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	<title>Pierre-Emmanuel Lephay, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pierre-Emmanuel Lephay, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>BRITTEN, The Turn of the Screw —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/britten-the-turn-of-the-screw-beau-mais-sage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 12:30:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette nouvelle production de The Turn of the screw due à Willy Decker mais achevée par Jan Essinger (Willy Decker ayant dû abandonner pour raisons de santé) fait furieusement penser à la production de Luc Bondy créée au Festival d’Aix-en-Provence en 2001 : même univers glacé, presque aseptisé, même dénuement d’un intérieur très chic. Mais là &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nouvelle production de <em style="line-height: 1.5">The Turn of the screw</em> due à Willy Decker mais achevée par Jan Essinger (Willy Decker ayant dû abandonner pour raisons de santé) fait furieusement penser à la production de Luc Bondy créée au Festival d’Aix-en-Provence en 2001 : même univers glacé, presque aseptisé, même dénuement d’un intérieur très chic. Mais là où Bondy faisait se mouvoir les parois de manière inquiétante, Decker fait simplement tourner le plateau en continu. Ce dispositif systématique devient quelque peu lassant malgré les changements de vitesse et d’accessoires sur le plateau et malgré les apparitions surprenantes qu’il permet. Surtout, une telle scénographie montre <em style="line-height: 1.5">tout</em> dès le début et ne laisse rien dans l’ombre ce qui peut paraître un contre-sujet pour un tel ouvrage où l’inconnu et l’étrange ont une place prépondérante.</p>
<p>La direction d’acteurs renferme par contre de belles idées, les apparitions des « spectres » de Quint et Miss Jessel sont parfois très réussies bien que les réactions de la Gouvernante varient : soit elle semble voir les spectres, soit elle semble les ignorer, comme s’ils étaient le fruit de son imagination, ce qui provoque un certain flou dans l’approche dramaturgique. Cela n’en occulte pas pour autant la force de quelques scènes, par exemple lors du solo de Miles « Malo, Malo », le début de l’acte II lorsque Miss Jessel est « multipliée » par 8 (une image très carsénienne) ou la scène finale&#8230; même si l’on n’atteint pas la force de la production de Luc Bondy. On en finirait par croire que ce travail parfois lisse, voire froid, manque d’un peu de personnalité&#8230;</p>
<p>&#8230; Et on en viendrait presque à penser la même chose de la partie musicale concernant certains chanteurs à commencer par Layla Claire dans le rôle de la Gouvernante. Cette jeune soprano malgré un bel investissement, une voix saine et solide, paraît quelque peu transparente et n’arrive pas à complètement habiter le rôle. Il en est hélas de même avec les deux enfants qui, là encore, malgré une certaine aisance scénique et des voix bien conduites, semblent plus traverser l’action que la vivre réellement : trop uniformément sages ou droits et pas assez étranges ou vénéneux quand il le faudrait&#8230;</p>
<p>A un autre niveau se situent les partenaires à commencer par le remarquable Pavol Breslik qui campe un superbe Quint (et le narrateur du Prologue qui n’est autre que l’oncle des enfants embrassant furtivement la Gouvernante sur la bouche&#8230;). S’il lui manque un brin d’idiomatisme, il captive par sa prestance, sa présence et un fort beau timbre. La Miss Jessel de Giselle Allen apporte les mêmes satisfactions tout comme la Mrs Grose d’Hedwig Fassbender à l’aise dans une tessiture qui ne ménage pourtant pas le haut du registre.</p>
<p>Il faut enfin louer la superbe direction de Constantin Trinks, nuancée et fine, à la tête d’un Philharmonia de Zürich très soigneux avec surtout de magnifiques bois dont il faut particulièrement distinguer Clément Noël au hautbois qui nous gratifie par ailleurs de splendides solos de cor anglais. </p>
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		<title>MOUSSORGSKI, La Khovanchtchina — Anvers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-khovantchina-anvers-un-opera-pour-geants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 06:58:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut bien l’avouer, au lever du rideau de cette Khovanchtchina proposée par l&#8217;Opera Vlaanderen , on redoute une énième lecture alla Tcherniakov dans une Russie contemporaine, laide et violente. La scène de tabassage d’ouverture est certes évoquée par le livret (et seulement évoquée) mais ici, on nous montre tout (et d’autres « images-choc » pas vraiment utiles &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut bien l’avouer, au lever du rideau de cette<em> </em><em>Khovanchtchina </em>proposée par l&rsquo;Opera Vlaanderen , on redoute une énième lecture <em style="line-height: 1.5">alla </em>Tcherniakov dans une Russie contemporaine, laide et violente. La scène de tabassage d’ouverture est certes évoquée par le livret (et seulement évoquée) mais ici, on nous montre tout (et d’autres « images-choc » pas vraiment utiles ne nous seront pas épargnées à d’autres tableaux). Heureusement, <strong>David Alden</strong> prend aussi du recul et parvient à une certaine universalité du propos grâce à une grande sobriété dans les décors (très mobiles et symbolisant parfaitement une action très mouvementée) et des costumes qui affichent quelques références au XX<sup>e</sup> siècle : Dossifeï en Raspoutine, Vieux Croyants en adeptes du Temple Solaire, Streltsy en milice violente et complètement sous le joug d’un Ivan Khovanski dictateur tandis que leurs femmes sont le prototype des « nouveaux russes » avec un rapport à l’argent décomplexé n’excluant pas la vulgarité. A tous ces éléments fort bien vus, il faut ajouter une très bonne direction d’acteurs impliquant également les figurants (remarquable omniprésence d’inquiétants serviteurs chez Golitsyne) et de très beaux jeux d’ombres sur les parois évoquant l’expressionnisme du Fritz Lang de <em style="line-height: 1.5">M le Maudit.</em></p>
<p>La mise en scène sert donc parfaitement la musique la plupart du temps et donne encore plus d’intensité à une œuvre qui regorge de scènes fortes suscitant d’ailleurs un accueil enthousiaste du public. La clé de ce succès réside également dans la partie musicale que domine un <strong>Dmitri Jurowski</strong> impérial et qui a fait le (bon) choix de l’orchestration de Chostakovitch (rappelons que <em style="line-height: 1.5">Khovantchina</em> est un ouvrage inachevé) avec cependant un nouveau finale pour l’acte II (assez proche de ce que faisait Abbado à Vienne) et, pour l’acte V, l’assez grandiloquent « finale du Kirov » institué par Gergiev au Mariinsky qui à au moins pour mérite d’écourter le finale très soviétique de Chostakovitch. Mais surtout, Jurowski offre une lecture très dramatique et prenante tenant en haleine sans relâche. Il peut compter sur un très bon orchestre de l’Opera Vlaanderen (malgré quelques fragilités et décalages pardonnables en ce soir de première) et surtout sur de superbes chœurs, parfaitement préparés par le jeune <strong>Jan Schweige</strong>r. L’excellence du travail réalisé nous vaut des scènes chorales de toute beauté.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/khovansjtsjina_mg_0485_cannemieaugustijns.jpg?itok=-pMaEKK4" title="La Khovantchina Opera Vlaanderen © Annemie Augustijns" width="468" /><br />
	© Annemie Augustijns</p>
<p>La distribution est très homogène même si on peut juger que certains chanteurs « flottent » dans des rôles écrasants nécessitant des géants (comment oublier des Reizen, Ghiaurov, Burchuladze, Arkhipova, etc. dans de tels rôles ?) ou de fortes personnalités (on se souvient du formidable Orlin Anastassov en Dossifeï de la production parisienne en 2013). <strong>Alexey Tikhomirov</strong>, malgré ses belles qualités de chanteur, a ainsi un peu de mal à totalement habiter le personnage de Dossifeï du fait d’une voix manquant d’une certaine ampleur et de puissance dans le grave. Malgré cela, il se risque (comme Paata Burchuladze) à transposer une octave plus bas la dernière phrase du son air du V, ce qui nous vaut un contre-ré certes présent mais un peu léger (dommage par ailleurs de respirer juste avant, ce qui oblige à couper un mot en plein milieu&#8230;). De puissance, Ante Jekunica en Ivan Khovanski n’en manque pas, il se montre par ailleurs très bon chanteur&#8230; trop peut-être pour ce personnage ? Il a ainsi du mal à tout fait terroriser comme on pourrait s’y attendre (surtout dans une mise en scène qui accentue cet aspect). Il n’en reste pas moins formidable, tout comme <strong>Dmitry Golovnine</strong> qui campe son fils Andreï avec autorité et une finesse peu fréquente dans ce personnage torturé. Ses scènes avec la superbe Marfa de<strong> Julia Gertseva</strong> sont ainsi de grands moments. La chanteuse fait en effet preuve elle aussi d’une grande finesse et surtout d’un bel art du chant. Plus mezzo que le véritable alto que réclame le rôle, elle n’en poitrine par pour autant les graves outrageusement et rend son personnage particulièrement touchant. Le Chaklovity d’<strong>Oleg Bryjak </strong>est symptomatique de la difficulté à distribuer ce rôle qui nécessite la plupart du temps une voix tranchante voire « dure » (ce en quoi Bryjak excelle) mais qui réclame presque un baryton Verdi pour son grand air du III et c’est là où le bât blesse tant au niveau de l’homogénéité des registres que du legato. Mais une belle présence scénique compense tout cela.</p>
<p>Du côté des clés de Sol, on louera un <strong>Vsevolod Grivnov </strong>vaillant qui campe joliment le personnage de Golitsyne, un formidable <strong>Adam Smith </strong>en Kuzka et <strong>Michael J. Scott i</strong>ncarnant un convaincant scribe (mais un peu fâché avec la mesure par moments). Si le soprano d’<strong>Aylin Sezer</strong> en Emma se révèle par trop instable et vibrant, on louera par contre sans réserve aucune l’extraordinaire <strong>Liene Kinca</strong> dont la très belle voix charnue et le chant très soigné donnent une réelle épaisseur au rôle de Suzanna que l’on n’a, pour notre part, jamais entendu aussi bien défendu !</p>
