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	<title>Bernd WEIKL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bernd WEIKL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Orfeo 40th Anniversary Edition &#8211; Opera Rarities</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orfeo-40th-anniversary-edition-opera-rarities-soyons-curieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 04:47:13 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">A l&rsquo;occasion de son 40e anniversaire, le label Orfeo publie un coffret de 6 opéras présentés comme rares, rassemblés par la seule cohérence de la disponibilité dans les cartons de la firme et remasterisés. Loin de nous l’idée de jeter la pierre au studio dont le travail de documentation est plus que nécessaire. A tout le moins cet assemblage permet de vérifier l’adage concernant les raretés du répertoire lyrique : certaines ne le sont pas sans raisons, d’autres mériteraient de bien plus certaines lumières, surtout au regard des honneurs parfois indus dont certaines consœurs peuvent jouir sur nos scènes ou dans nos salles de concert.</p>
<p>	Ainsi on écoutera sûrement une fois seulement le <em>Don Giovanni</em> de Giuseppe Gazzaniga, aimable musique servie par un distribution appropriée en 1990 à Munich. L&rsquo;œuvre, créée six mois avant le <em>Don Giovanni</em> passé à la postérité, met surtout en valeur le génie de Mozart et Da Ponte. De même, la pauvre <em>Armida</em> de Dvořák, ici très bien défendue par <strong>Gerd Albrecht</strong> en 1995 avec une distribution de haut vol, vient confirmer l’analyse musicologique qu’en faisait <a href="https://www.forumopera.com/v1/opera-no6/armida-dvorak.html">notre confrère Bruno Peeters</a>. Trois ans après la création de <em>Rusalka</em>, Dvořák se prend les pieds dans le tapis de la fresque héroïque et compose une musique fade et pompière.</p>
<p dir="ltr">A cheval entre les redécouvertes et les curiosités, on écoute avec plaisir <em>Djamileh</em> de Bizet et <em>La Bohème</em> de Leoncavallo. Les œuvres ne sonnent pas tout à fait étrangères à nos oreilles, quand bien même la première est éclipsée à raison par <em>Carmen</em> ou même les <em>Pêcheurs de Perles</em> et la seconde par le chef-d&rsquo;œuvre éponyme de Puccini. Dans l’une comme l’autre, Orfeo présente des distributions proches de l’idéal emmenée par <strong>Franco Bonisolli</strong> et <strong>Lucia Popp</strong> dans les deux cas. Si elles ne figurent pas dans votre discothèque, elles peuvent justifier l’acquisition de ce coffret.</p>
<p>	D’autant que les deux derniers opus retenus par la firme aspirent eux à d’autres honneurs. <em>Thérèse</em> de Massenet (1907), par sa qualité musicale intrinsèque, son efficacité dramatique et sa brièveté mériterait d’être remontée, peut-être couplée avec <em>l’Heure Espagnole</em> qui accompagna les premières représentations de l’œuvre à l’Opéra-Comique en 1911. <strong>Agnes Baltsa</strong>, <strong>Francisco Araiza</strong> et <strong>George Fortune</strong> incarnent avec fougue le trio amoureux pris dans les affres de la Terreur pour cette captation italienne de 1981.<br />
	Si vous êtes un habitué des séjours praguois, peut-être avez-vous déjà poussé la porte du Théâtre national pour y entendre <em>Sarka</em> de Zdenek Fibich. Grand bien vous en aura pris ! Si Dvořák échoue dans sa grande tentative héroïque, son compatriote embrase le drame de la femme guerrière dans une partition aux wagnérismes du meilleur effet. <strong>Sylvain Cambreling</strong> dirige en 1998 une distribution venue à Vienne tout droit de Prague, emmenée avec panache par <strong>Dalibor Jenis</strong> et <strong>Eva Urbanova</strong>. </p>
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		<title>Weber, der Freischütz &#8211; Carlos Kleiber</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 04:07:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de commencer la recension d’un opéra par le chef. Si cette option peut parfois être contestée, elle ne souffre ici  aucune discussion : ce Freischütz, malgré des qualités vocales qu’on détaillera plus bas , est bien celui de Carlos Kleiber. Depuis quand n’avait-on pas entendu une osmose aussi complète entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de commencer la recension d’un opéra par le chef. Si cette option peut parfois être contestée, elle ne souffre ici  aucune discussion : ce <em>Freischütz,</em> malgré des qualités vocales qu’on détaillera plus bas , est bien celui de <strong>Carlos Kleiber.