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	<title>Lionel Rouart, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lionel Rouart, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La forza del destino — Cologne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/forza-prete-a-porter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 03:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Gérard Mortier eut un jour ce mot venimeux à l&#8217;adresse du théâtre de David McVicar : « ce qu&#8217;il fait, c&#8217;est du prêt à porter et ça ne m&#8217;intéresse pas ». Il est à craindre qu&#8217;Olivier Py, dont on a ici souvent loué le talent, se laisse lentement dépasser par son agenda de ministre. Dans cette mise &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Gérard Mortier eut un jour ce mot venimeux à l&rsquo;adresse du théâtre de David McVicar : « ce qu&rsquo;il fait, c&rsquo;est du prêt à porter et ça ne m&rsquo;intéresse pas ». Il est à craindre qu&rsquo;<strong>Olivier Py</strong>, dont on a ici souvent loué le talent, se laisse lentement dépasser par son agenda de ministre. Dans cette mise en scène de <em>La Forza del Destino</em> qui égale, par le faste, le couronnement de Bokassa Ier, on retrouve l&rsquo;habituel fatras grammatical de Py : ses anges, ses sulfateuses, ses fusillés, ses <em>memento mori</em>, ses masques. D&rsquo;oeuvre en oeuvre, on a parfois le sentiment d&rsquo;un vague copier coller — ainsi Carlo qui s&rsquo;enduit le visage de sang frais comme le faisait déjà Elettra dans l&rsquo;<em>Idomeneo</em> d&rsquo;Aix ou les fusillés qui tombent en rythme comme dans <em>Les Huguenots</em> de La Monnaie.</p>
<p>			La scénographie de <strong>Pierre-André Weitz</strong> hésite entre <em>Metropolis</em>, Zola et Spilliaert. Ses tonalités sombres, sur fond de paysages industriels persillés d&rsquo;écrous sont d&rsquo;un intérêt esthétique indéniable, mais cette installation semble parfaitement dissociable de la pièce traitée et pourrait convenir aussi bien à <em>Guerre et Paix</em> qu&rsquo;à <em>Mademoiselle Julie</em>. Comme souvent, les acteurs sont laissés à eux-même, ainsi le premier tableau compile-t-il les pire clichés : le ténor entre en scène en bondissant, les amoureux chantent leur duo face au public main dans la main, le vieux Marquis meurt avec force gesticulations. Et pourtant, face à cette nonchalance, des fulgurances inouïes. Les médecins qui s&rsquo;ébrouent autour d&rsquo;Alvaro dans une chorégraphie tellement méticuleuse et réaliste qu&rsquo;on en reste béat et un final d&rsquo;une grâce et d&rsquo;une épure sidérantes. Le metteur en scène bégaye peut-être, mais son propos est toujours intéressant.</p>
<p>			Py est aidé par une Léonora de classe internationale en la personne d&rsquo;<strong>Adina Aaron</strong>. Si le premier tableau expose un aigu légèrement voilé, la suite n&rsquo;est qu&rsquo;enchaînement de pianissimi apolliniens servis par un timbre marbré, un grave qui ne manque ni de velours ni de hauteur de vue et un jeu, une présence et — plus prosaïquement — une plastique qui font de cette chanteuse le principal atout de la soirée. À ses côtés, le Carlo d&rsquo;<strong>Anthony Michaels Moore</strong> accuse les années. Le baryton anglais conserve sa musicalité et cette belle voix granuleuse, mais lui manquent aujourd&rsquo;hui la gestion du souffle et une certaine assurance dans l&rsquo;aigu. Ecueils qui contrastent avec sa silhouette de jeune homme. On jettera un voile pudique sur l&rsquo;Alvaro d&rsquo;<strong>Enrique Ferrer</strong> dont la voix, passée le haut médium n&rsquo;est qu&rsquo;un vaste champ de ruines ; reconnaissons que son engagement et sa détermination quasi suicidaire à « tout donner » le rendent finalement attachant. <strong>Patrick Carfizzi</strong> n&rsquo;a qu&rsquo;à se baisser pour ramasser les lauriers de Melitone auquel sa <em>vis comica</em> rend plus justement hommage que sa belle voix. Le Guardiano de <strong>Liang Li</strong>, digne comme Saint-Jérôme, remplit son office avec grande éminence alors que le Calatrava cacochyme de <strong>Dirk Aleschus</strong> emportera dans le tombeau le secret d&rsquo;une intonation aussi hasardeuse.</p>
<p>			L&rsquo;orchestre maison, un peu perdu dans l&rsquo;énorme <em>Opera am Dom</em>, est efficacement mené par <strong>Will Humburg</strong>, sans merveilles particulières mais avec une probité indéniable. Les choeurs, quant à eux, soulignement la grande tradition germanique du chant choral et se montrent d&rsquo;une exemplarité rare, dans l&rsquo;intonation comme dans l&rsquo;homogénéité des timbres.</p>