<p> </p>
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		<title>WAGNER, Lohengrin — Zurich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-lohengrin-zurich-huis-clos-bavarois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 05:21:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On avait vu Lohengrin dans les brumes nordiques (splendide mise en scène de Werner Herzog à Bayreuth en 1987) ou dans une ambiance quasi méditerranéenne (Antoine Bourseiller avec des décors de Pizzi à l’Opéra de Nancy en 1994), avec cette production de l’Opernhaus de Zürich, nous sommes entre les deux, précisément en Bavière dans une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">On avait vu <em style="line-height: 1.5">Lohengrin</em> dans les brumes nordiques (splendide mise en scène de Werner Herzog à Bayreuth en 1987) ou dans une ambiance quasi méditerranéenne (Antoine Bourseiller avec des décors de Pizzi à l’Opéra de Nancy en 1994), avec cette production de l’Opernhaus de Zürich, nous sommes entre les deux, précisément en Bavière dans une unique pièce, sorte de taverne aux murs très dénudés (aucun élément de décor si ce n’est tables et chaises et un petit tableau avec deux cœurs flamboyants).</p>
<p>Cette esthétique très naïve semble incongrue sur le papier ou en photos (et à vrai dire, dans les premières minutes). Pourtant, il faut bien admettre que tout finit par fonctionner dans cette atmosphère villageoise où tout se partage mais aussi où tout se sait (comme dans <em>Jenufa</em>) et où les bonheurs mais aussi les rancœurs sont exacerbés. Car si l’on est emporté par cette vision atypique, c’est aussi et surtout grâce à la formidable direction d’acteurs d’<strong>Andreas Homoki</strong>. On aura ainsi rarement été autant touché par les revirements que subit Elsa à l’acte II et si le couple Telramund-Ortrud frise parfois la caricature (surtout elle, en matrone presque vulgaire), on est ébahi par la réussite des scènes chorales, magnifiquement réalisées et d’une incroyable justesse scénique.</p>
<p>Quelle vie, quelle intensité dans ce huis-clos rendu encore plus étouffant par l’arrière-fond folklorique&#8230;( comme dans <em>Jenufa</em>, toujours !). Ce sentiment est également dû à l’extraordinaire direction de <strong>Simone Young</strong> qui enflamme le Philharmonia Zürich, métamorphosé, et répand l’incendie sur le plateau. Et à côté de cela, que de beautés élégiaques dans le prélude du premier acte, magnifiquement ciselé, dans les scènes de tendresse entre Elsa et Lohengrin, dans le récit final et les adieux, déchirants, de Lohengrin ! Du très grand art. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/ucgpsz.jpg?itok=xBcHzCzh" title="© Monika Rittershaus" width="468" /><br />
	© Monika Rittershaus</p>
<p>Du très grand art, on en a aussi avec un <strong>Klaus Florian Vogt</strong> au sommet de ses moyens et offrant le prototype du Lohengrin « désincarné » avec une voix éthérée (aux antipodes d’un Jonas Kaufman par exemple, autre grand titulaire actuel du rôle). Dans le genre, on est proche de la perfection, avec un chant impeccable, une prononciation superlative et une incarnation réussie. On nous permettra cependant de ne pas goûter un timbre que l’on peut trouver mièvre&#8230; Complètement à l’opposé est le soprano charnu d’<strong>Emma Bell</strong> (chantant sur le côté de la scène tandis que la titulaire du rôle, Elza van den Heever, malade, assure courageusement la partie scénique) dont on loue la beauté et la puissance de l’organe (avec des aigus somptueux), donnant à son personnage une grande intensité. Intense, l’Ortrud de <strong>Petra Lang</strong> l’est tout autant, avec un aplomb impressionnant. Elle assure crânement la tessiture meurtrière du rôle et transcende une voix assez commune. <strong>Martin Gantner</strong> affiche quant à lui un timbre fort clair, ce qui surprend pour un rôle si noir mais la beauté de la voix et la force de l’incarnation saisissent (bien qu’Homoki le fasse se promener en caleçon quasiment toute la soirée). Il n’est qu’à souligner l’excellence des seconds rôles (somptueux Heinrich de <strong>Christof Fischesser </strong>notamment) et celle des (fort nombreux !) chœurs pour mesurer l’extrême soin dont cette production a fait l’objet et qui sera à revoir en juillet prochain&#8230; si vous aimez la Bavière !</p>
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		<item>
