<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Christian Peter, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/auteurs/christianpeter/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/auteurs/christianpeter/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 08:09:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Christian Peter, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/auteurs/christianpeter/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Liège 2026-27, sous le signe du pouvoir et du désir</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/liege-2026-27-sous-le-signe-du-pouvoir-et-du-desir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 08:09:29 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=212004</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Pouvoir, désir », telle est la thématique dans laquelle s’inscrit la prochaine saison de l’Opéra Royal de Wallonie concoctée par Stefano Pace et son équipe. Une saison brillante qui se décline en dix spectacles, dont une création mondiale, et huit nouvelles productions, essentiellement des ouvrages du dix-neuvième et du début du vingtième siècle où quelques raretés &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/liege-2026-27-sous-le-signe-du-pouvoir-et-du-desir/"> <span class="screen-reader-text">Liège 2026-27, sous le signe du pouvoir et du désir</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/liege-2026-27-sous-le-signe-du-pouvoir-et-du-desir/">Liège 2026-27, sous le signe du pouvoir et du désir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Pouvoir, désir », telle est la thématique dans laquelle s’inscrit la prochaine saison de l’Opéra Royal de Wallonie concoctée par <strong>Stefano Pace</strong> et son équipe. Une saison brillante qui se décline en dix spectacles, dont une création mondiale, et huit nouvelles productions, essentiellement des ouvrages du dix-neuvième et du début du vingtième siècle où quelques raretés côtoient des œuvres majeures des répertoires italiens, français, allemand et même tchèque.</p>
<p>C’est <em>Macbeth</em> qui ouvre le bal dans une mise en scène de <strong>Stefano Poda</strong> avec <strong>Luca Micheletti</strong> et <strong>Ewa Plonca</strong>, sous la baguette du Directeur Musical de la maison, <strong>Giampaolo Bisanti</strong>. Le belcanto est à l’honneur avec <em>Roberto Devereux</em>, défendu par un quatuor de luxe, <strong>Maxim Mironov</strong>, <strong>Nino Machaidze</strong>, <strong>Vittorio Prato</strong> et <strong>Karine Deshayes</strong>, toujours sous la direction de Bisanti dans une production de <strong>Jacopo Spirei</strong>. Dernier opéra de la saison, <em>Turandot</em> verra s’affronter <strong>Luciano Ganci</strong> et <strong>Saioa Hernández</strong>. <strong>Daniele Squeo</strong> dirigera l’orchestre et <strong>Jean-Romain Vesperini</strong> assurera la mise en scène. L’œuvre sera présentée avec un final inédit d’<strong>Andrea Battistoni</strong>, compositeur en résidence qui signera également le livret.</p>
<p><strong>Battistoni</strong> est également l’auteur de la musique et du livret de <em>Zombie Opera</em> en création mondiale.<strong> Claire de Monteil</strong>, <strong>Ivan Thirion</strong>, <strong>Krešimir Špicer</strong> et <strong>Patrick Bolleire</strong> seront dirigés par <strong>Alessandro Cadario</strong> pour la musique et <strong>Marta Eguilior</strong> pour la scène.</p>
<p>L’opéra français est présent avec deux spectacles, le diptyque <em>L’heure espagnole</em> / <em>L’Enfant et les sortilèges</em> confié à <strong>Jean-Louis Grinda</strong> pour la mise en scène et <strong>Jean-Louis Ossonce</strong> pour la direction musicale. <strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, <strong>Ivan Thirion</strong>, <strong>Patrick Bolleire</strong>, <strong>Aya Wakizono</strong> et <strong>Loïc Felix</strong> font partie de la distribution, et <em>Thaïs</em> qui aura les traits de <strong>Nina Minasyan,</strong> entourée de <strong>Lionel Lhote</strong> et <strong>Valentin Thill</strong> sous la direction de <strong>Pierre Dumoussaud</strong>. <strong>Olivier Lepelletier-Leeds</strong> qui avait signé une somptueuse<em> Chauve-Souris</em> en décembre 2025, assurera la mise en scène.</p>
<p><em>Hubička</em> (<em>Le Baiser</em>) de Bedřich Smetana, dans une production d’<strong>Éric Chevalier </strong>ravira les amateurs de raretés.</p>
<p>Deux œuvres majeures du répertoire allemand complètent cette luxueuse programmation, <em>Lohengrin </em>dirigé par <strong>Giampaolo Bisanti</strong> et mis en scène par <strong>Jean-Claude Berutti</strong>, et <em>Capriccio</em> avec la comtesse de <strong>Liana Haroutounian</strong>, <strong>Robert Treviňo</strong> au pupitre et <strong>Rodula Gaitanou</strong> à la direction d’acteurs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/liege-2026-27-sous-le-signe-du-pouvoir-et-du-desir/">Liège 2026-27, sous le signe du pouvoir et du désir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DONIZETTI, Lucrezia Borgia &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucrezia-borgia-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 05:22:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=211759</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis ce fameux soir d’avril 1965 qui a marqué le début de la carrière internationale de Montserrat Caballé, remplaçant au pied levé Marilyn Horne dans Lucrèce Borgia au Carnegie Hall de New-York, l’ouvrage connaît un regain d’intérêt qui ne s’est jamais démenti. Dans la foulée du concert New-yorkais, la Diva espagnole a repris le rôle &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucrezia-borgia-liege/"> <span class="screen-reader-text">DONIZETTI, Lucrezia Borgia &#8211; Liège</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucrezia-borgia-liege/">DONIZETTI, Lucrezia Borgia &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis ce fameux soir d’avril 1965 qui a marqué le début de la carrière internationale de Montserrat Caballé, remplaçant au pied levé Marilyn Horne dans <em>Lucrèce Borgia</em> au Carnegie Hall de New-York, l’ouvrage connaît un regain d’intérêt qui ne s’est jamais démenti. Dans la foulée du concert New-yorkais, la Diva espagnole a repris le rôle sur les plus grandes scènes et en a réalisé <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-donizetti-lucrezia-borgia/">la première version discographique</a> qui fait encore autorité aujourd’hui. A sa suite, d’autres donizettiennes émérites ont tenté avec plus ou moins de bonheur de se mesurer à cette partition qui réclame de véritables moyens de soprano dramatique d’agilité, ce qui implique, outre une maîtrise sans faille de la grammaire belcantiste, une assise solide dans le grave et un registre aigu puissant. Si Joan Sutherland, Leyla Gencer ou Mariella Devia ont rendu justice, chacune à leur manière, à ce personnage vénéneux, d’autres n’en ont donné qu’une vision parcellaire. Pour cette nouvelle production, l’Opéra Royal de Wallonie a fait appel à Jessica Pratt, grande spécialiste actuelle du bel canto romantique.</p>
