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	<title>Ralph BENATZKY - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:26:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Ralph BENATZKY - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>BENATZKY, L&#039;Auberge du Cheval Blanc — Lausanne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Auberge du Cheval-Blanc, c’est un Je me souviens… On avait douze ou quinze ans, c’était la mise en scène de Maurice Lehmann au Châtelet, il y avait un chalet en toile peinte, une locomotive pour l’entrée de l’empereur, un bateau à aubes, Dominique Tirmont en Leopold, Fernand Sardou (si mes souvenirs sont bons) en Napoléon &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Auberge du Cheval-Blanc</em>, c’est un <em>Je me souviens</em>… On avait douze ou quinze ans, c’était la mise en scène de Maurice Lehmann au Châtelet, il y avait un chalet en toile peinte, une locomotive pour l’entrée de l’empereur, un bateau à aubes, Dominique Tirmont en Leopold, Fernand Sardou (si mes souvenirs sont bons) en Napoléon Bistagne, des changements de décors à tout va, on en était sorti ébloui…</p>
<p>C’était il y a longtemps. D’où une question évidente : <em>L’Auberge du Cheval-Blanc</em>, est-ce encore possible en 2021..? La mise en scène de l’Opéra de Lausanne est si vive, astucieuse, ironique, qu’on sort du théâtre aussi euphorique que naguère (jadis, plutôt).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/gpiano_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guy_python_0894_53.jpg?itok=YMVBo9WY" title="Mathias Vidal © Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	Mathias Vidal © Jean-Guy Python</p>
<p><strong>Opérette viennoise + cabaret berlinois…</strong></p>
<p><em>Im weissen Rössl</em> fut créé à Berlin le 8 novembre 1930. Au Grosses Schauspielhaus de la Friedrichstrasse. Une salle énorme de 3500 places, construite comme théâtre de revues par Heinz Poelzig (mais Max Reinhardt y mit en scène une <em>Orestie</em> d’Eschyle), une salle ronde, où tombaient de la coupole des stalactites <em>modern style</em>. Endroit de perdition que les nazis s’empressèrent de transformer en <em>Theater des Volkes</em> (en cachant par un faux-plafond ces stalactites dégénérées).</p>
<p>C’est le metteur en scène Erik Charell (futur réalisateur du film <em>Le congrès s’amuse</em>, 1931) qui avait eu l’idée de reprendre une vieille pièce de Blumenthal et Kaltenburg, pour en faire un mix d’opérette et de revue berlinoise, de demander une musique à Ralph Benatzky, Viennois élève de Dvořák, auteur déjà de <em>Casanova</em> (1928) et de <em>Die drei Musketiere</em> (1929), de saupoudrer tout cela de clins d’yeux, de second degré (déjà), d’humour juif et de rythmes <em>jazzy</em>. Pour aller plus vite, Charell fit appel à d’autres compositeurs pour certains airs : Robert Stolz pour « Die ganze Welt ist himmelblau » et « Mein Liebeslied muß ein Walzer sein », Bruno Granichstaedten pour « Zuschaun kan i net von » et Robert Gilbert (par ailleurs auteur des lyrics) pour « Was kann der Sigismund dafür ». On sait aujourd’hui qu’Eduard Künneke se chargea de l’orchestration et de l’écriture de certains chœurs. Bref un spectacle produit comme un show de Broadway et nourri d’esprit berlinois, cet esprit qui allait bientôt être englouti sous la marée brune.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gpiano_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guy_python_0894_31.jpg?itok=3aJ-W3PF" title="© Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	© Jean-Guy Python</p>
<p><strong>…et un zeste d’opérette marseillaise</strong></p>
