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	<title>Thierry Verger, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Thierry Verger, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 04:01:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour en arrière émouvant à Toulouse, au théâtre du Capitole, avec, pour démarrer la nouvelle saison, la reprise du Rusalka proposée par Stefano Poda. Elle nous renvoie en effet presque quatre ans jour pour jour en arrière à la saison 2022-23 : sortie de Covid, entrée au répertoire à Toulouse du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák et, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Retour en arrière émouvant à Toulouse, au théâtre du Capitole, avec, pour démarrer la nouvelle saison, la reprise du <em>Rusalka</em> proposée par <strong>Stefano Poda</strong>. Elle nous renvoie en effet presque quatre ans jour pour jour en arrière à la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-toulouse-lopera-cest-dabord-la-negation-du-reel/">saison 2022-23 </a>: sortie de Covid, entrée au répertoire à Toulouse du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák et, surtout, une des dernières apparitions toulousaines de <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> (en Princesse étrangère) disparue en juillet 2025 (on la reverra encore au Capitole en Elena de <em>Mefistofele </em>en juin 2023).<br />
La magie du réalisme poétique voulu par le metteur en scène tridentin, opère à nouveau pleinement. Nous sommes au bord du lac, au pays des nymphes et des ondines : la scène entière est recouverte d’une dizaine de centimètres d’eau, avec en son milieu une fosse de plus d’un mètre cinquante de profondeur dans laquelle les habitants du lieu plongeront à l’envi. Qu’un hommage tout particulier soit rendu à la quinzaine de danseuses et danseurs figurant nymphes et ondines et qui passeront l’intégralité des actes I et III dans ou sous l’eau ! Vodnik lui-même chantera presque en continu dans la fosse avec de l’eau jusqu’aux épaules voire jusqu’au menton !<br />
Le tout dans une chorégraphie toute de lenteur et de grâce, sans que jamais la poésie du conte ne soit entamée : il faut en faire porter également le crédit aux costumes et aux décors voulus par Poda qui nous maintiennent tout du long dans cet univers onirique et quasi féérique.<br />
Le deuxième acte fait toutefois exception marquante. Le contraste est saisissant entre la vie pure des créatures aquatiques et celle du monde pollué des humains et de la technologie. La fête au Château pour le bal nuptial (« les fastes du monde », dira Vodnik) se déroule dans un décor totalement déshumanisé. Les personnages principaux (la Princesse étrangère et le Prince) sont multi-clonés et l’on comprend que dans cet univers, Rusalka n’ait pu étancher sa soif d’amour et d’idéal.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_3006-1294x600.jpg" /></p>
<pre style="text-align: center;">© Mirco Magliocca</pre>
<p>La distribution est entièrement revue par rapport à celle de 2022, à commencer par la direction d’orchestre, confiée cette fois-ci à <strong>Giacomo Sagripanti</strong> qui avait fait une  <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/charpentier-louise-aix-en-provence/">apparition remarquée au Festival d’Aix-en-Provence en 2025</a>. Cordes soyeuses, vents sans défauts, équilibre recherché entre la fosse et la scène, ce début de saison est en tout point réussi pour l’orchestre national du Capitole de Toulouse.<br />
Le plateau vocal est lui aussi inédit et sans point faible. <strong>Ruzan Mantashyan</strong> a pris le rôle de Rusalka à Limoges en 2021. Aujourd’hui, la soprano arménienne campe une ondine volontaire, battante, à laquelle manque peut-être  une touche supplémentaire de magie poétique dans le tableau qu’elle brosse de son personnage. Vocalement les choses sont bien en place. Mantashyan excelle dans les parties lyriques (Chanson« à la lune » au I et « Necitelná vodní moci » au III) davantage que dans le mode dramatique, très présent au final du II (Ó marno, ó marno !) : dans ce registre plus exigeant on attend davantage de densité.<br />
<strong>Pavol Breslik</strong> est le Prince. Ecartelé entre celle qu’il aime d’un amour réfléchi et celle qui lui fera tourner la tête le temps d’un bal, il rend bien les deux facettes du personnage. Le tableau d’ensemble est convaincant, le ténor est vaillant, surtout à partir du II (au premier acte, il aura tendance à détimbrer dans les suraigus <em>forte</em>).<br />
Copie parfaite pour le Vodnik d’<strong>Aleksander</strong> <strong>Roslavets</strong> ; lui qui, présent dans les trois actes, passera l’intégralité de son temps dans l’eau (avec quelques acrobaties apnéiques par-dessus le marché !), il maintiendra tout du long une basse non seulement solide mais puissante et surtout chantante. On retiendra particulièrement son air du II (« Běda ! Běda ! ») qu’il fera chanter en magnifiant l’amour d’un père pour sa fille. Ovation méritée pour le Biélorusse.<br />
La grande <strong>Ricarda Merbeth</strong> a choisi d’inscrire à son répertoire un nouveau rôle, celui de la Princesse étrangère. Tache méritante, car le rôle est aussi ardu que bref – et lui a demandé de se familiariser <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-ricarda-merbeth/">avec une langue qui lui était jusqu’à récemment totalement inconnue</a>. Mission accomplie : Ricarda Merbeth se plie à toutes les exigences artistiques, voire chorégraphiques du metteur en scène tout en distillant ici et là les aigus tranchants dont elle a le secret.<br />
