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	<title>Lars  VOGT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lars  VOGT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Chers Disparus de 2022</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2022 12:53:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Car ainsi en va-t-il du passage de l&#8217;être humain sur terre, 2022 a compté son lot de disparitions. Des figures importantes de l&#8217;art lyrique et du monde de la musique nous ont quittés, mais aussi des artistes plus discrets. Nous nous souvenons.      Philippe Aiche (1962-2022), violoniste. Premier violon solo de l&#8217;Orchestre de Paris, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/chers-disparus-de-2022/"> <span class="screen-reader-text">Chers Disparus de 2022</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Car ainsi en va-t-il du passage de l&rsquo;être humain sur terre, 2022 a compté son lot de disparitions. Des figures importantes de l&rsquo;art lyrique et du monde de la musique nous ont quittés, mais aussi des artistes plus discrets. Nous nous souvenons. </strong></p>
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	<strong>Philippe Aiche</strong> (1962-2022), <em>violoniste</em>. Premier violon solo de l&rsquo;Orchestre de Paris, sa disparition a profondément marqué un ensemble qu&rsquo;il avait contribué, depuis qu&rsquo;il y était entré en 1985, à hisser au niveau des grands orchestres internationaux. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-philippe-aiche-premier-violon-de-lorchestre-de-paris">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>John Aler</strong> (1949-2022), <em>ténor</em>. Il avait débuté dans le répertoire baroque au tournant des années 80 puis l&rsquo;avait peu à peu étendu aux rôles de ténor léger, excellant notamment dans le répertoire des opéras-comiques français, d&rsquo;Auber à Adam, et se distinguant par son élégance et sa délicatesse. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-john-aler">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Teresa Berganza </strong>(1933-2022), <em>mezzo-soprano</em>. Considérée comme l&rsquo;une des plus grandes figures de l&rsquo;opéra de la seconde moitié du vingtième-siècle, la mezzo-soprano espagnole s&rsquo;est éteinte à l&rsquo;âge de 89 ans. Longtemps après qu&rsquo;elle eût quitté les scènes, sa figure joyeuse et éternellement jeune a fait la joie de bien des jurés de concours et des masterclass. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/teresa-berganza-la-diva-solitaire">Lire notre hommage</a>).</p>
<p><strong>Harrison Birtwistle </strong>(1934-2022), compositeur. Le Britannique Harrison Birtwistle est décédé le 18 Avril 2022 à l’âge de 88 ans. Son premier opéra (de chambre), <em style="font-size: 14px;">Punch and Judy </em>(d’après les marionnettes traditionnelles éponymes) est créé le 8 juin 1968 à l’Aldeburgh Festival et choque une partie du public par sa violence. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-du-compositeur-harrison-birtwistle">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Philippe Boesmans</strong> (1936-2022), <em>compositeur</em>. Natif de Tongres (Belgique), Philippe Boesmans écrit huit opéras, essentiellement pour le Théâtre Royal de La Monnaie. Ses oeuvres sont données dans de nombreux théâtres français comme l&rsquo;Opéra National de Paris, l&rsquo;Opéra National de Lyon, l&rsquo;Opéra National de Bordeaux, le Théâtre du Châtelet et au festival d&rsquo;Aix-en-Provence. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dossier/philippe-boesmans-1936-2022">Lire notre dossier</a>).</p>
<p><strong>Peter Brook</strong> (1925-2022), <em>metteur-en-scène</em>. Légende du théâtre mais aussi, dans une moindre mesure, du cinéma (Lord of the Flies !), Peter Brook est décédé le 2 juillet dernier à Paris, à l&rsquo;âge de 97 ans. Tenter de résumer ses 80 ans de carrière en quelques lignes serait un pari perdu d&rsquo;avance, tant cet artiste fut un boulimique du travail. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-du-metteur-en-scene-peter-brook-1925-2022">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Georges Cherière</strong> (1932-2022), <em>journaliste, homme de radio</em>. Créateur du magazine <em>Diapason</em> en 1956, puis de <em>Répertoire </em>trente ans plus tard, ce passionné de musique lui a consacré toute sa vie en faisant connaître au public francophone toutes les nouvelles parutions au moment de l&rsquo;âge d&rsquo;or du disque. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-georges-cheriere-fondateur-de-diapason">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>William Cochran</strong> (1943-2022), <em>ténor</em>. Le chanteur d&rsquo;opéra américain William Cochran est décédé le 16 janvier 2022. Après avoir remporté de nombreux concours de chant parmi les plus importants aux États-Unis, cet élève de Lotte Lehmann avait débuté sa carrière en 1968 au Metropolitan Opera. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/william-cochran-1943-2022-mort-dun-heldentenor">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Brigitte Cormier</strong> (1935-2022), <em>directrice d&rsquo;agence de communication, autrice</em>. Membre de la rédaction de Forumopera, Brigitte Cormier était une amie chère qui laissera notamment une biographie de référence d&rsquo;Ewa Podleś parue aux éditions Symétrie. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/adieu-a-notre-chere-brigitte-cormier">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Gérard Corneloup</strong> (1946-2022), <em>journaliste</em>. La mort brutale, à la suite d&rsquo;une agression, de ce journaliste, critique musical et historien très respecté a provoqué une forte émotion, non seulement à Lyon, sa ville, mais dans tout le monde lyrique. On lui doit notamment plusieurs ouvrages de référence sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;art lyrique à Lyon. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/a-la-memoire-de-gerard-corneloup">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>George Crumb</strong> (1929-2022), <em>compositeur</em>. Le compositeur américain George Crumb est mort chez lui, aux Etats-Unis, le 6 février 2022 à 92 ans. George Crumb était un créateur atypique dans le paysage musical qui l&rsquo;a vu naître. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-du-compositeur-george-crumb">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Kurt Equiluz</strong> (1929-2022), <em>ténor</em>. Légendaire évangéliste des premières Passions enregistrées par Nikolaus Harnoncourt, le ténor est mort à l&rsquo;âge de 93 ans. Formé comme alto à la meilleure école &#8211; celle des Wiener Sängerknaben &#8211; Kurt Equiluz entre à 28 ans dans la troupe de l&rsquo;opéra de Vienne (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-kurt-equiluz">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Maria Ewing</strong> (1950-2022), <em>mezzo et soprano.</em> Décédée à son domicile à Detroit dimanche 9 janvier à l’âge de 71 ans, elle étudie le chant à Cleveland auprès d’Eleanor Steber. La rencontre décisive se fait en 1973 quand James Levine la retient pour le festival de Ravinia dans l’Illinois. Elle se produit ensuite à Boston, à Miami, à Chicago, au festival de Santa Fe et commence sa carrière européenne à Cologne. Dès 1976, elle fait ses débuts à Salzbourg et au Metropolitan avec le rôle de Cherubino. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-maria-ewing-a-71-ans">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Ezio Frigerio</strong> (1930-2022), <em>chef décorateur et scénographe</em>. L&rsquo;Italien était connu notamment dans le monde de l&rsquo;opéra pour avoir collaboré avec Giorgio Strehler. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-du-scenographe-ezio-frigerio">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Jean Gallois</strong> (1929-2022), <em>musicologue</em>. Né Jacques Gaillard, il était à l&rsquo;origine aux Editions Bleu Nuit d&rsquo;une fameuse collection consacrée aux compositeurs et à l&rsquo;histoire de la musique, <em>Horizons</em>, pour laquelle il a écrit plusieurs biographies. Celle consacrée à Ernest Chausson pour Fayard est une autre de ses grandes références. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-du-musicologue-jean-gallois">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Michael Hampe</strong> (1935-2022), <em>metteur en scène</em>, <em>directeur d&rsquo;institutions lyriques</em>. Violoncelliste de formation et également acteur, il se consacre à la mise en scène d&rsquo;opéras et dirige plusieurs théâtres et festivals en Allemagne, en Autriche (Salzbourg) et en Suisse. On lui doit de nombreuses productions, parfois reprises à Paris, le plus souvent très proches des livrets et classiques dans leur conception. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-de-michael-hampe">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Alice Harnoncourt</strong> (1930-2022), <em>violoniste</em>. Née Hoffelner, elle épouse Nikolaus Harnoncourt en 1953 et sera tout autant que lui à l&rsquo;origine de la création du Concentus Musicus de Vienne dont elle sera un pilier incontournable et véritable femme-orchestre de l&rsquo;institution, dont elle sera en outre la <em>konzermeisterin </em>pendant plus de trente ans, première femme à occuper un tel poste dans un orchestre autrichien. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-dalice-harnoncourt">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Kader Hassissi </strong>(1950-2022), <em>créateur et directeur du Festival international d&rsquo;opéra baroque et romantique de Beaune</em>. Cet ancien économiste avait créé aux côtés de la musicologue Anne Blanchard ce grand festival en 1983, qui a vu nombre de grands artistes non seulement s&rsquo;y produire mais aussi y débuter. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-a-72-ans-de-kader-hassissi-co-fondateur-du-festival-de-beaune">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Wim Henderickx</strong> (1962-2022), <em>compositeur</em>. Figure incontournable parmi les compositeurs belges, le Flamand est décédé prématurément à l&rsquo;âge de 60 ans. Hyperactif, Wim Henderickx, dont la talent et la gentillesse ont été unanimement loués, est notamment l&rsquo;auteur de trois opéras. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/lopera-ballet-des-flandres-rend-hommage-a-wim-henderickx">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Renate Holm</strong> (1931-2022), <em>soprano</em>. Petite fille d&rsquo;un général de brigade de la première guerre mondiale, ancienne assistante dentaire, Renate Holm prend des cours privés de chant et s&rsquo;en trouve retenue dans les forces de l&rsquo;Opéra d&rsquo;Etat de Vienne. Sa vie est un roman (<a target="_blank" href="https://jeanpierrerousseaublog.com/tag/renate-holm/" rel="nofollow">Lire l&rsquo;hommage de Jean-Pierre Rousseau, sur son blog</a>).</p>