<p>Gros succès. Très vite est donnée une version londonienne. Les frères Isola, qui dirigent le théâtre Mogador à Paris, la voient, ils commandent une version française à Lucien Besnard, et des lyrics au chansonnier René Dorin. Et le mic-mac de genres se complique encore d’une touche d’opérette marseillaise avec l’apparition du personnage de Napoléon Bistagne, transposition avec accent de la Canebière du personnage de Wilhelm Giesecke, à l’origine un <em>Berliner Fabrikant</em>…</p>
<p>L’intrigue est gentillette, et à vrai dire on s’en fiche un peu. Le maître d’hôtel Léopold est épris de la patronne de l’Auberge, la belle Josepha, qui elle-même est amoureuse d’un fidèle client, le sémillant avocat Guy Florès. Débarque un bruyant Marseillais avec sa fille Sylvabelle. Quiproquos divers, apparition de comparses, un vieux professeur et sa fille Clara, puis un godelureau ridicule, Célestin Cubisol (air d’entrée : « On a l&rsquo;béguin, on a l&rsquo;béguin pour ma silhouette, Mon élégance, ma souplesse et mon maintien, On a l&rsquo;béguin pour la couleur de mes chaussettes […] On a l&rsquo;béguin, on a l&rsquo;béguin pour Célestin »… ce n’est pas du Maeterlinck.), bref un vaudeville berlino-marseillais sans importance, prétexte à des airs qui vous trotteront dans la tête et à des numéros d’acteurs-chanteurs. Spectacle de fête idéal. 1700 représentations au Châtelet !</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="316" src="/sites/default/files/styles/large/public/gpiano_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guy_python_0894_25.jpg?itok=yUCfkFZB" title="© Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	© Jean-Guy Python</p>
<p><strong>Le décorateur s’est fait plaisir…</strong></p>
<p>La mise en scène joue à plein la carte Années folles et s’inscrit à merveille dans la salle style Arts Déco 1931 de l’Opéra de Lausanne. Quatre châssis en demi-cercles donnent de la profondeur et rappellent les mises en scène de Busby Berkeley (<em>Gold diggers of 1933</em>), où tournoyaient jusqu’au vertige des bataillons de girls.<br />
	Et ici des vidéos très réussies (d’<strong>Etienne Guiol</strong>) ajouteront partout des motifs d’esprit Exposition des Arts décoratifs 1925 (et parfois de petits films en noir et blanc, avec rayures, style Keystone), ou des éventails à la Erté. D’ailleurs on pense constamment aux revues style Casino de Paris ou Folies-Bergère, et le décorateur <strong>Bruno de Lavenière</strong> s’est fait plaisir avec un grand escalier à la Mistinguett et un grand rideau doré de music-hall « à l’autrichienne », qui en jette !<br />
	On pense aussi au <em>Grand Budapest Hôtel</em> (le film de Wes Anderson), bref les références pullulent dans un festival de clins d’yeux.</p>
<p><strong>…Et la costumière s’est lâchée</strong></p>
<p>Non moins réjouissants les costumes de <strong>Karolina Luisoni</strong> : cohortes de grooms en costumes violets, soubrettes pimpantes, naïades à la Esther Williams, robe de chambre très Gustav Klimt pour l’empereur, robe pailletée digne de Paul Poiret pour Josepha, passage de papillons dansants à la Loïe Fuller…<br />
	Sans oublier quelques détails très gay : ce sont les garçons qu’on déshabille (mention spéciale au danseur-caniche avec slip en satin rose et queue en l’air tenu en laisse par sa propriétaire…).<br />
	D’ailleurs la « cabane aux vaches » du rendez-vous secret entre Sylvabelle et Guy Florès sera en l’occurrence une boîte de nuit un peu underground pleine de gens bizarres aux sexes incertains (où Leopold aura un moment de flottement à cause d’on ne sait quel « lait en poudre »).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="321" src="/sites/default/files/styles/large/public/pr_g_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guypython_2.jpg?itok=qqjqtk81" title="© Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	© Jean-Guy Python</p>