		<title>Prise de rôle réussie pour Nina Stemme en Judith</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/prise-de-role-reussie-pour-nina-stemme-en-judith/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2014 09:31:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est dans le cadre du festival Musica à Strasbourg que Nina Stemme a effectué sa prise de rôle en Judith du Château de Barbe-Bleue de Bartok en version de concert mercredi 8 octobre. Bien que la tête souvent dans la partition, la soprano a su donner toute l&#8217;ampleur nécessaire à ce personnage avec un organe &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">C&rsquo;est dans le cadre du festival Musica à Strasbourg que <strong>Nina Stemme</strong> a effectué sa prise de rôle en Judith du <em>Château de Barbe-Bleue</em> de Bartok en version de concert mercredi 8 octobre. Bien que la tête souvent dans la partition, la soprano a su donner toute l&rsquo;ampleur nécessaire à ce personnage avec un organe toujours aussi somptueux et capiteux, ce qui convient parfaitement pour une œuvre à l&rsquo;orchestration si riche et foisonnante. <strong>Franz Hawlata</strong> en Barbe-Bleue ne plane pas à la même altitude du fait d&rsquo;une voix élimée et devenant grise mais le personnage est touchant, notamment dans le monologue final. La sauce met un peu de temps à prendre mais à partir de la cinquième porte, c&rsquo;est un éblouissement permanent grâce à la superbe conduite de <strong>Marko Letonja </strong>et d&rsquo;un Philharmonique de Strasbourg étincelant, ce qu&rsquo;on aura pu juger dès <em>Morning in Long Island</em>, chef-d&rsquo;œuvre très sibélien de Pascal Dusapin joué en première partie (mention spéciale à Denis Riedinger, stupéfiant timbalier qui joue avec une aisance confondante une partie d&rsquo;une rare complexité). Encore une représentation ce soir jeudi 9 octobre 20h30 au Palais de la Musique et des Congrès à Strasbourg. </p>
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		<item>
		<title>Ivan le Terrible</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ivan-le-terrible-guere-terrible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2014 05:28:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ivan le Terrible est un peu le pendant d’Alexandre Nevsky, deux « oratorios » tirés de la musique des films éponymes d’Eisenstein pour lesquels Prokofiev composa la musique. A une différence près : si la version de concert d’Alexandre Nevsky a été conçue par Prokofiev lui-même, il en va différemment d’Ivan le Terrible. Pour cette deuxième oeuvre, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ivan le Terrible</em> est un peu le pendant d’<em>Alexandre Nevsky</em>, deux « oratorios » tirés de la musique des films éponymes d’Eisenstein pour lesquels Prokofiev composa la musique. A une différence près : si la version de concert d’<em>Alexandre Nevsky</em> a été conçue par Prokofiev lui-même, il en va différemment d’<em>Ivan le Terrible</em>. Pour cette deuxième oeuvre, c ’est Abram Stassevitch (le chef qui enregistra la B.O. du film) qui, après la mort de Prokofiev, réalisa la partition de concert. Aux solistes, chœur, orchestre s&rsquo;ajoute un récitant dont le rôle est conséquent non seulement dans des passages entièrement parlés (et même « joués » puisqu’il incarne parfois la figure d’Ivan) mais aussi dans quelques superbes mélodrames (sections parlées sur fond orchestral).</p>
<p>C’est sans doute parce que la présence d’un récitant n’est pas un choix de Prokofiev que <strong>Tugan Sokhiev</strong>, le chef de ce nouvel enregistrement de l’œuvre, supprime ses interventions. Et c’est fort dommage non pas pour la compréhension de la trame que pour le rythme de l’oratorio et surtout pour les mélodrames. La « Marche du jeune Ivan » tourne ainsi un peu en rond tandis que la supplique aux boyards perd une bonne part de son intensité. Certains enchaînements apparaissent par ailleurs bien curieux. Le seul numéro qui gagne vraiment à un tel traitement est le magnifique chœur féminin a capella « Ivan sur la tombe d’Anastasia », superbement chanté d’ailleurs. Car les forces réunies sont supérieures, tant le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin que les chœurs, très homogènes, ou des solistes parfaitement idiomatiques et engagés (<strong>Olga Borodina</strong> toujours somptueuse de timbre et de ligne, <strong>Ildar Abdrazakov</strong> truculent dans la chanson de Fiodor Basmanov).</p>
<p>On regrettera cependant chez Sokhiev une tendance à la joliesse qui rend certaines pages quelque peu creuses (la bataille de Kazan), juste décoratives (le couronnement) ou bien trop sages (les scènes de fêtes de la fin de l’oratorio). Sa direction ne manque certes pas d’énergie mais on ne ressent pas l’intensité qui rendrait certaines pages vraiment incandescentes. Surtout, la recherche du beau son vide une bonne part de cette musique qui ne demande qu’à rugir, éructer et parfois faire peur tels le tsar épouvantable et l’époque effrayante qu’elle évoque. Cet Ivan-là n&rsquo;est guère terrible en réalité&#8230; </p>