<p>La réalisation a été confiée à <strong>Jean-Louis Grinda</strong>, resté fidèle à la maison qu’il a dirigée pendant dix ans (1996 – 2007). Le principal élément du décor réalisé par <strong>Laurent Castaingt,</strong> est un grand escalier central, flanqué de part et d’autre par des panneaux de tailles croissantes sur lesquels sont projetées les vidéos d’<strong>Arnaud Pottier</strong>, en rapport avec l’intrigue. Au fond du plateau, se découpent sur un ciel rougeoyant durant le prologue, les monuments les plus emblématiques de Venise auxquels succèderont ceux de Ferrare au tableau suivant. Au début du deux, le fond de scène est occupé par une immense reproduction de La Vierge de Lucques de Jan van Eyck, évocation de la mère protégeant son enfant, tandis qu&rsquo;un angelot, incarné par un petit garçon, semble veiller sur Gennaro tout au long de l&rsquo;action. Lors de la dernière scène, un immense voile noir descend sur le plateau. L’arrivée de Lucrèce à bord d’une embarcation au cours du prologue est particulièrement réussie tout comme la scène du festin chez la Negroni dominée par la couleur rouge. Il convient également de mentionner les élégants costumes de <strong>Françoise Raybaud</strong>. Dans cet écrin esthétiquement très abouti, la direction d’acteur, sobre est efficace, est d’une grande lisibilité.</p>
<p>La partition retenue inclut à la suite de « Com’è bello », la cabalette « Si volli il primo a cogliere » composée pour Giulia Grisi à l’occasion de la création de l’œuvre au Théâtre des Italiens et enregistrée par Caballé dans son intégrale, ainsi que l’air de Gennaro au début du deuxième acte « Partir degg’io », écrit pout Nicola Ivanov en 1840, qui figure dans la version Bonynge.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/J.-PRATT-M.-MIMICA-D.-KORCHAK-©J.Berger_ORW-Liege-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211766"/><figcaption class="wp-element-caption">J<sup>. PRATT &#8211; M. MIMICA &#8211; D. KORCHAK ©J.Berger_ORW-Liège</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution comporte un bon nombre de personnages secondaires, tous admirablement campés, qui contribuent à la réussite de l’ensemble : <strong>Luca Dall’Amico</strong>, <strong>Rocco Cavalluzzi</strong>, <strong>Roberto Covatta</strong> et <strong>Marco Miglietta,</strong> les joyeux amis de Maffio et Gennaro; <strong>Francesco Leone</strong>, solide baryton, fidèle serviteur de Lucrezia; <strong>William Corró</strong> et <strong>Lorenzo Martelli</strong>, obséquieux à souhait, les sbires du Duc. <strong>Marko Mimika</strong> incarne un Alfonso cruel et cynique. La noirceur de son timbre, l’impact de son registre grave, impressionnent dès son air « Vieni : la mia vendetta » au début du premier acte, et rend les menaces qui ponctuent son duo avec Lucrezia d’autant plus inquiétantes. Seule son attitude relativement statique en scène demeure perfectible. <strong>Julie Boulianne</strong> à l’inverse, est tout à fait crédible en jeune homme débordant d’énergie. Parfaitement à l’aise sur le plateau, elle porte avec conviction le costume masculin et capte durablement l’attention. Son style irréprochable et son impeccable legato font merveille dans sa ballade du deux « Il segreto per esser felice ». Cependant, son volume vocal relativement confidentiel déséquilibre quelque peu son duo avec Gennaro. Il faut dire que <strong>Dmitry Korchak</strong> chante sa partie avec une voix de stentor, trop large pour l&rsquo;air mélancolique « Di pescatore ignobile », en dépit des rares nuances dont il parsème sa ligne. Son second air « Partir degg’io » s’accommode à peine mieux de ce traitement sans pour autant satisfaire pleinement. Dommage, car son personnage, tant sur le plan vocal que scénique est tout à fait convaincant. En vingt ans de carrière, <strong>Jessica Pratt</strong> s’est imposée comme une des plus remarquables belcantistes de sa génération. Elle a admirablement servi Rossini, Bellini et surtout Donizetti : <em>Linda di Chamonix</em>, <em>La Fille</em> <em>du régiment</em>, <em>Don Pasquale</em>, <em>Rosmonda d’Inghilterra</em> ainsi que <em>Lucia di Lammermoor</em>, le rôle de ses débuts européens en 2007, dans lequel elle vient encore de triompher en février dernier à Toulouse. Mais avec <em>Lucrèce Borgia</em>, la soprano australienne se mesure à un personnage qui demande des moyens d&rsquo;une autre envergure. Dès son entrée elle se montre prudente, chantant sur un fil de voix, puis gagne en assurance jusqu’à sa romance « Com’è bello », en tout point séduisante grâce à son art du legato et ses notes filées. La cabalette qui suit, doublée et parsemée de vocalises, de notes piquées et de trilles lui permet de briller. Tout à fait à son affaire dans le duo avec son fils, elle parvient à s’imposer lors de son affrontement avec Alfonso. En revanche, son exclamation « Presso Lucrezia Borgia » au dernier tableau est privée de l’impact dramatique attendu, tout comme son cri « E’ spento ! » lorsque Gennaro meurt. Les ornementations précises de « Era desso il figlio mio » et la contre-note finale longuement tenue lui valent une ovation somme toute méritée. Une Lucrezia en demi-teinte qui parviendra probablement à trouver ses marques au fil des représentations. Notons que celle du 18 avril sera enregistrée par la chaine Mezzo.</p>
<p>Mentionnons enfin les interventions irréprochables du Chœur préparé par <strong>Denis Second.</strong></p>
