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	<title>William KYLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>William KYLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DONIZETTI, Le convenienze ed inconvenienze teatrali &#8211; Wexford</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-le-convenienze-ed-inconvenienze-teatrali-wexford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Explorant à nouveau les coulisses du monde lyrique – thème de cette 73e édition –&#160;après la superbe proposition de the Critic, le festival de Wexford creuse la même veine avec une rareté à couper le souffle : Le convenienze ed inconvenienze teatrali, c&#8217;est-à-dire les conventions et inconvénients du théâtre. Ce titre programme permet à Donizetti &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Explorant à nouveau les coulisses du monde lyrique – thème de cette 73e édition –&nbsp;après la superbe proposition de <em>the Critic</em>, le festival de Wexford creuse la même veine avec une rareté à couper le souffle : <em>Le convenienze ed inconvenienze teatrali</em>, c&rsquo;est-à-dire l<em>es conventions et inconvénients du théâtre</em>. Ce titre programme permet à Donizetti de décliner sur scène tous les poncifs, codes, travers du métier, tous les impondérables humains ou financiers en mesure de compromettre l&rsquo;équilibre funambulesque d&rsquo;une création lyrique.</p>
<p>Naturellement la troupe qui répète cette improbable pièce s&rsquo;avère assez médiocre, ce qu&rsquo;accentue encore la transposition dans les années 1980 avec des costumes et perruques délicieusement ringards dus à <strong>Madeleine Boyd</strong>.<br>Dès cette première répétition, les egos sont gonflés à l&rsquo;hélium, caprices et chantages vont bon train pour obtenir qui un solo, qui un duo, et ainsi, enfin, percer. Les rivalités sont exacerbées par l&rsquo;intrusion de la mère de la Seconda Donna qui, comme le veut la tradition du genre, nourrit les ambitions les plus démesurées pour sa progéniture au point que – nouvelle Arnalta – elle l&rsquo;a biberonnée à la testosterone.<br>En effet, c&rsquo;est l&rsquo;extraordinaire <strong>Paolo Bordogna</strong> qui campe cette Mamma Agata d&rsquo;anthologie. Proprement hilarante, elle massacre consciencieusement l&rsquo;air du saule extrait d&rsquo;<em>Otello</em> en improvisant les paroles qui lui échappent ou encore s&rsquo;essaie à une chorégraphie sur pointes –&nbsp;ce avec une indéniable crédibilité qui plus est !<br>Aussi impeccable musicalement que désopilant, le baryton prend le pouvoir de la production fictive comme du plateau du National Opera. Il remplace le texte par des onomatopées avec désinvolture ; singe, détourne ou ruine les effets attendus d&rsquo;un grand air d&rsquo;opera seria avec une facilité confondante&#8230; Quelle technique, quel incroyable abattage, vraiment !</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Le-convenienze-ed-inconvenienze-teatrali-WFO-Pic131-Patricio-Cassinoni-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-174745"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Patricio Cassinoni</sup></figcaption></figure>


<p>Que vient faire Bernstein dans cette galère, me direz-vous ? Il satisfait à l&rsquo;habitude des airs d&#8217;emprunts en forme de clin d&rsquo;œil, dont le compositeur lui-même émailla ses représentations en son temps. Ainsi, <strong>Alberto Robert</strong>, Premier ténor à l&rsquo;émission franche et naturelle, veut absolument monter la <em>Mélodie du bonheur</em> et finit par renoncer à trouver ici sa Maria sur l&rsquo;air de « Come Gentile » de <em>Don</em> <em>Pasquale</em> interprété d&rsquo;ailleurs avec beaucoup de sensibilité.</p>
<p>Les bouffonneries trouvent également en <strong>Giuseppe Toia</strong> un comparse de choix. Epoux et manager de la Prima Donna, il dessine de son baryton rond et bien projeté une silhouette à la fois retorse et énamourée tout à fait réjouissante. <strong>Matteo Loi, William Kyle, Hannah Bennett, Philip Kalmanovitch </strong>et <strong>Henry Grant Kerswell</strong> complètent avantageusement une distribution parfaitement au diapason.<br>On aurait aimé plus entendre le soprano agile et bien campé de <strong>Paola Leoci</strong>, fille sous influence, tétanisée par cette mère dragon, qui pourrait supplier « Saint Georges protégez-nous » comme un personnage de Lucky Luke* lorsque Peter Mario Katona lui propose un rôle à Covent Garden&#8230; pour peu qu&rsquo;elle y vienne seule.</p>
<p>La bouffonnerie infuse la moindre réplique, les chorégraphies crées par <strong>Amy Share Kissiov</strong> singeant les comédies musicales de Broadway ou le ballet contemporain façon Bob Wilson sont désopilantes et remarquablement exécutées par des danseurs survitaminés. <strong>Orpha Phelan</strong>, irlandaise, connaît le festival depuis toujours, elle offre une mise en scène aussi millimétrée que jubilatoire où ses talents de directrice d&rsquo;acteur pousse chacun à jouer le jeu de l&rsquo;autodérision et de la caricature avec un talent confondant.</p>
<p>Comme de juste, cette mécanique de précision ne fonctionnerait pas sans une cheffe extrêmement investie, totalement à l&rsquo;écoute du plateau, c&rsquo;est le cas de <strong>Danila Grassi</strong> qui tire le meilleur de l&rsquo;orchestre et des pupitres masculins du chœur du festival.</p>
<p>La partition éminemment exigeante de Donizetti trouve donc ici des interprètes de haute volée et la salle sera sans doute à nouveau debout les 25, 28 octobre ainsi que le 2 novembre pour les prochaines représentations dont on n&rsquo;ose imaginer que ce soient les dernières.</p>
