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	<title>Vincent Deloge, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<title>Vincent Deloge, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>Sophie Fournier, la nouvelle Carmencita</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Deloge]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 11:23:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au soir d’une représentation de Carmen généreusement fêtée par le public tourangeau, Sophie Fournier nous reçoit pour évoquer cette quasi prise de rôle, précédée seulement de deux soirées en alternance et sans réel travail scénique, à Ljubljana en février dernier. Elle nous apparaît semblable à sa Carmen : franche, généreuse, naturelle, passionnée.     Le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          <em>Au soir d’une représentation de Carmen généreusement fêtée par le public tourangeau, Sophie Fournier nous reçoit pour évoquer cette quasi prise de rôle, précédée seulement de deux soirées en alternance et sans réel travail scénique, à Ljubljana en février dernier. Elle nous apparaît semblable à sa Carmen : franche, généreuse, naturelle, passionnée. </em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Le dialogue est facile autour d’un respect partagé de la musique. Car c’est sur la base d’un travail extrêmement scrupuleux sur la partition (toujours présente à portée de main), au contact de l’irremplaçable Janine Reiss, qu’elle a construit son personnage. Les représentations slovènes lui ont permis de prendre ses marques vocalement, mais c’est à Tours, en collaboration avec ce grand directeur d’acteurs qu’est Gilles Bouillon, qu’est réellement née sa cigarière. Elle est en effet entrée en répétitions sans conception préalable : <em>J’avais travaillé la partition aussi précisément que possible, en me disant : « Beaucoup de gens l’ont fait, chacun a son idée de Carmen. Il ne faut que j’ai ma propre idée du personnage, je dois suivre la mesure à la double-croche près, à fond, et être moi-même</em> . <em>Je suis assez naturelle. De même, elle n’a pas cherché de modèle chez ses consœurs, même si elle avoue un faible pour la cigarière de Teresa Berganza.</em></p>
<p>Comme Carmen, Sophie Fournier avoue aimer la provocation. Son interprétation est construite sur l’idée de la liberté et sur l’ignorance de la honte : <em>J’avais envie d’être provocante mais surtout pas aguicheuse</em>. Elle ne lui attribue aucun calcul et insiste sur sa spontanéité, ce que souligne une diction extrêmement naturelle. Comme le dit Gilles Bouillon : « <em>sur scène, il faut en permanence vivre quelque chose</em> ». J’étais comme un funambule : on a une idée et on va droit au but. Pour Sophie Fournier, comme pour le metteur en scène, le personnage de Carmen est entièrement défini par la musique de Bizet : <em>Elle est fière, elle se tient bien, elle est Espagnole, elle est sûre d’elle</em>. Les gens qui sont sûrs d’eux n’ont pas besoin de démontrer quoi que ce soit. Pas question dans ces conditions de sacrifier à l’effet :<em> Il y a des Carmen qui veulent montrer à tout prix qu’elles sont sensuelles. C’est d’une grande tristesse théâtralement. Carmen, elle, ne calcule pas. Si on se met à calculer, on tombe dans des clichés de femmes fatales, et les femmes fatales ne sont pas celles qu’on croit en général.</em> Sophie Fournier s’est en revanche beaucoup appuyée dans son travail sur une remarque de Gilles Bouillon : <em>Carmen, c’est un diable ! Peut-être pas un mauvais, même si parfois elle est très dure, lorsqu’elle se moque de Don José notamment. Elle n’est pas victime. </em></p>
<p>Ayant souvent oscillé dans sa carrière entre rôles de mezzo et de soprano, de Rosina à Blanche de La Force puis de Jenufa à Carmen. Sophie Fournier n’entend pas se laisser cataloguer dans un emploi, mais admet cependant : <em>S’il faut que je choisisse, vraiment, je dirais mezzo</em>. Elle a toutefois conscience que sa versatilité a pu ne pas être toujours un atout, auprès de ceux qui raffolent des catégories. Elle revendique son profil atypique : <em>Je suis d’origine espagnole, j’ai commencé par le théâtre, je suis venue au chant assez tard, je suis entrée au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris sans me poser de questions</em>, et accepte de payer le prix de sa singularité. Elle ne retient que les satisfactions : <em>Il y a beaucoup de mezzos qui rêvent de chanter des rôles de soprano, certaines pourraient le faire mais n’osent pas trop. Moi j’ai osé le faire et j’ai adoré</em>. Sophie Fournier affiche une ambition : au jour où sa carrière prendra fin, ne pas avoir de regrets. <em>Ce qui est important, lorsque vous arrêtez, c’est de regarder en arrière, de se dire : « J’ai peut-être fait beaucoup de bêtises, mais j’ai au moins osé faire ce que j’ai senti ». A la limite, tout ce que je pouvais faire, je l’ai fait. </em></p>