<p><strong>Marie Leonhardt</strong> (1928-2022), <em>violoniste</em>. Comme Alice Harnoncourt, disparue quelques jours à peine avant elle, Marie Leonhardt (née Amsler) était une pionnière, elle aussi aux côtés de son mari Gustav, avec qui elle créera le Leonhardt Consort. Grande pédagogue, elle enseignera le violon toute sa vie à Rotterdam.<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-marie-leonhardt"> (Lire notre brève)</a>.</p>
<p dir="ltr"><strong>Barnabé Marti</strong> (1928-2022), <em>ténor</em>. Connu principalement pour avoir épousé en 1964 Montserrat Caballé, le ténor est mort à l&rsquo;âge de 93 ans. Les deux chanteurs s’étaient rencontrés sur la scène de La Corogne. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-lepoux-de-montserrat-caballe-le-tenor-bernabe-marti">Lire notre brève</a>).</p>
<p dir="ltr"><strong>Pascal Monteilhet</strong> (1955-2022), <em>luthiste</em>. Esprit original, personnage singulier, il se forme au luth auprès d&rsquo;Hopkinson Smith et Eugène Dombois, puis part deux ans dans le Pacifique. Revenu en France, il co-fonde avec Gérard Lesne Il Seminario Musicale, devenant cheville ouvrière de maint concert et maint disque, notamment de musique vocale. Il travaille alors avec les principaux chefs baroques et crée en 1994 la classe de luth du  CNSMP. En 2005, il enregistre un disque consacré à Robert de Visée, annonce que ce sera son dernier disque, se sépare de ses instruments, quitte la vie musicale, tagge sur le ministère « un jour, le luth sera vainqueur », puis part, loin, en Asie. Il décède d&rsquo;une crise cardiaque en août 2022. </p>
<p dir="ltr"><strong>Mariana Nicolesco</strong> (1948-2022), soprano. Née à Bucarest, violoniste de formation, elle se découvre une voix, part se perfectionner à Rome, et chez Madame Schwarzkopf, avant de débuter en Mimi à Cincinnati. Les plus grandes scènes, les plus grands rôles, les plus grands chefs, les plus grands metteurs en scène : elle aura tout eu pendant ses vingt années de carrière, chantant Violetta près de deux cents fois et apparaissant au premier concert de Noël du Vatican en 1993. Revenue en Roumanie après la chute du communisme, elle y fonda le très important concours de chant international Hariclea Darclée. Son pays natal l&rsquo;a couverte de médailles, jusqu&rsquo;au Prix Constantin Brancoveanu pour l&rsquo;ensemble de sa carrière en 2020</p>
<p><strong>Libor Pešek </strong>(1933-2022),<em> chef d&rsquo;orchestre</em>. Elève de Smetáček et Neumann à Prague, Pešek servira à son tour durant toute sa carrière le répertoire de son pays, y compris à la tête de l&rsquo;orchestre philharmonique royal de Liverpool, qu&rsquo;il dirigera pendant de longues années. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-du-chef-dorchestre-libor-pesek">(Lire notre brève)</a>.</p>
<p><strong>Nigel Rogers</strong> (1935-2022), ténor. Orfeo de légende, le natif de Wellington s&rsquo;est éteint le 19 janvier 2022. Après des études au King&rsquo;s College, il s&rsquo;est spécialisé dans la musique ancienne et enseigne au Royal College of Music de Londres. </p>
<p><strong>Ana María Sánchez</strong> (1959-2022), <em>soprano</em>. L&rsquo;artiste s&rsquo;était fait un nom dans le répertoire lyrico-dramatique dans de nombreux rôles puissants, mais aussi pour défendre le répertoire des <em>zarzuelas</em>, avant de se tourner vers l&rsquo;enseignement (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-dana-maria-sanchez">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Stefan Soltész</strong> (1949-2022), <em>chef d&rsquo;orchestre</em>. En pleine représentation de <em>La Femme silencieuse </em>à Munich, un malaise fatal a emporté ce chef d&rsquo;orchestre, habitué des théâtres autrichiens et allemands. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-du-chef-stefan-soltesz-suite-a-un-malaise-en-pleine-femme-silencieuse">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Christoph Stiller</strong> (1969-2022), <em>chef d&rsquo;orchestre</em>. C&rsquo;est un pilier du Staatstheater Wiesbaden, avec lequel il travaillait depuis un quart de siècle qui disparaît brutalement, juste avant de diriger une représentation d&rsquo;Hänsel und Gretel dans ce même théâtre. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/deces-du-chef-dorchestre-christoph-stiller">Lire notre brève</a>).</p>
<p><strong>Lars Vogt</strong> (1970-2022), <em>pianiste et chef d&rsquo;orchestre</em>. Lars Vogt s&rsquo;était rendu célèbre comme pianiste concertiste dans le monde entier avant d&#8217;embrasser la carrière de chef d&rsquo;orchestre, jusqu&rsquo;à diriger l&rsquo;orchestre de chambre de Paris à partir de 2020. S&rsquo;il n&rsquo;a pas dirigé d&rsquo;opéras, il n&rsquo;en a pas moins été un interprète de lieder, accompagnateur émouvant, notamment, de Ian Bostridge dans un récent enregistrement consacré au Chant du Cygne de Schubert. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/schubert-schwanengesang-ian-bostridge-lars-vogt-un-chant-du-cygne">Lire notre article sur ce dernier enregistrement</a>).</p>