<p>Nommé Directeur musical de la maison en 2022, <strong>Giampaolo Bisanti</strong> a effectué depuis lors un parcours jalonné de succès. Cette <em>Lucrezia Borgia</em> ne fait pas exception à la règle, bien au contraire. Le chef italien propose une direction énergique et précise avec des tempos alertes qui créent l’impression d’une course inexorable vers le dénouement tragique. La manière dont il fait monter progressivement la tension après l’entrée de Lucrèce au dernier tableau est particulièrement remarquable.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucrezia-borgia-liege/">DONIZETTI, Lucrezia Borgia &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Messa da Requiem &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 06:55:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=210547</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux ans après la création d’Aïda, Verdi eut la douleur de perdre son compatriote et ami, Alessandro Manzoni. Il proposa alors à la municipalité de Milan de composer un Requiem destiné à être exécuté pour le premier anniversaire de la mort de l’écrivain. L’ouvrage fut donc créé à l’église San Marco de Milan le 22 &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Messa da Requiem &#8211; Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie/">VERDI, Messa da Requiem &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Deux ans après la création d’Aïda, Verdi eut la douleur de perdre son compatriote et ami, Alessandro Manzoni. Il proposa alors à la municipalité de Milan de composer un Requiem destiné à être exécuté pour le premier anniversaire de la mort de l’écrivain. L’ouvrage fut donc créé à l’église San Marco de Milan le 22 mai 1874, avant d’être repris à la Scala puis donné huit jours plus tard à Paris, à l’Opéra-Comique, sous la direction du compositeur lui-même. Le succès fut considérable et gagna rapidement toute l&rsquo;Europe.</p>
<p>Ce dimanche 22 mars c’est devant une salle comble que <strong>Gianandrea Noseda</strong> dirige le Requiem de Verdi pour la seconde fois à la Philharmonie. Il l’avait déjà proposé voici dix ans, en février 2016, à la tête de l’Orchestre de Paris.  C’est une distribution globalement homogène qui a été réunie pour l’occasion. Lauréat de la Fondation des arts de New-York, <strong>David Leigh</strong> a fait ses débuts en France au Festival d’Aix dans le rôle du Commandeur qu’il repropose ensuite à Nancy, avant d’incarner Hagen dans <em>Le Crépuscule des Dieux</em> sous la direction de Noseda à Zurich. Dès les premiers mots du « Mors stupebit » on est frappé par la profondeur de cette voix sombre dont la projection lui permet de se faire entendre en dépit d’un volume relativement modéré. Son « Confutatis maledictis » témoigne d’une belle autorité et d’un superbe legato. <strong>Joseph Calleja</strong> aborde le Kyrie avec une voix puissante qui emplit toute la salle mais force est de reconnaître que le timbre a perdu son moelleux d’autrefois. On admire les délicates nuances dont il pare son « Ingemisco » poignant, mais le ténor compense un aigu défaillant par un passage inopiné en voix de tête qui dénature la ligne de chant. Dommage car sa prestation demeure tout de même d’un haut niveau dans l’ensemble. <strong>Agnieszka Rehlis </strong>offre une interprétation remarquable de bout en bout. Cette mezzo-soprano verdienne qui a Amneris, Ulrica et Azucena à son répertoire, possède un timbre cuivré et homogène jusque dans les notes les plus graves. Sa voix se marie idéalement à celle de sa partenaire, Ensemble, elles nous offrent des duos absolument magnifiques, notamment un « Recordare » qui touche au sublime. <strong>Marina Rebeka</strong> illumine la partition de sa voix pure et de son aigu radieux. Les infinies nuances dont elle pare sa ligne de chant, la splendeur de ses sons filés font merveille. Elle aborde le « Libera me » avec une voix implorante teintée de crainte et le conclut dans un murmure avec un timbre quasi fantomatique. Une interprétation majeure qui vaut à la soprano lettone un accueil triomphal au salut final.</p>
<p>Saluons également les remarquables interventions des chœurs préparés par <strong>Ernst Raffelsberger</strong>, aussi impressionnant dans les passages recueillis que dans le déferlement terrifiant du « Dies irae ».</p>
<p>A la tête de son Orchestre de l’Opéra de Zurich, <strong>Gianandrea Noseda</strong> propose une direction d’une intensité inouïe, à la fois précise et contrastée. Le chef italien adopte des tempos généralement rapides -le Santus est mené à un train d’enfer- tout en ménageant des passages « planants », propices au recueillement, tels le « Recordare » déjà cité. Un véritable travail d’orfèvre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-messa-da-requiem-paris-philharmonie/">VERDI, Messa da Requiem &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 07:58:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=210191</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que Roberto Alagna, élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/"> <span class="screen-reader-text">Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/">Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que <strong>Roberto Alagna,</strong> élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à chanter un programme qu’il qualifie d’« inchantable », avec un sourire complice, déclenchant l’hilarité des spectateurs et une nouvelle salve d’applaudissement. Le programme est en effet ambitieux. Après son « <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau/">Tout Puccini </a>» de l’an passé voilà qu’il dédie entièrement à Verdi ce nouveau récital qui comporte des airs pour différents types de voix, du ténor lyrique d’Alfredo au ténor héroïque d’Otello, alignant les opéras dans l’ordre chronologique de leur création.</p>
<p>La première partie, consacrée aux œuvres de jeunesse, débute avec <em>I Lombardi</em>, quatrième opéra de Verdi. Roberto Alagna aborde l’air d’Arvino avec un medium nourri et puissant, qui captive immédiatement le public. Le timbre se pare de couleurs cuivrées du meilleur effet. Quelques graillons trahissent une légère fatigue vite dissipée dès le morceau suivant : la déploration de Macduff, qui est interprétée avec une grande émotion, dans un silence recueilli. Vient ensuite la seule page en français du programme. Juxtaposer l’air de Gaston dans <em>Jérusalem</em> avec son équivalent dans <em>I Lombardi</em> est une idée particulièrement intéressante. Si l’on entend habituellement une voix plus lyrique dans cette page, Roberto Alagna convainc néanmoins par son style impeccable et sa diction souveraine. A la fin de l’air, Verdi a ajouté une cadence qui culmine au contre-ut, à l’attention de Gilbert-Louis Duprez, créateur du rôle de Gaston, que son ut de poitrine avait rendu célèbre. Roberto Alagna donne cette note en voix de tête, avec une infinie délicatesse qui réjouit l’assistance. C’est avec <em>Luisa Miller</em> que s’achève cette partie. Le grand air de Rodolfo, « Quando le sere al placido », et son récitatif particulièrement poignant sont interprétés avec un engagement dramatique intense qui révèle toute la détresse du personnage.<br />