<p>Artiste atypique et musicienne attachante, Sophie Fournier est entrée dans le club des grandes titulaires de Carmen avec une humilité confondante : <em>Qui sommes-nous ? Nous sommes simplement au service de la musique et des spectateurs.</em></p>
<p><strong>Vincent Deloge </strong></p>
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		<title>Opéra du Rhin, saison 2008-09</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-du-rhin-saison-2008-09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Deloge]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 13:55:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voici la dernière saison de Nicolas Snowman, le directeur général de l’Opéra National du Rhin dont on peut déjà dire qu’on lui devra un superbe bilan à la tête de cette prestigieuse maison. On retrouve avec plaisir 7 productions cette saison (contre 6 pour la précédente, ce qui permit de rétablir les comptes). La saison &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Voici la dernière saison de Nicolas Snowman, le directeur général de l’<em>Opéra National du Rhin</em> dont on peut déjà dire qu’on lui devra un superbe bilan à la tête de cette prestigieuse maison.</p>
<p>On retrouve avec plaisir 7 productions cette saison (contre 6 pour la précédente, ce qui permit de rétablir les comptes).</p>
<p>La saison s’ouvre, comme chaque année, avec un opéra contemporain. Il s’agit cette année de la reprise du premier opéra de Benoît Mernier <em>Frühlings Erwarchen</em> créé avec succès en 2007 à La Monnaie. La distribution des principaux rôles est renouvelée (chose rare pour un opéra contemporain !) et on aura le plaisir de retrouver à la baguette l’excellent Daniel Klajner. </p>
<p>Deux opéras de Verdi permettent de retrouver le maître italien absent de l’<em>Opéra du Rhin</em> en 2007-2008. Une reprise, <em>Falstaff </em>dont Vincent Deloge a vanté les mérites ici-même et une nouvelle production d&rsquo;<em>Un Ballo in Maschera</em> dont la mise en scène de Philippe Arlaud s’annonce politique et ancrée dans le monde contemporain. Le Riccardo du très beau Massimiliano Pisapia donnera la réplique à l’Amelia de Barbara Haveman. Entre eux, le Renato de Carlos Almaguer. </p>
<p>Autre reprise, celle des <em>Nozze di Figaro</em> dans la superbe production de l’Opéra de Genève mise en scène par Nicholas Hytner. Une somptueuse distribution rassemblant Ludovic Tézier, Nuccia Focile, Sophie Karthäuser, David Bizic et Valentina Kutzarova promet des merveilles. Des merveilles, on en aura sans doute avec la suite du prodigieux <em>Ring</em> de David McVicar dont nous avons loué l’excellence ici et là et dont le Siegfried de Lance Ryan a déjà été remarqué à Karlsruhe.</p>
<p>Changement d’ambiance avec la <em>Jephta</em> de Haendel qui verra dans la fosse le splendide <em>Freiburger Barockorchester</em> dirigé par Ivor Bolton et Jean-Marie Villégier à la mise en scène (avec Jonathan Duverger) et où la distribution ne rassemble rien de moins que Topi Lehtipuu, Ann Hallenberg, Carolyn Sampson et Christophe Dumaux !</p>
<p>Une autre production fort attendue sera sans aucun doute le <em>Werther</em> que dirigera Michel Plasson avec le Werther attendu de Paul Groves et la Charlotte de Béatrice Uria-Monzon. </p>
<p>Du côté des récitals, beaucoup de sopranos en revanche, et pas des moindres puisque Strasbourg aura la joie d’accueillir Nina Stemme dans un récital rassemblant Grieg, Wagner, Sibelius et Rachmaninov. Sophie Karthäuser se joindra à Stephan Loges pour le rare <em>Spanisches Liederbuch</em> d’Hugo Wolf tandis que Patricia Petibon chantera Copland, Satie et Hahn. Karine Deshayes et Stéphane Degout exécuteront mélodies et duos de Duparc, Poulenc, Ravel et Mozart. Enfin, Marie-Nicole Lemieux retrouvera la scène strasbourgeoise où elle a déjà brillé pour deux cycles schumanniens : <em>Frauenliebe und leben</em> et le <em>Liederkreis</em>. </p>
