Après avoir connu des heures glorieuses, notament dans les années 1950, quand il exhumait des œuvres comme l’Armida de Rossini avec Maria Callas, le Mai musical florentin avait un peu perdu de son lustre au cours des dernières décennies. C’est en train de changer, notamment depuis la construction d’un théâtre inauguré en 2011, qui offre tout le confort moderne. Pour son édition 2019, du 2 mai au 26 juin, le Maggio Musicale s’apprête à balayer toute l’histoire de l’art lyrique, depuis les fameux intermèdes de La Pellegrina, spectacle représenté en 1589 au Palais Pitti et qui retrouvera son lieu d’origine, jusqu’à une création contemporaine, un opéra commandé au compositeur Vittorio Montalti (né en 1984) d’après Les Lois fondamentales de la stupidité humaine, le best-seller de Carlo Cipolla. On pourra aussi y voir des Noces de Figaro, premier volet d’une trilogie « Mozart au féminin » confiée à trois metteuses en scène différentes, la trop rare Straniera de Bellini, et le Lear de Reimann, dans la production de Calixto Bieito créée à Paris. Lors de la conférence de presse donnée à l’Institut culturel italien de Paris, le surintendant Christiano Chiarot a même évoqué des projets à plus long terme : pour la saison 2019-20, on retiendra notamment la résurrection scénique de Fernand Cortez de Spontini, dans la version originale créée à Paris en 1809, ou Risurrezione de Franco Alfano, avec la soprano française Anne-Sophie Duprels, et pour le Mai musical 2020, une Lakmé avec Jessica Pratt dans le rôle-titre, ou la création de Jeanne Dark, opéra de Fabio Vacchi d’après La Pucelle d’Orléans, poème héroï-comique de Voltaire.
Vers une Renaissance du Mai musical florentin
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Brève
7 mars 2019
Vers une Renaissance du Mai musical florentin
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