Aigus tranchants aussi, et même métalliques pour la Ježibaba d’<strong>Agnieszka Rehlis</strong>. La mezzo-soprano polonaise a tout d’une diabolique créature (toute vêtue de noir, crâne rasé), elle incarne à merveille celle à qui on ne voudrait surtout pas confier son âme.<br />
<strong>Timothée Varon</strong> est un chasseur énergique ; son comparse le marmiton (<strong>Anne-Lise Polchopek</strong>) l’est tout autant et les deux font la paire.<br />
Enfin, il ne faudrait pas oublier les trois nymphes (<strong>Marianne Croux</strong>, <strong>Marion Vergez-Pascal</strong> et <strong>Svetlana</strong> <strong>Lifar</strong>), dont les voix s’accordent merveilleusement dans un ballet nautique (aux I et III) là encore tout de poésie.</p>
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		<title>Récital Pretty Yende &#8211; Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-pretty-yende-tours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 04:01:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son arrivée à la tête de l’Opéra de Tours en 2020, le maestro Laurent Campellone multiplie les initiatives en faveur de sa belle maison, et de l’opéra en général. On avait déjà remarqué ses efforts en faveur du répertoire lyrique français moins connu, lors de son mandat de dix ans à Saint-Etienne. Dans la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son arrivée à la tête de l’Opéra de Tours en 2020, le maestro <strong>Laurent Campellone</strong> multiplie les initiatives en faveur de sa belle maison, et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/laurent-campellone-la-mission-consiste-a-faire-venir-les-gens-pour-la-premiere-fois-a-lopera/">de l’opéra en général</a>. On avait déjà remarqué ses efforts en faveur du répertoire lyrique français moins connu, lors de son mandat de dix ans à Saint-Etienne. Dans la capitale tourangelle, on garde en mémoire sa « Chorale populaire », lancée en 2022, qui permettait à chacun, même sans formation musicale, d’intégrer une chorale. Puis ce fut sur le même modèle la « Maîtrise populaire » en 2023, l’« Orchestre populaire » l’année suivante et le « Ballet populaire des séniors » en 2025. En cette nouvelle saison 2026-27, c’est enfin la création d’un nouvel orchestre permanent de 32 musiciens ; tout ceci dans un contexte budgétaire qu’il n’est guère besoin de décrire plus avant.<br />
Dès son arrivée sur les bords de Loire, Campellone a souhaité également que chaque saison ait son parrain ou sa marraine ; en 2021-22, ce fut <strong>Karine</strong> <strong>Deshayes</strong>, en 2022-23 <strong>Michel</strong> <strong>Plasson</strong>, en 2023-24 <strong>Roberto</strong> <strong>Alagna</strong> qui pour l’occasion donna un récital non pas au Grand-Théâtre (trop petit !) mais au Palais des Congrès de Tours, en 2024-25 <strong>Patricia</strong> <strong>Petitbon</strong>, l’an passé <strong>Natalie</strong> <strong>Dessay</strong> et cette année, Campellone a réussi à convaincre <strong>Pretty</strong> <strong>Yende</strong> en personne d’être la marraine de la nouvelle saison. Généreuse marraine qui a donné ainsi deux récitals consécutivement au Grand-Théâtre.<br />
Les choses ont été faites en grand puisqu’il s’agit de récitals avec l’accompagnement de l’Orchestre Région Centre-Val de Loire /Tours (une petite soixantaine de musiciens ce soir), dirigé par le chef franco-bolivien de 35 ans <strong>Marc</strong> <strong>Leroy</strong>&#8211;<strong>Calatayud</strong>, le tout premier directeur musical de l’Opéra de Tours. Belle prestation de ce nouvel ensemble : un prélude de <em>Traviata</em> tout en dentelle, un Intermezzo de <em>Cavalleria</em> <em>Rusticana</em> point trop dégoulinant de vérisme, une ouverture de <em>Carmen</em> dynamique en diable et une introduction de l’acte II de <em>Norma</em> à laquelle le dramatisme n’a pas manqué. Nous aurons à suivre la destinée de ce nouvel attelage (chef et orchestre), Leroy-Catalayud, à la battue précise et élégante, étant appelé cette saison à diriger à Tours plusieurs pièces majeures (<em>Don Giovanni</em>, <em>Il barbiere</em> et <em>Lucia di Lammermoor</em>).</p>
<p>La soprano sud-africaine a composé un programme ambitieux avec quelques-unes des plus belles pages écrites pour sa voix ; mais nous retiendrons essentiellement la – courte – seconde partie, après l’entracte, de sa prestation. « Quel guardo il cavaliere » (<em>Don Pasquale</em>) bien vocalisée avec les fraiches et juvéniles couleurs qui siéent. « Casta Diva », probablement le plus beau moment de la soirée ; superbe articulation, souffle long, graves et médiums au rendez-vous. Elle conclura « O rendetemi…Vien diletto » (<em>I Puritani</em>) tout en force et en autorité, avant la sensualité magnifiquement rendue du seul bis du programme : « O mio babbino caro » (<em>Gianni Schicchi</em>).<br />
Mais, par contraste, que la première partie nous a semblé laborieuse ! Les difficultés se sont multipliées et rien ne semblait fonctionner. Débuter un récital par « E strano…Sempre libera » peut vite apparaître comme une pure folie, tant les quatre parties de cette scène font appel aux plus extrêmes exigences vocales. La voix n’était pas stabilisée, la justesse avait beaucoup de mal à se fixer, le vibrato se mettait trop tard en place et le legato terminait aux abonnés absents. Yende finit bien sur le contre mi-bémol, mais comme concédé in extremis.<br />
Et comment passer ensuite de cette aria assassin à l’air peut-être moins redoutable mais aux exigences si différentes : le « Dove son » de la Comtesse (<em>Le</em> <em>Nozze di Figaro</em>)<em> </em>? Là encore, la justesse fera défaut ici et là, dès que la puissance sera exigée. On pourrait faire les mêmes remarques pour la « Valse » de <em>Roméo et Juliette</em> qui suivra.<br />