<p>Notons encore la nouveau départ de la cellule de formation de jeunes chanteurs : les <em>Jeunes Voix du Rhin</em> deviennent L’Opéra Studio et se produiront dans un spectacle rassemblant des extraits d’opéras mis en scène (par Philippe Arlaud) et des concerts spectacles, notamment l’un pour le Jeune Public, les Petites Noces, des Nozze di Figaro pour petits !</p>
<p><strong>[P-EL]</strong></p>
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		<title>5 questions à Isabelle Philippe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/5-questions-a-isabelle-philippe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Deloge]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 14:04:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est à Compiègne que vous avez connu vos premiers succès. Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec Pierre Jourdan et des collaborations qui ont suivi ? Pierre Jourdan écoutait régulièrement des chanteurs et, ayant reçu ma demande d&#8217;audition, il m&#8217;a contactée&#8230; environ un an après ! Je lui ai chanté la grande scène d&#8217;Ophélie dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>C&rsquo;est à Compiègne que vous avez connu vos premiers succès. Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec Pierre Jourdan et des collaborations qui ont suivi ?</strong></p>
<p>			Pierre Jourdan écoutait régulièrement des chanteurs et, ayant reçu ma demande d&rsquo;audition, il m&rsquo;a contactée&#8230; environ un an après ! Je lui ai chanté la grande scène d&rsquo;Ophélie dans <em>Hamlet </em>d&rsquo;Ambroise Thomas. Il a été immédiatement enthousiasmé par ma voix et mon interprétation. Il a encore écouté le deuxième air de la Reine de la Nuit pour le plaisir. A la fin de l&rsquo;audition, il m&rsquo;a tout de suite parlé de <em>Dinorah</em> qu&rsquo;il avait en projet depuis longtemps, mais pour lequel il n&rsquo;avait pas entendu la voix qu&rsquo;il souhaitait. Et là, il lui semblait évident que ma voix était celle qu&rsquo;il cherchait : il m&rsquo;a alors proposé un récital d&rsquo;airs d&rsquo;opéras français, dans lequel je devais absolument interpréter le grand air de <em>Dinorah</em>. C&rsquo;était une proposition de travail en même temps qu&rsquo;un test : le récital, proposé par moi, revu et corrigé par Pierre, durait près de 2 heures ! Il a eu beaucoup de succès et Pierre était satisfait de la première « mouture » livrée de <em>Dinorah</em>. A l&rsquo;issue du récital, il m&rsquo;a confirmé mon engagement pour Dinorah la saison d&rsquo;après et nous avons commencé les séances de pré-lecture avec l&rsquo;ensemble de l&rsquo;équipe retenue pour l&rsquo;oeuvre.</p>
<p>			Après cette première collaboration et le succès remporté dans la presse et les médias, Pierre m&rsquo;a proposé d&rsquo;autres rôles magnifiques : <em>Haydée</em> de Auber, Isabeau de Bavière dans le <em>Charles VI</em> de Halévy, Marianne dans <em>les Caprices de Marianne</em> de Sauguet, Zerline dans le <em>Fra Diavolo</em> de Auber. Il y avait quelque chose d&rsquo;excitant à participer à la re-création d&rsquo;oeuvres oubliées, qui nécessitaient un investissement peut-être encore plus grand que pour une oeuvre du répertoire, afin de convaincre un auditoire sans références de l&rsquo;oeuvre montée. Peut-être aussi la sensation d&rsquo;être plus libre quant à l&rsquo;interprétation, les cadences à improviser selon la mode de l&rsquo;époque, etc.</p>
<p><strong>Après vous être illustrée dans un répertoire de soprano léger colorature, vous avez abordé Violetta et les trois rôles féminins des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em>. Comment définissez-vous votre voix aujourd&rsquo;hui ?</strong></p>
<p>			Ma voix a pris une couleur plus lyrique mais je n&rsquo;abandonne pas mes suraigus ! Je pense que j&rsquo;évolue vers un Lyrique Colorature, mais finalement qui était déjà bien dessiné dans le répertoire compiégnois, nécessitant un medium bien coloré en plus des aigus/suraigus faciles. Plus d&rsquo;un avait entendu, lors de mes prestations à Compiègne, une future Lucia ou les 3 rôles des Contes d&rsquo;Hoffmann.</p>
<p>			C&rsquo;est <em>Traviata </em>qui a été mon premier vrai rôle lyrique colorature et qui m&rsquo;a fait progresser dans plusieurs domaines :<br />
			&#8211; impossible de chanter ce rôle d&rsquo;endurance sans une maîtrise continuelle de son souffle !<br />
