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	<title>Jérôme BASTIANELLI - Auteur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jérôme BASTIANELLI - Auteur - Forum Opéra</title>
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		<title>Federico Mompou, à la recherche d&#039;une musique perdue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 15:15:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Haut fonctionnaire, critique musical, auteur déjà chez Actes Sud de plusieurs biographies dont un Bizet remarqué, Jérôme Bastianelli est aussi le président de la société des amis de Marcel Proust. Quoi d’étonnant alors à ce que sa monographie de Federico Mompou débute par la citation des quarante-trois réponses catalanes apportées par le musicien au questionnaire &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Haut fonctionnaire, critique musical, auteur déjà chez Actes Sud de plusieurs biographies dont <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/georges-bizet-tous-les-chemins-menent-a-carmen">un <em>Bizet</em> remarqué</a>, Jérôme Bastianelli est aussi le président de la société des amis de Marcel Proust. Quoi d’étonnant alors à ce que sa monographie de Federico Mompou débute par la citation des quarante-trois réponses catalanes apportées par le musicien au questionnaire de l’écrivain. Son occupation préférée ? « Celle qui consiste à trouver le moyen de n’en avoir aucune ». Sa devise ? « Ne pas dépasser les limites de sa personnalité ».</p>
<p>Est-ce la raison pour laquelle le compositeur, né à Barcelone en 1893, n’a jamais franchi le seuil de l’opéra ? Ce pianiste de formation, que Jérôme Bastianelli qualifie de contemplatif, de maladroit et de timide, ne pouvait s’épanouir sous les ors tapageurs du théâtre lyrique.</p>
<p>Son œuvre n’exclut pas pour autant la voix et, parmi une majorité de recueil de pièces pour piano, figure une quarantaine de mélodies en espagnol, catalan et français, dont la plus célèbre d’entre elles, « <em>Damunt de tu</em> » composée en 1942, sera inscrite par José Carreras au programme des Trois Ténors. A son catalogue aussi, quelques pages chorales, notamment les <em>Improperes</em>, « une partition délicate et un brin austère » que Jérôme Bastianelli rapproche de la <em>Messe</em> de Stravinsky et du <em>Stabat Mater </em>de Poulenc.</p>
<p>Si elle se dissipa un temps dans l’agitation des années folles à Paris, la vie de Federico Mompou fut à l’image de sa musique, simple et contemplative. Ce refus de tout étalage ne fut pas sans influer sur la carrière du pianiste comme du compositeur. Éloquente est l’anecdote où le musicien en proie à l’anxiété attisée par une trop longue attente, renonce au dernier moment à rencontrer Fauré – dont l’écoute du <em>Quintette</em> avait pourtant décidé de la vocation.</p>
<p>Dans cette fuite se trouve peut-être la similitude avec Marcel Proust, réfugié comme lui dans un imaginaire qui sert de médiateur entre le monde extérieur et intérieur. Etat présent de votre esprit ? « Sensible à l’évocation de toutes les images de mon passé », répond le musicien en mal de madeleine. A la différence de l’écrivain cependant, l’inclination à la rêverie se traduit par une économie d&rsquo;effets, une esthétique de la simplicité où il s’agit, comme l’affirmait Mompou lui-même, de tendre à « un maximum d’expressivité avec un minimum de moyens ».</p>
<p>Autre différence de taille entre les deux artistes : l’absence de Dieu dans l’œuvre de l’un alors que le mysticisme irrigue les compositions de l’autre ainsi qu’en témoigne la partition de <em>Música Callada</em> inspirée par Saint Jean de La Croix dont « la ligne mélodique, parfois contenue dans un intervalle bien étroit, semble avoir été notée sous la dictée d’un ange triste. »</p>
<p>Ce n’est pas le moindre des mérites du récit de Jérôme Bastianelli, par son découpage en courts chapitres et son absence d’éclats stylistiques, de se mettre au diapason de son sujet pour livrer mieux qu’un regard chronologique, une réflexion et une invitation à s’immerger dans un univers tapissé de silences.</p>
