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	<title>Alphons DIEPENBROCK - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alphons DIEPENBROCK - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Diepenbrock Complete Songs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 04:14:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alphons Diepenbrock, né à Amsterdam le 2 septembre 1862, est mort dans la même ville il y a cent ans, le 5 avril 1921. Ce qui nous vaut, de la part du label hollandais Brilliant Classics, la réédition en trois CD de ses 35 mélodies pour voix et piano, précédemment publiées par un autre label &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alphons Diepenbrock</strong>, né à Amsterdam le 2 septembre 1862, est mort dans la même ville il y a cent ans, le 5 avril 1921. Ce qui nous vaut, de la part du label hollandais <em>Brilliant Classics</em>, la réédition en trois CD de ses 35 mélodies pour voix et piano, précédemment publiées par un autre label batave <em>Etcetera</em> dans le coffret du sesquicentenaire du compositeur, en 2012.</p>
<p>Un mot d&rsquo;abord de ce compositeur dont la renommée a rarement franchi les frontières des Pays-Bas. Contemporain, admirateur et parfois ami de <strong>Mahler, Richard Strauss, Debussy</strong>, <strong>Diepenbrock</strong> est une figure singulière de la musique du tournant du siècle. 90% de sa production – une centaine d&rsquo;oeuvres – est vocale et chorale ! Rien pour le piano ou la musique de chambre, rien pour la grande symphonie, encore moins pour l&rsquo;opéra – l&rsquo;Amstellodamois qui a opté pour l&rsquo;Université et les études littéraires avant d&rsquo;aborder la composition en autodidacte, craint la comparaison avec ses contemporains. Il livrera cependant de voluptueuses musiques de scène, nous faisant regretter la rareté de sa production symphonique. Il donnera surtout de somptueux poèmes symphoniques avec voix soliste (qu&rsquo;on trouve dans le coffret <em>Etcetera</em> – toujours disponible – interprétés par Janet Baker, Robert Holl, Arleen Auger ou Linda Finnie, et menés par Riccardo Chailly, Hans Vonk ou Bernard Haitink, excusez du peu !). (1)</p>
<p>Le présent coffret de 3 CD comprend donc les seules mélodies avec piano, 35 exactement, réparties en trois tiers quasiment égaux : 13 Lieder sur des poèmes de Novalis et Goethe pour l&rsquo;essentiel, 11 mélodies sur des poèmes français – Baudelaire et Verlaine en majorité mais aussi Gide, Laforgue et Charles Van Lerberghe – et 11 sur des textes latins, italiens ou néerlandais. </p>
<p>Tout cet ensemble a été gravé aux Pays-Bas en 1994 et 1995 par la fine fleur du chant batave ou assimilé (l&rsquo;Américaine Roberta Alexander s&rsquo;y est installée à l&rsquo;âge de 23 ans) avec un pianiste, <strong>Rudolf Jansen</strong>, choyé par ses partenaires parce qu&rsquo;il est plus et mieux qu&rsquo;un « accompagnateur ».</p>
<p>Indépendamment des questions de tessiture, on perçoit pourtant mal les clés de répartition de ce corpus entre les cinq interprètes, le ténor allemand Christoph Prégardien, le baryton-basse Robert Holl, la soprano Roberta Alexander, et les deux mezzo-sopranos hollandaises Jard Van Nes et Christa Pfeiler. </p>
<p>Evidemment on se précipite en premier sur les mélodies françaises, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;on est intrigué : que peut encore dire Diepenbrock après Duparc (L&rsquo;invitation au voyage) ou Fauré (Clair de lune, Mandoline, En sourdine..) ? La comparaison est loin d&rsquo;être au désavantage du Hollandais, qui démontre non seulement une admiration sans bornes, mais surtout une compréhension intime de la poétique baudelairienne comme du génie verlainien. Mais Diepenbrock avouait lui-même le risque de ne pas trouver des interprètes capables de saisir et de restituer les subtilités d&rsquo;une langue aussi difficile. De ce point de vue, les résultats sont ici très inégaux.</p>
<p><strong>Christoph Prégardien</strong> est souverain – on serait étonné du contraire ! – dans les trois ballades de l&rsquo;opus 1, successivement <em>Entsagung</em> (Uhland), <em>Der Fischer</em> (Goethe) et <em>Der Abend kommt gezogen</em> (Heine) et dans quatre mélodies néerlandaises dont la lyrique nous échappe quelque peu sous les rugosités de la langue. Le ténor est le seul qui n&rsquo;aborde pas les mélodies françaises (alors qu&rsquo;il en eût été ô combien capable !).</p>
<p><strong>Robert Holl </strong>est le moins sollicité : 3 Lieder <em>Es war ein alter König</em> (Heine),  <em>Celebrität</em> (Goethe), et le néerlandais <em>Simeon&rsquo;s Lofzang, </em>deux poèmes de Baudelaire – <em>Recueillement</em> et <em>Les Chats </em> mettent en difficulté un habitué de la prosodie germanique.</p>
<p>Même score pour <strong>Christa Pfeiler</strong>, voix un peu impersonnelle, qui fait manifestement un effort de clarté et de diction dans<em> L&rsquo;invitation au voyag</em>e (Baudelaire), <em>Puisque l&rsquo;aube grandit</em> (Verlaine) et <em>Incantation</em> (Gide).</p>
<p>Quant à<strong> Jard van Nes, </strong>impériale dans les quatre<i> </i><strong>Goethe </strong>du CD 1, si remarquée dans les Zemlinsky, Mahler, Schoenberg ou Berio où les moirures de son timbre font merveille sous la conduite de Riccardo Chailly, on est obligé de constater qu&rsquo;on ne comprend pas un traître mot aux deux mélodies françaises(<em>En sourdine </em>et <em>Berceuse)</em> qu&rsquo;elle savonne aimablement.</p>