<p>Bref le grand triomphateur de la soirée, c’est le metteur en scène : <strong>Gilles Rico </strong>s’était déjà signalé par sa reprise sur la même scène il y a quelques semaines des <a href="https://www.forumopera.com/mozart-le-nozze-di-figaro-lausanne-la-tradition-assumee-et-pourquoi-pas"><em>Nozze di Figaro</em></a> (et la reprise était semble-t-il supérieure à l’originale). Ici, il a pris le parti de la désinvolture et du mélange des genres.</p>
<p>Ainsi l’excellent <strong>Patrick Rocca</strong> s’offre un joli numéro boulevardier à l’ancienne dans le rôle parlé du jovial Marseillais Napoléon Bistagne, « il en fait des tonnes », il envahit la scène, lance des apartés au public, bouffonne et tonitrue, et c’est assez réjouissant.<br />
	Dans un autre genre, le drolatique <strong>Patrick Lapp</strong> dessine un personnage d’empereur neurasthénique et décadent, chaperonné par deux athlètes en slip doré, distillant un monologue sur la vie et la mort qui tombe des nues, pour ensuite apparaitre en vieille extravagante à fume-cigarette, draguant un Napoléon Bistagne très récalcitrant…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gpiano_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guy_python_0894_12.jpg?itok=NfSi6G-T" title="A gauche Fabienne Conrad et Patrick Lapp © Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	A gauche Fabienne Conrad et Patrick Lapp © Jean-Guy Python</p>
<p>Autre parenthèse joyeuse, la yodleuse Kathi (interprété par <strong>Miss Helvetia</strong>, pseudo de Barbara Klossner), après s’être beaucoup envolée dans les cintres en gazouillant, vient donner devant le rideau un cours de yodel au public, faisant chanter l’assistance par groupes, puis ensemble, tout cela très bon-enfant et très efficace.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="316" src="/sites/default/files/styles/large/public/gpiano_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guy_python_0894_30.jpg?itok=EU_PJlQy" title="© Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	© Jean-Guy Python</p>
<p><strong>En fait, c’est une comédie musicale</strong></p>
<p>Les membres du <strong>chœur de l’Opéra de Lausanne</strong> accomplissent une performance absolument  incroyable, dansant autant qu’ils chantent. Ici il faut saluer le chorégraphe<strong> Jean-Philippe Guilois</strong> qui ne cesse de les mettre à contribution, ils sont à la fois le personnel de l’hôtel et les touristes de passage, tout bouge, court dans tous les sens, avec un chic, un tonus et une bonne humeur de comédie musicale, donnant l’impression que tout cela est facile et va de soi.</p>
<p>Autre jolie performance dansée, une séquence de natation synchronisée (sans eau bien sûr) dans le tableau de la piscine, ou, au deuxième acte, la scène dite des yétis, où on voit des meules d’herbes se transformer en créatures dansantes très <em>Magicien d’Oz</em>, autre scène où la costumière s’est lâchée…</p>
<p>Les références au cinéma sont multiples. Telle la jolie trouvaille pour la scène du conseil municipal de faire apparaître quatre têtes coupées sur fond noir, surgies d’un film de Méliès, ou lors d’un intermède l’apparition de la pulpeuse Kathi à califourchon sur une chaise, moitié Marlène Dietrich, moitié Helmut Berger dans <em>Les Damnés</em>.</p>
<p>Hommage aussi au personnel technique, essentiel dans un théâtre de revue. On n’ose imaginer ce qu’est l’activité en coulisse entre changements de costumes et changements de décors.</p>
<p><strong>L’œil un peu plus satisfait que l’oreille</strong></p>