<p>*<em>La caravane</em>, tome 24</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-le-convenienze-ed-inconvenienze-teatrali-wexford/">DONIZETTI, Le convenienze ed inconvenienze teatrali &#8211; Wexford</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>ROSSINI, Il viaggio a Reims &#8211; Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-viaggio-a-reims-pesaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Baptisée Festival giovane – ce qui donne en français Festival jeune, l&#8217;expression est-elle heureuse ? – la production du Viaggio a Reims conçue par Emilio Sagi pour mettre à égalité de chances les promotions successives de l’Accademia rossiniana est toujours en service depuis 23 ans et semble bien partie pour figurer dans le livre des records. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Baptisée <em>Festival giovane </em>– ce qui donne en français <em>Festival jeune, </em>l&rsquo;expression est-elle heureuse ? – la production du <em>Viaggio a Reims </em>conçue par Emilio Sagi pour mettre à égalité de chances les promotions successives de l’Accademia rossiniana est toujours en service depuis 23 ans et semble bien partie pour figurer dans le livre des records. La retrouver cette année au Teatro Sperimentale ranime des souvenirs anciens, ceux des concerts imaginés par Philip Gossett, des conférences de Bruno Cagli ou d’Alberto Zedda, quand les cours de l’Accademia étaient contemporains du festival. Mais foin de nostalgie, découvrons les élèves de 2023.</p>
<p>L’orchestre Filarmonica Gioachino Rossini semble avoir besoin de quelques mesures pour entrer pleinement dans la dynamique et la dialectique de la partition, rançon probable d’un emploi du temps très chargé, mais rapidement il se ressaisit et <strong>Andrea Fot</strong>i pourra la représentation sans encombre, assez attentif aux chanteurs pour ne pas les pénaliser par des forte mettant en péril la balance. Au pianoforte Ruben Sanchez-Vieco, par ailleurs chargé de la préparation musicale et à la flûte la virtuose Cristina Flenchi restituent tous les charmes d’une musique faite pour éblouir puisque, rappelons-le, elle était destinée en priorité aux invités au sacre de Charles X.</p>
<p>Il y a dans cette cantate – ainsi que Rossini définissait <em>Il viaggio a Reims </em>– des premiers et des seconds rôles. S’il a pu arriver que ces derniers soient tenus par des chanteurs apprentis dont les moyens semblaient peu adaptés à permettre d’imaginer pour eux de brillantes carrières lyriques, la bonne surprise de cette première distribution est l’étoffe vocale et la présence scénique de ces « utilités ». La Maddalena de <strong>Saori Sugiyama </strong>révèle une voix profonde et bien projetée. Le Don Luigino de <strong>Michele</strong> <strong>Galbiati</strong> impose sa présence malgré sa portion congrue, et le Zefirino de <strong>Xavier Prado</strong> marque par la vigueur d’une voix bien posée. On ne dira rien des interprètes de Delia, Antonio et Gelsomino, car sauf inadvertance leurs interventions semblent avoir disparu..</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/13A5099-chef-dorchestre-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1692999279563" />© DR</pre>
<p>Honneur aux dames – précisons que nous condamnons sans ambages la profession de foi de Belfiore, pour qui « elles » ne demandent que « ça » même quand elles disent le contraire – <strong>Sabrina Gardez </strong>campe une Madama Cortese de bon aloi, ni pimbêche ni populiste, avec un timbre agréable, une belle extension, une belle projection vocales, une agilité satisfaisante, mais qui semble dépourvue de trille. <strong>Miyoung Lee</strong> a l’agilité volubile nécessaire à l’agitation de la comtesse de Folleville, mais l’extension dans l’aigu semble encore limitée, et l’on ne peut qu’approuver la prudence qui semble de mise. Légère déception avec la Melibea de <strong>Seray Pinar</strong>, qui chante bien mais dont la voix manque pour nous du mordant lié à ce caractère fort. Reste le cas de <strong>Tamar Otanadze</strong>, dont le chant est assez irréprochable malgré un vibrato parfois trop présent, mais dont le timbre n’a pas la douceur veloutée de mainte Corinna l’ayant précédée.</p>
<p>Pour les garçons, carton plein ou presque pour les voix graves. Certes, le Don Alvaro de <strong>William Kyle </strong>semble un peu trop introverti et manque d’éclat mais à sa décharge on lui a rogné les ailes en sabrant une partie de ses interventions. Mais qu’il s’agisse du Don Prudenzio d’<strong>Omar</strong> <strong>Cepparolli</strong>, du Trombonok de <strong>Valerio Morelli, </strong>du Lord Sidney d’<strong>Alberto Comes </strong>ou du Don Profondo de <strong>Eduardo Martinez, </strong>même si ce dernier ne varie pas suffisamment les couplets dans l’air des médailles, ils ont tous des timbres agréables ou prenants et l’on écoute avec plaisir ces voix bien posées, déjà bien armées pour affronter les écueils des agilités rossiniennes. En revanche une pénurie de ténors a amené le festival à solliciter <strong>Pietro Adaini,</strong> qui chantait la veille dans la <em>Cantata in onore di Pio IX</em>, pour assumer le rôle du Conte di Libenskof. Si les montées dans l’aigu ont été plus faciles, la joliesse du son a été çà et là entachée de légères nasalités. Pas le moindre problème pour le Belfiore de <strong>Paolo Nevi,</strong> dont la voix pleine a l’assurance du « tombeur » qui se croit irrésistible et qui assume crânement l’exhibition prévue par la mise en scène.</p>
<p>Des promesses, donc, dans cette promotion, qu’il faudrait réentendre car, cela va sans dire, ces impressions sont relatives à un concert et ne prédisent en rien l’avenir !</p>
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