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	<title>Michel-Richard DE LALANDE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<title>Michel-Richard DE LALANDE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Grands motets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 07:57:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Année faste que 2018 pour les grands motets de Lalande, puisque qu’après Vincent Dumestre (Majesté et émotion à Versailles) Olivier Schneebeli nous en offre trois autres, tout aussi magnifiquement servis. Que de chemin parcouru en cinquante ans ! Sans entrer dans les considérations esthétiques ou instrumentales, il fallait ainsi un quart d’heure supplémentaire à Michel Corboz &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Année faste que 2018 pour les grands motets de Lalande, puisque qu’après Vincent Dumestre (<a href="/cd/majeste-majeste-et-emotion-a-versailles">Majesté et émotion à Versailles</a>) <strong>Olivier Schneebeli </strong>nous en offre trois autres, tout aussi magnifiquement servis. Que de chemin parcouru en cinquante ans ! Sans entrer dans les considérations esthétiques ou instrumentales, il fallait ainsi un quart d’heure supplémentaire à Michel Corboz (qui avait été précédé d’Alexandre Cellier et de Marcel Couraud) pour achever le <em>De profundis</em>. Avec, ses solistes, son chœur et l’ensemble <strong>Collegium Marianum</strong>, nous ne sommes pas au Musée Grévin de la musique, malgré la volonté constante de fidélité aux voix, aux instruments, à la pratique du temps comme à l’espace acoustique : enregistrés dans la Chapelle royale du Château de Versailles, les trois grands motets se signalent par leur vigueur, l’apparat comme l’intériorité. Il n’est pas inutile de citer Titon du Tillet (description du <em>Parnasse français</em>, 1727) : «Le Roy qui se connaissoit parfaitement en musique, goûta fort celle de la Lande (…) La musique latine de la Lande a été exécutée à la Cour quarante ans avec applaudissement général, et notre monarque qui a témoigné souhaiter qu’on chantât de tems en tems dans sa Chapelle des motets de la composition de ce musicien, fait connoître la grande estime qu’on en fait ».</p>
<p>Encadré du <em>Venite, exultemus Domino</em> (Psaume 94) et du <em>Dominus regnavit</em> (Psaume 96), le plus célèbre des 77 grands motets, le <em>De profundis</em> (Psaume 129) nous est proposé dans sa  version originale de 1689, marquée encore par l’influence de Lully, Du Mont et Robert. Les vastes proportions autorisent toutes les expressions comme les écritures les plus variées. Ainsi aux parties homophones, puissantes, grandioses s’opposent celles où Lalande tisse un contrepoint d’une richesse jusqu’alors inconnue dans la musique française. Soli, tutti, accompagnement confié à la seule basse continue, à l’orchestre ou aux instruments solistes renouvellent l’intérêt. Le travail sur les tensions chromatiques, les silences, le modelé des phrasés, les subtils équilibres vocaux et instrumentaux force l’admiration. <em>Venite, exultemus Domino</em>, de 1700, se signale également par sa dynamique, sa clarté comme sa fluidité et son raffinement. De 1704, le <em>Dominus regnavit</em>, qu’il est intéressant de comparer à la production de Mondonville, est empreint de grandeur, d’énergie contrastant avec le recueillement, la ferveur. Ainsi l’<em>Adorate eum</em>, où le soprano lumineux de <strong>Chantal Santon-Jeffery</strong> fait merveille. Comme elle, ses complices sont familiers de ce répertoire. <strong>Reinoud van Mechelen</strong>, toujours superbe de couleurs, de phrasé et de style, dont le <em>Venite adoremus </em>– avec chœur – du premier motet enregistré, est un modèle. <strong>François Joron</strong>, taille, n’intervient le plus souvent que dans les ensembles. Retenons cependant le finale du <em>Dominus regnavit</em>, où ses mélismes et son égalité se marient idéalement au chœur. Quant à <strong>Lisandro Abadie</strong>, que l’on retrouve ici avec plaisir, chacune de ses interventions nous vaut autant de bonheur, de l’introduction du <em>De profundis</em>, au superbe <em>Nubes, et caligo</em> (du dernier motet).</p>