<p>On va d’air en air qu’on se surprend à connaitre encore par cœur, « La bonne Auberge du Cheval blanc, séjour aimable et troublant… », « Pour être un jour aimé de toi, / Je donnerais ma vie », qui est en somme le Leitmotiv de Leopold, que ne rechigne pas à chanter Jonas Kaufmann ( <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eHca9g3Fpwo">« Es muss was wunderbares sein »</a>),« Pour moi le ciel est toujours bleu / Lorsque je vois tes jolis yeux… » Touchantes rengaines aux mélodies accrocheuses et aux paroles sans chichis…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/gpiano_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guy_python_0894_57.jpg?itok=5iwfW3p9" title="&quot;Miss Helvetia&quot; (Barbara Klossner) et Mathias Vidal © Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	« Miss Helvetia » (Barbara Klossner) et Mathias Vidal © Jean-Guy Python</p>
<p>C’est peut-être côté chanteurs qu’on est obligé de mettre un bémol à notre enthousiasme. <strong>Mathias Vidal</strong>, qu’évidemment on connaît bien comme spécialiste du répertoire baroque (on rappelle qu’il était récemment des <em>Indes galantes </em>de l’Opéra Bastille et, notamment, de plusieurs versions mémorables des <em><a href="https://www.forumopera.com/dvd/les-boreades-vues-par-barrie-kosky-et-emmanuelle-haim-coup-de-vent-sur-rameau">Boréades</a>)</em>. Il compose un Leopold fiévreux et agité à souhait. On admire comme toujours la clarté du timbre et l’articulation parfaite. Il faut attendre le deuxième acte et son air d’ivresse (« On aime les gondoles, quand on est vénitien, / On aime les si bémol quand on est musicien, / On aime le menthol quand on est pharmacien, / On aime le Tyrol quand on est tyrolien…) pour qu’il ait vraiment l’abattage qu’on aimerait. Mais nous n’avons vu que la première des six représentations.</p>
<p>Ce même soir, la belle <strong>Fabienne Conrad</strong> (Josepha) semblait en petite forme vocale, mais elle obtint un beau succès à la fin de son dernier air qu’elle acheva par une note filée infiniment tenue. On admire sa présence en scène, son élégance parfaite, dans des tenues qui mettent en valeur une silhouette de danseuse (la robe de mariée finale en satin blanc avec grand manteau de fourrure blanche (fausse !), apparition luxueuse).<br />
	Le filiforme <strong>Julien Dran</strong> est un Guy Florès, aux aigus agiles et à la belle projection, il a avec <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, qui interprète Sylvabelle avec charme, mais d’une voix un peu frêle, de jolis duos (« Je vous emmènerai sur mon joli bateau »… avec un bel accompagnement des flûtes et des bois). <strong>Sophie Négoïta</strong>, naguère ici-même une délicieuse Barbarina, apparut un peu fragile elle aussi dans le rôle de Clara.<br />
	Quant à Célestin Cubisol, rôle comique où s’illustra jadis Bourvil, il est est tenu par un <strong>Guillaume Paire</strong> qui bouffonne allègrement.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="314" src="/sites/default/files/styles/large/public/pr_g_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guypython_3.jpg?itok=5eQYoK8f" title="© Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	© Jean-Guy Python</p>
<p>Ces réserves sont légères, le <strong>Sinfonietta de Lausanne</strong> dirigé par <strong>Jean-Yves Ossonce</strong> participe à l’élan général (et on remarque au passage une séquence ouvertement jazzy emmenée par les vents lors d’un intermède dansé par les « yétis »), le public fait fête à ce très beau travail de troupe, qui a heureusement été capté et qu’on va pouvoir bientôt retrouver sur son écran, mais que d’autres théâtres ici ou là auront, on espère, la bonne idée de reprendre.</p>
<p>Dernière petite notation, on sent là un merveilleux amour de cette chose étrange quand on y réfléchit : le spectacle, et cela laisse songeur au moment où certains théâtres se referment.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="316" src="/sites/default/files/styles/large/public/pr_g_auberge_du_cheval_blanc_cc_jean-guypython_13.jpg?itok=3z7b-XAP" title="© Jean-Guy Python" width="468" /><br />