<p>			Olivier Py, s&rsquo;il nous épargnait ses systématiques prostituées mamelues et s&rsquo;il acceptait d&rsquo;abandonner un peu de sa redondante symbolique sur le divan d&rsquo;un praticien ou dans la lecture de Krafft-Ebing &#8211; s&rsquo;il se déparait en somme de l&rsquo;anecdotique et de lourdes allégories &#8211; rendrait peut-être service à son indéniable et flamboyant talent.</p>
<p>			 </p>
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		<title>Diapason, toujours en tête</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/diapason-toujours-en-tete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jul 2012 21:08:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué, le magazine Diapason s&#8217;enorgueillit d&#8217;être une nouvelle fois le premier magazine consacré à la musique classique en France. Il faut reconnaître que les rangs se sont resserrés, en quelques années, avec les nombreuses fusions qui ont vu des titres comme Le Monde de la Musique et Répertoire digérés par Classica. Diapason parvient &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p>            Dans un communiqué, le magazine Diapason s&rsquo;enorgueillit d&rsquo;être une nouvelle fois le premier magazine consacré à la musique classique en France. Il faut reconnaître que les rangs se sont resserrés, en quelques années, avec les nombreuses fusions qui ont vu des titres comme <em>Le Monde de la Musique</em> et <em>Répertoire</em> digérés par Classica. Diapason parvient cependant à se maintenir en tête &#8211; selon l&rsquo;Association pour le contrôle de la diffusion des médias &#8211; avec une diffusion mensuelle totale de 37.065 exemplaires contre 27.980 pour Classica. Diapason étant en progression de 1,82% et Classica en recul de 4,73%, toujours selon l&rsquo;Association. Il y a quelques semaines, nos collègues du site Concertclassique.com se félicitaient d&rsquo;être le premier site francophone consacré à la musique classique, mais sans donner d&rsquo;indication chiffrée. (LR) </p>
<p></p>
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		<item>
		<title>Opéra de Munich : Nikolaus Bachler for ever !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-de-munich-nikolaus-bachler-for-ever/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jun 2012 18:47:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Le Conseil des Ministres du Land de Bavière a prolongé de 5 ans, soit jusqu&#8217;en 2018, le mandat du Directeur général du Bayerische Staatsoper, Nikolaus Bachler. La qualité des spectacles et le taux d&#8217;occupation exceptionnel du Théâtre National (plus de 92 pour cent avec plus de 500.000 spectateurs l&#8217;an dernier) justifient largement cette reconduction. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>            Le Conseil des Ministres du Land de Bavière a prolongé de 5 ans, soit jusqu&rsquo;en 2018, le mandat du Directeur général du Bayerische Staatsoper, Nikolaus Bachler. La qualité des spectacles et le taux d&rsquo;occupation exceptionnel du Théâtre National (plus de 92 pour cent avec plus de 500.000 spectateurs l&rsquo;an dernier) justifient largement cette reconduction. Bachler, de formation théâtrale, est entouré de personnalités des plus marquantes: le Maestro Kent Nagano, qui restera à la direction musicale jusqu&rsquo;à la fin de la saison prochaine, à qui succédera Kirill Petrenko, très attendu au pupitre ; Pal Moe, un éminent connaisseur des voix d&rsquo;opéra, le maître incontesté du casting de la maison, et des metteurs en scène dont les visions novatrices sont le plus souvent au service des œuvres qu&rsquo;ils produisent. Ainsi du <em>Ring</em> mis en scène en une seule saison par Andreas Kriegenburg, dirigé par Kent Nagano et chanté par les plus belles voix wagnériennes de la planète. Sous la brillante direction du Superintendant, le Bayerische Staatsoper a confirmé sa prééminence dans la vie culturelle munichoise. Bravo ! [LR]</p>
<p></p>
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		<item>
		<title>Coup d&#8217;envoi dénudé pour le Festival d&#8217;opéra de Munich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/coup-denvoi-denude-pour-le-festival-dopera-de-munich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jun 2012 05:50:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour marquer d&#8217;une image forte l&#8217;ouverture de l&#8217;édition 2012 du Festival d&#8217;été de l&#8217;Opéra de Munich (Münchner Opernfestspiele 2012) qui aura lieu le week-end des 23 et 24 juin, le Bayerische Staatsoper a convié le célèbre artiste visuel Spencer Tunick à créer des installations inspirées par l’œuvre maîtresse de Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p>            Pour marquer d&rsquo;une image forte l&rsquo;ouverture de l&rsquo;édition 2012 du Festival d&rsquo;été de l&rsquo;Opéra de Munich (<a