La première partie se conclura toutefois de plus belle manière par « Je dis que rien ne m’épouvante » (<em>Carmen</em>, acte III, Michaëla) aux accents aussi douloureux que chaleureux.<br />
Après l’entracte, heureusement, le meilleur restait à venir.</p>
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		<title>Concert-hommage à Béatrice Uria-Monzon &#8211; Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-hommage-a-beatrice-uria-monzon-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 04:01:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un an déjà et un peu plus. C’était en juillet 2025 et nous apprenions la disparition de Béatrice Uria-Monzon. Après l’effroi, il y eut le temps des hommages, venus de partout. Les voix se sont multipliées, les écrits ont afflué, comme pour conjurer cette sinistre nouvelle. Puis le moment fut venu de se recentrer sur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un an déjà et un peu plus. C’était en juillet 2025 et nous apprenions la disparition de <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong>.<br />
Après l’effroi, il y eut le temps des hommages, venus de partout. Les voix se sont multipliées, les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/alain-duault-ma-derniere-lettre-a-beatrice/">écrits</a> ont afflué, comme pour conjurer cette sinistre nouvelle. Puis le moment fut venu de se recentrer sur le chant qui était – presque – toute sa vie. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/beatrice-uria-monzon-evocation-anglet/">Anglet a tenté l’expérience</a>, Bordeaux ne pouvait pas ne pas apporter sa pierre au piédestal que notre mémoire de tant de rôles dresse immanquablement à la fière Béatrice.<br />
Car c’est un peu à Bordeaux que tout avait commencé pour elle. Après la découverte du chant dans la chorale du lycée Saint-Jean de Lectoure, sous la houlette d’un professeur qui la marquera, elle intègre le Conservatoire de Bordeaux avant le  CNIPAL à Marseille puis l’Ecole d’art lyrique de l’Opéra de Paris. Et puis la suite, que l’on connait.<br />
Bordeaux, ville où les bases ont été posées – et même si sa carrière internationale l’entraînera bien loin des bords de la Garonne, elle saura y revenir, notamment pour le spectacle qu’<strong>Alain</strong> <strong>Duault</strong> avait conçu et monté pour elle : <em>Maria Callas, une passion, un destin</em>, où elle osera le pari fou de chanter une dizaine des grands airs de la diva.<br />
C’est aussi un pari difficile qu’a tenté <strong>Emmanuel Hondré</strong>, le directeur de l’Opéra de Bordeaux, de réunir pour une soirée une dizaine de chanteurs de bien des horizons et de toutes les générations ; certains l’ont connue, d’autres côtoyée, pour tous elle demeure une figure d’exemple ; certains n’ont pas pu se libérer (Karine Deshayes), d’autres qui étaient annoncés n&rsquo;ont pu être présents (Alexandre Duhamel ou Clémentine Margaine), mais l’essentiel était que le public fût là et partage des moments où les sourires devaient parfois résister aux larmes. Notamment quand <strong>Lionel Sarrazin</strong> a conclu son « Ô Isis und Osiris » d’un hommage émouvant à celle qui a partagé sa vie de longues années.<br />
On retiendra aussi les mots sobres et justes d’Emmanuel Hondré et de Judith Chaine (France-Musique), qui a présenté les deux parties du spectacle, ainsi que ceux, en fin de concert, de l’amie de longue date, <strong>Delphine Haidan</strong>.<br />
Et puis enfin la musique. Nous ne sommes pas sûr d’avoir tout compris dans l’agencement ou le choix des pièces, notamment orchestrales ; certes l’Ouverture des <em>Maîtres chanteurs de Nuremberg</em> fut une belle entame, mais les extraits (Prélude, Sérénade, Marche et danses bohémienne de <em>La jeune fille de Perth</em> étaient pour le moins dispensables).<br />
Pour les chanteurs la difficulté dans ce genre de récital c’est de monter sur scène à froid, au risque de manquer l’entame. Ce soir <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> a le souffle un peu court pour «  Di provenza il mar, il suol » (<em>La traviata</em>) malgré un timbre chaleureux et <strong>Sophie Koch</strong> est en difficulté (souffle bruyant, vibrato large) tout au long du difficile « Lorsque je t’ai vu soudain » (<em>Le Roi d’Ys</em>), même si la Barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann </em>lui offre une planche de salut.<br />
Merci à <strong>Eve-Maud Hubeaux</strong> d’avoir remplacé au pied levé Clémentine Margaine. Son « Habanera » est toute de séduction et d’aisance et donne envie d’en savoir plus sur ce rôle, <strong>Florian Sempey</strong> tout juste rentré de Vienne où il a fait ses débuts dans <em>Le nozze di Figaro</em> a été un Toréador séducteur et plein d’allant, on n’en attendait pas moins.<br />
<strong>Alexandra Marcellier</strong> a brillé dans un rôle qui est un peu son fétiche : Cio-Cio-San qu’elle a déjà proposé avec bonheur sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/debuts-inattendus-dalexandra-marcellier-a-lopera-national-de-paris/">plusieurs scènes</a>. Le duo du premier acte avec le Pinkerton de <strong>Julien Henric</strong> a emporté le public, à juste titre. C’est que tous les deux font la paire ; quelques menus décalages n’entameront pas la superbe impression que nous a faite ce duo d’amour, qui fut du reste le plus beau moment de la soirée. Réussite due aussi au Pinkerton ô combien charmeur de Julien Henric (que les Parisiens viennent de voir dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/debuts-inattendus-dalexandra-marcellier-a-lopera-national-de-paris/">Hamlet</a>). La voix est claire, parfois solaire, la puissance est là et aussi un cantabile comme on les aime. Henric confirmera cette belle première impression dans « La fleur que tu m’avais donnée », articulation parfaite, souffle bien maîtrisé, bref un véritable moment de grâce qui nous donne vraiment envie d’entendre plus avant ce ténor lyonnais décidément bien prometteur.<br />