<p>Etait-ce donc un si bon choix de se dispenser de récitant ? Sa présence n’aurait-elle pas apporté un dramatisme plus prégnant ? L’intention de Sokhiev était sans doute de nous faire entendre la partition de Prokofiev sans « interférence » mais, selon nous, il en perd de vue le drame et sa direction, manquant de tranchant, ne rend finalement pas tant justice que cela au compositeur. Pour être autant effrayé qu’ébloui par la splendeur de l&rsquo;œuvre, il faut se tourner vers Riccardo Muti qui la dirige régulièrement (récemment <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/le-tsar-muti">à Salzbourg avec Gérard Depardieu en Ivan</a>) et qui l’a enregistrée en 1978, version indétrônable, notamment grâce à Boris Morgunov&#8230; un récitant hallucinant !</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Le premier festival de l&#8217;été annulé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-premier-festival-de-lete-annule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2014 14:50:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une triste et inquiétante nouvelle dans le paysage des festivals français : le plus ancien d’entre eux, le Festival de Strasbourg (créé en 1932), est purement et simplement annulé 3 jours avant le début des concerts et après bien des vicissitudes dans sa programmation, maintes fois modifiée en l’espace de quelques mois. L’association organisatrice a &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/le-premier-festival-de-lete-annule/"> <span class="screen-reader-text">Le premier festival de l&#8217;été annulé</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	C’est une triste et inquiétante nouvelle dans le paysage des festivals français : le plus ancien d’entre eux, le Festival de Strasbourg (créé en 1932), est purement et simplement annulé 3 jours avant le début des concerts et après bien des vicissitudes dans sa programmation, maintes fois modifiée en l’espace de quelques mois. L’association organisatrice a été contrainte de déposer le bilan. Ce festival dont la source principale de financement résidait dans la billetterie (qui a fort mal marché cette année, ce qui étonne peu vu le prix des billets s’échelonnant de 60 à 125 € pour les concerts les plus prestigieux) voit donc son existence menacée. La Mairie de Strasbourg, tout en critiquant la mauvaise gestion qui a conduit à cette annulation, a cependant promis la réorganisation d’un festival mais « sur d’autres bases ». L’édition 2014 devait notamment accueillir, côté vocal, le Monteverdi Choir et les English Baroque Soloists dirigés par <strong>John Eliot Gardiner</strong> dans un alléchant programme Bach-Haendel-Rameau ainsi qu’une exécution de la rare (et splendide) <em>Faust Symphonie</em> de Franz Liszt (à la place du <em>Requiem</em> de Berlioz initialement prévu&#8230;). Le festival qui était un fleuron de la vie musicale alsacienne semble souffrir d’une part du manque de financement public mais aussi de la concurrence du festival de Colmar, qui débute dans un mois, et du Festspielhaus de Baden-Baden dont l’intense programmation attire de plus en plus de public, notamment depuis que le Philharmonique de Berlin ait choisi cette cité en lieu et place de Salzbourg pour le Festival de Pâques. </p>
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		<title>BRITTEN, Peter Grimes — Zurich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/peter-grimes-zurich-rouleau-compresseur-demotion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2014 21:37:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette production zurichoise de 2005-2006 de Peter Grimes a fait l’objet d’un report en DVD. A la vue de celui-ci ou de cette reprise sur scène, on se demande si un simple CD n’aurait pas suffi tant la partie scénique de David Pountney peine à convaincre. Le parti pris de placer des villageois constamment sur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Cette production zurichoise de 2005-2006 de <em>Peter Grimes</em> a fait l’objet d’un report en DVD. A la vue de celui-ci ou de cette reprise sur scène, on se demande si un simple CD n’aurait pas suffi tant la partie scénique de <strong>David Pountney</strong> peine à convaincre. Le parti pris de placer des villageois constamment sur le plateau comme témoins (sinon espions) de tous les événements qui se déroulent dans ce petit village de pêcheurs relève de l’enfermement, voire de la claustrophobie. C’est une idée qui se défend, mais la réalisation nous en paraît maladroite : ces choristes juchés sur des chaises jusqu’à 6m de hauteur deviennent à la longue tant lassants qu’envahissants et le décor unique, d’où est presque totalement exclue la mer (ce qui est tout de même un peu gênant), n’est pas très beau et offre même une impression de fouillis assez désagréable. Et ce ne sont ni les éclairages, pas très heureux, ni la projection de 2 demi-lunes (pourquoi 2 ?) en fond de scène qui arrangent cette impression de bazar…</p>
<p>
	 </p>
<p>
	Reste une direction d’acteurs assez efficace pour permettre de faire vivre tout ce monde sur le plateau et d’offrir quelques beaux moments de tension. Des incongruités viennent cependant gâcher cet ensemble déjà bien fragile : la scène finale par exemple voit Peter Grimes amener un mat de bateau sur son épaule (telle une figure christique) puis le planter sur un ponton qui se met à bouger comme un navire dans une tempête ce qui est peu logique puisqu’à ce moment-là, Grimes est en principe sur terre et regagne ensuite son bateau (soit exactement l’inverse de ce que l’on voit ici…). Musicalement, en outre, cela fait beaucoup de mouvement pour une musique très statique. Mais ce qui n’est ici qu’un contresens devient d’un goût douteux lorsque, sur le dernier accord de l’œuvre, tout le chœur écarte les mains en levant les épaules d’un air de dire « on n’y est pour rien », ce qui casse complètement l’édifice puisque le drame évoque de manière on ne peut plus claire le rejet manifeste et volontaire d’un individu par une foule aveuglée par la haine et la peur de la différence.</p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/peter_grimes_zurich_1_0.jpg?itok=BCEfZYUz" style="height:302px;width:468px" title="Peter Grimes Opernhaus Zürich © Suzanne Schwiertz" /><br />