<p>Olivier Schneebeli, anime cette musique, avec générosité. Le souffle qu’il donne au chœur, comme à l’ensemble instrumental, le <strong>Collegium Marianum,</strong> de Prague, donne vie à une musique dont tout schématisme est banni. La vie, les équilibres, l’élégance,  tout est là. La lumière irradie et chacune des lignes, vocales comme instrumentales, est conduite avec art. Pour autant les passages homophones concourent à la grandeur de la partition. Signalons pour finir que l’ensemble tchèque joue remarquablement les instruments des Vingt-quatre violons du Roi, prêtés par le CMBV.  Le plus bel hommage, celui de La Borde (<em>Essai sur la musique</em>, 1780) résume bien l’importance et le rayonnement du grand motet : « Les étrangers, depuis Lalande, donnent aux Français la primauté dans ce genre de musique sur toutes les nations d’Europe ».</p>
<p>La prise de son restitue au mieux l’acoustique de la Chapelle royale, avec les plus belles couleurs vocales et instrumentales, tout en donnant une lisibilité remarquable de chaque ligne. Outre les textes chantés et leur traduction (français-anglais), le livret comporte une introduction pertinente de Thomas Lecomte.</p>
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		<title>Majesté</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/majeste-majeste-et-emotion-a-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jun 2018 05:23:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des 77 grands motets que nous laisse Michel-Richard de La Lande, l’enregistrement retient l’un des plus célèbres, l’ultime Te Deum (1684, puis révisé jusque après 1720) et deux du début de sa carrière (1681 et 1683), qui sont autant de découvertes. Le premier grand motet, Deitatis majestatem  met en parallèle la majesté de Dieu et la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Des 77 grands motets que nous laisse Michel-Richard de La Lande, l’enregistrement retient l’un des plus célèbres, l’ultime <em>Te Deum</em> (1684, puis révisé jusque après 1720) et deux du début de sa carrière (1681 et 1683), qui sont autant de découvertes.</p>
<p>Le premier grand motet, <em>Deitatis majestatem</em>  met en parallèle la majesté de Dieu et la puissance du souverain. En huit parties, toutes les formes d’expression sont mises au service d’une plénitude rare, de la gravité rayonnante à la douceur du verset « O caro Christi vera ». Les voix, les instruments, tout concourt au bonheur de l’auditeur. Le deuxième <em>Ecce nunc benedicite</em>, écrit dès 1681, d’une invention aussi renouvelée, dès sa sinfonie d’ouverture, recèle autant de beautés. « In noctibus extollite », nocturne recueilli, à l’émotion contenue, avec le dialogue soprano et ténor (<strong>Emmanuelle de Negri</strong> et <strong>Cyril Auvity</strong>), est admirable. La ductilité des phrasés confère une réelle dynamique aux passages les plus méditatifs : toujours la musique avance et captive notre attention.</p>
<p>Le célèbre <em>Te Deum</em> (S.32), dont la version de William Christie, de 1990, semblait inégalée, a trouvé ici une référence qui fera date. Le premier se fondait sur la version première (1684), <strong>Vincent Dumestre</strong> choisit l’ultime (postérieure à 1720). Les deux sont complémentaires et permettent de mesurer le chemin parcouru par le compositeur entre ces deux dates. La durée du présent enregistrement est amplifiée de la moitié, pratiquement un quart d’heure. Non point que les tempi diffèrent beaucoup (le minutage d’origine figurant sur les partitions permet de déterminer le mouvement), mais surtout par l’apport de plusieurs numéros et l’enrichissement d’autres. Dans les deux versions, les moyens mobilisés sont considérables, cinq solistes, deux chœurs (un petit à 3, un grand à 5 parties), un orchestre fourni, avec les trompettes, bassons, hautbois et flûtes par deux (chez Dumestre), cordes et basse continue. La sinfonia d’ouverture donne le ton : énergique, festive, d’une élégance suprême, où la danse est toujours en filigrane. Les solistes s’y révèlent d’égale qualité, exceptionnelle, tous familiers de ce répertoire, rompus aux subtilités de l’ornementation. Vincent Dumestre conduit l’ensemble avec vigueur et sensibilité : cette musique l’habite. Les phrasés sont dynamiques, les dialogues soli – chœur sont autant de réussites. La palette est large, de la gravité recueillie du « Tu ad liberandum » à la joie exubérante et fastueuse du célèbre chœur conclusif.  Une parfaite réussite, servie par une prise de son homogène et claire, dans le cadre idéal de la Chapelle royale, qui avait vu résonner ces musiques il y a plus de trois siècles.</p>
<p>Un programme riche et généreux, illustré par un livret d’accompagnement trilingue (français, anglais, allemand), particulièrement soigné, comme ceux de ce label, qui répond à toutes les attentes. Les textes chantés, latins, sont traduits en français et en anglais.</p>