			&#8211; style et langue qui conduisent à plus de souplesse et de rondeur pour la voix.<br />
			&#8211; recherche de plus de chaleur dans le médium.<br />
			&#8211; dramatiquement, impossible de jouer ce personnage à moitié ! Il faut s&rsquo;y investir totalement !<br />
			Au total de ce « pari » pour moi, j&rsquo;en suis à ma quatrième production de <em>Traviata</em> ! C&rsquo;est le rôle que j&rsquo;ai le plus chanté !</p>
<p>			Avoir chanté <em>Traviata</em> ouvre naturellement les portes sur d&rsquo;autres rôles jugés de même envergure. C&rsquo;est ainsi que les 3 rôles des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em> m&rsquo;ont été proposés. Là l&rsquo;écriture vocale des trois est vraiment très différente d&rsquo;un rôle à l&rsquo;autre, mais la caractérisation vocale naît de la construction dramatique et amène à trouver les couleurs justes.<br />
			Je rechanterai ces trois rôles dans une autre production à Saint Céré cet été et en tournée l&rsquo;année prochaine. On m&rsquo;a aussi proposé <em>Thaïs</em>, que je chanterai à Metz en avril prochain.</p>
<p><strong>Vous avez suivi la classe baroque de William Christie mais fréquentez paradoxalement assez peu ce répertoire. Quelles sont justement aujourd&rsquo;hui vos orientations en matière de répertoire ? Votre fréquentation assidue du répertoire français est-elle l&rsquo;effet d&rsquo;un choix personnel ou d&rsquo;opportunités ?</strong></p>
<p>			Ma rencontre avec le baroque n&rsquo;a effectivement pas été une révélation. Juste une meilleure conscience d&rsquo;un style et d&rsquo;une époque dont je ne soupçonnais pas la complexité ! Je me suis inscrite dans cette classe par curiosité, mais je ne me suis pas sentie dans mon élément au niveau expressif. Je ferais néanmoins tout mon possible pour entrer dans cette esthétique et réussir à m&rsquo;y exprimer selon ma sensibilité si je devais y défendre un rôle, mais cela serait sûrement le résultat d&rsquo;un long mûrissement et avec l&rsquo;aide de musiciens bienveillants!</p>
<p>			« Choix du répertoire », « plan de carrière » : voilà des expressions dont on nous parle dans les écoles. Et puis arrive une proposition à laquelle on n&rsquo;avait pas pensé, pour laquelle on n&rsquo;était pas préparé : on a juste le choix de dire oui ou non ! C&rsquo;est ainsi que je travaillais les Olympia, Zerbinette et Blondchen qu&rsquo;on m&rsquo;avait conseillé de préparer, et pourtant les premiers rôles qui m&rsquo;ont été proposé furent Leila et Gilda&#8230; Visiblement les gens qui nous écoutent n&rsquo;ont ni les mêmes oreilles ni les mêmes goûts en matière de choix vocal !</p>
<p>			Je souhaite ardemment continuer à défendre le répertoire français parce que je l&rsquo;aime et que je le trouve digne d&rsquo;intérêt (après sélection bien sûr) et parce que, malgré tous les efforts et la bonne volonté du monde pour bien prononcer une langue, rien ne peut remplacer tout ce que véhicule malgré nous notre langue maternelle, avec toutes les émotions, les sous-textes, les différents degrés qu&rsquo;elle contient dans notre inconscience même. Bien obligée d&rsquo;admettre cependant que ce n&rsquo;est pas une langue facile à chanter avec toutes ces nasales qui nous empoisonnent la ligne de chant !</p>
<p>			De façon plus générale en matière de répertoire, je reste attirée par Mozart, Gluck, tout le 19e siècle tant italien que français, Strauss, Poulenc, Sauguet, Ravel, Debussy. A petite dose le répertoire contemporain à condition qu&rsquo;il reste vocal, car en contrepartie de l&rsquo;énorme travail d&rsquo;intonations et de mémoire qu&rsquo;il requiert, on y retrouve une certaine liberté de création, parfois le contact, la discussion avec le compositeur.</p>
<p><strong>La province vous plébiscite, et de fervents lyricophiles se déplacent pour chacune de vos prises de rôles, mais avez-vous enfin des projets sur les premières scènes nationales ? </strong></p>