href="http://www.bayerische.staatsoper.de/869-ZG9tPWRvbTQ-~opernfestspiele~aktuell_mopf~aktuelles_festspiele.html">Münchner Opernfestspiele 2012</a>) qui aura lieu le week-end des 23 et 24 juin, le Bayerische Staatsoper a convié le célèbre artiste visuel Spencer Tunick à créer des installations inspirées par l’œuvre maîtresse de Richard Wagner, <em>Der Ring des Nibelungen</em>. Ces installations s&rsquo;inscrivent dans la droite ligne du travail d&rsquo;Andreas Kriegenburg, qui a déjà mis en scène les trois premiers volets du <em>Ring</em> au cours de la saison 2011-2012. En effet, le matériau de base des installations de Spencer Tunick est le corps humain dans sa nudité et une des idées maîtresses de Kriegenburg pour cette Tétralogie est précisément l&rsquo;installation de décors faits de corps humains. L&rsquo;artiste invite donc un grand nombre de volontaires à venir prendre la pose, après s&rsquo;être dénudés, à différents endroits de la ville. En guise de remerciement, chaque participant recevra un tirage d&rsquo;une photo en édition limitée. Si l&rsquo;aventure vous tente et que vous avez plus de 18 ans, inscrivez-vous avant le 22 juin sur le site du Bayerische Staatsoper à l&rsquo;adresse <a href="www.staatsoper.de/Tunick">www.staatsoper.de/Tunick</a>. [LR] </p>
<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Werke für Chor und Orchester</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dietetique-brahmsienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 13:22:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Philippe Herreweghe n&#8217;a pas son pareil pour nous faire redécouvrir un répertoire qu’une opulente tradition a appesanti. Des années passées à dégraisser Bach, entre autres, l&#8217;ont amené à aborder tout ce que sa baguette touche sous un prisme revigorant et racé. Son approche analytique extrêmement fidèle aux exigences de la partition n&#8217;a pourtant &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Philippe Herreweghe</strong> n&rsquo;a pas son pareil pour nous faire redécouvrir un répertoire qu’une opulente tradition a appesanti. Des années passées à dégraisser Bach, entre autres, l&rsquo;ont amené à aborder tout ce que sa baguette touche sous un prisme revigorant et racé. Son approche analytique extrêmement fidèle aux exigences de la partition n&rsquo;a pourtant pas l&rsquo;austérité d&rsquo;une ascèse stérile. Ce dernier disque consacré à cinq œuvres chorales majeures de Brahms en apporte encore une fois la preuve.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le<em> Chant du Destin d&rsquo;Hypérion</em> est une œuvre en blanc et noir peignant la légèreté et la félicité du monde divin en opposition au poids de la condition humaine. L&rsquo;image dichotomique du texte de Friedrich Hölderlin est sublimée dans une coda purement instrumentale reprenant le matériau angélique de la première partie et suggérant ainsi la promesse d&rsquo;un au-delà merveilleux. L&rsquo;accouchement d&rsquo;un œuvre si poétique ne se sera pas passé sans mal puisque Brahms y aura consacré trois années. La juste expression, noble et directe, recherchée par le compositeur prend tout son sens avec l&rsquo;interprétation magistrale du Collegium Vocale et de l&rsquo;Orchestre des Champs-Elysées.</p>
<p>			 </p>
<p>			La <em>Rhapsodie pour Alto</em>, offerte à Julie Schumann (fille du célèbre couple de musiciens et amis proches de Brahms) pour ses noces est une illustration du voyageur misanthrope et de son insoutenable errance que seule peut-être la voix d&rsquo;un esprit céleste pourrait apaiser. Beaucoup plus ambitieux et personnel qu&rsquo;un service en porcelaine comme cadeau de mariage ! Il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;un chant nuptial atypique et doux-amer : la rage du compositeur éconduit y fulmine sans ambages. Ces pages d&rsquo;une densité (elles suivent de peu le Requiem) et d&rsquo;une intensité rares sont ici merveilleusement servies par la musicalité à fleur de peau d&rsquo;<strong>Ann Hallenberg</strong>. En diseuse envoûtante, la mezzo-soprano creuse le texte de Goethe jusqu&rsquo;à la moelle et exprime chacune des inflexions musicales avec la profonde solennité et l&rsquo;âcreté qu&rsquo;elles exigent. Son instrument ductile et généreux est en parfaite adéquation avec la souplesse de ligne que Herreweghe a voulu insuffler à cette musique.</p>
<p>			 </p>
<p>			La maîtrise contrapuntique de Brahms est particulièrement mise à nu dans <em>Warum ist das licht gegeben dem mühseligen ?</em> Ce motet est d&rsquo;une austérité toute religieuse que nous fait oublier le Collegium Vocale. Le, camaïeu de strates polychromiques subtiles qu’il déploie lui insuffle un élan salvateur. Ces qualités se retrouvent évidemment dans les deux dernières œuvres de ce disque, avec les couleurs remarquables des instrumentistes à vent dans le <em>Chant Funèbre</em> et un <em>Chant des Parques</em> particulièrement captivant.</p>