<p><strong>Klaus Weise</strong> (1936-2022), <em>chef d&rsquo;orchestre</em>. Habitué des scènes outre-Rhin, où il avait dirigé plusieurs théâtres, il avait été appelé à la tête de l&rsquo;Orchestre philharmonique de Nice au début des années 90, et avait laissé à l&rsquo;Opéra de cette même ville comme dans la région le souvenir d&rsquo;un engagement sans faille. Il était d&rsquo;ailleurs resté attaché à la Côte d&rsquo;Azur où il est décédé en septembre dernier. (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-du-chef-dorchestre-klaus-weise">Lire notre brève et l&rsquo;hommage du directeur de l&rsquo;Opéra de Nice</a>).</p>
<p>Un oubli ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/contact">Écrivez-nous</a>. <br />
	Illustration : « Décès du fils premier-né du Pharaon», de Sir Lawrence Alma Tadema. Rijksmuseum, Amsterdam.</p>
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		<title>Schubert Schwanengesang / Ian Bostridge-Lars Vogt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-schwanengesang-ian-bostridge-lars-vogt-un-chant-du-cygne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est peu dire que l&#8217;exercice critique est malaisé, s&#8217;agissant de ce qui est un testament musical pour l&#8217;un des deux protagonistes de ce disque. Le 4 octobre dernier, Ian Bostridge faisait partie de ceux qui ont rendu le plus émouvant des hommages au pianiste et chef allemand Lars Vogt (1970-2022) à la Philharmonie de Paris. Le ténor &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est peu dire que l&rsquo;exercice critique est malaisé, s&rsquo;agissant de ce qui est un testament musical pour l&rsquo;un des deux protagonistes de ce disque. Le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/concert-hommage-a-lars-vogt-philharmonie-de-paris-paris-philharmonie-lhommage-a-lars-vogt">4 octobre dernier</a>,<strong> Ian Bostridge</strong> faisait partie de ceux qui ont rendu le plus émouvant des hommages au pianiste et chef allemand<strong> Lars Vogt</strong> (1970-2022) à la Philharmonie de Paris. Le ténor londonien ne fut pas le dernier à nous bouleverser dans Mahler, Vaughan Williams et Schubert orchestré par Reger (<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/concert-hommage-a-lars-vogt-philharmonie-de-paris-paris-philharmonie-lhommage-a-lars-vogt">Nacht und Träume</a></em>).</p>
<p>Ce <em>Schwanengesang</em> est la dernière collaboration entre les deux amis, enregistrée à l&rsquo;automne 2021, alors que Lars Vogt combattait le cancer qui allait lui être fatal.</p>
<p>Je ne sais s&rsquo;il faut voir dans l&rsquo;illustration de la pochette une métaphore de leur état d&rsquo;esprit au moment de l&rsquo;enregistrement ou l&rsquo;expression de leurs  volontés interprétatives. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="400" src="/sites/default/files/styles/large/public/schwanengesang.jpeg?itok=hd11p4mO" width="400" /></p>
<p>Levons d&rsquo;abord un obstacle : Ian Bostridge n&rsquo;est pas doté, ne l&rsquo;a jamais été, de la voix la plus plaisante qui soit. Ni Wunderlich, ni Werner Güra, pour ne prendre que deux ténors  germaniques de générations différentes qui se sont illustrés dans Schubert. Plutôt l&rsquo;école Peter Pears. On aime ou on n&rsquo;aime pas&#8230;</p>
<p>Cela posé, Ian Bostridge ne fait rien pour plaire à première écoute, ni pour séduire l&rsquo;auditeur. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-ian-bostridge-julius-drake-schwarzenberg-entre-ravissement-et-deception">Ici même</a> il n&rsquo;a pas toujours fait l&rsquo;unanimité, c&rsquo;est un euphémisme : <em>le visage torturé de grimaces et de rictus du chanteur, comme s’il subissait Dieu sait quelle souffrance épouvantable, le corps comme secoué de spasmes, les mains nouées, le balancement d’un pied sur l’autre sans jamais trouver de position d’équilibre, un incessant remue-ménage à l’opposé de ce qu’on pourrait attendre – dans Schubert du moins – de simplicité et de sérénité et qui détourne tant l’attention qu’on finit par décider de fermer les yeux. </em>C&rsquo;est ce qu&rsquo;écrivait <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-ian-bostridge-julius-drake-schwarzenberg-entre-ravissement-et-deception">Claude Jottrand</a> en juin dernier à l&rsquo;occasion d&rsquo;un récital Schubert de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/recital-ian-bostridge-julius-drake-schwarzenberg-entre-ravissement-et-deception">Ian Bostridge</a> au festival de Schwarzenberg. </p>
<p>A propos d&rsquo;un disque <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/melodies-ottorino-respighi-infusion-de-symbolisme-delicat">Respighi</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/melodies-ottorino-respighi-infusion-de-symbolisme-delicat">Sylvain Fort</a>, avec d&rsquo;autres mots, manifestait un enthousiasme des plus mesurés.</p>
<p><strong>Remake</strong></p>
<p>Ian Bostridge avait déjà enregistré il y a plus de vingt ans les trois cycles de Schubert pour Warner.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="422" src="/sites/default/files/styles/large/public/71rucxilg9l._sl1500_.jpeg?itok=9KVQhYcq" title="Schubert Ian Bostridge (Warner)" width="468" /></p>
<p style="font-size: 14px;">Il a récidivé ces dernières années pour Pentatone, <em>Winterreise</em> avec Thomas Adès (2019), <em>Die schöne Müllerin</em> avec Saskia Giorgini (2020). Ce <em>Schwanengesang</em> boucle la boucle.</p>