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		<title>Les Eléments</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-elements-frustrantes-delices/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 May 2016 06:05:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Genre ostentatoire comme la tragédie lyrique, le ballet héroïque était prétexte à un déploiement de vaste tant visuel que sonore, d’où la difficulté qu’il peut y avoir à le ressusciter de nos jours. Même en version de concert, il exige un orchestre fourni, un chœur et toute une série de solistes. D’où la tentation, moins &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Genre ostentatoire comme la tragédie lyrique, le ballet héroïque était prétexte à un déploiement de vaste tant visuel que sonore, d’où la difficulté qu’il peut y avoir à le ressusciter de nos jours. Même en version de concert, il exige un orchestre fourni, un chœur et toute une série de solistes. D’où la tentation, moins coûteuse, d’inventer des versions « de salon », réduites. C’est ce qu’a fait récemment Hugo Reyne pour <em>Atys</em>, avec un résultat d’autant plus convaincant que « l’opéra du roi » nous est désormais bien connu, dans sa version intégrale. Pour un compositeur comme Destouches, dont la seule <em>Callirhoé</em> a connu les honneurs du disque, en 2007, on est loin d’avoir atteint une pareille familiarité : <em>Le Carnaval et la folie</em>, dont Hervé Niquet avait pourtant proposé une intéressante recréation scénique, n&rsquo;a pas été suivi d&rsquo;un enregistrement.</p>
<p><em>Des  Eléments</em> on connaissait déjà quelques pages orchestrales, enregistrées par Christopher Hogwood : c’était en 1978. Et dès 1961, Jean-François Paillard ressuscitait une scène du prologue, « Trompettes, éclatez ». Beaucoup plus récemment, en 2001, Jérôme Corréas et ses Paladins en avaient donné une version de concert à Versailles, mais sans laisser de trace. Faute des moyens financiers considérables qu’exigerait la partition dans son intégralité, <strong>Louis-Noël Bestion de Camboulas</strong>, à la tête de son ensemble <strong>Les Surprises</strong>, a choisi d’en sélectionner des extraits en fonction des effectifs dont il disposait. S’il faut saluer l’entreprise, qui débouche sans doute sur un fort agréable spectacle (créé en Gironde le 28 avril et repris en octobre prochain à région parisienne, outre le concert à Ambronay en septembre), on peut malgré tout s’interroger sur l’opportunité de son édition discographique.</p>
<p>Le CD publié par Ambronay éditions allèche par ce qu’il donne à entendre, mais propose néanmoins un discours forcément fragmentaire, qui ne saurait refléter la véritable identité de l’œuvre. Le souci ne vient pas du côté instrumental, car l’ouverture et les danses sont animées de toute la vie souhaitable, avec leurs caractères bien distincts, et prouvent que Destouches n’est pas un compositeur à dédaigner (on ignore quelle fut exactement la part de Delalande dans la composition, mais les contemporains prirent vite l&rsquo;habitude d&rsquo;attribuer l&rsquo;oeuvre au seul Destouches). Non, ce qui pose problème, c’est le découpage adopté, qui tronque la partition chaque fois que les voix réunies ici ne suffisent plus : il manque en l’occurrence une haute-contre pour tenir le rôle du héros dans au moins deux des entrées (Arion dans « L’Air », Vertumne dans « La Terre »). Seule la troisième, « Le Feu », montre un visage proche de la réalité. Pour le reste, il faut se contenter de lambeaux (pour « La Terre » surtout), de morceaux plus ou moins longs mais rarement menés à terme. Quant à la pratique de faire interpréter les chœurs par trois solistes, si elle est attestée dans le cadre des salons, elle ne saurait évidemment évoquer l’ampleur sonore de chanteurs plus nombreux.</p>
<p>C’est donc avec « Le Feu » qu’on peut le mieux juger du travail des artistes, puisqu’un semblant de continuité dramatique peut s’y instaurer. Après avoir remarqué dans un <a href="http://forumopera.com/cd/notturno-de-la-jeremiade-consideree-comme-un-des-beaux-arts">disque Alessandro Scarlatti</a>, on est heureux de pouvoir entendre <strong>Eugénie Lefebvre</strong> dans le répertoire français ; c’est plutôt dans le prologue et dans « L’Eau » qu’elle a l’occasion de s’exprimer, avec toute la grandeur qui sied à une héroïne de tragédie. Souvent employée par William Christie, <strong>Elodie Fonnard </strong>possède un timbre plus adapté aux ingénues et aux innocentes, mais elle sait parfaitement s’élever à la noblesse de la vestale Emilie. Quant à <strong>Etienne Bazola</strong>, si la voix est belle et souple, on aimerait que l’interprète pousse un peu plus loin dans le sens de l’incarnation théâtrale, mais peut-être le spectacle à venir l’y incitera-t-il davantage que le cadre froid du studio d’enregistrement.</p>