	© Jean-Guy Python</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BENATZKY, L&#039;Auberge du Cheval Blanc — Metz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lauberge-du-cheval-blanc-metz-une-cure-de-bonne-humeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2017 08:17:27 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/une-cure-de-bonne-humeur/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A son nom, les plus âgés associeront inévitablement les productions du Châtelet ou de Mogador, sans doute Bourvil et Galabru, ou encore de vrais chanteurs comme Michel Dens ou Geori Boué, sinon tel ou tel film de l’après-guerre. Les plus jeunes découvriront avec ravissement que l’opérette n’est pas morte, si on veut s’en donner la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A son nom, les plus âgés associeront inévitablement les productions du Châtelet ou de Mogador, sans doute Bourvil et Galabru, ou encore de vrais chanteurs comme Michel Dens ou Geori Boué, sinon tel ou tel film de l’après-guerre. Les plus jeunes découvriront avec ravissement que l’opérette n’est pas morte, si on veut s’en donner la peine. Inusable et désuète, <em>l’Auberge du Cheval blanc</em>, en dehors de Liège, ne se donne plus guère  qu’en province.  L’Opéra-Théâtre de Metz, qu’anime <strong>Paul-Emile Fourny</strong>, nous en propose la version en deux actes, singulière, dépoussiérée, qui mérite pleinement le déplacement. Avec un respect scrupuleux de la partition, le directeur de l&rsquo;institution lorraine – ici aussi metteur en scène – et Pénélope Bergeret ont pris le parti de réécrire les textes parlés en y injectant quelques doses de l’esprit belge. Deux personnages y changent d’identité. Le chef d’entreprise de tricots, marseillais, se mue en producteur belge de pralines. Non seulement,  le chocolat relève d’une belle inspiration en cette période de fêtes, mais c’est aussi le péché mignon de Josefa.  Les parlers,  l’humour, l’autodérision y sont cultivés avec bonheur, avec malice. Le professeur Hinzelmann devient  un célèbre violoniste-chef d’orchestre-entrepreneur de spectacles (le maestro Desgrieux, dont on ne retiendra que la fin du nom) qui se voit gentiment égratigné : le modèle est néerlandais. Les références à Jacques Brel, comme à <em>Bienvenue chez les Ch’tis</em> sont d’excellents moments. Enfin nombre de tableaux auraient pu être signés Hergé tant les images proposées semblent s’en inspirer (les touristes, tout particulièrement). Donc une opérette viennoise, ancrée au Tyrol, qui tourne à l’éloge de la belgitude, voilà qui apporte un vent salutaire sur ce petit monde de conventions.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="296" src="/sites/default/files/styles/large/public/auberge_1.jpg?itok=dN6J4N6-" title="L'Auberge du Cheval blanc, à Metz © Arnaud Hussenot - Opéra-Théâtre de Metz Métropole" width="468" /><br />
	L&rsquo;Auberge du Cheval blanc, à Metz © Arnaud Hussenot &#8211; Opéra-Théâtre de Metz Métropole</p>
<p>Nous sommes à la croisée des chemins : de l’opérette, évidemment, mais aussi du music-hall et de la comédie musicale. Si le chant demeure au cœur de la réalisation, la comédie de boulevard et la danse y prennent pleinement leur part. Le grand spectacle s’était estompé à Mogador en 1999, puis à Massy en 2013 pour un décor unique, sans train, sans bateau.  Ici, un ingénieux dispositif, constitué de deux ailes mobiles, en quart de cercle, permet de créer autant de cadres que requiert l’action : ouvert sur les Alpes tyroliennes et un lac, fermé pour les scènes se déroulant à l’intérieur de l&rsquo;auberge, se chevauchant ou encadrant l’escalier que descend l’Empereur à son arrivée. A ces multiples combinaisons, ajoutons la scène de la cuisine, très habilement conçue avec sa cloison et ses portes de communication et les tableaux pourront s’enchaîner au bon rythme exigé par l’action. Benoît Dugardin nous offre une belle auberge &#8211; à colombages et géraniums &#8211; dont les deux niveaux de chambres  autorisent bien des scènes relevant de la comédie de boulevard. Les couleurs vives, fraîches participent à la gaîté.  