<p>			Je suis en contact avec le Capitole pour lequel j&rsquo;ai failli faire un remplacement dans <em>la Chauve-souris</em>, puis qui m&rsquo;a proposé un rôle dans un ouvrage contemporain mais je n&rsquo;étais pas libre. Je suis actuellement retenue pour un projet à l&rsquo;Opéra Comique et à Liège, mais en concurrence avec une artiste connue de façon internationale&#8230; Le problème de ce métier est qu&rsquo;il dépend essentiellement de rencontres : encore faut-il qu&rsquo;elles aient lieu, et au bon moment&#8230; Les conditions suivantes doivent être réunies simultanément : obtenir une audition, correspondre à un rôle à pourvoir, avoir le physique et la voix attendus ou imaginés par le directeur de théâtre. Je viens d&rsquo;entrer dans une nouvelle agence, mon ex-agent ayant arrêté son activité. Peut-être un « nouveau carnet d&rsquo;adresses » et le dynamisme partagé à l&rsquo;occasion de cette nouvelle collaboration me permettront de nouer de nouveaux contacts et d&rsquo;accéder à de nouvelles scènes!</p>
<p><strong>Quelles sont vos prochaines prises de rôle , et surtout quel est le rôle que vous souhaitez que l&rsquo;on vous propose ?</strong></p>
<p>			Mes prochaines prises de rôle seront <em>Thaïs</em> à Metz (les 4, 6 et 8 avril 2008), probablement Suzanne des <em>Noces</em> à Compiègne (à la rentrée 2008), ainsi que Sophie du <em>Chevalier à la Rose</em> à Limoges, en version de concert (le 5 décembre 2008).</p>
<p>			J&rsquo;attends Lucia !!! Et j&rsquo;espère que cette prise de rôle se fera avec un chef qui aime vraiment cette musique et avec un metteur en scène qui sera un vrai directeur d&rsquo;acteur afin de m&rsquo;aider à me surpasser dans un personnage qui demande une grande créativité et disponibilité dramatique. J&rsquo;espère aussi une incursion chez Puccini, Liù par exemple, et puis j&rsquo;attends toujours d&rsquo;autres surprises, des oeuvres disparues à redécouvrir!</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Propos recueillis par Vincent DELOGE</strong></p>
<p>			Violetta dans <em>La Traviata</em><br />
			mise en scène par Oliver Desbordes<br />
			à Saint Céré<br />
			(Andrea Giovannini Alfredo)<br />
			© Nelly Blaya/Festival de Saint-Céré</p>
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		<title>Chénier maudit à Nancy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/chenier-maudit-a-nancy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Deloge]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 16:26:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle production d’Andrea Chénier, qui sera présentée à l’Opéra National de Lorraine à partir du 7 mars, a connu bien des soucis en terme de distribution, comme l’a révélé le quotidien régional l’Est Républicain. Il y eut tout d’abord le décès, deux semaines avant le début des répétitions, de Sergei Larin, qui devait effectuer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          La nouvelle production d’Andrea Chénier, qui sera présentée à l’Opéra National de Lorraine à partir du 7 mars, a connu bien des soucis en terme de distribution, comme l’a révélé le quotidien régional l’Est Républicain. Il y eut tout d’abord le décès, deux semaines avant le début des répétitions, de Sergei Larin, qui devait effectuer son retour en France dans le rôle titre. Carlo Scibelli lui succèdera. Le premier jour de répétition, Franck Ferrari, attendu pour chanter Carlo Gérard, était absent. Renseignements pris, il s’était cassé le pied. Piero Guarnera le remplacera. Gergana Geleva, interprète de Maddalena di Coigny était présente heureusement. Mais, surprise, la voix de l’artiste, engagée pour ce rôle il y a deux ans, s’était évanouie sous la fatigue d’une récente maternité. Par chance, Martina Serafin, qui avait enchanté le public nancéien en Maréchale il y a trois ans et mène une brillante carrière internationale, était disponible et prendra le relais. Souhaitons que la malédiction s’achève et que cette production ambitieuse soit un succès. <strong>[VD]</strong></p>
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		<title>5 questions à Laurence Heym</title>
		<link>https://www.forumopera.com/5-questions-a-laurence-heym/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Deloge]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2006 18:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Laurence Heym, vous avez eu la satisfaction de participer, en tant qu’ingénieur du son et de directrice artistique, à quelques fleurons du catalogue Opus 111. Quel a été l’élément décisif dans votre décision de fonder votre propre label : la recherche d’indépendance ? la conviction qu’il existait des artistes et/ou des pans de répertoire encore &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/5-questions-a-laurence-heym/"> <span class="screen-reader-text">5 questions à Laurence Heym</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>Laurence Heym, vous avez eu la satisfaction de participer, en tant qu’ingénieur du son et de directrice artistique, à quelques fleurons du catalogue Opus 111. Quel a été l’élément décisif dans votre décision de fonder votre propre label : la recherche d’indépendance ? la conviction qu’il existait des artistes et/ou des pans de répertoire encore pas ou mal servis ? l’envie de faire émerger de nouveaux talents ?</strong></p>