<p style="font-size: 14px;">Expressionniste, maniéré, affecté, diront ceux que les choix, la diction, le timbre même de la voix de Ian Bostridge agace – il faut de toute façon éviter d&rsquo;écouter un tel disque dans la continuité, sauf si le mal de mer n&rsquo;a pas prise sur vous ! C&rsquo;était déjà le cas dans les précédentes versions. Ici le ténor ne fait que creuser, amplifier, parfois pour masquer ou contourner les limites d&rsquo;un organe qui a dépassé les cinquante ans bien sonnés. </p>
<p style="font-size: 14px;">Un exemple ? La charmante <em>Sérénade</em> (<em>Ständchen</em> D 957 ), le tube de tous les ténors (et pas qu&rsquo;eux !) se fait ici chant de douleur. Pourtant rien dans le charmant poème de Ludwig Rellstab n&rsquo;évoque une quelconque souffrance, plutôt une douce attente :</p>
<p><em>Mes chansons implorent doucement<br />
	Toute la nuit jusqu&rsquo;à toi<br />
	Dans les bosquets tranquilles<br />
	Bien-aimée, viens à moi!</em></p>
<p>	Des cimes d&rsquo;arbres de minces murmures se précipitent <br />
	Au clair de lune ; <br />
	Hostile au traître <br />
	N&rsquo;aie pas peur. <br />
	 <br />
	Entendez-vous les rossignols ?<br />
	Oh ! ils vous implorent,<br />
	Aux sons des douces lamentations, <br />
	Qui supplient pour moi. </p>
<p>	Ils savent ce qu&rsquo;est l&rsquo;ardeur,<br />
	Connaissent le mal d&rsquo;amour,<br />
	Et de leur timbre argentin<br />
	Touchent chaque tendre coeur.<br />
	 <br />
	Laisse ton cœur battre aussi, <br />
	bien-aimée, écoute-moi! <br />
	J&rsquo;attends de te rencontrer<br />
	Viens, rends moi heureux !</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Ki02mOYPQT0" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen=""></iframe><br />
<strong>Lars Vogt ou le piano éperdu</strong><br />
Finalement, au fil d&rsquo;écoutes successives, mais espacées, de ce disque, on va se laisser gagner par une sorte de fascination pour ce que propose ce duo. Fascination pour les partis pris du pianiste, qui est tout sauf un simple accompagnateur ici : réécouter Ständchen, et ce qu&rsquo;y fait et dit Lars Vogt. Là où bien d&rsquo;autres font un joli bruit de fond noyé dans la pédale, Vogt inquiète, intrigue, raconte l&rsquo;attente, l&rsquo;impossible attente peut-être. <br />
 <br />
Tout le cycle est de la même eau. Lars Vogt pousse les contrastes, ose les ruptures, crée la tension là où l&rsquo;on n&rsquo;attend pas le gentil Schubert. Il faut dire qu&rsquo;il n&rsquo;a pas besoin de pousser son partenaire dans ses derniers retranchements&#8230;<br />
Il faudrait pouvoir détailler chacun des quatorze Lieder de ce Schwanengesang : l&rsquo;allégresse de Liebesbotschaft,  l&rsquo;impatience juvénile de Frühlings Senhsucht, les accords qui sonnent comme un glas, les grondements de la main gauche à l&rsquo;entame de In der Ferne (on imagine Bostridge le visage tordu de douleur), le saisissant contraste avec la joie comme surfaite de l&rsquo;au-revoir (Abschied), un Doppelgänger glaciaire, une Taubenpost qui prend son temps, d&rsquo;une Gemütlichkeit toute viennoise, pour clore le cycle.<br />
 <br />
Ian Bostridge et Lars Vogt y ont ajouté les six mélodies de 1818 sur des poèmes de Johann Mayrhofer (1787-1836) regroupées sous le titre Einsamkeit (Solitude), publiées seulement en 1840. Série étonnante qui compare les mérites du célibat et de la vie commune, comme une sorte d&rsquo;autoportrait, espoirs et doutes mêlés d&rsquo;un compositeur alors âgé de 21 ans ! Intéressant – Schubert reste toujours Schubert – mais après le Chant du Cygne, d&rsquo;une écoute moins captivante.<br />
 <br />
Pour ce piano magnifique, pour ce chant poussé à ses extrêmes, pour ces visages heurtés de Schubert, on classera ce disque non pas dans une discothèque idéale, mais dans un cabinet de curiosités, où il voisinera avec la vision tout aussi iconoclaste de Brigitte Fassbaender et Aribert Reimann (Warner).</p>
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		<title>Le chant du cygne de Lars Vogt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-chant-du-cygne-de-lars-vogt/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 10:03:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On écoutera avec une émotion non dissimulée le tout dernier disque enregistré par le pianiste et chef allemand Lars Vogt, disparu le 5 septembre dernier, vaincu par un cancer du foie qu&#8217;il avait combattu jusqu&#8217;au bout de ses forces. Ses dernières forces justement il les a jetées dans ce Schwanengesang de Schubert aux côtés de Ian &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On écoutera avec une émotion non dissimulée le tout dernier disque enregistré par le pianiste et chef allemand <strong>Lars Vogt</strong>, disparu le 5 septembre dernier, vaincu par un cancer du foie qu&rsquo;il avait combattu jusqu&rsquo;au bout de ses forces. Ses dernières forces justement il les a jetées dans ce <em>Schwanengesang</em> de <strong>Schubert </strong>aux côtés de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/interview-ian-bostridge-mille-fois-sur-le-metier"><strong>Ian Bostridge</strong></a>, qui sort ce 23 septembre chez Pentatone. Le ténor britannique conclut, pour sa part, sa nouvelle série des cycles de Lieder de Schubert entamée avec Saskia Giorgini (<em>Die schöne Müllerin</em>) et Thomas Adès (<em>Winterreise</em>).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/unnamed.jpeg?itok=OyAFmXE-" width="320" /></p>