Les costumes, signés <strong>Brice Lourenço </strong>et <strong>Valerian Antoine</strong>, sont d’une variété extrême : du déshabillé vaporeux au maillot léopard, aux inévitables culottes de peau, c’est un musée du costume, cent-cinquante au total dit-on, les danseurs changeant jusque six fois de tenue. Elégance, humour, ambiance de music-hall, avec juste ce qu’il faut de plumes.</p>
<p>Tous les chanteurs sont des voix, même les comédiens auxquels sont confiés les textes parlés. Le public est sous le charme, réactif à souhait, et les interprètes, qui le perçoivent  aisément, sont pleinement épanouis. <strong>Michel Vaissière</strong> nous vaut un Léopold Brandmeyer  au caractère bien dessiné. La voix, toujours intelligible, est sonore, solide, aux aigus souples, avec un vibrato assez large qui convient bien au genre. « Adieu, adieu » , mais surtout « Pour être un jour aimé de toi », bien que rengaine, sont chantés avec goût. Josefa, est <strong>Sabine Conzen</strong>, qui lui donne l’autorité sévère de la patronne, mais aussi la sensibilité et la tendresse requises. La voix est bien timbrée, chaude, d’une diction exemplaire, convaincante. <strong>Carl Ghazarossian</strong> est l’avocat, au  charme duquel Josefa n’est pas insensible. Ténor séduisant, et séducteur, il est vocalement très engagé et son chant, comme son jeu, s’accordent parfaitement à son personnage. Le Célestin de <strong>Julien Belle</strong>, jeune arriviste frimeur, est délicieux. « On a l’béguin (…) pour mes chaussettes » est dans toutes les oreilles. Il faudrait citer chacun et chacune des chanteurs. Même si leurs rôles ne sont que parlés, le spectacle doit beaucoup à deux comédiens. <strong>Laurent Montel</strong>, tout d’abord, qui compose un Léon Tonneklinker (littéralement « tonne de mâchefer ») désopilant. La verve, la prestance sont servis par une voix puissante, qui ferait oublier Galabru en Napoléon Bistagne. Puis <strong>Philippe Brunella</strong>, l’Empereur, qui nous dit avec une grande distinction « Ainsi va la vie » sur un soutien orchestral. Quelques beaux duos, des chœurs toujours bienvenus, voilà une musique qui n’a d’autre ambition que de plaire, et remplit parfaitement son office.</p>
<p>Les chorégraphies très professionnelles, parfaitement abouties, clins d’œil à la comédie musicale et à Fred Astaire, et un corps de ballet pleinement investi : <strong>Jean-Charles Donnay</strong>, familier de la comédie musicale, remplit son contrat à merveille. L’orchestre adopte les  lois du genre et passe aisément de la légèreté viennoise aux tyroliennes appuyées comme aux rythmes  de music-hall. <strong>Cyril Englebert</strong>, déjà apprécié dans <a href="https://www.forumopera.com/don-pasquale-metz-deux-gangsters-sinon-rien">un récent <em>Don Pasquale</em></a>, y fait montre de toutes ses qualités.</p>
<p>Un grand spectacle comme il devenu rare, que Reims accueillera la saison prochaine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lauberge-du-cheval-blanc-metz-une-cure-de-bonne-humeur/">BENATZKY, L&#039;Auberge du Cheval Blanc — Metz</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BENATZKY, L&#039;Auberge du Cheval Blanc — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/auberge-espagnole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 05:12:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/auberge-espagnole/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  L’Auberge du Cheval Blanc