<p>			 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Barber, Berlioz, Britten</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/illuminations-de-fetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 12:11:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Knoxville : Summer 1915 de Barber est une rhapsodie lyrique, selon ses propres termes, modelée d&#8217;un grand geste spontané tout comme le poème dont elle est inspirée. Barber y met en musique une nuit idyllique dans la ville natale du poète James Agee où la nostalgie est ubiquiste : tout comme Agee, le compositeur a écrit &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<em>Knoxville : Summer 1915</em> de Barber est une rhapsodie lyrique, selon ses propres termes, modelée d&rsquo;un grand geste spontané tout comme le poème dont elle est inspirée. Barber y met en musique une nuit idyllique dans la ville natale du poète James Agee où la nostalgie est ubiquiste : tout comme Agee, le compositeur a écrit ces pages très personnelles alors que son père était à l&rsquo;article de la mort.</p>
<p>			 </p>
<p>			<em>Les Nuits d&rsquo;été</em> de Berlioz, pionnières du genre de la mélodie romantique avec accompagnement d&rsquo;orchestre, ne sont plus à présenter. Rappelons cependant que Berlioz a orchestré sa première version pianistique avec l&rsquo;idée de pouvoir distribuer les six mélodies à des voix différentes. L&rsquo;interprétation mono-vocale du cycle, avec transpositions, s&rsquo;est imposée au fil du temps (exception faite au disque de quelques versions : Gardiner, Boulez&#8230;) et pose la question de l&rsquo;adéquation idéale à un type de voix. A moins de posséder un instrument hybride (on pense évidemment à Régine Crespin ou à Véronique Gens), les écarts acrobatiques de tessiture engendreront toujours leur lot d&rsquo;inconfort et de singularités.</p>
<p>			 </p>
<p>			<em>Les Illuminations</em> de Britten enfin, réunissent des poèmes en prose de Rimbaud en neuf mélodies. Ce foisonnement de fantaisie a trouvé ses racines dans les délires du jeune poète. Considéré comme un chef-d’œuvre du genre pour la première moitié du 20e siècle, ce cycle a été créé à Londres au début de la seconde guerre mondiale par Sophie Wyss. Mais comme souvent, c&rsquo;est surtout Peter Pears sous la baguette du maître, qui a contribué à sa diffusion.</p>
<p>			 </p>
<p>			Ce triptyque est un choix très ambitieux pour un premier disque. <strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, à l&rsquo;invitation de l&rsquo;Orchestre Philharmonique Royal de Lège, propose un bel instantané de ses possibilités vocales. La baguette assurée de <strong>Paul Danel</strong> l&rsquo;enveloppe tout au long du disque de couleurs chamarrées.</p>
<p>			 </p>
<p>			La pièce de Barber tout d&rsquo;abord est un préliminaire savoureux aux deux cycles majeurs qui suivront. Tout à fait à l&rsquo;aise en diseuse tantôt enfantine, tantôt grave, Anne-Catherine Gillet nous emmène sans peine dans cet univers chimérique. Son anglais aurait probablement pu être un peu plus brumeux mais il est du moins intelligible et la spontanéité de son interprétation est appréciable : voilà une digne succession à Eleanor Steber, qui avait commandé et créé l&rsquo;œuvre.</p>
<p>			 </p>
<p>			L&rsquo;approche des <em>Nuits d&rsquo;été</em> a quelque chose de déconcertant pour les oreilles habituées aux grands sopranos lyriques et aux mezzos charnus. Ici, tout cherche l&rsquo;épure – un peu à la manière d&rsquo;un Herreweghe qui a voulu mettre Brahms au régime pour nous le rendre moins patibulaire. C&rsquo;est donc sans références parasites qu&rsquo;il faut aborder cette interprétation pour en goûter la clarté diaphane, la diction intelligible de bout en bout et la simplicité du mot comme vecteur d&rsquo;émotion. On peut probablement reprocher (au chef ?) un tempo un peu trop poussif dans la <em>Villanelle</em> et quelque peu précipité dans le <em>Spectre de la Rose</em>, ça et là des respirations surprenantes, mais cette version fraîche ne manque pas pour autant de ligne, de caractère et d&rsquo;authenticité.</p>
<p>			 </p>
<p>			Les <em>Illuminations</em> enfin méritent tous les éloges. La soprano belge y déploie une énergie inouïe. L&rsquo;engagement sans réserve, avec du mordant dans la diction, des aigus magnifiquement projetés et une voix toujours généreusement timbrée, hisse cette version parmi les meilleures. Anne-Catherine Gillet fait siennes les exaltations poétiques et musicales avec une évidence de ton et de caractérisation. Elle se joue également des contrastes fulgurants entre les passages de bravoure, de pure folie et de sensualité avec une facilité déconcertante. Il est vrai que la soprano a déjà du métier, mais pas seulement :  elle est une incroyable musicienne et c&rsquo;est avec impatience que l&rsquo;on peut attendre ses prochains disques et, espérons-le, d&rsquo;autres prises de rôles à la hauteur de son talent.</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Ecoutez sur Qobuz : </strong></p>