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		<title>Georges Bizet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/georges-bizet-tous-les-chemins-menent-a-carmen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2015 05:30:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque nouveau volume de la collection Classica est une gageure pour son auteur. Comment en moins de 200 pages dresser le portrait historique et musicologique d&#8217;un compositeur et de son œuvre ? Si la plupart optent pour le confort chronologique, Jérôme Bastianelli, actuellement directeur général délégué au musée du quai Branly et auteur dans la même &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque nouveau volume de la collection Classica est une gageure pour son auteur. Comment en moins de 200 pages dresser le portrait historique et musicologique d&rsquo;un compositeur et de son œuvre ? Si la plupart optent pour le confort chronologique, <strong>Jérôme Bastianelli</strong>, actuellement directeur général délégué au musée du quai Branly et auteur dans la même collection des biographies de Mendelssohn et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/livre/histoire-dune-mort">Tchaïkovski</a>, a choisi une approche plus originale qui tient lieu de démonstration en quatre points du génie de Bizet.</p>
<p>A l’âge de 17 ans, après des études brillantes au Conservatoire de Paris, le jeune Georges donne vie en un mois à la <em>Symphonie en Ut</em> qu’il range dans un coin à peine composée pour l’oublier définitivement. Elle attendra 80 ans pour être créée et fait partie aujourd’hui des chefs d’œuvre du genre. Plus attiré par l’opéra que par la musique orchestrale, Bizet n’explora ensuite que sporadiquement un territoire sur lequel il aurait pu régner en maître. Tel est le premier point.</p>
<p>En 1861, Franz Liszt lors d’un dîner chez Fromental Halevy  joue une de ses compositions pour piano, si difficile qu’il explique ne connaître que deux pianistes capables de l’exécuter convenablement : Hans von Bülow et lui-même. Mais après avoir entendu Georges Bizet, présent ce soir-là, triompher du morceau sans la moindre anicroche, il se reprend et, dixit Charles Pigot, le premier biographe de Bizet, s’exclame : « <em>J’avais cru qu’il n’y avait que deux hommes capables de lutter victorieusement contre les difficultés dont j’ai pris plaisir à hérisser ce morceau ; je m’étais trompé ; nous sommes trois, et je dois ajouter, pour être juste, que le plus jeune des trois est peut-être le plus audacieux et le plus brillant</em>. » Pourtant, le compositeur de <em>Carmen</em> tout au long de sa courte vie n’a fait que peu de cas de ce talent extraordinaire, pour les mêmes raisons sans doute que précédemment la musique orchestrale : l’opéra, rien que l’opéra. C’est là le deuxième point.</p>
<p>L’opéra, parlons-en justement. Sur ce troisième point, Jérôme Bastianelli se heurte aux limites de l’exercice tant il y aurait à dire. Trente pages écrites pourtant d’une écriture habilement dosée entre l’indispensable et l’anecdotique ne sauraient suffire à balayer un sujet auquel Bizet consacra l’essentiel de son énergie, du <em>Docteur Miracle</em>, farce en un acte qui lui valut en 1856 le premier prix, ex-aequo avec Charles Lecocq, du concours d’opérette lancé par Jacques Offenbach, jusqu’à <em>Carmen</em>, l’objet principal – avec la <em>Suite</em> de <em>L’Arlésienne</em> – du quatrième et dernier chapitre de ce livre.</p>
<p>C’est effectivement avec son dernier ouvrage lyrique, le plus joué au monde aujourd’hui, que Bizet touche à la gloire, posthume puisqu’il mourra à l’âge de 36 ans, le 3 juin 1875, trois mois pile après la première représentation, qui fut – faut-il le rappeler – un fiasco, sans avoir pu mesurer l’incroyable succès de ce qui demeure son chef d’œuvre. A l’invitation de l’auteur, une fois le volume refermé sur quelques indications discographiques, on se prend à imaginer les opéras qui auraient succédé à <em>Carmen</em> si cette mort précoce n’en avait à jamais empêché la géniale composition.</p>
