<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Pascal DUSAPIN - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/compositeur/dusapin-pascal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/dusapin-pascal/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 05 Feb 2026 15:07:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Pascal DUSAPIN - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/dusapin-pascal/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>DUSAPIN, To be sung &#8211; Paris (Fondation Vuitton)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-to-be-sung-paris-fondation-vuitton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=208020</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Fondation Vuitton fait partie de la cartographie des mélomanes parisiens grâce à sa programmation de musique de chambre. C’était moins le cas de celle des amateurs d’art lyrique. Proposer To be sung, troisième opéra (1994), de format chambriste lui aussi, de Pascal Dusapin fait donc figure d’incongruité séduisante. Réunir Maxime Pascal et Pharrell Williams, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-to-be-sung-paris-fondation-vuitton/"> <span class="screen-reader-text">DUSAPIN, To be sung &#8211; Paris (Fondation Vuitton)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-to-be-sung-paris-fondation-vuitton/">DUSAPIN, To be sung &#8211; Paris (Fondation Vuitton)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Fondation Vuitton fait partie de la cartographie des mélomanes parisiens grâce à sa programmation de musique de chambre. C’était moins le cas de celle des amateurs d’art lyrique. Proposer <em>To be sung</em>, troisième opéra (1994), de format chambriste lui aussi, de Pascal Dusapin fait donc figure d’incongruité séduisante. Réunir <strong>Maxime Pascal</strong> et<strong> Pharrell Williams</strong>, le nouveau Directeur Créatif des collections homme de la maison de couture du mécène, finit de flatter la curiosité.</p>
<p><em>A Lyrical Opera Made by Two</em> de Gertrude Stein fournit la matière au « livret ». On renverra <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/to-be-sung-bruxelles-flagey-dusapin-apres-noel-une-reprise-inutile/">aux précédentes recensions de l’œuvre dans nos colonnes</a> pour une analyse fine de son propos et de ses enjeux mais on s’inscrira en faux sur la valeur audacieuse de <em>To be sung</em>. La composition de <strong>Pascal Dusapin</strong> en épouse la structure répétitive et entêtante, laisse une juste place au texte du récitant, ici confié à une femme comme pour souligner le saphisme sous-jacent, avant d’ourler les assonances et allitérations de celui-ci dans la vocalité de trois sopranos. Les stases et climax demandés aux interprètes et instrumentistes évoquent dès lors autant de phases du désir, plein et satisfait, fiévreux et inaccompli.</p>
<p>La réussite de la représentation tient justement à la pleine réalisation de cette fonction organique du texte de Stein. Maxime Pascal, aussi vif que caressant, réussit la gageure de conduire la grande complexité de la partition tout en irrigant la « scène » des justes tons et nuances pour colorer les textes, musicaux et littéraires. L’ensemble Le Balcon brille par la qualité de ses solistes tout au long de la soirée. Il en va de même pour les trois sopranos réunies, dont les timbres et formats se complètent dans un envoutant mélange de tutti et de canons. <strong>Jenny Daviet</strong>, voix claire et légère se détache sans mal et maintient la séduction du timbre par un contrôle du souffle irréprochable. Plus en retrait, <strong>Elise Chauvin</strong> assure sa partie pivot de toute la rondeur nécessaire quand <strong>Norma Nahoun</strong> ponctue le trio dans une partie plus basse où la largeur de son timbre onctueux apporte un pendant nécessaire. <strong>Florence Darel</strong>, en récitante, s’ingénie à déclamer le texte comme s’il était tout à fait sensé, apportant un soupçon de légèreté et de malice.</p>