<p>			<strong><a href="http://www.qobuz.com/album/samuel-barber-hector-berlioz-benjamin-britten-barber-knoxville-summer-of-1915-op-24-berlioz-les-nuits-dete-op-7-britten-les-illuminations-op-18/3760058360132" target="_blank" rel="noopener">Barber: Knoxville Summer of 1915 Op. 24 &#8211; Berlioz: Les nuits d’été Op. 7 &#8211; Britten: Les illuminations Op. 18 | Compositeurs Divers par Anne-Catherine Gillet</a></strong><br />
			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/illuminations-de-fetes/">Barber, Berlioz, Britten</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cantates</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/decouvertes-du-large/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 17:24:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Chaque nouveau disque consacré à Vivaldi ou à d&#8217;autres compositeurs plus obscurs nous apporte son lot d&#8217;inédits et de « world premiere recording ». Cet estampillage inspire toujours autant de curiosité que de méfiance et parfois même, on se dit que les oubliettes de l&#8217;histoire de la musique auraient pu se passer de certaines exhumations. Mais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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			Chaque nouveau disque consacré à Vivaldi ou à d&rsquo;autres compositeurs plus obscurs nous apporte son lot d&rsquo;inédits et de « world premiere recording ». Cet estampillage inspire toujours autant de curiosité que de méfiance et parfois même, on se dit que les oubliettes de l&rsquo;histoire de la musique auraient pu se passer de certaines exhumations.</p>
<p>			Mais quand on entend <em>The Garden of Proserpine</em> et <em>Fen and Flood</em>, on remercie Albion Records, label uniquement consacré à la musique anglaise, d&rsquo;avoir publié ces œuvres assez fascinantes.</p>
<p>			 </p>
<p>			La première est une cantate gargantuesque (un seul long mouvement de vingt-quatre minutes), première partition de grande envergure de Vaughan-Williams, avant son passage chez Ravel et son intérêt marqué pour la musique folklorique. Bizarrement peu considérée par le compositeur de son vivant, cette pièce est pourtant d&rsquo;une remarquable facture, avec un traitement extrêmement riche de l&rsquo;orchestration, dans la grande tradition de l&rsquo;école germanique. Le chœur du <strong>Joyful Company of Singers</strong> se mêle à cet enchevêtrement de couleurs soyeuses en y apportant une puissante noblesse toute seyante. Le mezzo-soprano de <strong>Jane Irwin</strong>, colore admirablement de tout son prisme l&rsquo;ambigu jardin des enfers de Proserpine : le magnifique poème de Swimburne est en soi une invitation à d&rsquo;intenses visions surnaturelles.</p>
<p>			 </p>
<p>			<em>Fen and Flood</em> est divisée en deux parties comportant respectivement neuf et six petits tableaux, inspirés par les inondations meurtrières du 31 janvier 1953 qui touchèrent le Royaume-Uni, la Belgique et la Hollande. La nature déchaînée, les actes héroïques et les victimes de la tempête ont donné un impact émotionnel direct à l&rsquo;écriture de Patrick Hadley. De tempérament intuitif et impulsif, le compositeur a su trouver dans cette cantate une immédiateté qui entraîne directement l&rsquo;auditeur sur la scène du drame. L&rsquo;arrangement pour chœur à quatre voix par Vaughan-Williams, maître de Hadley et dédicataire de l&rsquo;œuvre, y ajoute encore une dimension supplémentaire. Les deux chanteurs, <strong>Mary Bevan</strong> et <strong>Leigh Melrose</strong>, défendent honorablement cette musique, tout comme eux, on ne peut plus <em>british</em> : le pittoresque redouté par le compositeur lui-même résonne pourtant de manière touchante.</p>
<p>			 </p>
<p>			Comme épilogue à ce disque, <strong>The Captain&rsquo;s Apprentice</strong> pour baryton a capella, sur la mort cruelle d&rsquo;un mousse, hante nos oreilles de son flot lancinant. Melrose y est d&rsquo;une simplicité confondante.</p>
<p>			 </p>
<p>			Saluons enfin la direction subtile de <strong>Paul Daniel</strong>, à la tête du <strong>Bournemouth Symphony Orchestra</strong>,qui tient ce disque de part en part dans un répertoire où il se sent définitivement <em>at home</em>.</p>