<p>Heureusement <strong>Roberta Alexander</strong>, voix claire et timbre fruité, chante l&rsquo;allemand, l&rsquo;italien, le néerlandais comme une native, et administre une leçon de diction, de compréhension du texte lorsqu&rsquo;elle aborde <em>Clair de Lune, Mandoline, Ecoutez la chanson bien douce</em>, et surtout l&rsquo;étrange et énigmatique <em>Chanson de l&rsquo;hypertrophique </em>(Jules Laforgue).</p>
<p>Pour se plonger pleinement dans l&rsquo;univers de Diepenbrock, et découvrir notamment les mélodies avec orchestre (un orchestre luxuriant et transparent à la fois), on conseille au lecteur de se procurer la somme éditée par Etcetera, toujours disponible.</p>
<p>Malgré ses irrégularités, cette intégrale des mélodies de Diepenbrock pour voix et piano est hautement recommandable et procurera à l&rsquo;auditeur de nombreux bonheurs, à commencer par celui de la découverte. </p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4eVw5DrUeUk">https://www.youtube.com/watch?v=4eVw5DrUeUk</a></p>
<p>(1) Plus de détails à retrouver sur le<a href="https://jeanpierrerousseaublog.com"> blog de l&rsquo;auteur de ces lignes</a></p>
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		<title>Orchestral Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orchestral-songs-alphons-contre-gabriel-et-claude-achille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 12:34:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alphons Diebenbrock (1862-1921). Qui parierait sur ce nom ? Qui imaginerait que l’on doit à ce chef et compositeur néerlandais une musique de toute beauté, très proche de celle de Richard Strauss, qu’il connut, tout comme il côtoya Gustav Mahler. Né à Amsterdam, titulaire d’une thèse sur Sénèque, professeur de lettres classiques, il fut toute sa &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alphons Diebenbrock (1862-1921). Qui parierait sur ce nom ? Qui imaginerait que l’on doit à ce chef et compositeur néerlandais une musique de toute beauté, très proche de celle de Richard Strauss, qu’il connut, tout comme il côtoya Gustav Mahler. Né à Amsterdam, titulaire d’une thèse sur Sénèque, professeur de lettres classiques, il fut toute sa vie un amateur, mais quel amateur ! Les pièces réunies sur le disque que publie le label CPO furent composées entre 1886 et 1918, et donnent donc un bon aperçu de sa production. Il est temps qu’un créateur de son envergure soit reconnu, même s’il a déjà été défendu par des interprètes de premier plan : Riccardo Chailly et Bernard Haitink ont dirigé ses œuvres, Roberta Alexander, Janet Baker, Eva-Maria Westbroek, Christoph Prégardien et Bernard Kruysen les ont chantées, comme le donne à entendre les enregistrements repris dans le coffret de 8 CD et 1 DVD paru chez Etcetera en 2012, pour le 150<sup>e</sup> anniversaire du compositeur. </p>
<p>Ce que Diepenbrock peut offrir, c’est d’abord une orchestration extrêmement raffinée, qui laisse les instruments solistes surgir d’une masse orchestrale post-romantique. Orchestre touffu mais jamais étouffant, qu’on peut entendre dans la pièce purement instrumentale qui ouvre ce disque, un des <em>Hymnes</em> que Diepenbrock composa à plusieurs reprises. On y apprécie la qualité de timbres du <strong>Sinfonieorchester St. Gallen</strong>, sous la direction de son chef <strong>Otto Tausk</strong>. Cette formation était déjà présente sur un autre disque CPO où l’on découvrait le même artiste, <strong>Hans</strong> <strong>Christoph Begemann</strong>. Après avoir chanté les louanges du baryton allemand lorsqu’il nous révélait les lieder de Pfitzner (voir <a href="http://www.forumopera.com/cd/quelque-part-entre-mahler-et-strauss">compte rendu</a>), il faut à nouveau lui tresser des lauriers, puisque l&rsquo;on retrouve intactes ses qualités tant vocales que théâtrales. Il est cette confronté à quelques très grands textes littéraires, ce qui prouve au passage que Diepenbrock savait particulièrement bien choisir ce qu’il mettait en musique. Il y a sur ce disque de la poésie, et non des moindres, puisque le compositeur néerlandais n’a pas craint de se frotter au célébrissime « roi de Thulé », qui avait pourtant déjà fait l’objet de plusieurs versions célèbres. Il se tire admirablement de l’épreuve, en créant une atmosphère sombre et tourbillonnante, où la forme strophique semble se dissoudre. Autre poème, « Es war ein alter König », de Heine, qui ferait presque figure de pochade après l’autre « Il était une fois ». Dernier poème, mais en français : « En sourdine », de Verlaine, qui soutient la comparaison avec les versions de Debussy et de Fauré, ce qui n’est pas peu dire ! Hans Christoph Begemann s’y exprime dans un très bon français. Les deux autres textes sont en prose, mais ne viennent pas de n’importe quelles plumes : Novalis pour l’<em>Hymne à la nuit</em> et Nietzsche pour <em>Im großen Schweigen</em>. Deux monologues qui font regretter que Diepenbrock ne se soit jamais mesuré au genre opéra, où il aurait pu faire de grandes choses.</p>
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