<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Arthur BLISS - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/compositeur/bliss-arthur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/bliss-arthur/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Mar 2023 19:28:43 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Arthur BLISS - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/bliss-arthur/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Mary of Magdala &#8211; The Enchantress &#8211; Meditations on a Theme by John Blow</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mary-of-magdala-the-enchantress-meditations-on-a-theme-by-john-blow-elektra-bien-digeree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 23:25:19 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mary-of-magdala-the-enchantress-meditations-on-a-theme-by-john-blow-elektra-bien-digeree/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Arthur Bliss (1891-1975) est l’un de ces compositeurs britanniques dont on n’entend à peu près jamais la musique en France. Evidemment, l’après-guerre fut fatale à ce membre de la génération située entre celle de Vaughan Williams et celle de Britten. Après s’être enthousiasmé pour la modernité de l’entre-deux-guerres, Bliss joua de malchance dans les années &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mary-of-magdala-the-enchantress-meditations-on-a-theme-by-john-blow-elektra-bien-digeree/"> <span class="screen-reader-text">Mary of Magdala &#8211; The Enchantress &#8211; Meditations on a Theme by John Blow</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mary-of-magdala-the-enchantress-meditations-on-a-theme-by-john-blow-elektra-bien-digeree/">Mary of Magdala &#8211; The Enchantress &#8211; Meditations on a Theme by John Blow</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Arthur Bliss (1891-1975) est l’un de ces compositeurs britanniques dont on n’entend à peu près jamais la musique en France. Evidemment, l’après-guerre fut fatale à ce membre de la génération située entre celle de Vaughan Williams et celle de Britten. Après s’être enthousiasmé pour la modernité de l’entre-deux-guerres, Bliss joua de malchance dans les années 1950, entre l’échec de son opéra <em>The Olympians</em>, donné à Covent Garden en 1949 dans des conditions assez lamentables, et fut systématiquement évincé par son jeune rival Benjamin Britten, à Coventry en 1962 lors de la création de ses <em>Béatitudes</em> ou à Aldeburgh en 1970 quand fut donnée la première audition de son concerto pour violoncelle, écrit pour Rostropovitch.</p>
<p>Heureusement, le Royaume-Uni n’oublie pas Bliss, dont la musique possède assez de qualités pour continuer à attirer les interprètes. Le chef britannique <strong>Andrew Davis </strong>profite de chaque occasion de programmer ses œuvres, comme il le fit par exemple en 2015 avec <em>Morning Heroes</em>, lors d’un concert londonien où <em>La Mort de Cléopâtre</em> était interprétée en première partie par une certaine<strong> Sarah Connolly. </strong>Est-ce alors que naquit l’idée du disque Bliss que vient de publier le label Chandos, chez qui était paru en 2018 un enregistrement des <em>Béatitudes</em> dirigé par le même Andrew Davis ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec de tels défenseurs, la musique de Bliss aurait tout pour s’immiscer dans nos salles de concert, sur programmateurs et public étaient moins méfiants envers tout nom moins connu.</p>
<p>Entre deux grandes pièces vocales, le disque propose une œuvre pour orchestre seul, <em>Meditations on a Theme by John Blow</em>. C’est en déchiffrant les <em>Coronation Anthems</em> de John Blow (1695) que le compositeur fut séduit par une phrase mélodique précédant les mots « Le Seigneur est mon berger », sur laquelle il décida d’écrire une série de variations, associées au texte du Psaume 22. Ces <em>Meditations</em>, d’une durée d’une demi-heure, peuvent être rapprochées d’autres poèmes symphoniques du XXe siècle et montrent que Bliss avait bien digéré la leçon de Richard Strauss.</p>