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		<title>Schwanengesang</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sans-cygne-distinctif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 14:24:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Et un de plus ! Graver le Schwanengesang est peut-être un exercice moins ardu que le Winterreise, de par son côté composite qui n&#8217;appelle pas la construction monolithique qu&#8217;exige l&#8217;architecture d&#8217;un cycle à proprement parler. Ce n&#8217;en est pas moins délicat, tant les quatorze mélodies réunies par l&#8217;éditeur Haslinger après la mort du compositeur sont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Et un de plus ! Graver le <em>Schwanengesang</em> est peut-être un exercice moins ardu que le <em>Winterreise</em>, de par son côté composite qui n&rsquo;appelle pas la construction monolithique qu&rsquo;exige l&rsquo;architecture d&rsquo;un cycle à proprement parler. Ce n&rsquo;en est pas moins délicat, tant les quatorze mélodies réunies par l&rsquo;éditeur Haslinger après la mort du compositeur sont d&rsquo;une profonde densité et d&rsquo;une complexité de caractérisation inouïe.</p>
<p>			 </p>
<p>			De nos jours, la seule réelle curiosité d&rsquo;une nouvelle galette consacrée à ce « faux-cycle » réside dans le choix des pièces ajoutées pour arriver au minutage attendu. « Auf dem Strom », composé pour l&rsquo;anniversaire de la mort de Beethoven et rappelant la marche funèbre de son « Héroïque », est un choix judicieux. Ecrite sur un texte de Rellstab, comme la première partie du <em>Schwanengesang</em>, cette ballade permet d&rsquo;explorer tout le génie de l&rsquo;écriture de Schubert, d&rsquo;une sincérité particulièrement bouleversante pour rendre hommage à son contemporain. « Die Sterne » enfin, composé peu de temps avant le cycle (et redécouvert entre autres grâce à Fischer-Dieskau qui aimait tout particulièrement ce lied) contraste joyeusement avec l&rsquo;amertume de celui-ci, malgré le voile ambigu de la nostalgie toute schubertienne.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le dernier volet du triptyque Schubert par Mark Padmore et Paul Lewis n&rsquo;a rien de surprenant. Ni dans le fait qu&rsquo;il soit&#8230; ni dans son interprétation. Du moins pour le chant : Padmore est un très bon récitaliste, qui a chanté sur les plus grandes scènes et en compagnie des meilleurs pianistes, c&rsquo;est indéniable. Son allemand est impeccable et tout est réellement intelligemment interprété, sans retenue. Mais après avoir entendu ses enregistrements précédents, on est frappé par le côté extrêmement prévisible de son chant. Ainsi les inflexions musicales certes louables sont entendues et confinées à une palette expressive certes généreuse, mais qu&rsquo;on lui connaît trop : l&rsquo;originalité en devient artificielle. La voix n&rsquo;est pas toujours très belle, avec un vibrato incontrôlé, surtout dans les Lieder qui exigent plus de bravoure, comme « Aufenthalt » ou « Der Atlas ». La « Ständchen », probablement la mélodie la plus connue de Schubert, est d&rsquo;une assez navrante platitude : c&rsquo;est joliment chanté mais on ne croit pas du tout à la fervente adoration du troubadour. Et le « Taubenpost » pris à un tempo un peu trop élégiaque manque d&rsquo;incarnation juvénile.</p>
<p>			 </p>
<p>			Saluons tout de même le piano irréprochable de Paul Lewis. Probablement un des meilleurs interprètes contemporains de la musique de Beethoven et Schubert, il cerne admirablement toutes les subtilités poétiques des détails (« Die Sterne » par exemple est remarquable) sans oublier le côté compact et organique de chaque mélodie. Son legato et sa maîtrise de la polyphonie sont imparables. Il sait exactement comment soutenir son partenaire et créer la tension nécessaire à la projection musicale. S&rsquo;il ne fallait choisir qu&rsquo;un seul lied dans cet album, il faudrait épingler « Der Doppelgänger » qu&rsquo;il tient de bout en bout avec une tension effrayante.</p>
<p>			 </p>
<p>			La pièce en trio enfin, avec l&rsquo;excellent corniste Richard Watkins, est définitivement un des plages les plus intéressantes de ce disque, par sa richesse intrinsèque mais également parce qu&rsquo;elle réunit trois excellents chambristes qui en donnent une interprétation de haut vol.</p>