La deuxième partie s’ouvre avec la fameuse trilogie <em>Rigoletto </em>/ <em>trovatore </em>/ <em>traviata</em>, des ouvrages que le ténor a abordés à divers moments de sa carrière. A propos de « Parmi vedere le lacrime », craignant un trou de mémoire, il précise que la dernière fois qu’il a chanté cet air, sa première fille avait six mois, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, elle l’a fait grand-père. Le public s’amuse tandis que nous admirons l’art avec lequel Roberto Alagna sait créer une complicité bon enfant avec ses admirateurs. Le ténor chante avec aisance ces trois pages qui mettent en valeur son legato, son art de varier les couleurs et d’habiter les mots. Si l’absence de cabalette à la suite de « Parmi veder le lacrime » et « Lunge da lei » ne se fait pas sentir, en revanche « Di quella pira » manque cruellement après « Ah si ben mio ». Roberto Alagna le sait bien, c&rsquo;est pourquoi il comblera ce manque dès le premier bis. Entretemps il livre une interprétation mémorable de la grande scène qui ouvre le troisième acte de La forza del destino, « La vita è inferno all’infelice ». Sa voix puissante et souveraine, ses nuances subtiles et l’impact émotionnel saisissant dont il charge cette page, tout concourt à déclencher une interminable ovation. En bis, nous l’avons dit, Roberto Alagna propose un « Di quella pira » – dans le ton – précise-t-il, avec un ut longuement tenu, une « Donna è mobile » qui lui permet de faire briller ses aigus une dernière fois et une mort d’Otello poignante. A la fin du concert, il annonce qu’il reviendra à Gaveau la saison prochaine, pour la quatrième année consécutive, avec un programme surprenant, sans en dire davantage.</p>
<p>A la tête d’un orchestre Colonne en bonne forme, en dépit d’un ou deux légers écarts de justesse dans l’introduction de « Celeste Aida »<strong>, Giorgio</strong> <strong>Croci</strong>, toujours attentif à son interprète qu’il a souvent accompagné à la scène comme au disque, propose une direction efficace dans le respect des styles de chaque ouvrage. Si l’ouverture de <em>La forza</em> comporte quelques effets par trop retentissants dans sa conclusion, celle de <em>Luisa Miller </em>est parfaitement équilibrée. Soulignons enfin la superbe introduction de l&rsquo;air « La vita è inferno all’infelice » et son impeccable solo de clarinette.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/">Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Discothèque idéale : VERDI – Luisa Miller (Maazel, DGG – 1979)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=208000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourtant l’ouvrage ne manque pas d’atouts, une intrigue solide, inspirée d’une pièce de Schiller (Kabale und Liebe), une musique qui porte en elle les germes qui vont éclore dans les ouvrages postérieurs et qui recèle bon nombre de pages inspirées, dont l’un des plus beaux airs de ténor écrits par Verdi, et un rôle de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/"> <span class="screen-reader-text">Discothèque idéale : VERDI – Luisa Miller (Maazel, DGG – 1979)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/">Discothèque idéale : VERDI – Luisa Miller (Maazel, DGG – 1979)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourtant l’ouvrage ne manque pas d’atouts, une intrigue solide, inspirée d’une pièce de Schiller (<em>Kabale und Liebe</em>), une musique qui porte en elle les germes qui vont éclore dans les ouvrages postérieurs et qui recèle bon nombre de pages inspirées, dont l’un des plus beaux airs de ténor écrits par Verdi, et un rôle de soprano aux affects variés, propre à mettre en valeur les capacités vocales de son interprète. </strong></p>
<p>Longtemps la version de Fausto Cleva (RCA,1964, avec Moffo et Bergonzi) a constitué l’unique référence, puis vinrent s’ajouter celles de Peter Maag (Decca, 1975) et Maazel (DG,1979). En 91, Sony publie un enregistrement remarquablement dirigé par James Levine avec un Domingo vieillissant et une Aprile Milo dont la voix imposante peine à évoquer une jeune paysanne. Enfin en 2017, paraît sous le label BR Klassik une gravure qui vaut surtout pour l’éblouissante Luisa de Marina Rebeka.</p>
<p>Parmi ces intégrales, la plus équilibrée est assurément celle dirigée par <strong>Lorin Maazel</strong> que l’on n’attendait pas dans ce répertoire mais qui confère à l’ouvrage une unité de style et un climat d’une grande intensité dramatique. Contrairement à la version de Maag qui aligne des stars (Caballé, Pavarotti, Milnes) qui semblent chanter chacune pour soi, Maazel et ses principaux interprètes, à l’exception d’Elena Obraztsova, ont gravé leur intégrale dans la foulée d’une série de représentations au ROH. Il en résulte un esprit d’équipe et une urgence théâtrale perceptibles dans leurs prestations.  <strong>Wladimiro Ganzarolli</strong> campe un Wurm machiavélique à souhait, <strong>Renato Bruson</strong>, qui séduit par son élégant phrasé, incarne un Miller introverti et touchant. <strong>Placido Domingo</strong> est tout à fait convaincant en jeune homme romantique, la voix est solide, l’aigu glorieux. Si <strong>Obraztsova</strong> a tendance à noircir le trait, <strong>Katia Ricciarelli</strong>, captée dans ses meilleures années, est une Luisa proche de l’idéal, timbre brillant, aigus lumineux, demi-teintes exquises et coloratures impeccables. La cabalette « A brani, a brani » lui arrache des accents poignants.</p>
<p><em>Katia Ricciarelli (Luisa), Placido Domingo (Rodolfo), Renato Bruson (Miller), Wladimiro Ganzarolli (Wurm), Elena Obraztsova (Federica), Gwynne Howell (Il Conte di Walter), Chœurs et Orchestre du Royal Opera House. Direction Lorin Maazel. Parution : Deutsche Grammophon, 1979.</em></p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/">Discothèque idéale : VERDI – Luisa Miller (Maazel, DGG – 1979)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=208692</guid>