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		<title>Tchaïkovsky</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/histoire-dune-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 17:43:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Autant Massenet et Moussorgski, les deux compositeurs précédents de la collection Classica, ne croulent pas sous la documentation en français, autant Tchaïkovski (1840-1893) a déjà fait l’objet de plusieurs ouvrages suffisamment étayés pour qu’il n’y ait plus grand-chose à ajouter. Citons en premier lieu la biographie d’André Lischke, parue en 1993 chez Fayard, suivie &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Autant Massenet et Moussorgski, les deux compositeurs précédents de la collection Classica, ne croulent pas sous la documentation en français, autant Tchaïkovski (1840-1893) a déjà fait l’objet de plusieurs ouvrages suffisamment étayés pour qu’il n’y ait plus grand-chose à ajouter. Citons en premier lieu la biographie d’André Lischke, parue en 1993 chez Fayard, suivie trois ans plus tard par le même auteur chez le même éditeur d’un <em>Tchaïkovski au miroir de ses écrits</em>. Le compositeur russe a même inspiré des romanciers : Klaus Mann –<em> la Symphonie pathétique</em> – et plus récemment Dominique Fernandez qui, avec <em>Tribunal d’honneur</em>, remettait au goût du jour la thèse du suicide.</p>
<p>			Il a donc fallu à Jérôme Bastianelli trouver un angle d’approche original pour renouveler un tant soit peu le propos et c’est à rebours qu’il a décidé d’aborder la personnalité de Tchaïkovski, en partant non pas des origines comme dans toute biographie ordinaire mais de la fin, de cette mort qui aujourd’hui encore pose question : choléra ou auto-exécution ordonnée par le tsar Alexandre III pour cause d’homosexualité.<br />
			L’approche n’est pas sans risque. Evidemment, le fatum dont est empreint l’œuvre de Tchaïkovski peut apparaître a posteriori comme une prescience de son décès tragique. Evidemment, l’hypothèse du suicide, imposé ou non, permet d’explorer une dimension essentielle de sa personnalité, son goût pour les garçons, avec tout ce que ce penchant induit de sensibilité exacerbée, de doute, de souffrance, et que l’on retrouve en filigrane dans sa musique et même dans ses livrets d’opéra. Les motifs qui conduisent Eugène Onéguine à repousser Tatiana sont-ils avouables ? Le désir que ressent Jeanne d’Arc pour Lionel n’est-il pas coupable ? La cécité de Iolanta ne peut-elle être envisagée comme une métaphore de l&rsquo;inversion sexuelle, ce qui donne au monologue de René (son père) – « Seigneur, pourquoi as-tu condamné aux ténèbres son regard lumineux ? » – une signification supplémentaire ?</p>
<p>			Evidemment, prendre ainsi l’histoire à rebrousse-poil n’est pas solution de facilité. Jérôme Bastianelli se trouve parfois obligé à des digressions, voire des contorsions, pour traiter tous les ouvrages et thèmes qu’il désire aborder : l’esprit Russe et notamment les relations de Tchaïkovski avec les Cinq, son sentimentalisme, ses rapports avec les femmes (son épouse – Antonia Milioukova –, la baronne van Meck et quelques autres – dont Désirée Artôt, une chanteuse d’opéra, élève de Pauline Viardot), ses voyages, ses influences (Mozart, Wagner, la France…). Mais l’approche se tient dans son ensemble. A l’issue d’un récit dont on ne perd jamais le fil, le portrait de Tchaïkovski est brossé en toute objectivité : génial et pitoyable, à l’image des réactions que suscite sa musique : un « exhibitionniste du sentiment » pour les uns (le musicologue Alfred Einstein), « un grand, un très grand musicien » pour les autres (Francis Poulenc, autre compositeur controversé). A chacun de choisir son camp. Jérome Bastianelli, lui, a choisi le sien. Des six arguments qu&rsquo;il expose dans un court mais pertinent plaidoyer, on retient d&rsquo;abord le dernier &#8211; le génie mélodique &#8211; et l&rsquo;on se range à son avis : « la force et la grâce des phrases musicales créées par Tchaïkovski n&rsquo;ont pas fini d&rsquo;émouvoir petits et grands ».</p>
<p>			 </p>
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