<p>La « scène pour contralto est orchestre » intitulée <em>The Enchantress</em> trahit, elle, l’influence d’<em>Elektra</em>, notamment dans l’usage des percussions à la toute fin de ces 17 minutes, mais aussi dans le discours tourmenté qui est confiée à la voix soliste. Inspiré d’une idylle de Théocrite, ce monologue donne la parole à une amante éconduite qui invoque Séléné, Hécate, Circé et de Médée pour reconquérir son amant. L’œuvre fut conçue pour Kathleen Ferrier, qui la créa en 1951, et le label Lyrita avait réédité le <a href="http://Arthur Bliss (1891-1975) est l’un de ces compositeurs britanniques dont on n’entend à peu près jamais la musique en France. Evidemment, l’après-guerre fut fatale à ce membre de la génération située entre celle de Vaughan Williams et celle de Britten. Après s’être enthousiasmé pour la modernité de l’entre-deux-guerres, Bliss joua de malchance dans les années 1950, entre l’échec de son opéra The Olympians, donné à Covent Garden en 1949 dans des conditions assez lamentables, et fut systématiquement évincé par son jeune rival Benjamin Britten, à Coventry en 1962 lors de la création de ses Béatitudes ou à Aldeburgh en 1970 quand fut donnée la première audition de son concerto pour violoncelle, écrit pour Rostropovitch.  Heureusement, le Royaume-Uni n’oublie pas Bliss, dont la musique possède assez de qualités pour continuer à attirer les interprètes. Le chef britannique Andrew Davis profite de chaque occasion de programmer ses œuvres, comme il le fit par exemple en 2015 avec Morning Heroes, lors d’un concert londonien où La Mort de Cléopâtre était interprétée en première partie par une certaine Sarah Connolly. Est-ce alors que naquit l’idée du disque Bliss que vient de publier le label Chandos, chez qui était paru en 2018 un enregistrement des Béatitudes dirigé par le même Andrew Davis ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec de tels défenseurs, la musique de Bliss aurait tout pour s’immiscer dans nos salles de concert, sur programmateurs et public étaient moins méfiants envers tout nom moins connu. Entre deux grandes pièces vocales, le disque propose une œuvre pour orchestre seul, Meditations on a Theme by John Blow. C’est en déchiffrant les Coronation Anthems de John Blow (1695) que le compositeur fut séduit par une phrase mélodique précédant les mots « Le Seigneur est mon berger », sur laquelle il décida d’écrire une série de variations, associées au texte du Psaume 22. Ces Meditations, d’une durée d’une demi-heure, peuvent être rapprochées d’autres poèmes symphoniques du XXe siècle et montrent que Bliss avait bien digéré la leçon de Richard Strauss. La « scène pour contralto est orchestre » intitulée The Enchantress trahit, elle, l’influence d’Elektra, notamment dans l’usage des percussions à la toute fin de ces 17 minutes, mais aussi dans le discours tourmenté qui est confiée à la voix soliste. Inspiré d’une idylle de Théocrite, ce monologue donne la parole à une amante éconduite qui invoque Séléné, Hécate, Circé et de Médée pour reconquérir son amant. L’œuvre fut conçue pour Kathleen Ferrier, qui la créa en 1951, et le label Lyrita avait réédité le premier enregistrement réalisé. Chandos possédait déjà à son catalogue une belle version parue en 1991, avec Linda Finnie, mais Sarah Connolly, un peu moins wagnérienne que sa consœur, offre une image plus nuancée du personnage, et le BBC Symphony Orchestra est moins clinquant.   