Enfin <strong>Philippe Bach</strong>, à la tête d’un Orchestre National de Bordeaux Aquitaine en bonne forme a su donner une cohésion à cette soirée toute de <em>confetti</em> à la mémoire de Béatrice Uria-Monzon.</p>
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		<item>
		<title>Peter de Caluwe, nouveau directeur artistique du Festival de Salzbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/peter-de-caluwe-nouveau-directeur-artistique-du-festival-de-salzbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 16:58:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est maintenant officiel : Peter de Caluwe est nommé directeur artistique unique du Festival de Salzbourg, succédant ainsi à Markus Hinterhäuser (il avait un moment été question d’une direction à deux têtes, cette solution n’est donc pas retenue). Il ne restait plus que trois candidatures dans la dernière ligne droite mais  Sophie de Lint et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est maintenant officiel : <strong>Peter de Caluwe</strong> est nommé directeur artistique unique du Festival de Salzbourg, succédant ainsi à <strong>Markus Hinterhäuser</strong> (il avait un moment été question d’une direction à deux têtes, cette solution n’est donc pas retenue).<br />
Il ne restait plus que trois candidatures dans la dernière ligne droite mais  <strong>Sophie de Lint</strong> et <strong>Barrie Kosky</strong> (longtemps considéré comme le favori) se seraient retirés.</p>
<p>De Caluwe n’est pas un inconnu à Salzbourg – et cette candidature à la direction n’est pas non plus une première pour lui. En 2013 déjà, il avait posé sa candidature pour succéder à <strong>Alexander Pereira </strong>et avait alors été retenu parmi les finalistes. C’est finalement Markus Hinterhäuser qui l’avait emporté.<br />
De Caluwe a dirigé l&rsquo;Opéra de Bruxelles La Monnaie/De Munt de 2007 à 2025 ; sous sa mandature, La Monnaie a été élue à deux reprises « Opéra de l&rsquo;année », et de Caluwe lui-même a été désigné « Directeur de l&rsquo;année » en Belgique.<br />
Peter de Caluwe prendra la tête du Festival de Salzbourg le 1er octobre 2027. D&rsquo;ici là, <strong>Karin Bergmann</strong> assurera l&rsquo;intérim à la tête du festival.</p>
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		<item>
		<title>Bachfest 2027 à Leipzig : Gardiner finalement invité</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bachfest-2027-a-leipzig-gardiner-finalement-invite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 07:59:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur le site Van-Magazin, nous apprenons que le Festival Bach de Leipzig maintient finalement l’invitation adressée à John Eliot Gardiner pour l’édition 2027 du festival. C’est ce qu’auraient décidé le comité directeur des Archives Bach et le directeur artistique du Festival Bach, en concertation avec le conseil d’administration de la fondation. Le chef d’orchestre anglais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le site <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://van-magazin.de/mag/gardiner-bachfest-leipzig-2027/">Van-Magazin</a>, nous apprenons que le Festival Bach de Leipzig maintient finalement l’invitation adressée à <strong>John Eliot Gardiner</strong> pour l’édition 2027 du festival. C’est ce qu’auraient décidé le comité directeur des Archives Bach et le directeur artistique du Festival Bach, en concertation avec le conseil d’administration de la fondation. Le chef d’orchestre anglais est prévu, avec son ensemble <em>Constellation Orchestra &amp; Choir</em>, pour le concert de clôture en juin 2027, avec une interprétation de la <em>Messe en si mineur</em> de Bach.</p>
<p>Rappelons que des demandes avaient été faites visant à exclure Gardiner, à la suite d’un incident survenu lors du Festival Bach de cette année. Lors des applaudissements de clôture d’un concert à l’église Saint-Thomas de Leipzig, le chef d’orchestre âgé de 83 ans aurait eu un comportement inapproprié envers une employée du Festival Bach. La collaboratrice concernée avait alors porté plainte contre Gardiner. L’affaire est actuellement examinée par le parquet de Leipzig. Le chef d’orchestre rejette catégoriquement l’accusation de harcèlement sexuel. Il s’était excusé auprès de la collaboratrice peu après.</p>
<p>À la suite de cet incident, plusieurs parties avaient réclamé le retrait de l’invitation adressée à Gardiner, notamment l’ancien pasteur de l’église Saint-Thomas de Leipzig, Christian Wolff.</p>
