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	<title>Oscar BIANCHI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Oscar BIANCHI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>BIANCHI, Thanks to My Eyes — Gennevilliers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/voyez-vous-le-gouffre-aymar-voyez-vous-le-gouffre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 22:35:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  L’association du jeune compositeur italo-suisse Oscar Bianchi (né en 1975) avec l’auteur et metteur en scène Joël Pommerat pour l’opéra Thanks to my eyes avait été saluée en juillet dernier au festival d’Aix-en-Provence (voir recension), et l’on ne peut que se réjouir de voir cette œuvre reprise aux quatre coins de l’Europe grâce à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			L’association du jeune compositeur italo-suisse Oscar Bianchi (né en 1975) avec l’auteur et metteur en scène Joël Pommerat pour l’opéra <em>Thanks to my eyes</em> avait été saluée en juillet dernier au festival d’Aix-en-Provence (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2766&amp;cntnt01returnid=54">recension</a>), et l’on ne peut que se réjouir de voir cette œuvre reprise aux quatre coins de l’Europe grâce à une tournée qui emmènera cette production à Saint-Quentin-en-Yvelines (le 16 mars), puis à Bruxelles, à Lisbonne et à Madrid, avant de revenir en France, à Mulhouse en septembre prochain. C’est l’occasion d’entendre – ou de réentendre –, le premier essai opératique de celui qui s’était fait remarquer avec une cantate pour ensemble vocal et orchestre, <em>Matra</em>, créée à Strasbourg en 2008 et opportunément sortie en disque chez Cyprès le 7 mars 2012. <em>Thanks to my eyes</em> intrigue, intéresse, et ne manque pas de susciter de nombreux questionnements.</p>
<p>			On signalera tout d’abord un livret qui semble s’inscrire dans la lignée de <em>Pelléas</em> : par sa concision énigmatique, bien sûr, fruit du travail de Pommerat lui-même sur le texte de sa pièce, mais surtout par tout un réseau d’images qui rappellent inévitablement Maeterlinck. Le jeu entre l’obscurité et la clarté, très souligné par les magnifiques images que créent les décors et lumières d’<strong>Eric Soyer</strong>, le mystère qui entoure les deux héroïnes féminines, la promenade au bord du gouffre vers lequel le personnage principal emmène l’une des jeunes femmes, le motif du départ constamment repoussé, les références aux aveugles, cette famille étrange où le père et le fils sont finalement réunis autour du lit de mort de la mère, autant d’éléments présents dans le chef-d’œuvre de Debussy. A-t-on cru les masquer en faisant le choix de l’anglais comme langue de cet opéra ? Oscar Bianchi dit avoir voulu « un anglais considéré comme ‘terre du milieu’, d’interaction internationale neutre », ce qui permettra peut-être à son opéra une plus large diffusion à l’étranger, mais qui étonne d’autant plus qu’un peu de français se mêle malgré tout à ce texte traduit d’après la pièce <em>Grâce à mes yeux</em>. Non seulement la mère du héros s’exprime en français, mais l’étrange Young Woman in the Night chante vers la fin deux strophes du poème « Valse de Chopin », déjà mis en musique par Schönberg, puisqu’il est tiré du <em>Pierrot Lunaire</em> d’Albert Giraud, compatriote et contemporain de Maeterlinck.</p>
<p>			Musicalement, on peut aussi s’interroger sur le pourquoi de la sonorisation adoptée. Elle a bien sûr le mérite de surmonter les problèmes acoustiques qui pourraient se poser dans certaines salles durant la tournée du spectacle, elle permet de ne pas perdre une miette des diverses interventions des excellents instrumentistes vaillamment dirigés par Franck Ollu, mais dans le cas des chanteurs, elle uniformise les moyens vocaux des uns et des autres. C’est sans doute un bien, mais cela peut aussi sembler un peu frustrant. En l’état, <strong>Hagen Matzeit</strong> offre une belle voix de contre-ténor au héros, Aymar, prisonnier d’une famille assez insensible à ses aspirations personnelles. Dans le rôle du père, la basse <strong>Brian Bannatyne-Scott</strong> s’impose par une présence scénique massive, mais aussi par la qualité de sa diction. La mère est un rôle exclusivement parlé, en français, on l’a dit. Les deux autres personnages féminins sont en revanche chantés : <strong>Fflur Wyn</strong>, A Young Blonde Woman, et <strong>Keren Motseri</strong>, A Young Woman in the Night, font assaut de virtuosité et d’expressivité dans des rôles très vocalisants qui exigent d’elles beaucoup d’agilité, Bianchi ne répugnant pas à orner certaines syllabes de broderies de notes, y compris pour les personnages masculins. En tout cas, l’atmosphère irréelle de ce <em>Pelléas</em> moderne ne laisse pas de fasciner, et l’on espère que Bianchi n’en restera pas là de sa carrière de compositeur lyrique.</p>