					<description><![CDATA[<p>La soirée commence avec l’annonce du décès de José van Dam par le Directeur de la maison qui, après un bref hommage, dédie le concert à la mémoire du baryton disparu. Ce concert, coproduit par le Théâtre des Champs-Élysées et Les Grandes Voix, réunit une distribution globalement homogène notamment pour les seconds rôles remarquablement tenus. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-tce/"> <span class="screen-reader-text">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-tce/">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La soirée commence avec l’annonce du décès de José van Dam par le Directeur de la maison qui, après un bref hommage, dédie le concert à la mémoire du baryton disparu. Ce concert, coproduit par le Théâtre des Champs-Élysées et Les Grandes Voix, réunit une distribution globalement homogène notamment pour les seconds rôles remarquablement tenus. <strong>Maurel Endong</strong> et <strong>Abel Zamora</strong> campent leurs personnages avec conviction et des moyens adéquats. Notons l’intervention convaincante de <strong>Matthieu Gourlet</strong> au début du cinquième acte. Doté d’une voix bien projetée, le Pâris de <strong>Yuriy Hadzetskyy</strong> ne passe pas inaperçu. <strong>Julien Ségol</strong> possède l’autorité qui convient au Duc de Mantoue, dommage que sa voix au medium sonore, plafonne dans l’aigu. <strong>Marc Barrard</strong> interprète le père Capulet avec sa bonhommie coutumière. <strong>Marie-Ange Todorovitch</strong> tire son épingle du jeu dans le rôle de Gertrude grâce à son timbre cuivré qui a conservé son volume, et une diction exemplaire. Le rôle du page est impeccablement servi par <strong>Éléonore Pancrazi</strong> qui se montre tour à tour espiègle et téméraire. Son air « Que fais-tu blanche tourterelle » est chanté avec goût et des ornementations précises, mais pourquoi n’a-t-elle eu droit qu’à un seul couplet ? Dès son entrée en scène, <strong>Léo Vermot – Desroches</strong> capte durablement l’attention. Le ténor possède une belle présence, un timbre séduisant et une ligne de chant d’une bonne tenue, au point que l’on regrette que son rôle ne soit pas plus développé. <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> s’inscrit d’emblée dans la lignée des Mercutio qui ne laissent pas indifférent. Son air de la reine Mab est chanté avec une précision et une vélocité exemplaires. <strong>Paul Gay</strong> est un Frère Laurent de grande classe. Sa voix large et profonde convient idéalement à ce personnage solennel et foncièrement bon.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-et-Juliette-19-fevrier-2026-Theatre-des-Champs-Elysees-c-Tom-Gachet-16-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-208730"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Tom Gachet</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Kathryn Lewek</strong> et <strong>Charles Castronovo</strong> forment un couple parfaitement idoine sur le plateau, leur allure, leurs regards, leurs gestes de tendresse sont tout à fait en situation, en revanche leurs voix peinent à s’accorder harmonieusement. Le rôle de Roméo est-il encore adapté aux moyens actuels du ténor ? En début de soirée, la voix a paru engorgée dans le medium avec un aigu souvent négocié en force, notamment dans la dernière partie de son air « Ah ! Lève-toi, soleil ! ». D’autre part Castronovo évite prudemment de lancer le contre-ut, certes non écrit, à la fin du quatrième acte. Fort heureusement, son cinquième acte, tout à fait émouvant, lui vaut d’être copieusement applaudi au salut final. Contrairement à lui <strong>Kathryn Lewek</strong> s’est montrée parfaitement à l’aise sur toute l’étendue de sa tessiture dès son entrée en scène. On ne sait qu’admirer le plus, ses aigus brillants émis avec une facilité déconcertante, son medium pulpeux, la précision de ses vocalises dans son air du premier acte ou les infinies nuances dont elle parsème sa ligne de chant. Au quatrième acte elle livre un air dit « du poison » absolument spectaculaire avec une véhémence inouïe et des graves sonores, qui lui vaut une longue ovation bien méritée. Saluons également les belles interventions des chœurs, toujours en situation, préparés avec soin par <strong>Frédéric Pineau</strong>. Au pupitre, <strong>Clelia Cafiero</strong> propose une direction élégante et sobre, respectueuse des chanteurs. Toujours attentive à l’équilibre entre voix et orchestre, elle met en valeur le lyrisme des duos d’amour et souligne avec efficacité, mais sans effets gratuits, le dramatisme de l’air du poison.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-tce/">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Un ballo in maschera – Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 05:53:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=207313</guid>

					<description><![CDATA[<p>On attendait beaucoup de cette reprise du Bal masqué selon Deflo, qui proposait une distribution entièrement renouvelée autour d’Anna Netrebko dont c’était le grand retour sur la scène de l’Opéra Bastille, mais force est de reconnaître que le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances. La production d’abord, pour élégante qu’elle soit, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Un ballo in maschera – Paris (Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/">VERDI, Un ballo in maschera – Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On attendait beaucoup de cette reprise du <em>Bal masqué</em> selon Deflo, qui proposait une distribution entièrement renouvelée autour d’Anna Netrebko dont c’était le grand retour sur la scène de l’Opéra Bastille, mais force est de reconnaître que le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances. La production d’abord, pour élégante qu’elle soit, n’est pas exempte de parti pris discutables. A trop vouloir être sobre, Deflo a imaginé un spectacle lugubre, qui se décline en noir, gris et blanc, à l’exception de tableau d’Ulrica. Blanc, comme l’amphithéâtre qui sert de décor unique au premier acte ou la statue de Riccardo qui trône dans le salon de Renato ou encore comme les masques des invités du bal masqué. Gris anthracite comme la plupart des costumes que portent les choristes et les protagonistes masculins, Oscar excepté. Noir comme la robe qu’Amélia promène inlassablement d’acte en acte ou comme les totems surmontés de têtes de monstres qui ornent l’antre d’Ulrica dont la robe rouge constitue le seul élément coloré de l’ensemble avec le gilet orange d’Oscar. De plus, ce décor ouvert sans aucune paroi pour renvoyer le son est préjudiciables pour l’acoustique. En revanche, la mise en scène a été retravaillée, les chanteurs semblent moins livrés à eux-mêmes que lors de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-ballo-in-maschera-paris-bastille-quand-sondra-est-la-tout-va/">la reprise de 2018</a>, le grand duo entre Amélia et Riccardo qui ouvre le deuxième acte par exemple, n’en est que plus convaincant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="599" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Un-Bal-masque-©-Benjamin-Girette.jpg" alt="" class="wp-image-207366"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Un Bal masqué © Benjamin Girette. OnP</sup></figcaption></figure>