<p>D’autres organisateurs se penchent actuellement sur la question de l’invitation ou de l’exclusion du chef d’orchestre anglais. Au Musikfest de Brême, c’est son assistant <strong>Finan Jones</strong> qui a pris la direction du concert du <em>Constellation Choir &amp; Orchestra</em> à la place de Gardiner la semaine dernière. La série de concerts « Soli Deo Gloria » à Wolfsburg, où Gardiner et son ensemble devaient se produire avec la <em>Messe en si mineur</em> à l’issue du Festival Bach en juin 2027, a reporté la mise en vente des billets pour ce concert. Toutefois, au festival « Erasmus klingt ! » à Bâle, Gardiner dirigera comme prévu le concert d’ouverture le 6 septembre.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Daniel Barenboïm membre d&#8217;honneur du Festival de Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/daniel-barenboim-membre-dhonneur-du-festival-de-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 10:37:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Moment d’émotion à Bayreuth pour la clôture de l’édition jubilaire. La directrice du festival, Katharina Wagner, et la cheffe d&#8217;orchestre Simone Young ont décerné à Daniel Barenboïm la distinction de Ehrenmitglied (Membre honoraire) du Festival de Bayreuth. C’est la première fois que cette distinction est attribuée. Barenboim a été invité pendant près de 20 ans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Moment d’émotion à Bayreuth pour la clôture de l’édition jubilaire. La directrice du festival, <strong>Katharina Wagner</strong>, et la cheffe d&rsquo;orchestre <strong>Simone Young</strong> ont décerné à <strong>Daniel Barenboïm</strong> la distinction de <em>Ehrenmitglied</em> (Membre honoraire) du Festival de Bayreuth. C’est la première fois que cette distinction est attribuée.<br />
Barenboim a été invité pendant près de 20 ans en tant que chef d&rsquo;orchestre au Festival, où il a marqué de son empreinte plus de 160 représentations. Il a débuté en 1981 avec <em>Tristan et Isolde</em> qu’il a d’abord dirigé jusqu’en 1987, puis à nouveau dans les années 1990. En 1987, Barenboim a donné <em>Parsifal</em> et, à partir de 1988, il a dirigé <em>L’Anneau du Nibelung</em> (<strong>Harry Kupfer</strong>) pendant cinq années consécutives.<br />
Il a donné sa dernière représentation à Bayreuth en 1999 avec <em>Les Maîtres chanteurs de Nuremberg</em>.</p>
<p>Lors de la cérémonie, Barenboim, visiblement ému, est apparu sur scène en fauteuil pour recevoir une ovation debout. L&rsquo;orchestre du festival a ensuite interprété, sous la direction de Simone Young, <em>Siegfried-Idyll</em> et le prélude de <em>Tristan et Isolde</em>.</p>
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		<title>KORNGOLD, Die tote Stadt &#8211; Grafenegg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/korngold-die-tote-stadt-grafenegg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la 20e édition du Festival de Grafenegg qui a débuté le 14 août 2026 et qui se poursuit jusqu’au 6 septembre. Pour la 20e fois donc, le magnifique et immense jardin paysager historique (« Chez nous, vous ne foulez pas le tapis rouge, mais la pelouse verte – et c&#8217;est le cas depuis 20 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la 20e édition du Festival de Grafenegg qui a débuté le 14 août 2026 et qui se poursuit jusqu’au 6 septembre. Pour la 20e fois donc, le magnifique et immense jardin paysager historique (« Chez nous, vous ne foulez pas le tapis rouge, mais la pelouse verte – et c&rsquo;est le cas depuis 20 ans ! », nous dit le directeur artistique) qui entoure le château de Grafenegg (Basse-Autriche, à 50 km à l’ouest de Vienne) se transforme donc en un lieu de festival, accueillant des orchestres et des artistes renommés. Tout cela dans l’emblématique Wolkenturm, espace extérieur ouvert en 2007 avec 2100 places assises et 400 places sur les pelouses environnantes. Quand la météo est capricieuse, tout le monde est relocalisé dans l’auditorium (2008). On peut faire de la musique aussi dans la cour du château et, pour la première fois cette année, dans la nouvelle salle <em>Rudolf Buchbinder</em>, du nom du maître des lieux et directeur artistique. <strong>Buchbinder </strong>est né en 1946 à Litoměřice (actuelle Tchéquie) mais s’est très vite établi à Vienne où il a mené une carrière de pianiste remarquée. Il a donc créé le festival de Grafenegg qui connut sa première édition du 23 août au 9 septembre 2007. Par ailleurs le festival invite à chaque édition un compositeur en résidence. Parmi ceux-ci, nous citerons Krzysztof Penderecki en 2007 ou Matthias Pintscher en 2015.<br />
Cette année, le programme du festival est riche : outre l’Orchestre Tonkünstler de Basse-Autriche (en résidence ici), on note la présence de l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre philharmonique de Vienne (<strong>Tugan Sokhiev</strong>), le Philharmonia Orchestra London, l’Orchestre du Festival de Bayreuth (<strong>Pablo Heras-Casado</strong>), l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne et des artistes tels que <strong>Martha Argerich</strong>, <strong>Daniil Trifonov</strong>, <strong>Joyce di Donato</strong>, <strong>Andreas Schager</strong> ou encore <strong>Asmik Grigorian</strong>.<br />
Ici, pas d’opéra mis en scène mais uniquement des versions de concert ou des mises en espace. Nous assistons ainsi à <em>Die tote Stadt</em> sur une scène réduite (ou plutôt envahie par un orchestre pléthorique) où peu de place est laissée aux chanteurs qui vont et viennent et se croisent.<br />
<em>Die tote Stadt</em> en version concert est un spectacle un peu frustrant, tant le livret multiplie les didascalies, foisonne de détails visuels indispensables à la compréhension de l’intrigue (ici, on a juste droit à un bouquet des roses que Brigitta donne à Paul et que Marietta découvrira en toute fin ; par ailleurs Marietta revêt une robe fuseau rouge au premier tableau, puis une robe différente au deuxième pour figurer que nous sommes la plupart du temps dans le rêve de Paul – dans la dernière scène du troisième tableau, elle reviendra logiquement tout habillée de rouge).</p>