	Peter Grimes Opernhaus Zürich © Suzanne Schwiertz</p>
<p>
	Tout cela ne gâche cependant pas trop le plaisir musical que l’on ressent, et celui-ci est intense tant la distribution renferme de trésors et tant la fosse dipose d’un chef extrêmement énergique. Car c’est une lecture très « physique » qu’offre <strong>Erik Nielsen </strong>à la tête d’un Philharmonia Zürich dans une forme superlative, une lecture qui vire parfois à la course aux décibels (mention spéciale aux chœurs, néanmoins superbes), mais qui ne manque pas de panache dans les scènes de tension (et elles sont nombreuses). <em>Peter Grimes</em> cependant, c’est aussi de la poésie, de la finesse, une orchestration raffinée, et l’on n’en a pas toujours pour son compte de ce côté-là. Sous un tel rouleau compresseur, l’émotion peine à poindre…</p>
<p>
	 </p>
<p>
	Ainsi, ce n’est guère que dans son dernier air (le sublime « Embroidery in childhood was a luxury of idleness ») qu’<strong>Emily Magee </strong>arrive à faire monter les larmes. Son soprano plutôt charnu convient-il par ailleurs au personnage d’Ellen ? La chanteuse sait cependant en user de telle manière qu’elle se montre tout à fait crédible tant vocalement que scéniquement. Le souvenir d’une Felicity Lott (au disque) ou de Jennifer Smith (sur scène à Strasbourg en 1999) restent cependant des références insurpassables dans la mémoire du lyricomane chanceux… Le ténor de <strong>Christopher Ventris</strong> est par contre idéal pour le rôle de Grimes et si l’on y ajoute la beauté du timbre, le chant soigné, la force de l’incarnation (superbe scène finale), on tient là une très grande réussite. Plus fatigué semble en revanche le Balstrode de <strong>Jan-Hendrik Rootering </strong>dont la voix est élimée et grise. Le personnage s’en accommode cependant sans trop de peine. Il faut noter en outre une remarquable distribution des seconds rôles dont émergent une formidable <strong>Felicity Palmer</strong> qui campe sans forcer le trait la vieille et pudibonde Mrs. Sedley, le très bon Révérend de <strong>Tobias Hächler</strong> et, encore une fois, l’extraordinaire <strong>Benjamin Bernheim</strong> qui ne cesse d’émerveiller à chaque fois qu’on l’entend par la beauté de la voix et un chant merveilleusement délié avec des aigus rayonnants.</p>
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		<title>Stabat Mater</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/poulenc-face-a-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2014 12:19:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  De nouvelles versions du Stabat Mater ne cessent de paraître depuis quelques mois. Après Stéphane Denève à Stuttgart (superbe version), Paavo Järvi à Paris (moins superbe), voici Daniel Reuss à Tallinn qui nous offre un disque passionnant. Car plutôt que d’associer classiquement ce Stabat Mater au Gloria (un couplage que Denève bousculait déjà en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			De nouvelles versions du Stabat Mater ne cessent de paraître depuis quelques mois. Après Stéphane Denève à Stuttgart (superbe version), Paavo Järvi à Paris (<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5738&amp;cntnt01returnid=55">moins superbe</a>), voici <strong>Daniel Reuss</strong> à Tallinn qui nous offre un disque passionnant.</p>
<p>			Car plutôt que d’associer classiquement ce Stabat Mater au Gloria (un couplage que Denève bousculait déjà en proposant la rare version avec chœurs du ballet Les Biches), Daniel Reuss choisit les plus rares encore <em>Sept Répons de Ténèbres</em> dont il n’existe guère que le très bel enregistrement des Sixteen et celui, plus ancien, de Georges Prêtre. Ces Répons sont la dernière partition de Poulenc où le compositeur traduit à la fois la sérénité de la maturité et son angoisse de la mort, d’où un discours très contrasté, parfois étrange (la série dodécaphonique qui ouvre le Jesum tradidit impius), avec des réminiscences des <em>Dialogues des Carmélites</em>, récemment écrits, et où le « moine » l’emporte sur le « voyou », autant d’éléments qui rendent cette œuvre si personnelle, si touchante et dont Daniel Reuss excelle à traduire toute la profondeur.</p>