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		<title>Ian Bostridge, Mahler intimiste  — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ian-bostridge-mahler-intimiste-paris-tce-plus-de-notes-que-de-mots/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Artiste atypique, ténor, poète, essayiste, Ian Bostridge aime épouser la mélodie française et le Lied, où le texte et la musique font part égal. Il n’est donc guère étonnant de le retrouver dans le programme proposé hier soir au Théâtre des Champs-Elysées, intitulé « Mahler intimiste », bien que celui-ci ne soit ni intimiste ni intégralement consacré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Artiste atypique, ténor, poète, essayiste, <strong>Ian Bostridge</strong> aime épouser la mélodie française et le Lied, où le texte et la musique font part égal. Il n’est donc guère étonnant de le retrouver dans le programme proposé hier soir au Théâtre des Champs-Elysées, intitulé « Mahler intimiste », bien que celui-ci ne soit ni intimiste ni intégralement consacré au compositeur ni d’ailleurs au chant, tant la part belle est faite ici aux œuvres orchestrales. Le chanteur ne s’est en effet produit en tout et pour tout qu’une trentaine de minutes, ce qui est un peu court sur un programme de presque deux heures, s’ouvrant sur <em>Des Knaben Wunderhorn</em> de Mahler et se terminant sur les <em>French folk songs</em> de Britten. Entre ces deux rives, l&rsquo;une germanophone et l&rsquo;autre francophone, 50 minutes de musique : « Les Métamorphoses », étude pour cordes de Strauss suivi du <em>Pelléas et Mélisandre</em> de Fauré. Longue fut la traversée symphonique pour un programme dit« Mahler intimiste » (et fort brève la minute bostridgienne), ce qui n’enlève toutefois en aucune manière à l’artiste toute la maestria dont il est capable dans les Lieder et mélodies, et qui s’est de nouveau illustré dans cette soirée au contenu singulier plus orchestral que vocal.</p>
<p>Ian Bostridge possède deux atouts indéniables pour aborder le <em>Des Knaben Wunderhorn </em>malhérien : sa tessiture et sa facilité à chanter l&rsquo;Allemand à laquelle le prédispose sa langue maternelle. Ce cycle, déjà abordé avec talent par l’artiste dans son album « Pity of War », est le plus souvent défendu par des voix graves, ce qui rend d’autant plus intéressantes les incursions d’un ténor dans ce répertoire, surtout si celui-ci est doté de la parfaite élocution dans l&rsquo;esprit de la lumineuse mélancolie d’un Mahler. Certes la compréhension du texte portée par une diction articulée au cordeau et une posture accompagnant chaque mot d’un balancement du corps, pourrait apparaître trop travaillée et par là même peu naturelle. Mais cette approche originale a également pour vertu de faire éclore des perspectives inédites ou des détails inattendus. La justesse du phrasé et la beauté de la ligne confèrent à son chant une expression d’une bouleversante humanité. Si Bostridge porte une émotion à fleur de peau au fil des mots, il en joue toutefois modérément et sait tempérer les ondes romantiques par une incarnation stylistiquement  mordante, aux accents parfois rageurs. La puissance d&rsquo;évocation du ténor est d&rsquo;ailleurs bien trop habitée pour se réfugier dans la seule complainte  comme d’autres le font avec facilité. Il y ajoute une verve expressive d’une rare intensité presque épidermique.</p>
<p>Quant aux<em> French Folk Songs</em> de Britten, ils sont ici défendus  par un artiste qui sait en déceler toute la gouaille populaire qui traduit bien les sentiments d&rsquo;excitation, d&rsquo;espoir et de passion. Il contribue à donner au récit une dynamique indéniable qui fait à la perfection écho au rythme enlevé de ces chansons.</p>
<p>Ian Bostridge a gagné au fil du temps une forme de liberté qui donne aux mots une saveur unique et personnelle. Le ténor livre ainsi une composition originale qui n’appartient qu’à lui, en poussant à son paroxysme l’analyse pour en extirper une sensibilité nouvelle et un art unique. Il est fort dommage que tout ceci ait été un peu court, et que l’orchestre de chambre de Paris se soit finalement davantage exprimé dans ce programme que le chanteur lui-même. A cet égard, le chef <strong>Lars Vogt</strong> étonne parfois dans sa proposition des <em>Métamorphoses</em>, où un romantisme éthéré, pour ne pas dire sirupeux, prend le pas sur les accents plus dramatiques de l’œuvre où s&rsquo;expriment toutes les fulgurances d’un chagrin encore vivace que doivent traduire les cordes et dont hélas les effets sont ici atténués.</p>
<p>Le concert se termine sur une conclusion étonnante, celle d’un micro-récital, Lars Vogt se mettant derrière le piano que l’on a installé en bord de scène, pour accompagner Ian Bostridge dans deux exquises interprétations dont ce dernier a le secret de <em>Der Wanderer</em> et le <em>Nacht und traüme</em> de Schubert. Cette formule piano-voix n’aurait-elle pas finalement davantage convenue à un programme qui se voulait par son intitulé « intimiste »…</p>