<p>Parmi les seconds rôles, tous irréprochables, citons les deux conspirateurs, <strong>Blake Denson</strong> et surtout <strong>Christian Rodrigue Moungoungou</strong>, Samuel dont la voix sonore ne passe pas inaperçue, ainsi qu’<strong>Andres Cascante </strong>tout à fait convaincant en Silvano. <strong>Sara Blanch</strong> effectue dès début remarqués à l’OnP. Cette soprano qui a Ophélie ou Lucia à son répertoire, possède des moyens plus importants que celles que l’on distribue généralement en Oscar. De plus la chanteuse qui ne manque pas d’abattage, se déplace avec grâce sur la scène, esquissant des pas de danse, avec un grand naturel. La voix est bien projetée, les coloratures impeccables et le registre aigu brillant. Autres débuts à l’OnP, ceux d’<strong>Elisabeth</strong> <strong>DeShong</strong> que l’on a pu applaudir voici un an au Châtelet dans <em>Orlando</em>. Cette cantatrice possède un timbre mordoré, un aigu puissant et des graves profonds de contralto, le sol grave qui conclut son air « Re dell’abisso affrettati », émis avec aisance, est parfaitement audible. Avec Renato, <strong>Etienne Dupuis </strong>poursuit avec bonheur son exploration des grands rôles de barytons verdiens. Si sa voix n’a pas encore tout à fait l’ampleur de ses illustres prédécesseurs, il n’en possède pas moins un medium solide, une projection efficace et un legato impeccable. A cela s’ajoute un timbre séduisant et une fière allure sur scène. Son Renato est touchant même dans ses accès de colère du dernier acte. <strong>Matthew Polenzani</strong>, lui, semble délaisser les répertoires mozartien et belcantiste qui ont fait sa gloire pour aborder des rôles plus lourds, notamment chez Verdi, avec moins de bonheur cependant que son collègue canadien. S’il tire son épingle du jeu dans <em>La traviata</em> voire <em>Don Carlo</em>, force est de reconnaître que les habits de Riccardo sont un peu larges pour lui, ce qui l’oblige par moment à forcer ses moyens. Fort heureusement, l’élégance légendaire de sa ligne de chant et son style accompli lui permettent de sauver les meubles et d’offrir au dernier acte un « Ma se m’è forza perderti » de toute beauté, agrémenté de jolies nuances et d’accents poignants du plus bel effet. <strong>Anna Netrebko</strong> a incarné Amelia pour la première fois en octobre dernier à Naples. Les parisiens étaient donc impatients de la découvrir dans ce nouveau rôle. Malheureusement la diva n’était pas au mieux de sa forme. A l’acte un, chez Ulrica la voix a paru atone et la justesse approximative. En revanche la soprano aborde la grande scène qui ouvre l’acte deux avec l’ampleur vocale nécessaire et triomphe des embûches dont Verdi a parsemé cette page. Le contre-ut est émis avec facilité et l’émotion bien présente, cependant si le timbre n’a rien perdu de sa séduction, la cantatrice s’est montrée avare des sons filés qui ont fait sa gloire. Au dernier acte, elle livre un « Morró » particulièrement poignant qui lui vaut une ovation bien méritée de la part du public. Au final, une incarnation en demi-teinte qui ne comble pas tout à fait nos attentes. Souhaitons qu’au fil des représentations Anna Netrebko retrouve progressivement la plénitude de ses beaux moyens.<br />Belle prestation des chœurs, impeccablement préparés par Alessandro Di Stefano.</p>
<p>A la baguette <strong>Speranza Scappucci</strong> fait des merveilles, sa direction vive et nerveuse, son souci du détail et son sens aigu du théâtre captent l’attention sans un temps mort tout au long de la soirée. A cet égard, notons par exemple la manière dont elle créée un climat lugubre dès le début de la scène chez Ulrica ou le rythme précipité de l’introduction de l’air d’Amelia au deuxième acte, qui reflète l’état de panique du personnage, ou, à l&rsquo;opposé, le tempo alangui de « Morró », tout empreint de nostalgie.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/">VERDI, Un ballo in maschera – Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &#038; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 05:47:31 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=207227</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &#38; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &amp; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/">Là-haut</a></em> en 2021),  Audran (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/">Gillette de Narbonne</a> </em>en 2022), Terrasse (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">La Botte secrète</a></em> en 2023) ou Roger (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/">Joséphine vendue par ses sœurs</a></em> en 2025), autant de spectacles hilarants, interprétés avec enthousiasme par les fidèles de la troupe dont certains sont présents depuis sa création. Mais il est un nom qui revient à intervalles réguliers dans les programmes de la Compagnie, c’est bien sûr le maître incontesté de l’opérette, Jacques Offenbach, avec notamment <em>Bagatelle</em> en 2017, <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage/">Le Voyage de MM Dunanan Père et fils</a></em> en 2019, ainsi qu’<em>Un Souper chez Offenbach </em>en 2014, fantaisie culinaire de Geoffroy Bertran sur des musiques du compositeur.</p>
<p>Créé En 1861 au Théâtre des Bouffes Parisiens, <em>Apothicaire et Perruquier</em> est un pastiche de musiques du dix-huitième siècle, comme en témoigne l’air d’entrée de Boudinet, ornementé à la manière de Gluck. L’intrigue, qui se situe sous le règne de Louis XV, repose sur un quiproquo qui va occasionner une succession de situations burlesques jusqu’au dénouement, heureux comme il se doit : Boudinet, un bourgeois de Carpentras récemment installé à Paris, a accepté de donner sa fille Sempronia en mariage au fils de son vieil ami Plumoizeau, Lorsque le rideau se lève il attend son futur gendre qu’il n’a encore jamais vu, ainsi que le perruquier qui doit coiffer la future mariée. Celui-ci se présente en premier au domicile de Boudinet qui, le prenant pour le jeune Plumoiseau, l’accueille chaleureusement sans lui laisser placer un mot tandis que sa fille reconnaît en lui l’inconnu dont elle s’était éprise à Carpentras. En revanche lorsque le vrai Plumoiseau arrive, Boudinet croyant avoir affaire au coiffeur, l’accable de reproches pour son retard. A la fin, tout rentrera dans l’ordre et les jeunes amoureux pourront convoler avec l’accord de Boudinet. L’œuvre comporte des airs, des duos et deux quatuors virtuoses dont celui qui conclut l’ouvrage, particulièrement éblouissant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Geoffroy-Bertran-et-Xavier-Meyrand-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207231"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Geoffroy Bertran, Charlotte Mercier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Créé deux ans plus tôt dans le même Théâtre <em>Un Mari à la porte</em>, est musicalement plus conforme au style habituel d’Offenbach. L’intrigue repose sur une situation digne d’un vaudeville, Suzanne, une jeune mariée, quitte le bal pour se retirer dans sa chambre en compagnie de son amie Rosita. Là, elles tombent sur Florestan, un compositeur d’opérette criblé de dettes qui, ayant fui ses créanciers par le toit, est arrivé en tombant dans la cheminée. La situation se corse lorsque le mari de Suzanne vient frapper à la porte de son épouse qui, paniquée, refuse de lui ouvrir. Tout finira pourtant par s’arranger après quelques péripéties réjouissantes. Un même décor, représentant un salon élégant avec une porte, des fenêtres, une cheminée et une table dressée, sert aux deux ouvrages.