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	<title>Antonia BEMBO - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Antonia BEMBO - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>BEMBO, L’Ercole amante</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bembo-lercole-amante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet Ercole Amante offre une rare plongée dans une œuvre lyrique baroque composée par une femme, dans un contexte où ce genre était bien évidemment essentiellement masculin. Née à Venise vers 1640, Antonia Bembo bénéficie d’une solide éducation musicale, notamment auprès de Francesco Cavalli. Son mariage avec un noble vénitien tournant au drame (violences conjugales &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="166" data-end="1657">Cet <em data-start="170" data-end="185">Ercole Amante</em> offre une rare plongée dans une œuvre lyrique baroque composée par une femme, dans un contexte où ce genre était bien évidemment essentiellement masculin. Née à Venise vers 1640, Antonia Bembo bénéficie d’une solide éducation musicale, notamment auprès de Francesco Cavalli. Son mariage avec un noble vénitien tournant au drame (violences conjugales répétées et dépenses inconsidérées), après une tentative de divorce infructueuse en 1672, elle décide de quitter Venise. C’est en accompagnant la délégation du nouvel ambassadeur vénitien en France qu’elle arrive à la cour de Louis XIV. Impressionnée par ses talents, la couronne lui accorde une pension ainsi qu’un logement dans un couvent parisien où elle vivra recluse, consacrant ses dernières années à la composition jusqu’à sa mort vers 1720. Le livret de Francesco Buti, écrit en 1662 pour Cavalli, à l&rsquo;occasion du mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse, s’inspire librement des exploits d’Hercule, mêlant passions amoureuses et intrigues divines dans une structure en cinq actes. L’action suit Hercule qui cherche à conquérir Iole, promise à Licco, tandis que Déjanire, épouse légitime d’Hercule, voit avec inquiétude les tensions grandir autour de cet amour naissant. L’œuvre déploie ainsi des scènes mêlant tendresse, jalousie et conflits divins, offrant un terrain idéal pour une musique expressive et nuancée.</p>
<p data-start="1659" data-end="2477">C’est à la Bibliothèque nationale de France que le <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10511129x/f6.item" target="_blank" rel="noopener">manuscrit</a> (sur lequel ne figurent que quelques lignes et le continuo) de cet <em data-start="1056" data-end="1071">Ercole Amante</em> a été conservé. Composée en 1707, soit au moment où Haendel écrivait déjà de flamboyants opéras pour l&rsquo;Italie, l&rsquo;œuvre de Bembo adopte une écriture plus retenue, proche de l’esthétique monteverdienne. L’écriture favorise ainsi la fluidité du récit et la clarté du texte, avec des récitatifs expressifs et des airs courts. La musique déploie une atmosphère intime, soutenue par des chœurs élégants, comme celui de la fin de l’acte II. L’orchestration réalisée par <strong>Guillem Borràs Garriga</strong> privilégie une formation de chambre où flûtes, hautbois et cordes dialoguent en délicatesse avec un continuo, accentuant la transparence de la texture plutôt que la démesure orchestrale.</p>
<p data-start="2479" data-end="3620">La distribution réunit des voix homogènes et bien adaptées à ce répertoire délicat. <strong data-start="2563" data-end="2580">Yannick Debus</strong> campe un Ercole à la voix à la fois affirmée et nuancée, particulièrement remarquable dans « Come si beffa Amor del poter mio »&nbsp;(Acte I), où sa ligne vocale révèle une belle finesse expressive. <strong data-start="2794" data-end="2813">Alena Dantcheva</strong>, en Dejanira, séduit par la douceur de son timbre, même si certains passages gagneraient à davantage d’intensité dramatique. Son duo déchirant avec son fils Hyllo (<strong data-start="2978" data-end="2994">David Tricou</strong>) à l’acte III, scène 9, constitue un moment fort, porté par la clarté et la souplesse du ténor. <strong data-start="3091" data-end="3107">Anita Rosati</strong> incarne une Iole d’une belle fraîcheur, tandis que <strong data-start="3159" data-end="3182">Flore Van Meerssche</strong> impose en Giunone une présence vibrante et bien maîtrisée. <strong data-start="3242" data-end="3269">Chelsea Marilyn Zurflüh</strong> propose une Vénus sensuelle et pleine de séduction. L’étonnant contre-ténor <strong data-start="3346" data-end="3362">Arnaud Gluck</strong> se distingue tout particulièrement en Paggio, conjuguant précision et émotion. Enfin, <strong data-start="3439" data-end="3466">Andrés Montilla-Acurero</strong> (Licco) et <strong data-start="3478" data-end="3493">Hans Porten</strong> (Nettuno, Eutyro, Mercurio) complètent cette distribution avec engagement, assurant une belle cohérence d’ensemble.</p>