A la perspective de découvrir en première mondiale au disque Mary de Magdala, on se dit que c’est sans doute à Salomé que Bliss aura pu se référer pour traiter cette histoire de pécheresse et de prophète, où le Christ est une basse comme Jochanaan. Pourtant, la musique de cette cantate sacrée se révèle au contraire très dépouillée, plus debussyste que straussienne, malgré les quelques éclats de Marie-Madeleine confrontée à ses souvenirs (l’épisode du vase de parfum), aux conseils des anges et, finalement, à l’apparition du Christ en personne. C’est le fameux moment du « Noli me tangere » tant illustré par l’art occidental : Jésus ressuscité, sous l’apparence d’un jardinier, dissuade la pécheresse de le toucher, car il n’a pas encore rejoint son Père. Très loin du délire final d’Elektra, l’extase de Marie-Madeleine reste très mesurée, certains instants lorgnant plus du côté du Chevalier à la rose que du premier Strauss. Sarah Connolly trouve là une autre belle occasion de déployer son talent, communiquant une émotion intense jusque dans les derniers mots de l’héroïne, avant que le silence ne referme l’œuvre. Outre la contralto qui tient le rôle-titre, la partition fait intervenir un chœur – excellent BBC Symphony Chorus – et, on l’a dit, une voix grave masculine, James Platt, un peu plébéien dans sa première intervention.">premier enregistrement réalisé</a>. Chandos possédait déjà à son catalogue une belle version parue en 1991, avec Linda Finnie, mais Sarah Connolly, un peu moins wagnérienne que sa consœur, offre une image plus nuancée du personnage, et le BBC Symphony Orchestra est moins clinquant.  </p>
<p>A la perspective de découvrir en première mondiale au disque <em>Mary de Magdala</em>, on se dit que c’est sans doute à <em>Salomé</em> que Bliss aura pu se référer pour traiter cette histoire de pécheresse et de prophète, où le Christ est une basse comme Jochanaan. Pourtant, la musique de cette cantate sacrée se révèle au contraire très dépouillée, plus debussyste que straussienne, malgré les quelques éclats de Marie-Madeleine confrontée à ses souvenirs (l’épisode du vase de parfum), aux conseils des anges et, finalement, à l’apparition du Christ en personne. C’est le fameux moment du « Noli me tangere » tant illustré par l’art occidental : Jésus ressuscité, sous l’apparence d’un jardinier, dissuade la pécheresse de le toucher, car il n’a pas encore rejoint son Père. Très loin du délire final d’Elektra, l’extase de Marie-Madeleine reste très mesurée, certains instants lorgnant plus du côté du <em>Chevalier à la rose</em> que du premier Strauss. Sarah Connolly trouve là une autre belle occasion de déployer son talent, communiquant une émotion intense jusque dans les derniers mots de l’héroïne, avant que le silence ne referme l’œuvre. Outre la contralto qui tient le rôle-titre, la partition fait intervenir un chœur – excellent BBC Symphony Chorus – et, on l’a dit, une voix grave masculine, <strong>James Platt</strong>, un peu plébéien dans sa première intervention.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mary-of-magdala-the-enchantress-meditations-on-a-theme-by-john-blow-elektra-bien-digeree/">Mary of Magdala &#8211; The Enchantress &#8211; Meditations on a Theme by John Blow</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Beatitudes conducted by Sir Arthur Bliss</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-beatitudes-conducted-by-sir-arthur-bliss-les-britteniennes-envers-et-contre-britten/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 05:31:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-beatitudes-conducted-by-sir-arthur-bliss-les-britteniennes-envers-et-contre-britten/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Arthur Bliss (1891-1975) n’avait guère de raisons d’apprécier son jeune collègue Benjamin Britten. D’une part parce que celui-ci est à l’étranger l’arbre qui cache la forêt musicale britannique du XXe siècle, d’autre part, et surtout, parce que le War Requiem empêcha la création de The Beatitudes dans la nouvelle cathédrale de Coventry, lieu pour lequel &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-beatitudes-conducted-by-sir-arthur-bliss-les-britteniennes-envers-et-contre-britten/"> <span