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		<title>Christoph et Julian Prégardien chantent Beethoven et Schubert   — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/christoph-et-julian-pregardien-chantent-beethoven-et-schubert-paris-philharmonie-a-lunisson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 04:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un disque lumineux à deux voix dédié au Lied, les Prégardien père et fils, se produisaient le 26 janvier dernier à la Philharmonie, dans un spectacle chorégraphié autour des lieder de Schubert, agrémentés de quelques Beethoven. Diffusé et enregistré en direct, ce concert est désormais disponible en streaming sur le site de la Philharmonie &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/father-and-son-christoph-julian-pregardien-michael-gees-a-la-facon-du-volkslied">disque lumineux à deux voix dédié au Lied</a>, les Prégardien père et fils, se produisaient le 26 janvier dernier à la Philharmonie, dans un spectacle chorégraphié autour des lieder de Schubert, agrémentés de quelques Beethoven. Diffusé et enregistré en direct, ce concert est désormais disponible en streaming sur le site de la Philharmonie tout comme d&rsquo;ailleurs sur celui d’Arte Concerts.</p>
<p>Dès les premiers accords des <em>Créatures de Prométhée</em>, dirigé avec vigueur et générosité par <strong>Lars Vogt</strong>, le ton est donné. Il ne s’agit pas ici d’un tête à tête en huis-clos entre les deux chanteurs mais d’un dialogue entre eux dans la parure d’un jeu chorégraphique, où deux danseurs évoluent à leur coté comme une projection d’eux-mêmes. Thierry Thieu Niang, également chorégraphe, et son filleul, le danseur Jonas Dô Hûu balaient l’espace de grands gestes circulaires et circonscrivent ainsi dans leur posture les cycles d’existence des Lieder qui vont être proposés. Dans l’ombre, les deux chanteurs attendent leur heure, celle de pénétrer dans l’antre de Schubert et d’entamer avec lui ce voyage au cœur de l’hiver, un répertoire qu’ils connaissent tous deux sur le bout des doigts.</p>
<p>Le concert nous est donné à voir à travers une théâtralisation assumée, et à cet égard, nous n’évoquons pas ici uniquement la prestation des deux danseurs (dont on se demande bien d’ailleurs ce qu’elle vient apporter de plus aux moments de grâce offerts par les voix) mais bien de l’interprétation des deux ténors qui, tout au long de leur carrière, ont si souvent préféré le récital à l’opéra, alors que leur incarnation du chant est tout aussi puissante que leur interprétation. Chaque Lied est présenté sur le ton de la confidence, dans une délicieuse intimité, sans effet inutile, avec une grande justesse. Les deux ténors occupent pleinement les textes, investissant chaque mot et en investissant chaque mots, ils rendent vivants tant les élans de joie que les désillusions d’un voyage dont ils font un drame quasi existentiel.</p>
<p>Individuellement, chacun exprime les qualités qui lui sont propres. <strong>Christoph Prégardien</strong> impose d’emblée son art consommé de la narration, par sa voix ronde aux graves nobles notamment dans « Greisengesang »<em> </em>et plus encore dans « vom Wolkenmädchen »<em>,</em> extrait d&rsquo;<em>Alfonso und Estrella, </em>un opéra si rarement présenté que c&rsquo;est un plaisir d&rsquo;en trouver trace dans ce programme. Quant à<strong> Julian Prégardien</strong>, son ténor léger, sa diction claire et limpide, sa haute musicalité propose une interprétation résolument juvénile qui sied à merveille tant à Prométheus qu&rsquo;au voyageur de l&rsquo;hiver du <em>Winterreise</em>.</p>
<p>Quand certains Lieder se doublent des voix des deux ténors, l’osmose est à ce point parfaite entre elles que  l’on ne sait plus qui du père ou du fils chante. On sent d&#8217;emblée que ce chant à l&rsquo;unisson est le fruit d’un travail de longue haleine, mais que ce splendide équilibre manque parfois d&rsquo;une certaine spontanéité. On peut également regretter que les Prégardien pèchent parfois, dans ces duos de circonstance, par une certaine réserve et retenue dans l’expression notamment dans « Der Vater mit dem Kind ». Mais ces quelques remarques sont vite balayées par la magnifique synergie des voix qui en dit long sur la complicité qui unit le père et le fils dans leur goût partagé de la musique de chambre et du Lied. </p>
<p>A la tête de l’<strong>Orchestre de chambre de Paris</strong>, Lars Vogt accompagne les deux ténors avec une grande ferveur, parfois un tantinet exubérante, en décalage avec l’interprétation plus mesurée, plus intériorisée des chanteurs. Mais lorsque le chef quitte le pupitre pour se mettre au piano, se produit alors le miracle du mariage parfait de la musique et des deux voix notamment dans le bouleversant « Nach und träume » et dans le final, «Im Abendrot »<em>. </em>Les deux artistes, réunis autour du chef, dans une délicieuse connivence piano-voix, nous font alors l&rsquo;offrande, <em>pianissimo</em>, d&rsquo;une parenthèse  de musicalité pure, au-delà même du chant et du théâtre. Un moment de grâce offert à l’unisson.</p>