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Brice-Poulot-Derache-Charlotte-Merier-et-Lou-Benzoni-Grosset-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207228"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Brice Poulot Derache, Charlotte Merier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Annoncée souffrante, <strong>Marina Ruiz</strong> incarne pourtant avec aplomb et une technique sans faille une Sempronia volontaire face à <strong>Xavier Meyrand</strong>, hilarant en perruquier amoureux. Tous deux parviendront à leurs fins grâce à un coup de théâtre inespéré. Dans <em>Un Mari à la porte</em>, <strong>Charlotte</strong> <strong>Mercier</strong> et <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> forment un duo réjouissant qui mène la danse tout au long de l’intrigue, leurs deux voix, l’une corsée, l’autre claire et limpide, s’unissent harmonieusement, et leur complicité sur le plateau est tout à fait irrésistible. Face à elles, <strong>Brice Poulot Derache</strong> qui incarnait Plumoiseau dans <em>Apothicaire et Perruquier</em>, possède une voix sonore et bien projetée que le rôle de Florestan met davantage en valeur. Quant à <strong>Geoffroy Bertran</strong>, fondateur de la Compagnie Fortunio, il est tout aussi convaincant en vieux père têtu et bedonnant qu’en jeune marié fringant. De plus, il est l’auteur du décor, de la mise en scène, remarquablement réglée, des chorégraphies ainsi que des costumes qu’il a imaginés avec la complicité de <strong>Marina Ruiz</strong>.</p>
<p><strong>Romain Vaille,</strong> qui accompagne depuis des années les spectacles de la Compagnie, déroule sous les voix des chanteurs un tapis harmonieux et chatoyant qui constitue l’un des atouts majeurs de ce spectacle. Ses ouvertures, en particulier celle d’<em>Un mari à la porte</em>, mettent en valeur sa virtuosité sans faille et l’élégance de son toucher.</p>
<p>Ce spectacle revigorant sera repris à la Comédie Saint Michel à Paris, les 7 février (17h45), 7 mars (17h45), 16 avril (21h15), 7 mai (21h15) et 13 juin 17h45).       </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &amp; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 05:49:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=206374</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après La Somnambule en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, Les Puritains, dans une nouvelle production confiée à Charles Edwards. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages in loco, notamment Fedora, Don Carlos ou Adriana Lecouvreur, Edwards effectue ici ses débuts &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>La Somnambule</em> en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, <em>Les Puritains</em>, dans une nouvelle production confiée à <strong>Charles Edwards</strong>. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages <em>in loco</em>, notamment <em>Fedora</em>, <em>Don Carlos</em> ou <em>Adriana Lecouvreur</em>, Edwards effectue ici ses débuts au Met en tant que metteur en scène. Sa production succède à celle de Sandro Sequi qui avait été créée pour Sutherland et Pavarotti en 1976 et régulièrement reprise jusqu’en 2017. Le décor unique représente une gigantesque salle d’audience aux teintes grisâtres surmontée d’une chaire, à moins que ce ne soit l&rsquo;intérieur d&rsquo;un temple protestant. Au deuxième acte, ce même décor délabré évoque la guerre civile qui fait rage. Le metteur en scène respecte scrupuleusement le cadre-spatio-temporel du livret en inscrivant l’intrigue dans son contexte grâce à des projections de résumés historiques sur un écran, procédé qui s’avère fastidieux à la longue. Durant le prélude orchestral, nous assistons à la rencontre entre Elvira et Arturo adolescents, incarnés par de jeunes figurants que nous verrons apparaître tout au long du spectacle comme des souvenirs d’un passé heureux. Elvira passe le plus clair de son temps à dessiner des visages, notamment des autoportraits qui expriment à partir du deuxième acte l’évolution de sa détresse. Les costumes de <strong>Gabrielle Dalton</strong> sont sobres et élégants, les puritains sont vêtus de noir, blanc ou gris. Seuls les deux personnages royalistes portent des vêtements de couleurs, bleu ciel pour Arturo, Jaune pour Enrichetta, comme dans le tableau de van Dyck qui représente cette souveraine. A la fin du deuxième acte, Riccardo et Giorgio torses nus se peignent sur la poitrine une croix de Saint-Georges. Le dénouement est modifié, durant la scène finale après l’annonce de la victoire de Cromwell, Arturo délaisse Elvira et va rejoindre son père, privant ainsi l’ouvrage de son <em>lieto fine</em> convenu. La direction d’acteurs, simple et précise est d’une grande lisibilité.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/I-puritani-©Ken-Howard.Met-Opera-4-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-206472"/></figure>


<p>I puritani ©Ken Howard.Met Opera </p>
<p>La distribution rassemble une équipe de chanteurs rompus pour la plupart à la technique du bel canto. <strong>Tony Stevenson</strong> possède un timbre claironnant qui sied à merveille au personnage de Bruno, <strong>David</strong> <strong>Pittsinger </strong>campe un Valton à la voix puissante et bien projetée. <strong>Eve Gigliotti</strong> tire son épingle du jeu dans le rôle sacrifié d’Enrichetta grâce à sa voix ronde au timbre fruité. Le Giorgio de <strong>Christian van Horn</strong> est une bonne surprise, la basse nous gratifie d’un legato fluide et chaleureux notamment dans son air « Cinta di fiori » chanté avec un style accompli, qui s’achève sur un <em>diminuendo</em> du plus bel effet. Remplaçant au dernier moment Artur Ruciński souffrant, <strong>Ricardo</strong> <strong>José Rivera</strong> a été la révélation de la soirée dans le rôle de Riccardo. Le jeune baryton portoricain possède une voix sonore, un timbre velouté et incarne avec justesse ce personnage torturé. Les quelques vocalises que comporte son air « Bel sogno beato » au premier acte sont impeccablement négociées et sa confrontation