<p>L’œuvre a été conçue dès l’origine pour être accompagnée d’un pendant visuel. Pharrell Williams conçoit un dispositif qui marie lumières et jets d’eau en un ballet déroutant. Si tous les moments de l’œuvre ne sont pas réussis d’égale manière, l’élément aqueux s’intègre bien dans l’expérience étrangement sensuelle qu’est <em>To be sung</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-to-be-sung-paris-fondation-vuitton/">DUSAPIN, To be sung &#8211; Paris (Fondation Vuitton)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DUSAPIN, Antigone – Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-antigone-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=201391</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois ans seulement après la création de son dernier opéra, Il viaggio, Dante, Pascal Dusapin livre une nouvelle partition lyrique, opératorio au sujet antique, comme Penthesilea (2015) et Medeamaterial (1992). Son Antigone est un monolithe dont la musique continument torturée explique moins qu&#8217;elle n&#8217;accompagne la mécanique macabre enclenchée dans les premières minutes du drame : &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-antigone-paris-philharmonie/"> <span class="screen-reader-text">DUSAPIN, Antigone – Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-antigone-paris-philharmonie/">DUSAPIN, Antigone – Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans seulement après la création de son dernier opéra, <em>Il viaggio, Dante</em>, Pascal Dusapin livre une nouvelle partition lyrique, opératorio au sujet antique, comme <em>Penthesilea</em> (2015) et <em>Medeamaterial</em> (1992). Son <em>Antigone</em> est un monolithe dont la musique continument torturée explique moins qu&rsquo;elle n&rsquo;accompagne la mécanique macabre enclenchée dans les premières minutes du drame : Antigone, par obéissance aux lois non écrites des dieux, veut offrir à son frère les hommages funéraires, Créon, par obéissance aux lois élémentaires de la cité, non moins puissantes spirituellement, refuse à un ennemi des honneurs indus. La morale grecque héroïque qui a cours dans la tragédie exige que l&rsquo;on veuille du bien à ses amis et du mal à ses ennemis ; le mythe, alors, pose la question insoluble : que faire lorsqu&rsquo;une même personne est à la fois ami (frère, neveu) et ennemi (général qui a porté ses armes contre Thèbes) ?</p>
<p>La partition de <strong>Pascal Dusapin</strong> dégage un expressionnisme d&rsquo;autant plus frappant que les moyens réellement mis à sa disposition sont plutôt sobres, tout compte fait : le plan sonore paraît rarement complexe, on entend surtout un continuum très horizontal, une longue stase orchestrale plombée dès les premières mesures par une atmosphère angoissante. Ce suspens miroitant de noirceur est parfois perturbé par quelques événements sonores brutaux mais qui n&rsquo;ont qu&rsquo;un temps. Les instruments sont utilisés parfois à la limite entre son et bruit, comme ces cuivres laissant échapper de déchirantes déflagrations, une harpe qui fait entendre le métal de ses cordes, même une flûte sonorisée dans l&rsquo;ouverture de l’œuvre, un parti pris qui augmente la perte des repères sonores du spectateur. Si l&rsquo;on apprécie beaucoup la force suggestive de cette musique étouffante, on lui trouve un manque de progression, comme face à un monochrome qui vous happerait mais n&rsquo;en resterait pas moins uniforme. Relevons tout de même quelques percées d&rsquo;un langage différent, notamment lorsque Hémon évoque son amour pour Antigone, et que s&rsquo;esquisse à l&rsquo;orchestre un nuage de douceur, ou à l&rsquo;inverse dans le premier interlude orchestral, impressionnant de masse soudainement accumulée. L&rsquo;écriture vocale, quant à elle, navigue volontiers sur la palette du <em>Sprechgesang</em>, tout en réservant quelques grandes lignes saisissantes aux interprètes. La prosodie n&rsquo;est pas du tout hachée, mais les sauts de registre reviennent régulièrement pour émailler d&rsquo;intensité les mots du livret.</p>