<p>			Un peu tout ça, mais avant tout, la volonté d’indépendance. Pouvoir réaliser et assumer mes propres choix est devenu de plus en plus important au fil du temps. Je fonctionne beaucoup au feeling et à l’enthousiasme avec les artistes. Lorsque j’ai un coup de cœur, j’aime aller jusqu’au bout. Si c’est pour un jeune talent, j’ai en plus la satisfaction de lui donner un coup de pouce malgré les faibles moyens du label, que j’ai créé avec Pauline DAUPHIN.</p>
<p><strong>Vous annoncez vouloir réserver au répertoire vocal une place de choix dans votre catalogue. Au moment où les majors se replient sur des produits standardisés avec une communication souvent très racoleuse, quelle est votre appréciation sur le marché du disque lyrique aujourd’hui ? Y a-t-il encore une place pour des projets originaux ?</strong></p>
<p>			Nous pensons que oui, sinon on ne le ferait pas ! Le lyrique offre tellement de possibilités et il y a toujours des choses à découvrir ou à redécouvrir. On voit encore aujourd’hui un véritable attrait du public pour la musique vocale. L’important est de lui proposer des choses originales ou alors de profiter d’un répertoire plus connu pour lancer de nouvelles voix, par exemple. Le projet avec Joyce DiDonato est un bel exemple d’originalité et nous en avons bien d’autres en tête !</p>
<p><strong>Vous avez fait paraître le premier récital de Joyce di Donato, une artiste admirable et très appréciée du public français pour ses prestations rossiniennes et mozartiennes. Comment vos chemins se sont-ils croisés ?</strong></p>
<p>			Nous nous sommes rencontrées très simplement, sur un enregistrement avec Alan Curtis. Nous avons tout de suite été sur la même longueur d’ondes et avons décidé de réaliser des projets ensemble. Comme elle excelle dans des répertoires très divers, nous avons opté pour celui-ci en premier mais elle nous réserve encore bien des surprises…</p>
<p><strong>Le répertoire choisi est aussi original que courageux et la mezzo le défend dans un remarquable texte de présentation. Quelle a été la genèse de ce programme et à qui doit-on en attribuer la maternité ?</strong></p>
<p>			La maternité en revient à Joyce. Je ne connaissais pas l’œuvre de Jake Heggie. La première idée était d’enregistrer les poèmes d’Emily Dickinson mis en musique par Aaron Copland. Nous avons ensuite construit le programme autour. Les propositions de Joyce étaient tellement enthousiasmantes qu’il aurait été difficile de les refuser. Je pense qu’il est toujours beaucoup plus prolifique de laisser les artistes exprimer leurs désirs qu’ils soient ou non à l’origine du projet, l’investissement personnel s’en trouve décuplé.</p>
<p><strong>Votre première parution était un programme consacré à Saint-Saëns, musicien honteusement négligé si l’on excepte <em>le Carnaval des animaux</em> et <em>Samson et Dalila</em>. Le répertoire français du tournant du XIXe au XXe siècle, qui comporte tant de trésors enfouis, fait-il partie de ceux que vous souhaitez défendre ?</strong></p>
<p>			Oui, nous essaierons d’en faire le plus possible mais nous sommes un peu limités malheureusement, comme tout label qui débute, par l’aspect financier, car il y a souvent beaucoup de droits à payer sur ces répertoires, ce qui augmente considérablement le coût des productions.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong></p>
<p>			Nous aimons énormément cette période en musique française pour les sonorités, les orchestrations. On y trouve aussi beaucoup de musique argumentée, j’ai un faible pour ce genre. Mais il y a aussi d’autres origines qui nous intéressent à cette période comme la musique Russe, entre autre.</p>
<p>			 <br />
			<strong>Propos recueillis par Vincent Deloge</strong><br />
			<br />
			Voir aussi <a href="http://www.eloquentia.fr/">le site du label Eloquentia</a><br />
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			Pauline Dauphin et Laurence Heym</p>
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