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		<title>Down by the Salley Garden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-jardin-a-langlaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 09:14:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Bejun Mehta nous avait fait le cadeau d&#8217;un disque Händel d&#8217;exception (cf. l’article de Bernard Schreuders). Le contre-ténor à la mode, coqueluche du public, engagé sur les plus grandes scènes nous propose ici un album consacré à la mélodie anglaise. Après plus d&#8217;une incursion dans ce répertoire en récital (celui donné à Bruxelles en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<strong>Bejun Mehta </strong>nous avait fait le cadeau d&rsquo;un disque Händel d&rsquo;exception (cf. <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2088&amp;cntnt01returnid=55">l’article de Bernard Schreuders</a>). Le contre-ténor à la mode, coqueluche du public, engagé sur les plus grandes scènes nous propose ici un album consacré à la mélodie anglaise. Après plus d&rsquo;une incursion dans ce répertoire en récital (celui donné à Bruxelles en décembre 2009 par exemple ; cf. <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1409&amp;cntnt01returnid=64">le compte-rendu de Bernard Schreuders</a>), ce n&rsquo;est pas réellement une surprise mais le projet ne manque pas d&rsquo;intérêt.</p>
<p>			 </p>
<p>			La légitimité d&rsquo;un contre-ténor dans ce genre est certes moins discutable que celle d&rsquo;un Jaroussky dans la mélodie française : l&rsquo;on sait que l&rsquo;esthétique d&rsquo;écriture des compositeurs anglais sied au caractère androgyne de ce type de voix. Si ces compositeurs ont particulièrement glorifié la voix de ténor au 20e siècle (on pense évidemment à Peter Pears et Britten), du côté des interprètes, Alfred Deller n&rsquo;en est pas moins une ombre planant avec autorité tant sur la redécouverte stylistique et technique que sur les capacités de colorisation de ces voix singulières. Impossible donc d&rsquo;écouter les Purcell de ce disque sans l&rsquo;écho lointain de ce pionnier.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le disque ne suit pas de trame chronologique ou thématique définie : c&rsquo;est un voyage patrimonial, où le <em>wanderer</em> nous transporte de <em>song</em> en <em>song </em>dans le paysage musical anglais des compositeurs du siècle dernier, marqué par un héritage tant musical (Purcell&#8230;) que littéraire, avec entre autres l&rsquo;incontournable Shakespeare. Ce sont d&rsquo;ailleurs ces liens « patriotiques » évidents qui font l&rsquo;unité organique de ce programme. Et l&rsquo;on joue le jeu jusqu&rsquo;au bout : les Purcell sont ici gravés dans les réalisations de Britten et de Tippett, qui ne cherchent rien d&rsquo;authentique, historiquement parlant : harmonisation moderne, écriture « orchestrale » large, utilisation de la pédale à la louche&#8230; L&rsquo;authenticité se trouve ici dans le souci d&rsquo;efficacité musicale, dans l&rsquo;impact direct qu&rsquo;elle doit produire. Cela pourra faire sourciller plus d&rsquo;un puriste mais l&rsquo;argument de Britten est imparable : il rappelle qu&rsquo;à l&rsquo;époque, l&rsquo;accompagnement était majoritairement improvisé et chaque génération de musicien a donc le droit légitime de vouloir rendre cette immédiateté avec ses particularités propres. Alors si la musique peut s&rsquo;adapter à son époque, elle peut tout aussi bien s&rsquo;adapter à une interprétation hors-normes.</p>
<p>			 </p>
<p>			Bejun Mehta cerne à merveille l&rsquo;ambiance brumeuse de ces <em>songs.</em> Sa diction impeccable et intelligible quelle que soit la tessiture, nous fait savourer, comme le croquant d&rsquo;un biscuit accompagnant le thé, les subtilités de cette langue si belle. Il y a un côté très esthétisant à l&rsquo;écriture des mélodies anglaises, plus distante que dans le Lied allemand, mais on se laisse emporter sans se lasser par ses délicieuses subtilités. Pour n&rsquo;en épingler que quelques unes, « Linden Lea » a la simplicité du folksong, « Bright is the ring », résonne comme un hymne majestueux et les « Shakespeare Songs » de Quilter sont d&rsquo;une facture remarquable, malgré une écriture plus convenue. Berkeley, dans la veine pittoresque, n&rsquo;a pas son pareil pour peindre l&rsquo;image argentée du « Horseman » sur sa monture. « Down by the salley gardens », qui donne son titre à l&rsquo;album, est léchée comme une aquarelle mettant en scène des amours toutes mélancoliques. « Music for a while »enfin, qui est au contre-ténor ce que « l&rsquo;Air des Bijoux » est à toute soprano digne de cette appellation, clôt ce disque de manière un peu entendue si ce n&rsquo;est qu&rsquo;on avait perdu l&rsquo;habitude de l&rsquo;entendre mouillé de piano.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le seul gros bémol de l&rsquo;interprétation de Bejun Mehta, outre les contorsions techniques nécessaires pour plier sa vocalité particulière aux exigences d&rsquo;une ligne pour le moins sinueuse, est un vibrato très présent qui vient parfois parasiter la simplicité ou l&rsquo;apparence de simplicité attendue. On ne peut pas lui reprocher de manquer d&rsquo;implication, mais l&#8217;emphase le fait parfois trop pousser sur sa voix.</p>
<p>			 </p>