class="screen-reader-text">The Beatitudes conducted by Sir Arthur Bliss</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-beatitudes-conducted-by-sir-arthur-bliss-les-britteniennes-envers-et-contre-britten/">The Beatitudes conducted by Sir Arthur Bliss</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Arthur Bliss (1891-1975) n’avait guère de raisons d’apprécier son jeune collègue Benjamin Britten. D’une part parce que celui-ci est à l’étranger l’arbre qui cache la forêt musicale britannique du XXe siècle, d’autre part, et surtout, parce que le <em>War Requiem</em> empêcha la création de <em>The Beatitudes</em> dans la nouvelle cathédrale de Coventry, lieu pour lequel cet oratorio avait néanmoins été explicitement conçu. Tandis que les répétitions de l’œuvre de Britten monopolisaient l&rsquo;édifice, Bliss dut se contenter du théâtre de Coventry, à l’acoustique bien différente, et où un orgue Hammond ne remplaçait que bien modestement l’instrument installé dans la cathédrale (et <em>The Beatitudes</em> ne serait donné <em>in loco </em>que cinquante ans plus tard, en 2012).</p>
<p>Camarade d’études de Charles Villiers Stanford, Bliss composa ses premières œuvres importantes au lendemain de la guerre de 1914, et l’on y décèle une forte influence d’outre-Manche. Les compositeurs français ou vivant en France lui servirent de modèle, pour les audaces qu’il s’autorisa. Dans <em>Madam Noy</em> (1918) et <em>Rout</em> (1920), on entend beaucoup Ravel, et la décision de faire chanter des paroles dénuées de sens rappelle le groupe des Six à ses débuts. Après avoir connu le succès dans les années 1920 avec des partitions orchestrales (<em>A Colour Symphony</em>) et chorales (<em>Morning Heroes</em>), pour le ballet ou le cinéma, il fut pendant la Deuxième Guerre mondiale directeur musical de la BBC, mais l’après-guerre fut marqué par l’échec relatif d’un certain nombre de créations ambitieuses, dont <em>The Beatitudes</em>.</p>
<p>Bliss eut poutant la chance d’être servi par les plus grands artistes britanniques de son temps, ceux-là même qui prêtaient aussi leurs talents aux compositions de Britten. Associée à la création de plusieurs opéras dudit Benjamin (voir <a href="http://www.forumopera.com/breve/jennifer-vyvyan-le-site">notre brève</a>), <strong>Jennifer Vyvyan</strong> fut également la première interprète de <em>The Beatitudes</em>, aux côtés de Richard Lewis : on l’entend ici dans les deux œuvres de jeunesse mentionnées plus haut, qui laissent admirer sa diction et ses graves. C’est Kathleen Ferrier, la Lucrèce, l’Isaac de Britten, qui créa en 1951 le monologue dramatique <em>The Enchantress</em>, dont elle était la dédicataire. La contralto <strong>Pamela Bowden </strong>y fait valoir un timbre peut-être moins unique que celui de la créatrice, mais tout aussi chaud et agile.</p>
<p>Créatrice du <em>War Requiem</em> où elle se substitua à Galina Vichnevskaïa interdite de sortir des frontières de Russie, <strong>Heather Harper</strong> succède ici à Jennifer Vyvyan dans <em>The Beatitudes</em>, où lui donne la réplique le ténor <strong>Gerald English</strong>, qui avait fait ses débuts scéniques en Peter Quint du <em>Tour d’écrou</em>. Les deux solistes se partagent les « Béatitudes » proprement dites, et rejoignent parfois le chœur dans les textes intercalés, dus à des poètes britanniques du XVIIe siècle (Henry Vaughan, George Herbert) ou du XXe (Dylan Thomas), tirés de la Bible (<em>Isaïe </em>2.17-19). Certes dénué de la dimension historico-politique du <em>War Requiem</em>, <em>The Beatitudes</em> n’en est pas moins une page admirable, portée par un souffle authentique, à réhabiliter d&rsquo;urgence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-beatitudes-conducted-by-sir-arthur-bliss-les-britteniennes-envers-et-contre-britten/">The Beatitudes conducted by Sir Arthur Bliss</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