<p>Festival en extérieur et acoustique naturelle de moindre qualité obligent, la représentation est légèrement sonorisée, avec les inconvénients de la chose. Malgré tous les réglages techniques imaginables, la balance n’est vraiment pas idéale avec la mise en avant excessive de certains cuivres (pas toujours irréprochables) et de certains rôles. Par ailleurs on regrettera le remplacement du chœur d’enfants par une seule et unique soprano et, surtout, les nombreuses coupures dans la partition. Certaines sont sans grande incidence (Gaston, Juliette et Lucienne au premier tableau), d’autres portent davantage à conséquence (duo Paul-Marietta au premier tableau encore, ou dans le long monologue de Paul en introduction du deuxième tableau).<br />
Nous avons beaucoup apprécié la direction sobre mais tellement efficace de <strong>Dmitri Jurowski</strong> (qui remplace au pied levé <strong>Axel Kober</strong>) à la tête de l’Orchestre Tonkünstler de Basse-Autriche. La ligne orchestrale est claire, peut-être pas toujours assez dynamique, mais la mise en avant des leitmotive est réussie et chacun des pupitres est clairement perceptible). De toute évidence il aura manqué du temps de répétition, il y a quelques hésitations, approximations ou décalages que ce soit à l’orchestre ou chez les chanteurs.<br />
<strong>Camilla Nylund</strong>, qui sortait d’un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/camilla-nylund-je-ne-sais-pas-pourquoi-on-en-est-arrives-la/">séjour bayreuthien au goût un peu amer</a>, retrouve avec un plaisir visible la scène où, même en version de concert, son expressivité fait merveille. Elle vient à bout de – presque – tous les pièges de la partition grâce à une technique sans aucune faille qui l’invite parfois à rester en retrait. Le baryton de <strong>Samuel Hasselhorn</strong>, au timbre envoûtant, fait merveille en Franck et en Fritz. <strong>Eric Cutler</strong> embrasse le gigantisme du rôle de Paul avec prudence dans un premier temps, et tient la distance dans un rôle écrasant. Mais il ne rend pas entièrement la complexité de la personnalité de Paul – la version de concert ne l’aide pas, concédons-le. <strong>Christa Mayer</strong> enfin déploie un mezzo chaleureux qui pare magnifiquement le personnage de Brigitta.</p>
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		<title>Dresde : le Semperoper 2 fête ses dix ans d&#8217;existence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dresde-le-semperoper-2-fete-ses-dix-ans-dexistence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 03:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Semper Zwei, seconde salle de spectacle du Semperoper de Dresde, est un lieu de découvertes, d&#8217;expérimentations dans le domaine de l’opéra et du théâtre musical. Il fête cette année ses dix ans d’existence. Il doit beaucoup à son ancien directeur artistique Manfred Weiß qui l’inaugura le 16 octobre 2016, en mettant en scène la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Semper Zwei, seconde salle de spectacle du Semperoper de Dresde, est un lieu de découvertes, d&rsquo;expérimentations dans le domaine de l’opéra et du théâtre musical. Il fête cette année ses dix ans d’existence. Il doit beaucoup à son ancien directeur artistique <strong>Manfred Weiß</strong> qui l’inaugura le 16 octobre 2016, en mettant en scène la création <em>The Killer in me is the killer in you in my love</em> d&rsquo;Ali N. Askin.<br />
Durant ces dix années ont été programmés des opéras de chambre contemporains, formats chorégraphiques et œuvres musicales expérimentales ainsi que des comédies musicales.</p>
<p>Aujourd’hui le Semper zwei est dirigé par <strong>Nora Schmid</strong>, qui a engagé cette salle depuis 2024 dans des sujets de société. Nous citerons l’opéra de chambre <em>As One</em> de Laura Kaminsky, Mark Campbell et Kimberly Reed, dont la première au Semper Zwei a clôturé la saison 2025/26, et qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme trans en quête d&rsquo;elle-même. A noter aussi la création mondiale de <em>Pech, Marie!</em> de Jens Joneleit prévue au Semper Zwei pour la saison 2026/27.</p>
<p>Forum Opéra était présent en 2023 au Semper 2 de Dresden pour la très belle production de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/ades-powder-her-face-dresde-semper-2/">Powder Her Face</a></em> de Thomas Adès, mise en scène par <strong>Georg Schmiedleitner</strong>.</p>
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		<title>Klaus-Florian  Vogt : « J&#8217;aurais aimé avoir davantage de liberté sur scène »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/klaus-florian-vogt-lia-nest-pas-bonne-musicienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 03:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un tel programme, d’une telle densité, c’est un défi n’est-ce pas ? Il m’est déjà arrivé d’avoir autant de représentations à chanter à Bayreuth mais jamais un programme d’une telle densité, c’est vrai. Loge, Siegmund et les deux Siegfried, comment l’idée est-elle née ? Au départ c’était une proposition de Christian Thielemann et je n’ai pas dit &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un tel programme, d’une telle densité, c’est un défi n’est-ce pas ?<br />
</strong>Il m’est déjà arrivé d’avoir autant de représentations à chanter à Bayreuth mais jamais un programme d’une telle densité, c’est vrai.</p>
<p><strong>Loge, Siegmund et les deux Siegfried, comment l’idée est-elle née ?<br />
</strong>Au départ c’était une proposition de Christian Thielemann et je n’ai pas dit non, naturellement. En fait j’avais très envie de chanter le rôle de Loge [c’est une prise de rôle pour lui], et puis bien sûr ce défi des quatre pièces à la suite m’a bien plu. Je vais refaire la même chose en 2027 à Paris puis à New York juste après.</p>
<p><strong>Vos premières impressions après un cycle et demi ? </strong>[L’entretien est réalisé au milieu du second des trois cycles]<br />
