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Revue de presse : au Met, Lise Davidsen divise en Lady Macbeth

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Brève
30 septembre 2026

Le 22 septembre, Lise Davidsen abordait pour la première fois sur scène Lady Macbeth, dans la nouvelle production de Louisa Proske ouvrant la saison du Metropolitan Opera. Les comptes rendus de cette soirée dessinent une réception particulièrement contrastée : l’autorité dramatique, l’agilité et l’équilibre des registres de la soprano font l’objet d’appréciations parfois diamétralement opposées. bachtrack.com

Le contraste le plus frappant sépare Francisco Salazar, dans OperaWire, de Rick Perdian, dans New York Classical Review, tous deux publiés le 23 septembre. Le premier trouve Davidsen « passive de bout en bout », dénonce une colorature « constamment brouillée » et relève un registre de poitrine insuffisant, un médium souvent couvert et une incarnation peu définie. Le second entend au contraire « ce qu’elle a fait de mieux au Met », saluant les couleurs du médium, la construction du personnage et l’agilité du brindisi. operawire.com

D’autres critiques distinguent plus nettement réussite vocale et accomplissement théâtral. Dans TheaterMania, le 23 septembre, Zachary Stewart affirme que « son chant est d’une perfection exemplaire ». Il admire les vocalises de l’entrée, la puissance sombre de La luce langue et l’agilité du brindisi. Pourtant, la volonté irrésistible du personnage lui échappe : il trouve l’expression hésitante et l’autorité scénique encore incomplète. Susan Stempleski, dans Bachtrack le 25 septembre, entend également une chanteuse « en pleine possession de ses moyens vocaux », tout en jugeant la prise de rôle quelque peu décevante. Les premières scènes lui paraissent insuffisamment puissantes et dramatiquement hésitantes ; le somnambulisme constitue en revanche le sommet de la prestation. www.theatermania.com

Dans Classical Voice North America, le même jour, Susan Brodie estime le rôle « pas encore idéalement adapté à sa voix et à son tempérament ». Elle admire néanmoins la puissance des aigus et les pianissimi du somnambulisme. Christopher Corwin, dans Parterre Box le 23 septembre, relève lui aussi une voix trop concentrée dans l’aigu, trop légère dans le grave, ainsi qu’un italien insuffisamment incisif. Mais il reconnaît une manipulation plus discrète du mari et plusieurs moments saisissants, associant « une puissance saisissante et des nuances inventives ». classicalvoiceamerica.org

La froideur du personnage devient même, chez certains, une réussite. Richard Sasanow écrit dans BroadwayWorld, le 23 septembre, que « de l’eau glacée coule dans ses veines ». Il apprécie cette maîtrise implacable : lorsque Macbeth vacille, sa femme demeure calme et relance leurs projets meurtriers. La distance conjugale participe ainsi, à ses yeux, à la cohérence d’un couple uni par l’ambition. Heidi Waleson, dans le Wall Street Journal du 24 septembre, découvre pour sa part une Lady Macbeth aux multiples facettes, dont la résolution se défait progressivement dans le somnambulisme, « ne laissant qu’un soupir plaintif ». www.broadwayworld.com

La presse britannique apporte deux nuances supplémentaires. Le Times, le 23 septembre, relève la faiblesse relative du grave, mais apprécie « une incarnation pleinement réfléchie ». Le Financial Times, le même jour, trouve Davidsen saisissante à pleine puissance, moins convaincante dans les passages doux et graves. Sa Lady lui paraît « plus triste et impérieuse que venimeuse ». www.thetimes.com

L’orchestre suscite des désaccords tout aussi précis. Salazar reproche à Yannick Nézet-Séguin de couvrir les chanteurs et de ralentir excessivement le discours ; Perdian admire l’équilibre et les nuances permettant aux solistes de presque murmurer. Brodie affirme également que l’orchestre ne couvre jamais les voix, tandis que Stewart rapporte l’expérience inverse. operawire.com

Quinn Kelsey bénéficie d’une convergence beaucoup plus nette sur la qualité du chant : Salazar estime qu’il porte la soirée, Perdian confirme son rang parmi les grands barytons verdiens et Corwin admire autant sa puissance que sa vulnérabilité. La retransmission au cinéma du 17 octobre permettra aux spectateurs de découvrir ce couple Macbeth et d’apprécier son évolution depuis la première. operawire.com

Les citations sont traduites de l’anglais.

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