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		<title>BIANCHI, Thanks to My Eyes — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sans-espoir-ni-lumiere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 16:28:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Commande du Festival, Thanks to my Eyes est né d’une pièce écrite en français par Joël Pommerat. Le texte a été concentré, puis traduit en anglais pour former un livret relativement mince mais intense en émotions. La musique en a été confiée au jeune compositeur Italo-Suisse, mais émigré aux Etats-Unis, Oscar Bianchi, dont c’est ici &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Commande du Festival, <em>Thanks to my Eyes</em> est né d’une pièce écrite en français par <strong>Joël Pommerat</strong>. Le texte a été concentré, puis traduit en anglais pour former un livret relativement mince mais intense en émotions. La musique en a été confiée au jeune compositeur Italo-Suisse, mais émigré aux Etats-Unis, <strong>Oscar Bianchi</strong>, dont c’est ici le premier opéra.</p>
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<p>Répartie sur 24 tableaux, qui sont autant d’instantanés arrachés au temps qui passe, l’intrigue est assez simple : Aymar vit sur la falaise, entre un père, qui fut clown à succès et dont il voudrait suivre la trace, et une mère guettée par Alzheimer. Aymar reçoit, par l’intermédiaire de l’Homme aux cheveux longs, de nombreuses lettres d’admiratrices qui l’ont vu dans son premier spectacle ; il reçoit aussi les visites de deux femmes, l’une brune, l’autre blonde, facettes diurne et nocturne d’un personnage presque unique. Le regard sans confiance porté par le père sur son fils, la soumission totale de la mère et l’incommunicabilité entre tous les personnages créent – tout à fait délibérément &#8211; un climat de malaise général entre rêve et réalité, glauque et oppressant, exprimant une grande souffrance à laquelle le spectateur a bien du mal à résister.</p>
<p> </p>
<p>C’est peu de dire que l’écriture musicale de <strong>Bianchi</strong> n’a rien de lyrique. Sollicitant les musiciens dans des registres inhabituels, kaléidoscope de couleurs fragmentées, sa texture instrumentale très imaginative est faite d’éclats sonores dispersés dans tout le spectre, qui forment un paysage aux limites du réel, austère et étrange, assez propice à l’introspection. L’intrusion des voix dans cet univers un peu hostile est déjà un défi en soi ; elles sont traitées très instrumentalement, sans lyrisme aucun, le texte fragmenté par syllabe, débité avec une irritante lenteur, la ligne musicale sans cesse interrompue, sans plus aucun sens de la phrase, que l’auditeur doit entièrement reconstituer (ou suivre sur le banc-titre) pour comprendre le développement de l’intrigue. Le résultat sonore global fait penser aux restes d’un sombre vitrail qui aurait volé en éclats par une nuit sans lune, après la prochaine apocalypse. </p>
<p> </p>
<p>La mise en scène, que signe également l’auteur du livret, est particulièrement efficace pour traduire l’atmosphère pesante et sombre qui règne dans cette famille : avec des moyens très réduits (la falaise, un banc, un lit, le costume du clown et quelques accessoires), elle traduit la souffrance, l’isolement, les rêves impossibles et la folie qui guette.</p>
<p>Les chanteurs, sollicités aux limites de leurs possibilités vocales et expressives, relèvent le défi avec courage et audace : <strong>Hagen Matzeit</strong> dans le rôle d’Aymar, principalement dans le registre du contre-ténor, est très émouvant et criant de vérité dans son rapport avec le père, ses hésitations avec les femmes, ses peurs à affronter le monde. Le père, moins subtil, plus monolithique, est campé avec force et brio par <strong>Brian Bannatyne-Scott </strong>; les deux femmes, respectivement <strong>Keren Motseri</strong> et <strong>Fflur Wyn</strong>, personnages représentant le monde extérieur dans lequel il est si difficile de trouver sa place, sont bien caractérisées, et apportent la seule note claire dans cet univers si sombre. Du côté des rôles parlés (ou muets), <strong>Anne Rotger</strong> campe avec émotion (et en français) son rôle de mère résignée sombrant dans le néant, et <strong>Antoine Rigot</strong>, venu du monde du cirque, celui plus ambigu du mystérieux messager dont on ne sait rien.</p>
<p>L’ensemble Modern, dirigé par <strong>Franck Ollu</strong>, très à son affaire face à cette partition difficile, ne contribuera certes pas à la rendre moins âpre ou moins austère aux oreilles peu sensibles à ce type d’univers sonore ; on sort de la représentation – par ailleurs très applaudie du public aixois – sans espoir ni lumière.</p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sans-espoir-ni-lumiere/">BIANCHI, Thanks to My Eyes — Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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