Je le referais à coup sûr. Cela me plaît beaucoup ; bien sûr c’est challengeant  mais j’y prends beaucoup de plaisir, et le faire avec Thielemann c’est merveilleux. J’aime bien me définir comme un <em>teamworker</em> et pour moi le plus important c’est d’être avec l’équipe pendant les quatre pièces. Faire ce cycle avec ces collègues fantastiques c’est une expérience unique. Etre là chaque soir avec eux, cela me donne beaucoup de plaisir.</p>
<p><strong>Vous l’auriez fait avec un autre chef ?<br />
</strong>Je ne sais pas. Oui il y aurait peut-être eu d’autres chefs avec lesquels je l’aurais fait. Mais le faire ici à Bayreuth et qui plus est avec Thielemann&#8230;</p>
<p><strong>Mais alors qu’est-ce qu’il a en plus ce Thielemann ?<br />
</strong>En plus je ne sais pas, je parlerai plutôt de ce qu’il est ; il a une compréhension musicale incroyable, il connaît ces opéras de Wagner sur le bout des doigts, il les a beaucoup dirigés, et ce que je ressens c’est que chaque soir, il opère de la magie. Chaque soir est différent il faut le savoir, même en ce qui concerne les <em>tempi</em>, il faut faire très attention, même si, comme nous nous connaissons très bien, nous n’avons pas besoin d’en parler beaucoup à l’avance. Je sais réagir à ce qu’il veut faire et inversement : nous nous renvoyons la balle en quelque sorte et cela procure beaucoup de plaisir.<br />
Et puis cet immense appareil orchestral qu’il gouverne, où chaque musicien est attentif, chacun est heureux d’en être, chacun est prêt à beaucoup donner. Qui plus est, la centaine de musiciens dans la fosse sont des instrumentistes d’exception, qui connaissent cette musique par cœur ; je l’ai remarqué dès la première répétition d’orchestre : tous les musiciens sont enthousiastes et heureux d’être là. Voilà comment la magie opère.</p>
<p><strong>Et vos relations avec les autres chanteurs sur scène ?<br />
</strong>J’ai déjà énormément chanté avec Camilla Nylund et Michael Volle et je crois que nous nous complétons bien. Il n’y a jamais de concurrence entre nous ; nous sommes là les uns pour les autres et chantons les uns avec les autres sans que l’un essaie de se mettre en avant. D’où certainement cette impression pour le public que ce « chanter ensemble » passe bien.</p>
<p><strong>Quand le public justement vous réserve une ovation phénoménale comme celle après « Rheingold »  ?</strong><br />
Bien sûr je suis très touché quand tant de sympathie se manifeste, cela ne me laisse pas indifférent. Et puis Loge était un nouveau rôle donc je ne savais pas comment le public allait réagir. J’ai chanté ce rôle à ma façon comme toujours et quand je constate que le public suit, c’est encore plus beau.</p>
<p><strong>Il nous faut maintenant parler de la mise en scène…<br />
</strong>…je ne préfèrerais pas ! (rires)</p>
<p><strong>Mais si, votre avis nous intéresse particulièrement, que pensez-vous de cette mise en scène par l’IA ?<br />
</strong>J&rsquo;aurais aimé que nous ayons d&rsquo;autres costumes, qui nous auraient permis de mieux nous distinguer. J&rsquo;aurais également aimé avoir davantage de liberté de mouvement sur scène.</p>
<p><strong>Avez-vous eu l’occasion d’en parler avec Marcus Lobbe ?<br />
</strong>Pas encore.</p>
<p><strong>Pensez-vous que Thielemann a pu donner son opinion à ce sujet ?<br />
</strong>Je ne sais pas.</p>
<p><strong>Passons à autre chose ! Sigmund puis Siegfried ; c’est un cheminement logique ?<br />
</strong>Pour moi oui. Siegfried est autrement plus complet, il y a beaucoup plus à chanter. Je me suis laissé beaucoup de temps avant de prendre ce rôle il y a trois ans et j’en suis content.</p>
<p><strong>Lequel des deux Siegfried préférez-vous ?<br />
</strong>Siegfried-<em>Siegfried</em>.  Celui-là je l’aime beaucoup. Le troisième acte bien sûr, même si là on est déjà dans la perspective de <em>Götterdämmerung</em>. Mais les deux premiers actes sont ceux que je préfère ; parce qu’il se passe beaucoup de choses, cette querelle avec Mime, mais j’aime aussi beaucoup le <em>Waldweben</em>, cette histoire tranquille où Siegfried devient vraiment un jeune homme. Au II, il devient clair pour tout le monde que Siegfried est loin d’être un simplet, mais au contraire très sensible.</p>
<p><strong>Parlons maintenant de votre carrière : peut-on dire que Lohengrin a été un tournant ?<br />
</strong>Oui, on peut le dire. Je ne sais pas combien de fois je l’ai chanté car je ne compte pas, mais ce rôle reste un de mes préférés.</p>
<p><strong>Votre histoire avec Bayreuth a commencé il y a presque 20 ans, en 2007, depuis vous y avez chanté chaque année. Les choses ont changé ici.<br />
</strong>Bayreuth a beaucoup changé. Il y a eu des étapes importantes comme lorsqu’on a retransmis des opéras en direct sur la place, je trouve que c’était une excellente idée. En revanche je trouve un peu dommage qu’à cause des mesures de sécurité, le Festspielhaus se soit de plus en plus barricadé ; par exemple on ne peut plus se promener tout autour du bâtiment comme avant.</p>
<p><strong>Vos plus beaux souvenirs à Bayreuth ?<br />
</strong>Faire un <em>Ring</em> complet c’est quelque chose que je n’aurais pas pu imaginer. Il y a eu aussi le <em>Lohengrin</em> de Hans Neuenfels, mais chaque année a ses caractéristiques. J’avais aussi beaucoup apprécié les <em>Maitres chanteurs</em> de Katharina Wagner ; et puis c’était mes débuts ici. Il y eu aussi les autres <em>Maitres chanteurs</em> de Barrie Kosky que j’ai beaucoup aimé chanter.</p>
<p><strong>Il y a des metteurs en scène avec lesquels vous ne voudriez pas travailler ?<br />