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		<title>Leçons de Ténèbres</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lecons-de-tenebres-succulentes-lecons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2015 05:16:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Leçons de Ténèbres traînent derrière elles une réputation de musique austère jouée à la lueur de quinze bougies pendant le temps de Carême. Elles sont en fait un merveilleux spectacle fait de fraîcheur, d’affects délicats, de complaintes énamourées. Le génie des Leçons, c’est de faire entrer par la fenêtre ce que l’Eglise avait fait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <em>Leçons de Ténèbres</em> traînent derrière elles une réputation de musique austère jouée à la lueur de quinze bougies pendant le temps de Carême. Elles sont en fait un merveilleux spectacle fait de fraîcheur, d’affects délicats, de complaintes énamourées. Le génie des <em>Leçons</em>, c’est de faire entrer par la fenêtre ce que l’Eglise avait fait sortir par la porte pour les périodes de pénitence : le divertissement, le théâtre, la douceur affolante des voix et des instruments.</p>
<p>Plus le temps passa, plus il fut connu que les <em>Leçons de Ténèbres </em>étaient le dernier endroit où il fallait être pour pallier la fermeture rituelle des théâtres et pour retrouver voilées de décence les vedettes qu’on ne pouvait plus applaudir à l’Opéra. Les <em>Leçons</em> ici réunies datent certainement du tournant du XVIIIe siècle (peut-être de la dernière décennie du XVIIe) : nous sommes donc au comble de leur faculté d’enchantement. Dire que tant de charme et de mélisme détourne de Dieu est bien le fait de notre catholicisme passé sous les fourches caudines du misérabilisme contemporain. Etre catholique alors était encore une affaire de cœur : on était traversé de larmes, de transports, de joies renouvelées sans cesse, de tendres sentiments. Le sentiment religieux n’avait rien à voir avec l’austère carcan de commandements sur fond d’homélies inanes qu’il est trop souvent  devenu par chez nous, chassant les âmes tendres du seuil des églises, comme la roide jactance de certain premier ministre dissuade jusqu’aux professeurs à col roulé d’aller le dimanche voter en famille pour le parti socialiste. Mêmes causes, mêmes effets. Mais je m&rsquo;égare.</p>
<p><strong>Sébastien Daucé</strong>, l’Ensemble Correspondances et l’adorabilissime <strong>Sophie Karthäuser </strong>ne sont ici que lait et miel. Que de lumière, que de miséricordieux sourires, que de tendres larmes baignent ces Leçons ! Il serait aberrant d’isoler tel moment plutôt que tel autre, mais qu’on se reporte au « Libera me de sanguinibus » du <em>Miserere</em> : qu’entend-on sinon une supplication qui bien vite semble prendre Dieu lui-même par la main pour conquérir sa clémence non par la démonstration des mérites et vertus, mais par des mines touchantes et de doux enjôlements ?  Ce que la voix de Sophie Karthäuser possède désormais de fruité et d’ambré éclaire la moindre phrase et le moindre ornement d’une lumière succulente. Ecoutez cet « Incipit Oratio » de la<em> Leçon du Vendredy</em> : au Carême des corps répond une mise à nu des âmes, d’où soudain jaillit l’épanchement le plus pur et une sorte de confiance suprême dans ce que le Père peut faire de nous. Nul drame là-dedans, mais un abandon complet.</p>
<p>Les interprètes nous font presque voir les lueurs dansant sur les parois des églises et dansant parmi les tentures et les robes des femmes. C’est toute l’âme de ce temps, avec ses humeurs, ses sentiments, son intelligence si vive mêlée de tendresse sincère qui renaît ici.</p>
<p>____</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00QMTDBL8/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00QMTDBL8&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=G7YUPEA67XNVIPPQ"><strong>Commander ce CD </strong>: Delalande / Leçons de Ténèbres</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00QMTDBL8" style="border:none !important; margin:0px !important;" width="1" /></p>
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