</strong> Depuis quand n’avait-on pas entendu une osmose aussi complète entre un chef et un opéra ? Ne cherchez pas : on est ici au-delà de Solti et du Ring, ou de Karl Böhm et de ses Mozart. Kleiber-le-magicien donne l’impression a chaque mesure qu’il est le compositeur lui-même, retrouvant des couleurs, une vigueur (les traits rapides des violons, si nombreux !), une atmosphère que des décennies de lourdeur germanique avaient ensevelies sous une fausse solennité. Tout sonne avec l’accent de la plus poignante vérité, que ce soient les cors de l’ouverture, les abîmes de la Gorge-aux-loups ou les accompagnements délicatement ourlés des airs d’Agathe et d’Ännchen. La <strong>Staatskapelle de Dresde </strong>était probablement à l’époque (1973) l’orchestre le mieux placé pour effectuer ce décapage, avec sa sonorité à la fois soyeuse et engagée, et c’est plaisir que d’entendre les instrumentistes exulter de joie et suivre leur chef dans tous les chemins de crête où celui-ci les emmène. La tension est digne d’une prise sur le vif, et elle est couplée à la perfection d’orfèvre permise par le studio et les répétitions maniaques que Kleiber exigeait pour chacun de ses enregistrements. Le c<strong>hœur de la radio de Leipzig</strong> évolue sur les mêmes cimes.</p>
<p>L’autre miracle de la direction d’orchestre, c’est qu’elle fait oublier les limites de certains chanteurs. <strong>Peter Schreier</strong> n’a jamais eu le plus beau timbre du monde , et son émission reste irrémédiablement plébéienne. Mais, chauffé à un blanc par le chef et plongé dans le chaudron  de l’orchestre, il révèle des qualités de diseur et une habileté à conduire sa ligne de chant qui en font un Max plus qu’acceptable. Mieux, il transforme ses faiblesses en force : cette voix ingrate n’est-elle pas celle qui convient le mieux pour exprimer la détresse d’un jeune homme qui doute de lui-même ? L’Agathe de <strong>Gundula Janowitz</strong> n’est pas aussi torturée. Elle nous fait profiter sans arrière-pensées de son timbre liquide, aux mille opalescences, et déploye ses aigus avec une facilité qui ferait pâlir de jalousie bien de celles qui l’ont suivie. En Ännchen, <strong>Edith Mathis</strong> a l’immense avantage de fuir le style soubrette. La noblesse de son chant rend justice à une partie que Weber a écrite avec soin, et ses coloratures sont un modèle de goût et de style. L’ermite de <strong>Franz Crass </strong>fait du finale un cérémonial suspendu, dans la droite ligne des scènes initiatiques de <em>La Flûte enchantée</em> et de la 9e de Beethoven, et on en veut presque au chef de filer si vite à ce moment, empêchant Crass de déployer ses graves que l’on devine somptueux. Mais Kleiber a toujours le théâtre en tête, et il ne veut jamais que l’opéra se transforme en exhibition de chanteurs.</p>
<p>Tous les seconds rôles sont superbes, et on saluera particulièrement le Ottokar châtié de <strong>Bernd Weikl</strong>, à l’orée d’une grande carrière ; Seule déception : <strong>Theo Adam </strong>qui aboie son Kaspar avec l’expressionisme le plus histrionique. Il a cependant avec lui l’argument de l’époque : jusqu’à la fin du 20e siècle, c’est comme ça que se chantera ce rôle, et il faudra attendre des chanteurs de l’intelligence de Matti Salminen (Harnoncourt) ou Ekkehard Wlaschiha (Davis) pour que le chasseur maudit soit pris plus au sérieux.</p>
<p>Les ingénieurs de la Deutsche Grammophon ont réalisé un fabuleux travail de restauration à partir des bandes originales. La prise est phénoménale d’ampleur et de précision. Soyez prêts à voir débarquer dans votre salon toute une foule de chasseurs, de jeunes fiancées couronnées de fleurs, de fantômes et de chouettes.</p>
<p> </p>
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		<title>Faut-il interdire Wagner en Allemagne ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/faut-il-interdire-wagner-en-allemagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 05:39:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon un ouvrage tout récemment paru outre-Rhin, les œuvres de Richard Wagner devraient être interdites en vertu des articles 130 et 131 du code pénal allemand. Plus précisément, c’est pour leur antisémitisme que les compositions du maître de Bayreuth sont en violation de la loi. Qui a fait cette « découverte » ? Le baryton autrichien Bernd Weikl, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un ouvrage tout récemment paru outre-Rhin, les œuvres de Richard Wagner devraient être interdites en vertu des articles 130 et 131 du code pénal allemand. Plus précisément, c’est pour leur antisémitisme que les compositions du maître de Bayreuth sont en violation de la loi. Qui a fait cette « découverte » ? Le baryton autrichien <strong>Bernd Weikl</strong>, 72 ans, désormais à la retraite, mais qui a beaucoup chanté Hans Sachs, Wolfram, Amfortas et quantité d’autres rôles wagnériens. A l’appui de ses dires, il cite les autorités les plus diverses, par lesquelles Paul Morand, Theodor Adorno et Thomas Mann. Bien que publié par les presses de l&rsquo;université de Leipzig, <em>Warum Richard Wagner in Deutschland Verboten Werden Muss </em>est apparemment encore un de ces livres qui risquent de ne pas apprendre grand-chose à quiconque&#8230;</p>
<p> </p>
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