<p data-start="3622" data-end="4062">Sous la direction de <strong data-start="3643" data-end="3659">Jörg Halubek</strong>, l’ensemble <strong data-start="3672" data-end="3692">Il Gusto Barocco</strong> explore cette partition avec un appétit jamais mis en défaut. Le riche continuo (clavecin, orgue, harpe, luth) est particulièrement expressif et vivant, tandis que l’équilibre entre bois et cordes met en lumière les lignes mélodiques délicates. L’effectif de chambre choisi renforce l’intimité de la musique, même si cela limite parfois la puissance dans les scènes plus dramatiques.</p>
<p data-start="4064" data-end="4556">Cette production est le prolongement d&rsquo;un spectacle <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/" target="_blank" rel="noopener">donné à Stuttgart</a> en 2023 par la même équipe. L’intérêt pour l&rsquo;œuvre n&rsquo;est en tout cas pas prêt de se tarir : <em>L&rsquo;Ercole amante</em> version Bembo sera en effet repris rien moins qu’à l’Opéra Bastille en 2026, avec une distribution séduisante et probablement des effectifs instrumentaux plus étoffés. En attendant, ce CD constitue une excellente porte d’entrée.</p>
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		<title>Dolce concento  &#8211; Les Italiens à Paris sous Louis XIV</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dolce-concento-les-italiens-a-paris-sous-louis-xiv/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rouvière]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le concept est intelligent et ambitieux, le répertoire peu exploré, les musiciens excellents : cela suffit-il à réussir un album ? Pas sûr. Le choix de pièces très brèves (25 en tout), dont beaucoup frisent à peine les deux minutes, dépite davantage l’amateur de disques que le spectateur : les nombreuses « respirations », assurées &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: revert;">Le concept est intelligent et ambitieux, le répertoire peu exploré, les musiciens excellents : cela suffit-il à réussir un album ? Pas sûr. Le choix de pièces très brèves (25 en tout), dont beaucoup frisent à peine les deux minutes, dépite davantage l’amateur de disques que le spectateur : les nombreuses « respirations », assurées par des danses guère inoubliables, impatientent plutôt qu’elles ne délassent. D’autant qu’on n’y entend ici que des cordes – et que lorsque des percussions y interviennent brièvement, elles apparaissent mal dosées, superfétatoires (tonitruant tambourin). </span></p>
<p style="font-weight: 400;">Pourtant, on l’a dit, les interprètes et la (double) direction sont remarquables : cela s’entend dans les ouvertures d’opéra, aux attaques franches, à la respiration large, au contrepoint ferme et aéré : en dépit du petit effectif, celle (déjà connue) de Lully pour le <em>Xerse</em> de Cavalli ou, mieux, celle de la <em>Coronis</em> de l’illustre inconnu Theobaldo di Gatti (c. 1650-1727) affichent une grandeur certaine. Et, de façon générale, on applaudit au sens dramatique des instrumentistes, au caractère éminemment théâtral de leur jeu, sensible dans les extraits d’ouvrages lyriques : puissances des accords, arpèges et fusées du monologue « Où vais-Je ? Qu’ai-je fait ? » (<em>Scylla</em>, de Gatti), intensité « purcellienne » de <em>Nicandro e Fileno</em> (Lorenzani), caractère mystérieux et planant du prélude pour Diane (<em>Méléagre</em> de Stuck). Enfin, on apprécie la finesse des enchainements et le goût des contrastes qui, par exemple, fait succéder à la harpe et à la viole langoureuses de <strong>Caroline Lieby</strong> et <strong>Noémie Lenhof</strong> (« Pur ti connobi » de Stuck) le violon extraverti de <strong>Josef Zak</strong> (« S’armi pure invitta e fiera », air da capo de Giovanni Antonio Guido).</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais qui trop embrasse mal étreint : tous ces mini-joyaux passent trop vite pour que l’on puisse vraiment s’immerger dans un climat, identifier un style. Divisé en trois « actes », le corpus apparaît en outre déséquilibré : les deux premiers actes, voués à Lully, Cavalli, Lorenzani et Bembo (représentée par un air de cour) peinent à passionner, tandis que le troisième se voit phagocyté par les personnalités de Campra et de Stuck – plus typiques de la Régence que du siècle de Louis XIV et dont seul le second, d’origine allemande, était né en Italie.