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		<title>Requiem — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-lebewohl-paris-philharmonie-au-coeur-des-tenebres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/au-coeur-des-tnbres/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle intriguante proposition, que de juxtaposer à l&#8217;immortel Requiem une création mondiale, celle de la jeune compositrice surdouée et déjà si prolixe Clara Olivares. Intitulée Lebewohl (Adieu), cette œuvre pour orchestre de chambre, clôturée par un coda pour chœur, est conçue comme un prélude à l&#8217;écoute de la messe des morts de Mozart. Si cette &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle intriguante proposition, que de juxtaposer à l&rsquo;immortel <em>Requiem </em>une création mondiale, celle de la jeune compositrice surdouée et déjà si prolixe <strong>Clara Olivares</strong>. Intitulée <em>Lebewohl </em>(Adieu), cette œuvre pour orchestre de chambre, clôturée par un coda pour chœur, est conçue comme un prélude à l&rsquo;écoute de la messe des morts de Mozart. Si cette pièce orchestrale se tient en tant que telle (25 minutes au total) le dialogue qu&rsquo;elle instaure avec le <em>Requiem </em>est un vrai coup de maître. Composé en trois mouvements, <em>Lebewohl </em>est une longue plongée vers un ailleurs désorientant, développé par une orchestration très déroutante (certains instruments sont accordés un quart de ton plus bas).</p>
<p>L&rsquo;atonalité et les dissonnances règnent en maître, tandis que l&rsquo;instrument est rédécouvert en tant qu&rsquo;objet – notamment lorsque le violoncelliste retourne son instrument et en frotte l&rsquo;arrière (recouvert d&rsquo;un mouchoir en papier) à l&rsquo;aide de son archet. Toutefois, le tour de force est bel et bien celui des émotions véhiculées : l&rsquo;effroi, le malaise, l&rsquo;oppression, voilà le triptyque émotionnel que le spectateur devra traverser, telle une descente aux Enfers, comme prélude à la messe des morts. Or cette gamme de couleurs apparaît profondément complémentaire de celles ressenties au cours du <em>Requiem</em> qui fera alterner, naturellement, le pathétique et l&rsquo;horreur. Cela rend la confrontation des deux œuvres très ingénieuse, au-delà des renvois symboliques de la première à la deuxième – on saura reconnaître ainsi au sein du troisième mouvement le rythme par trois du <em>Lacrimosa </em>de Mozart.</p>
<p>Les premières notes du <em>Requiem </em>démarrent, et le dialogue entre les deux œuvres déploie toute sa puissance : le spectateur est déjà émotionnellement préparé à l&rsquo;avalanche qui va s&rsquo;abattre sur lui, comme un terrain qu&rsquo;on aurait abondamment labouré pour qu&rsquo;un flot de tristesse s&#8217;empare de ses sillons en un geste et un seul. Cette avalanche, ou ce déferlement, est le deuxième coup de maître de la soirée et trouve son origine dans la direction de <strong>Lars Vogt</strong>. Le chef insuffle une puissance incroyable à l&rsquo;œuvre, toute en tension et en contraste. Dès les premiers instants, le spectateur est cloué sur son siège, et poursuit sa descente aux Enfers par déflagration successive, tant chaque aria est un coup de poing qui ne le laisse pas indemne. Tous les <em>tempi </em>sont impeccablement calibrés et Lars Vogt réussit l&rsquo;exploit de rendre la pièce ultra dynamique sans donner l&rsquo;impression de la parcourir au pas de course. Cela parce que chaque note est animée d&rsquo;une intention particulière, chaque aria est ciselée au détail près et donne au spectateur l&rsquo;impression de n&rsquo;avoir jamais vraiment écouté cette messe pour les morts. <em>Dies Irae</em> explose dans la salle d&rsquo;un seul coup, <em>Rex tremendae</em> transperce l&rsquo;âme des spectateurs, tandis que le <em>Lacrimosa </em>vous tire évidemment les larmes et vide votre âme jusqu&rsquo;à sa dernière goutte. </p>
<p>Prolongement du corps et des émotions de Lars Vogt, l&rsquo;<strong>Orchestre de chambre de Paris</strong> excelle à chaque instant, fort de cette direction si précise et subtile, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du <em>Lebewohl </em>ou du <em>Requiem</em>. Toutes les nuances ressortent à la perfection et l&rsquo;énergie déployée se révèle à la hauteur des ambitions folles de Lars Vogt. Mention spéciale à la solo supersoliste <strong>Deborah Nemtanu </strong>dont la force et l&rsquo;expressivité achèvent de subjuguer le spectateur. Même constat pour le chœur <strong>Accentus </strong>: précision, émotion et dynamisme sont de mise, alors que les équilibres avec l&rsquo;orchestre sont parfaitement balancés. Particularité de l&rsquo;époque : au lieu d&rsquo;être en formation resserrée, la distance sociale laisse un mètre entre chaque chanteur. La conséquence sonore est particulièrement intéressante : au lieu de projeter le son unifié d&rsquo;un chœur homogène, chaque voix se détache assez distinctement, ce qui permet d&rsquo;apprécier toutes les juxtapositions de tessitures et d&rsquo;octave prévues par la partition. L&rsquo;impression est vertigineuse. </p>
<p>Ce triomphe est parachevé par un plateau vocal de solistes excellentissime. Chaque chanteur se complète : les aigus éthérés de <strong>Mari Eriskmoen</strong> lui confèrent la présence  lumineuse d&rsquo;un ange gardien, tandis que le medium et les graves d&rsquo;<strong>Aude Extrémo</strong>, au timbre si généreux et profond, nous convainqueront que nous sommes bel et bien parvenus au fin fond des Enfers. <strong>Sébastien Guèze</strong> propose une tonalité tragique et déchirée qui s&rsquo;inscrit en total équilibre avec la performance ancrée et solennelle de la basse <strong>Yannis François</strong>, phare dans la tempête de larmes et d&rsquo;horreur. </p>
<p>La seule déception viendra de ce qu&rsquo;aucun rappel ou bis n&rsquo;est proposé, laissant le spectateur face au retour brutal à la réalité, sans transition, et exsangue de cette expérience profondément bouleversante.</p>
<p> </p>
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