<p>			C’est à la lumière, ou plutôt à l’ombre, des <em>Répons </em>qu’il aborde ensuite le Stabat Mater, ce qui explique la profonde affliction caractérisant cette interprétation. On a connu lectures plus straviskiennes de l’œuvre mais peu en exaltent à ce point la douleur et la tristesse. Le soprano lumineux et magnifique de <strong>Carolyn Sampson </strong>n’en prend que davantage de relief. Mais ce qui frappe tout d’abord dans cet enregistrement, c’est la sonorité des chœurs (l’Estonian Philharmonic Chamber Choir et la Cappella Amsterdam) typiquement nordiques, avec des voix très « droites » et pures, qui donnent une lisibilité exceptionnelle à la riche écriture polyphonique de Poulenc (on regrettera d’autant plus un accord final du Stabat où les ténors peinent à s’accorder sur la quinte de l’accord). Les pages a capella sont ainsi absolument renversantes de beauté (fabuleux début du Sancta mater, istud agas par exemple). La crudité recherchée et le refus de brillance des sonorités du superbe Estonian National Symphony Orchestra vont dans le même sens. Aucune froideur pourtant mais, à l’image de la superbe photo de couverture représentant la chapelle de Ronchamp du Corbusier, une vision intense et sombre.</p>
<p>			Si les <em>Sept Répons </em>attendent toujours un enregistrement pour chœur d’hommes et de garçons tel que Poulenc l’a vraiment voulu, ce disque, original par son approche et magnifique quant à sa réalisation, n’en demeure pas moins absolument magistral.</p>
<p>			<strong>Francis POULENC</strong></p>
<p><strong>Sept Répons de Ténèbres<br />
			Stabat Mater</strong></p>
<p>
			Cappella Amsterdam<br />
			Estonian Philharmonic Chamber Choir<br />
			Estonian National Symphony Orchestra<br /><strong>Direction musicale</strong><br />
			Daniel Reuss</p>
<p>			Enregistré à l’Estonia Concert Hall de Tallinn en juin 2012</p>
<p>			1 CD Harmonia Mundi HMC 902149 – 62’12</p>
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		<title>La Passion selon Sellars à Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-passion-selon-sellars-a-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2014 05:38:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Après la Passion selon Saint Mathieu, donnée en 2011 (et disponible en DVD), Simon Rattle et Peter Sellars se lancent à Baden-Baden dans la Saint Jean avec la même équipe de chanteurs (Thomas Quasthoff excepté) et le même principe proche du « mystère » médiéval : une mise en espace très sobre, sans costumes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p></p>
<p>            Après la <em>Passion selon Saint Mathieu</em>, donnée en 2011 (et disponible en DVD), <strong>Simon Rattle</strong> et <strong>Peter Sellars</strong> se lancent à Baden-Baden dans la <em>Saint Jean</em> avec la même équipe de chanteurs (Thomas Quasthoff excepté) et le même principe proche du « mystère » médiéval : une mise en espace très sobre, sans costumes ni décors (mais avec des éclairages variant selon l’action) et presque entièrement fondée sur la direction d’acteurs, que l’on sait intense chez Sellars. De fait, on n’est pas déçu sur ce plan-là, le travail est impressionnant de maîtrise. Peter Sellars ne cherche pas à vraiment raconter l’histoire mais plutôt à accompagner le récit de l’Evangéliste, d’ailleurs très mobile et très humain puisqu’en empathie avec les différents personnages. S’il faut accepter certaines « incohérences », on est saisi par certaines scènes. Pour autant, la froideur n’est pas loin et l’émotion peine à nous envahir complètement mais sans doute est-ce dû à l’immensité du cadre du Festspielhaus qui n’est peut-être pas la scène idéale pour rendre compte de toute l’intensité d’un travail d’acteur aussi précis et « intime ».</p>
<p>            Le même problème se pose pour la partie musicale : une salle de 2500 places est-elle le lieu le plus adapté pour entendre une œuvre de Bach, avec notamment viole de gambe et luth ? (ces instruments sont d’ailleurs sonorisés afin d’être audibles&#8230;). L’orchestre est réduit à une trentaine de musiciens, tous excellents, et Simon Rattle a su tirer des leçons des baroqueux : vibrato (très maîtrisé), articulations, tempi, etc., l’ensemble est remarquable et, malgré quelques « tics » (absence de respirations entre certaines phrases de chorals, certains mots très surlignés&#8230;), sonne toujours « juste » et comme une démonstration que Bach peut être convaincant sur instruments modernes. </p>
<p>            Remarquable encore l’équipe de chanteurs dont il faut louer avant tout <strong>Mark Padmore</strong>, magnifique Evangéliste, extrêmement engagé, toujours aussi fin chanteur et surtout fin diseur ; <strong>Christian Gerhaher</strong>, impressionnant Pilate, d’une présence magnétique (mais qui n’est pas vraiment la basse requise pour la partition, ce qui s’entend dans certaines pages) ou <strong>Camilla Tilling</strong>, au soprano lumineux qui fait merveille dans les splendides arias qu’elle magnifie. <strong>Magdalena Kozena</strong> réussit un superbe «  Es ist vollbarcht » tandis que <strong>Roderick Williams</strong> est un Christ parfait. <strong>Topi Lehtipuu</strong>,en revanche, souffre dans ses arias dont la tension fait craindre l’accident. </p>
<p>            Remarquable encore le Chœur de la Radio de Berlin, d’une belle homogénéité, quelle que soit sa position sur scène, et d’une précision à toute épreuve. On notera surtout leur ’engagement scénique. Sellars a raison de s’incliner devant eux aux saluts, tout comme il le fait devant tous les autres musiciens, tant il n’était pas évident de donner une vie scénique à une œuvre qui n’est pas prévue pour cela. Pour autant, on n’atteint pas l’émotion qui avait submergé ceux qui ont eu la chance de voir <em>Theodora</em>, sans doute l’une des réussites majeures de Peter Sellars, à l’Opéra national du Rhin en 2004. [Pierre-Emmanuel Lephay]</p>
