müllerin (Skovhus, Vladar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-skovhus-vladar-un-gout-de-trop-sec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Aug 2017 08:58:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous connaissions Bo Skovhus davantage pour ses rôles à l’opéra, où il fait la part belle aux  personnages du grand répertoire allemand : Beckmesser, Amfortas, Wozzeck ou encore Mandryka. Sa brillante carrière scénique cache des interventions mélodiques plus discrètes mais non moins intéressantes, privilégiant elles aussi le répertoire allemand : Wolf, Korngold, Schubert, Mahler etc. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous connaissions <strong>Bo Skovhus</strong> davantage pour ses rôles à l’opéra, où il fait la part belle aux  personnages du grand répertoire allemand : Beckmesser, Amfortas, Wozzeck ou encore Mandryka. Sa brillante carrière scénique cache des interventions mélodiques plus discrètes mais non moins intéressantes, privilégiant elles aussi le répertoire allemand : Wolf, Korngold, Schubert, Mahler etc. Pourtant, il y a déjà quelques années que le baryton a enregistré « sa » <em>Belle meunière</em> puisqu’un disque est déjà paru chez Sony il y a vingt ans. Quels constat peut-on tirer d’une carrière qui s’étend déjà sur plusieurs décennies ?</p>
<p>Constatons tout d’abord qu’il n’a rien perdu de sa musicalité. Skovhus connait et comprend Schubert, et si quelques couplets nous paraissent en manque d’imagination, l’interprétation du texte reste l’un des points forts du baryton. Etonnamment, nous le trouvons plus convaincant musicalement dans les lieder les plus délicats, tels que « Die liebe Farbe » ou « Des Baches Wiegenlied ».</p>
<p>Constatons également que le chanteur se soucie toujours autant de sa prononciation allemande, puisque le texte nous parvient avec une projection transparente et intelligible. Regrettons cependant une tendance à l’empêtrement dans les lieder les plus précipités (« Der Jäger » ou « Wohin? »), ou la quantité de consonnes semble poser quelques difficultés à l’interprète.</p>
<p>Constatons enfin qu’un soin assez minutieux est apporté aux transitions entre les lieder. De nombreux enchaînements attacca relient les pièces les unes aux autres, rendant la construction et la dramaturgie du cycle plus transparente qu’à l’habitude.</p>
<p>Avec ces trois éléments, nos deux interprètes possédaient déjà trois atouts majeurs pour faire de cet enregistrement une réussite. Pourtant, une fois passé l’émerveillement musical auquel la musique de Schubert est si propice, c’est un goût de trop peu, voire même un goût de trop sec qui nous laisse sur notre faim. Si la biographie du baryton affirme qu’il interprète encore aujourd’hui des Wozzecks ou des Amfortas, la <em>Meunière</em> qu’il nous livre fait plutôt pâle figure. Le timbre semble venir régulièrement à bout de souffle, et les tenues dans le piano accusent un tremblement mal contrôlé. La texture de métal noir que nous connaissions n’est plus que l’ombre d’elle-même.</p>
<p>Le piano de <strong>Stefan Vladar</strong> est lui aussi source d’insatisfaction, probablement due en grande partie à une prise de son peu flatteuse et à un instrument inapproprié. Le son clinquant du Yamaha CFX sur lequel il joue est tellement éloigné de celui de pianos moelleux et ronds généralement privilégiés pour la musique de Schubert, qu’un pincement nous saisit dès les premières mesures de « Das Wandern ». Pour le reste du cycle, le pianiste n’est pas non plus en manque d’imagination musicale (pensons à « Mit dem grünen Lautenbande »), mais la prise de son le relègue le plus souvent au rang de tapis, loin derrière son acolyte.</p>
<p>Malgré trois belles conditions réunies pour l’enregistrement, l’absence de chair dans cette <em>Belle Meunière</em> nous laisse sur le bord de la route, avec dans la bouche la désagréable sensation d’un goût de trop sec.</p>
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		<title>SCHUBERT, Schwanengesang — Bruxelles (Bozar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/schwanengesang-bruxelles-bozar-une-sensibilite-touchante-devoilee-avec-reserve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2015 06:56:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La (trop) grande salle Henri Le Bœuf était loin d’être comble ce jour de Carnaval pour un programme pourtant bien alléchant : complétant sa programmation des trois grands cycles de Schubert, La Monnaie, en collaboration avec le Palais des Beaux Arts, accueillait mardi l’excellent baryton danois Bo Skovhus dans le Schwanengesang, accompagné du non moins excellent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La (trop) grande salle Henri Le Bœuf était loin d’être comble ce jour de Carnaval pour un programme pourtant bien alléchant : complétant sa programmation des trois grands cycles de Schubert, La Monnaie, en collaboration avec le Palais des Beaux Arts, accueillait mardi l’excellent baryton danois <strong>Bo Skovhus</strong> dans le Schwanengesang, accompagné du non moins excellent pianiste viennois <strong>Stefan Vladar</strong>.</p>
<p>Bo Skovhus, qui débuta sa carrière en 1988, a construit sa réputation sur un très grand professionnalisme, un timbre d’une richesse exceptionnelle et un intérêt constant pour le lied, à côté des rôles prestigieux que lui offrait l’opéra. Aujourd’hui, si la voix a un peu perdu de sa brillance juvénile – dont les enregistrements qu’il fit avec Helmut Deutsch notamment restent les témoins – l’artiste a gagné en maturité.  Un  impressionnant physique de marin des mers du nord a remplacé son ancien look à la James Bond, le registre grave est un peu moins sonore, mais le medium et l’aigu restent d’une grande richesse. Presque austère, cet homme pudique ne dévoile qu’avec réserve une sensibilité touchante qu’il met au service de la poésie et de la musique.</p>
<p>Il a composé son programme en offrant le dernier cycle de Schubert dans un ordre peu habituel et avec quelques compléments. On sait que<em> Schwanengesang</em> n’est pas à proprement parler un cycle voulu tel quel par Schubert : c’est la juxtaposition – proposée sans doute pour des raisons commerciales par l’éditeur Tobias Haslinger &#8211; de deux séries de lieder écrites l’année de la mort du compositeur et ressortissant à peu près de la même veine. Depuis une quarantaine d’années, on y ajoute généralement, à la suggestion de Dietrich Fischer Dieskau, le lied <em>Herbst</em> D.945 dont la thématique s’inscrit particulièrement bien dans le cycle. Skovhus a décidé de commencer son récital par cinq lieder sur des textes de Seidl (dont le <em>Taubenpost</em> extrait du cycle), puis de donner le reste de <em>Schwanengesang </em>au complet, y inclus <em>Herbst</em>, mais en inversant les deux parties du cycle, les textes de Heine précédant dès lors ceux de Rellstab. Cela donne au final un récital en trois parties à peu près égales, bien balancé mais bien sombre, qu’il décline avec un sens poétique très proche du texte, beaucoup de concentration mais aussi beaucoup de réserve dans l’expression, et une grande intensité dramatique, sans mièvrerie aucune.</p>
<p>Au piano, Stefan Vladar contribue pour beaucoup au climat poétique de la soirée ; musicien sensible, discrètement efficace, très précis dans ses interventions, il reste cependant au second plan, mais établit pour chaque lied les conditions d’épanouissement du texte et de mise en valeur de la voix.</p>
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