<p>			Saluons le piano remarquable de Julius Drake qui, comme toujours, sait se montrer sensuel et caressant comme il peut faire preuve de profondeur et d&rsquo;une implacable puissance virile dans les <em>tutt</em>i orchestraux. Un répertoire qui lui va comme un <em>dinner jacket</em> taillé sur mesure.</p>
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			 <br />
			 </p>
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		<title>Die schöne Magelone — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ferveur-et-raffinement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 22:41:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/ferveur-et-raffinement/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  La légende de la Belle Maguelone, conte moyenâgeux, a inspiré Ludwig Tieck pour écrire son roman Liebesgeschichte der schönen Magelone und des Grafen Peter von Provence dont Brahms a tiré un cycle de quinze lieder. Ce n&#8217;est pas anodin, car depuis An die ferne Geliebte de Beethoven il s’agit du seul cycle d’un compositeur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			La légende de la Belle Maguelone, conte moyenâgeux, a inspiré Ludwig Tieck pour écrire son roman <em>Liebesgeschichte der schönen Magelone und des Grafen Peter von Provence</em> dont Brahms a tiré un cycle de quinze lieder. Ce n&rsquo;est pas anodin, car depuis <em>An die ferne Geliebte</em> de Beethoven il s’agit du seul cycle d’un compositeur qui n&rsquo;était pas intéressé outre mesure par la construction psychologique de ce genre cultivé par ses prédécesseurs et contemporains. Mais le côté purement narratif de cette belle histoire d&rsquo;amour, remise au goût du jour par son compatriote, semble avoir retenu son attention. Pour résumer, Peter, jeune comte provençal, entendant parler de la beauté sans pareille d&rsquo;une princesse se lance dans la conquête de celle-ci et ils tombent réciproquement éperdument amoureux&#8230; Ils fuient le royaume à cheval lorsqu’un méchant corbeau vole les trois anneaux offerts à Maguelone par son bien-aimé. Tentant de les rattraper, Peter est emporté par les flots avant d&rsquo;être recueilli par un sultan pour lequel il se résigne à travailler. La princesse quant à elle condamnée à l&rsquo;exil trouve refuge dans une ferme et accepte sa nouvelle condition de bergère. Mais l&rsquo;amour triomphant les réunit par le plus rocambolesque des hasards et selon la formule consacrée, ils se marièrent&#8230;</p>
<p>			Ce cycle est rarement donné dans nos contrées, car sa longueur et les parties lues en allemand ne sont pas d&rsquo;un abord évident pour un non germanophone. Pourtant, quelques repères simples permettent de suivre facilement la trame de l&rsquo;histoire et l&rsquo;alternance rythmée entre les parties parlées et la musique tient l&rsquo;auditeur en haleine. Comme à l&rsquo;opéra, les textes lus sont des récitatifs faisant avancer la narration et les parties chantées des arrêts sur image des affects des protagonistes. A condition évidemment d&rsquo;avoir des interprètes de qualité qui ne plombent pas une œuvre pour le moins imposante&#8230;  </p>
<p>			Tout d&rsquo;abord <strong>Martin Walser</strong>, le cultissime auteur allemand, en récitant, trouve toujours le ton juste, simple et direct, sans aucune emphase pour raconter cette histoire comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un de ses lointains souvenirs.</p>
<p>			<strong>Christian Gerhaher</strong>, manifestement gêné par la climatisation et par l’éclairage (la salle est elle-même éclairée pour permettre au public de suivre la traduction des textes dans le livret), n&rsquo;en développe pas moins une ligne de chant absolument divine, de la plus irréelle des <em>mezza voce</em> jusqu&rsquo;à la rage écumante de l&rsquo;impuissance quand il est emporté par les flots :« So tönet denn, schaümende Wellen ». Son merveilleux instrument se plie à toutes ses intentions et pas une seule phrase, pas une seule syllabe ne sont laissées au hasard. L’interprétation est d&rsquo;une intelligence et d&rsquo;une profondeur ahurissantes. On n&rsquo;aurait pu rêver plus fervent troubadour dans la plus pure acception du terme : pas de mise en scène, pas de mimique ni d&rsquo;artifice, le chant seul suffit à transcender le message.</p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			<strong>Gerold Huber</strong>, dont on sait les liens quasi fraternels l&rsquo;unissant au baryton, est également hallucinant d&rsquo;intensité et de raffinement. La maîtrise polyphonique de son jeu développe des trésors de subtilités pour aérer l&rsquo;écriture touffue de Brahms et offrir de la sorte un sentier où Gerhaher n&rsquo;a plus qu&rsquo;à poser les pas de son Peter.</p>
<p>			 </p>
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