avec van Horn qui s’achève sur un « Suoni la tromba » éclatant, enflamme le public du Met qui lui réserve une belle ovation au salut final. Grand habitué du rôle d’Arturo, qu’il chante depuis plus de dix ans <strong>Lawrence Brownlee</strong> n’a rien perdu des qualités qui font de lui un belcantiste accompli, l’art de la nuance, la vélocité de ses ornementations et la facilité de son registre aigu qui lui permet de ne pas transposer le contre-fa que tout le monde attend dans son air « Ella è tremante » au dernier acte. Si on lui reproche parfois un volume confidentiel, cela n’est en rien perceptible au cinéma. En grande forme, <strong>Lisette Oropesa</strong>, donne d’Elvira une interprétation encore plus aboutie qu’à Paris la saison passée. « Son vergin vezzosa » met en valeur la fluidité de ses vocalises et la précision de ses trilles impeccables, « O rendetemi la speme » est phrasé avec un timbre éthéré et une infinie délicatesse, enfin la cabalette « Vien diletto » exalte sa maîtrise de la colorature, notamment dans la reprise dont les ornementations jusqu’au mi bémol lui valent une ovation bien méritée.</p>
<p><strong>Marco Armiliato</strong> familier de ce répertoire propose une direction précise et soignée qui laisse s’épanouir les voix des chanteurs. La partition proposée comporte moins de coupures qu’à l’accoutumée, la plupart des cabalettes sont doublée et ornementées.</p>
<p>Le 21 mars prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Tristan et Isolde</em> avec Lise Davidsen et Michael Spyres dans une nouvelle production de Yuval Sharon.              </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-distr-b-paris-garnier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 06:38:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=205924</guid>

					<description><![CDATA[<p>Succès absolu pour la reprise des Noces de Figaro selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de la première du 15 novembre, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-distr-b-paris-garnier/"> <span class="screen-reader-text">MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-distr-b-paris-garnier/">MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Succès absolu pour la reprise des <em>Noces de Figaro</em> selon Netia Jones à Garnier dont les quatorze représentations se sont jouées à guichet fermé. Nous avions déjà écrit à l’occasion de<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-paris-garnier/"> la première du 15 novembre</a>, ce que nous pensions de la production, somme toute astucieuse, qui privilégie l’aspect comique de l’ouvrage et capte durablement l’intérêt du spectateur. Force est de reconnaître que cette nouvelle vision met en lumière certains éléments qui finissent par paraître répétitifs, comme ces extraits de la pièce de Beaumarchais écrits sur le rideau de scène, ou d’autres qui s’avèrent superflus comme le dispositif du premier acte qui représente trois loges d’artistes côte à côte. L’action principale se joue à l’intérieur de la loge centrale, tandis que, sur les côtés, nous assistons à des actions secondaires, censées éclairer le comportement des personnages, alors qu’en fait elles détournent l’attention du public. Malgré tout, ce spectacle conserve son aspect original et distrayant jusqu’à l’apparition éblouissante en fond de scène, du foyer de la danse durant l’ensemble final</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9-Franck-Ferville-OnP-2-1294x600.jpg" />© Franck Ferville / OnP</pre>
<p>Pour les deux dernières représentations, la distribution a partiellement changé, accueillant de nouveaux interprètes pour les rôles principaux dont certains sont issus de la troupe de l’Opéra de Paris. <strong>Franck Leguérinel</strong> amuse toujours autant l’auditoire avec son Antonio buté et cocasse. <strong>Monica Bacelli</strong> est égale à elle-même dans son numéro d’<em>executive woman </em>affairée, de même que <strong>James Creswell</strong>, imposant Bartolo à la voix sonore et aux graves profonds. <strong>Eric Huchet</strong>, habitué du personnage, campe un Basile obséquieux et médisant à souhait. Le timbre juvénile de <strong>Boglárka Brindás</strong> ne passe pas inaperçu dans son air « L’ho perduta, me meschina », chanté avec une naïveté touchante. <strong>Seray Pinar </strong>campe un délicieux Cherubino à tout point de vue. Scéniquement convaincante dans son jogging rouge, la mezzo-soprano turque, chante avec une voix assurée et agile « Non so più » au premier acte avant de proposer à l’acte suivant un « Voi che sapete » délicatement nuancé. Montée en grade pour <strong>Ilanah Lobel-Torres</strong> qui après avoir chanté Barberine lors des premières représentations incarne à présent une Susanne piquante, dotée d’un medium consistant, qui livre au dernier acte un « Deh vieni non tardar » irréprochable. <strong>Margarita Polonskaia</strong> aborde son « Porgi amor » avec une voix solide et une belle projection, cependant le registre aigu n’est pas exempt de duretés. Il faut dire qu’aborder cet air sans que la voix ait eu le temps de se chauffer est un exercice périlleux. Elle se montre plus à son aise dans « Dove sono i bei momenti » dont on aura apprécié la reprise en demi-teintes. Si les premières représentations tournaient autour du comte Almaviva bouillonnant et totalement déjanté de Christian Gerhaher, le centre de gravité du spectacle s’est déplacé sur le personnage de Figaro. Non que <strong>Jérôme Boutillier</strong> ait démérité de quelque manière que ce soit, bien au contraire. Très à l’aise sur le plateau, le baryton français incarne un comte plus introverti, souvent sur la réserve, dont les colères froides ne sont pas moins convaincantes. Le timbre est somptueux et le style tout à fait accompli. Triomphateur de la soirée à l’applaudimètre, <strong>Vartan Gabrielian</strong>, campe un Figaro éblouissant. Doté d’une voix d’airain, sonore et bien projetée, le baryton arménien séduit le public dès son premier air « Non più andrai », enjoué et tendrement moqueur. Tout au long de la soirée, son Figaro jovial et rusé capte durablement l’attention. Le récitatif de son air du quatrième acte « Aprite un po’ quegl’ occhi » est théâtralement habité et l’air impeccablement interprété. <br />Toujours aussi respectueux du style de cette musique, <strong>Antonio Manacorda</strong> n’a pas évité pour autant quelques décalages. Sa direction soignée lui a cependant valu un bel accueil du public au salut final</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-distr-b-paris-garnier/">MOZART, Le nozze di Figaro (distr. B)- Paris (Garnier)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