constitue un cas tout à fait à part dans le paysage de l’opérette européenne, car si Ralph Benatzky apparaît comme l’auteur, il n’a pas écrit la totalité de l’œuvre, composée un peu comme un pasticcio avec des airs de Robert Stolz, Robert Gilbert (« On a l’béguin »), Anton Profès &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<em>L’Auberge du Cheval Blanc </em>constitue un cas tout à fait à part dans le paysage de l’opérette européenne, car si Ralph Benatzky apparaît comme l’auteur, il n’a pas écrit la totalité de l’œuvre, composée un peu comme un <em>pasticcio</em> avec des airs de Robert Stolz, Robert Gilbert (« On a l’béguin »), Anton Profès et autres. Et pourtant, cette œuvre hybride a connu un succès planétaire, fondé essentiellement sur des airs entraînants et sur son caractère « à grand spectacle » : rien qu’à Paris, elle a connu 700 représentations à Mogador entre 1932 et la guerre, puis 1 700 représentations au Châtelet entre 1948 et 1968.</p>
<p>			Dans leur <em>Guide raisonné et déraisonnable de l’opérette</em> (Fayard), Louis Oster et Jean Vermeil soulignent la synthèse que l’œuvre opère «<em> entre l’opérette viennoise, le folklore tyrolien et le cabaret berlinois</em> ». Francophile, Benatzky préconisait «<em> d’adapter au monde germanique la veine impertinente d’Yvain ou Moretti pour secouer le poids du lyrisme viennois à la Lehár </em>». On retrouve parfaitement cette volonté dans l’adaptation musicale de <strong>Didier Benetti </strong>qui dirige avec fougue l’orchestre de l’Opéra de Massy au mieux de sa forme. Mais sur scène, les choses sont moins évidentes.</p>
<p>			Que reste-t-il en effet de l’œuvre qui a tant amusé nos ancêtres ? Le côté grand spectacle, l’arrivée du bateau, du train, de l’Empereur, ont disparu de productions faites à l’économie. Celle représentée à Massy avait été donnée en 1999 à Mogador, où elle n’avait pas trouvé son public malgré la présence d’excellents éléments comme Patrick Haudecœur en Célestin. Elle se déroule dans un décor unique de <strong>Christophe Vallaux</strong>, et de charmants costumes de<strong> Danièle Barraud </strong>; quatre bons danseurs et un groupe épatant de choristes peinent à générer l’enthousiasme d’une salle vieillissante, venue peut-être tenter de retrouver ses souvenirs.</p>
<p>			Les raisons de cette désaffection sont multiples. L’œuvre, d’abord, se trouve supplantée par d’autres comme <em>La Mélodie du bonheur</em>, qui en est l’une des héritières. Et puis le premier degré ne retrouve pas sa justification : l’habile transposition dans les années 60 souligne plus les faiblesses de l’œuvre qu’elle ne met celle-ci en valeur, et la mise en scène animée mais sans grande invention de <strong>Jacques Duparc</strong> – par ailleurs excellent Léopold – n’engendre guère d’enthousiasme non plus, à une époque nourrie de Pelly et autres Corinne et Gilles Benizio, chez qui la distanciation a pris le pas sur le premier degré.<br />
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			Or ici, tout est en décalage : la première demi-heure de parlotes est vraiment éprouvante, et les jeux de mots laborieux, hésitant entre l’almanach Vermot et Télé Z, qui ne font rire que les petits enfants présents dans la salle, constituent une véritable purge. Enfin, là où l’on a entendu de grands chanteurs, on ne perçoit que des voix médiocres atrocement sonorisées, jouant d’une manière souvent trop convenue (à part <strong>Lina Lamara</strong>, décapante Clara à la Jonathan Lambert). Attendons donc un jour prochain une relecture complète de l’œuvre grâce au matériel d’orchestre original complet retrouvé à Zagreb en 2009, qui peut-être nous fera redécouvrir les facettes cachées de ce témoin de la fin des Années folles.</p>
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