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il faut enfin dire un mot de la soprano soliste, <strong>Marie Théoleyre</strong>, dont la voix lumineuse et sensuelle séduit d’abord (dans un air d’Amastre extrait de <em>Xerse</em>, plus épanoui que chez Judith Nelson), avant de paraître trop souvent plafonner dans les dernières sections. Cruelle devient la comparaison avec la pathétique Jennifer Smith dans le sublime lamento « Pleurez, mes tristes yeux » de Stuck (<em>Héraclite et Démocrite</em>) – seule plage à outrepasser les six minutes –, en dépit d’un accompagnement d’une belle élasticité. Le chant est-il trop surveillé, les extrêmes pas assez « ouverts », le sostenuto pas assez nourri, la palette dynamique trop réduite ? Il est possible que le studio inhibe la chanteuse. Qui, heureusement, se lâche <em>in fine</em> à l’occasion d’une parodie anonyme d’<em>Atys</em> : « si Baptiste (Lully) me voit tout nu, c’est fait de mon derrière », décoche-t-elle d’une voix de poitrine tout de suite plus expressive.</p>
<p style="font-weight: 400;">Entre carte de visite et projet conceptuel, les artistes n’ont donc pas su ni voulu choisir ; on n’en gardera pas moins sur eux une oreille : ils promettent de beaux lendemains.</p>
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		<title>BEMBO, L&#8217;Ercole Amante &#8211; Stuttgart</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis trois ans, L&#8217;ensemble Il Gusto Barocco propose un printemps baroque à Stuttgart avec des programmes qui font la part belle aux découvertes ainsi qu&#8217;aux femmes compositrices. Preuve en est cet Ercole Amante écrit en 1707 par Antonia Bembo qui n&#8217;avait jamais été donné à la scène.Bordelais et Parisiens ont pu découvrir en 2019 la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trois ans, L&rsquo;ensemble <strong>Il Gusto Barocco</strong> propose un printemps baroque à Stuttgart avec des programmes qui font la part belle aux découvertes ainsi qu&rsquo;aux femmes compositrices. Preuve en est cet <em>Ercole Amante</em> écrit en 1707 par Antonia Bembo qui n&rsquo;avait jamais été donné à la scène.<br>Bordelais et Parisiens ont pu découvrir en 2019 la version de Francesco Cavalli proposée par Raphaël Pichon, Valérie Lesort et Christian Hecq. C&rsquo;est l&rsquo;abbé Francesco Buti qui en avait commis le livret en 1662 à la demande du Cardinal Mazarin à l&rsquo;occasion du mariage de Louis XIV et Marie Thérèse d&rsquo;Autriche.<br>«&nbsp;Variante fort éloignée de l’Hercule furieux d’Euripide, l’Hercule gaulois était une invention de la Renaissance française : un ancêtre que caractérisaient l’éloquence et la volonté d’atteindre la perfection à travers les épreuves, un demi-dieu que Ronsard avait même comparé à Jésus dans son Hercule chrétien » soulignait alors le programme de salle de l&rsquo;Opéra-Comique.</p>
<p>Antonia Bembo, élève de Cavalli, reprend ce texte quarante cinq ans plus tard. Originaire d&rsquo;une famille aisée de Vénétie, la musicienne a reçu une éducation raffinée et épousé un aristocrate qu&rsquo;elle fuit pour se réfugier en France. Chanteuse, pensionnée par Louis XIV, elle lui dédie l&rsquo;essentiel de ses œuvres –&nbsp;motets, cantate ainsi que cet unique opéra .</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une œuvre de la maturité – l&rsquo;artiste est née dans les années 1640 – dont le style combine les apports italiens et français autour d&rsquo;une poésie maniériste à l’intrigue quelque peu embrouillée, avec siège magique et tunique empoisonnée. La ligne musicale en est assez flatteuse, parfois aussi déroutante qu&rsquo;audacieuse. Il est forcement émouvant d&rsquo;entendre une œuvre résonner pour la toute première fois plus de trois cent ans après sa composition ; l&rsquo;Ensemble vient d&rsquo;ailleurs d&rsquo;en achever l&rsquo;enregistrement, à paraitre, la sortant définitivement du silence.</p>