</strong>Oui oui, il y a bien ici et là quelques … personnalités je dirais que je préférerais éviter disons-le ainsi.</p>
<p><strong>Siegfried il y a trois ans, Tristan il y a deux ans. C’est une évolution naturelle de passer de l’un à l’autre ?<br />
</strong>Non je pense que le chemin naturel  est plutôt inverse. Si j’avais pu choisir j’aurais d’abord fait Tristan puis Siegfried. Parce que Tristan est beaucoup plus lyrique ; Siegfried particulièrement dans le premier acte de <em>Götterdämmerung</em> est très exigeant pour la voix. Mais bon, cela s’est fait ainsi et c’est très bien.</p>
<p><strong>Vous avez un attirance particulière pour le Paul de <em>Die tote Stadt</em> .<br />
</strong>Oui parce que c’est un personnage tellement extraordinaire. Cet opéra est thriller en fait. Ce Paul est tellement perdu psychologiquement ; c’est un défi qui me plait de montrer cela sur scène. Et puis cette musique ressemble un peu à de la musique de film ; il y a un passage qui rappelle beaucoup <em>Retour vers le futur</em> de Star trek. Au passage on remarque comment la musique de film a emprunté à Wagner ou Korngold. Musique très romantique, gros orchestre, tout ce que j’aime !</p>
<p><strong>Le répertoire italien ?<br />
</strong>Je ne chante pas de répertoire italien. Il ne m’attire pas. J’essaie de le dire simplement : une grande partie du répertoire italien est trop superficiel pour moi. Pour le dire autrement : ce qui me manque, c’est la profondeur, la richesse que propose justement la musique de Wagner.</p>
<p><strong>Mais vous chantez aussi Tamino. Passer de Tristan à Tamino….<br />
</strong>Aucun problème ! (rires). Oui parce que même dans les grandes œuvres de Wagner, on peut avoir besoin de retrouver des couleurs mozartiennes. Pensez à <em>Walbweben</em> encore une fois : c’est doux, chantant, lyrique, il faut savoir chanter doucement. J’aimerais bien qu’on me propose à nouveau de chanter Tamino.</p>
<p><strong>Vous avez combien de rôles dans votre carquois, que vous pouvez décocher du jour au lendemain ?<br />
</strong>Entre dix et douze.</p>
<p><strong>Y a-t-il encore des rôles dont vous pourriez rêver ?<br />
</strong>Non. Mes rêves de rôles je les ai réalisés au centuple. Et je dois dire que Bayreuth a été pour moi une motivation et même une occasion de devenir chanteur. Jeune adulte j’ai pu assister à des répétitions ici. Mes beaux-parents ont longtemps travaillé à Bayreuth, ma belle-mère dans le chœur, mon beau-père contrebassiste dans l’orchestre. Je venais donc souvent et cela m’a beaucoup impressionné. Je jouais déjà du cor dans l’orchestre à Hambourg mais quand j’entendais les chanteurs sur scène, cela m’impressionnait beaucoup.<br />
Ma voix je l’ai découverte parce que ma petite amie de l’époque qui est devenue mon épouse étudiait la musique pour devenir chanteuse et je suis entré naturellement en contact avec le chant. Et puis il y a eu des hasards, nous avons chanté des duos dans le cercle familial et c’est comme cela que les choses se sont faites.</p>
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		<title>Un été avec &#8230; Anna Kissjudit</title>
		<link>https://www.forumopera.com/un-ete-avec-anna-kissjudit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 03:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cette saison elle a fait ses débuts au Liceu (Barcelone) dans La Gioconda, et a surtout pris le rôle de Fricka (Rheingold et Die Walküre) dans le Ring des 150 ans cet été à Bayreuth. [Entretien réalisé début juillet] &#8211; Votre programme de l’été ? Cet été, je passe mes vacances en quelque sorte &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En cette saison elle a fait ses débuts au Liceu (Barcelone) dans <em>La Gioconda</em>, et a surtout pris le rôle de Fricka (<em>Rheingold</em> et <em>Die Walküre</em>) dans le Ring des 150 ans cet été à Bayreuth. [Entretien réalisé début juillet]</strong></p>
<p><strong>&#8211; Votre programme de l’été ?</strong><br />
Cet été, je passe mes vacances en quelque sorte à Bayreuth. J&rsquo;ai vraiment hâte de faire mes débuts dans le rôle de Fricka dans <em>Das Rheingold</em> et <em>Die Walküre</em>. Mais heureusement, malgré le travail, j&rsquo;ai aussi le temps de me détendre – surtout parce que Falstaff, mon caniche nain âgé de cinq mois, m&rsquo;accompagne et veille à ce que je ne m&rsquo;ennuie jamais !</p>
<p><strong>&#8211; Un festival que vous recommandez ?</strong><br />
Bien évidemment le Festival de Bayreuth. C’est un lieu magique, avec des collègues exceptionnels et une atmosphère tout à fait particulière.</p>
<p><strong>&#8211; Votre livre sur la plage</strong> <strong>?</strong><br />
Probablement un livre sur des faits divers criminels. Étonnamment, c’est en lisant des affaires de meurtre que je me détends le mieux – à condition qu’elles restent confinées dans les pages d’un livre !</p>
<p><strong>&#8211; La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?</strong><br />
La plupart du temps, en fait, pas de musique classique. En ce moment, j’écoute en boucle une playlist de Guns N’ Roses.</p>
<p><strong>&#8211; Votre plus beau souvenir estival&#8230; ?</strong><br />
Là encore, je vais répondre Bayreuth. Depuis l’été dernier, je suis tombé amoureuse de cette ville, du Festival et des personnes qui y travaillent. L’un des moments les plus marquants pour moi a été de voir <strong>Tomasz Konieczny</strong> dans le rôle de Wotan l’été dernier. Son interprétation a été une expérience profondément bouleversante et inoubliable – l’un de ces rares instants qui vous accompagnent pour toujours. Ma joie d’y retourner cette année n’en est que plus grande.</p>
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