<p>            Johann Sebastian Bach, Johannes-Passion. Peter Sellars (mise en scène). Camilla Tilling (soprano), Magdalena Kozena (mezzo soprano), Mark Padmore (ténor, l’Evangéliste), Topi Lehtipuu (ténor, arias), Roderick Williams (baryton, le Christ), Christian Gerhaher (baryton, Pilate, Pierre, arias). Rundfunkchor Berlin (chef de chœurs : Simon Halsey). Berliner Philharmoniker. Simon Rattle (direction musicale). Baden-Baden, Festspielhaus, 13 avril 2014</p>
<p></p>
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		<item>
		<title>STRAUSS, Salome — Zurich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-perle-dans-un-ecrin-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2014 05:25:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Le risque que courent les théâtres « de répertoire » (qui jouent chaque soir en faisant tourner les mêmes production sur plusieurs saisons), c’est de sombrer dans la routine. On n’en a pas été très loin pour cette reprise de Salomé dans une production sans grand intérêt de Sven-Eric Bechtolf qui n’a, en outre, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Le risque que courent les théâtres « de répertoire » (qui jouent chaque soir en faisant tourner les mêmes production sur plusieurs saisons), c’est de sombrer dans la routine. On n’en a pas été très loin pour cette reprise de <em>Salomé</em> dans une production sans grand intérêt de <strong>Sven-Eric Bechtolf</strong> qui n’a, en outre, visiblement pas assuré la reprise à en juger par les déplacements parfois erratiques des chanteurs sur scène. Quelques beaux gestes néanmoins, de ci de là, mais c’est peu pour captiver, d’autant que le décor sans aucun caractère et des costumes assez laids n’aident pas à retenir l&rsquo;attention. Surtout, Bechtolf n’a rien à dire sur cet opéra, il se contente d’illustrer (et cela devient presque ridicule dans la « Danse des sept voiles »&#8230;), le tout est d’une platitude navrante.</p>
<p>			C’est dans ce pauvre écrin que <strong>Nina Stemme </strong>réussit l’exploit de captiver de bout en bout. Dans une forme superlative, elle donne tout : la voix est d&rsquo;une solidité sans faille, du sol bémol grave, particulièrement présent, à l&rsquo;aigu qui semble inaltérable tandis que la ligne de chant est de toute beauté. Elle ne fait qu&rsquo;une bouchée du rôle, telle une ogresse. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, Stemme est en effet plus proche de Karen Huffstodt (la Salomé, en français, de Nagano) que de Montserrat Caballé, ce qui est une approche particulière du personnage, plus femme qu’enfant. A bien des reprises on a eu l’impression d’entendre Brünnhilde, le fille de Wotan au lieu de celle d&rsquo;Herodias, mais la manière dont la soprano s’empare du personnage est malgré tout assez impressionnante. Le début de la scène finale notamment la voit déchaînée, ce qui en fait un moment anthologique, inoubliable.<br />
			  </p>
<p>			Dans un écrin scénique si vide, une direction d’acteur absente et une prestation si colossale de Stemme, difficile pour les partenaires d’exister&#8230; De fait, le Jochanaan de <strong>Evgueni Nikitin</strong> se contente de bien chanter, ce qui est déjà beaucoup. <strong>Wolfgang Ablinger-Sperrhacke </strong>fait de même, ce qui, pour le coup, est un exploit tant le rôle d&rsquo;Hérode est souvent malmené. Le personnage ne sort pourtant pas de la convention, tout comme l&rsquo;Hérodias très traditionnelle de <strong>Hanna Schwarz</strong>. Remarquable par contre le Narraboth de<strong> Benjamin Bernheim </strong>(c’est d’ailleurs lui qui recueille la plus grande ovation après Stemme). Voix superbe, beauté de la ligne : il serait temps que l’on confie à ce jeune chanteur des premiers rôles à sa mesure. Le page d’<strong>Anna Goryachova </strong>est également somptueux (elle est une magnifique Pauline dans <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6428&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54"><em>La Dame de Pique</em> jouée actuellement</a>). Très bons seconds rôles également.</p>
<p>			Sans doute <strong>Alain Altinoglu</strong> a-t-il voulu répondre à l’ampleur de la voix de Nina Stemme par une sonorité orchestrale très opulente. Et l’on ploie effectivement sous cette masse (de très belle facture : l’orchestre est superbe) mais au risque de l’uniformité : peu de nuances, peu de mystère, peu de sensualité, sans ce parfum de décadence très fin de siècle qui suinte de toutes parts dans cette partition. Il est dommage que cette lecture n’ait été que « physique ». On n’était ce soir pas loin d’<em>Elektra</em>&#8230;</p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/une-perle-dans-un-ecrin-vide/">STRAUSS, Salome — Zurich</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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