<p>Cette première version concertante aurait sans doute gagné à plus d&rsquo;interactions scéniques entre les protagonistes et à quelques coupes supplémentaires, car, si les deux premiers actes en sont assez enlevés, les deux heures trente de musique comportent finalement peu de grandes arias et une place très importante laissée aux récitatifs, en raison de la complexité de l&rsquo;intrigue. Ceci dit, ces derniers s&rsquo;intercalent entre les airs avec beaucoup de fluidité, une même scène pouvant basculer de l&rsquo;un à l&rsquo;autre à plusieurs reprises.<strong> Jörg Halubek</strong> dirige sobrement ses quatorze musiciens depuis le clavecin, sans emphase, et varie sans cesse son instrumentarium pour ne pas lasser l&rsquo;oreille. Cette inventivité fait merveille, d&rsquo;autant plus que la pâte sonore est aussi riche que souple. La harpe soutient avantageusement le continuo&nbsp;; les vents, les cordes alternent comme dans le magistral final du quatrième acte. Les ouvertures des cinq actes sont, quant à elles, autant de brillantes respirations dans la narration.<br>Malheureusement, fatigue ou trop grande nouveauté de la partition, à partir du troisième acte, les dérapages se multiplient avec de ce fait, plusieurs moments très délicats en terme de justesse, d&rsquo;entrées erratiques voire de continuité mélodique.</p>
<p></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSCF7539-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-132592" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Ercole Amante © Philipp Lin</sup></figcaption></figure>


<p>Le plateau scénique est d&rsquo;excellente tenue avec neuf artistes venus de toute l&rsquo;Europe, maîtrisant parfaitement l&rsquo;esthétique baroque. Ils interviennent à plusieurs reprises pour des chœurs superbes à la polyphonie raffinée : « Dormi, o sogno dormi » berce Ercole simulant une respiration qui s&rsquo;apaise. Tout comme le splendide chœur des sacrificateurs, il constitue un indéniable temps fort de la partition.</p>
<p>A tout seigneur, tout honneur&nbsp;: <strong>Yannick Debus</strong> campe un Ercole plein d&rsquo;autorité. Verticalité, beau métal de la projection sont mis en valeur par le gras du timbre. Son ultime aria, celle de sa mort, est particulièrement réussie.</p>
<p>Son rival, <strong>David Tricou</strong>, est un Hyllo magnifique, très expressif, aussi investi scéniquement qu&rsquo;émotionnellement notamment dans l&rsquo;admirable «&nbsp;Ahi che pena è gelosia&nbsp;». Dans «&nbsp;Amor, ardor piu cari&nbsp;», c&rsquo;est via le sentiment qu&rsquo;il négocie fort habilement les notes les plus aiguës, si difficiles. Sa voix s&rsquo;harmonise parfaitement avec celle d&rsquo;<strong>Anita Rosati</strong>, Iole au timbre plein de fraîcheur mais bien campé, aux vocalises nettes et faciles enrichies d&rsquo;intelligentes nuances. Mais la jeune soprano a parfois du mal à caractériser son personnage, contrairement à <strong>Chelsea Zurflü</strong> qui, qu&rsquo;elle personnifie Venere, Pasithéa ou la Bellezza, enthousiasme par la ductilité d&rsquo;une voix parfaitement placée, à l&rsquo;émission naturelle et aux registres unifiés. Pastoral et bucolique «&nbsp;mormorate O fiumicelli&nbsp;» lui donne par exemple l&rsquo;occasion d&rsquo;exprimer sa grande sensibilité.</p>
<p>La Giunone de <strong>Flore Van Meersche</strong> d’enorgueillie pour sa part de vocalises tout en netteté, d&rsquo;un legato généreux, d&rsquo;une présence tout de noblesse, de colère retenue. Elle achève sa partie en apothéose lorsqu&rsquo;elle chante celle d&rsquo;Ercole pour clore l&rsquo;opéra.</p>
<p><strong>Alena Dantcheva</strong> en Dejanire se révèle au cours de la soirée avec des graves plutôt mats dans la première intervention «&nbsp;Ahi ch&rsquo;amarezza&nbsp;» enrichit par de très belles nuances à l&rsquo;orchestre. Ceci dit, les aigus sont brillants, le travail des couleurs et des nuances opulent. L&rsquo;autorité vocale est patente dans «&nbsp;Figlio, tu prigioniero&nbsp;» et le final en trio avec Iole et Licco, magnifique.<br>Ce dernier, incarné par <strong>Andrès Montilla-Acurero</strong>, a beaucoup d&rsquo;espace dans la voix, accrochée bien haut. Impeccable, il forme un couple cocasse avec <strong>Arnaud Gluck</strong>, page plein d&rsquo;allant et de charme tandis qu&rsquo;<strong>Hans Porten</strong> en Nettuno complète avantageusement la distribution.</p>
<p>Spécialiste de JS Bach à qui il a consacré plusieurs enregistrements, Jörg Halubek proposera le <a href="https://www.ilgustobarocco.de/stuttgarterreihe23/">4 juin</a> une soirée Anna Magdalena Bach avant que Camilla de Rossi et Maria Margherita Grimani, autres femmes compositrices, ne tiennent le haut du pavé le 23 juin avec un programme porté par la soprano Suzanne Jerosme.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bembo-lercole-amante-stuttgart/">BEMBO, L&rsquo;Ercole Amante &#8211; Stuttgart</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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