<p>Ce livret, justement, est composé d&rsquo;après la traduction allemande, par Hölderlin, de l&rsquo;<em>Antigone</em> de Sophocle. Dusapin a coupé plusieurs passages dans un souci bien évident d&rsquo;économie et de concentration. Le principal changement, qui nous paraît constituer un écueil, est la suppression du chœur. Son absence impose d&rsquo;abord de répartir autrement la parole, puisque dans de nombreux passages les protagonistes dialoguent avec le chœur, qui conseille, commente voire décrit (et donne de précieuses indications scéniques). Ce travail de redistribution est assez bien mené, notamment au moyen de la mise en scène : Créon s&rsquo;adresse non plus aux vieillards de Thèbes mais à la salle en se positionnant derrière des micros. Mais vers la fin du drame, la présence du chœur est dramatiquement nécessaire pour assurer la cohérence et la continuité scénique : c&rsquo;est, après le départ de Tirésias, en discutant avec le chœur que Créon décide de revenir sur sa décision et c&rsquo;est au chœur que le Messager annonce la mort d&rsquo;Hémon, en l&rsquo;absence de Créon. Pour s&rsquo;en sortir, le livret introduit donc un personnage, le Coryphée, dont l&rsquo;existence serait pleinement pertinente s&rsquo;il ne surgissait pas sur scène à la fin seulement, tenant ses deux mallettes, sans qu&rsquo;on sache bien pourquoi il arrive là. Une autre difficulté que crée la suppression du chœur est la perte des parties lyriques qui rythment la tragédie grecque. Entre les épisodes (où les protagonistes parlent) sont normalement intercalés des intermèdes chantés, les <em>stasima</em>, sur des thématiques souvent cosmiques ou religieuses qui mettent en perspective la catastrophe. Le livret de Dusapin réintègre intelligemment quelques vers de ces saisissantes parties chorales dans le monologue d&rsquo;Antigone.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Netia Jones</strong> est d&rsquo;une abstraction efficace. Son plateau est occupé pour moitié par six gigantesques colonnes carrées blanches, sur lesquelles sont projetés des rais de lumière ou des taches noires. Une avancée angulaire de la scène accueille un demi-cercle de micros installés comme pour une conférence de presse, tandis qu&rsquo;un poteau soutient deux écrans. Si on ajoute à cela les costumes sombres, la production est toute de noir et de blanc, ce qu&rsquo;accentuent les images spectrales diffusées sur les écrans, où l&rsquo;on voit en différé et au ralenti les protagonistes venus s&rsquo;exprimer devant les micros.</p>
<p>La distribution ne souffre aucune faiblesse, ce qui, conjugué à la fougue et à la minutie de la direction de <strong>Klaus Mäkelä</strong>, assure la réussite de la soirée. Grande habituée des opéras de Dusapin, qui lui a écrit cette Antigone sur mesure, <strong>Christel Loetzsch</strong> est impressionnante d&rsquo;engagement et de tessiture. L&rsquo;écriture vocale sollicite très souvent ses graves riches tout en les poussant volontairement dans ses retranchements, où la voix semble forcée, plus crachée que projetée, jusqu&rsquo;à des sons rauques franchement hurlés. Elle assume avec passion sa dernière scène, monologue gagné par la folie (un peu trop à notre goût du reste, par rapport à l&rsquo;idée que l&rsquo;on se fait du personnage). <strong>Tómas Tómasson</strong>, en Créon, est l&rsquo;autre pôle dramatique de la soirée. Son cheminement personnel, de l&rsquo;inflexibilité et de la noblesse outragée au doute puis au désespoir, est parfaitement incarné, au point de devenir le vrai personnage humain face à une Antigone exaltée au point de sembler dangereuse. La ligne soignée et le jeu efficace de <strong>Jarrett Ott</strong> (un messager) emportent autant l&rsquo;adhésion que l&rsquo;Ismène malmenée aux aigus éclatants d&rsquo;<strong>Anna Prohaska</strong> ou que le très beau timbre trompetant du ténor <strong>Thomas Atkins</strong>, qu&rsquo;on aurait volontiers entendu plus longtemps en Hémon. Mentions spéciales à <strong>Edwin Crossley-Mercer</strong>, Tirésias à la basse sépulcrale et profonde et à <strong>Serge Kakudji</strong> (Coryphée), dont la voix de haute-contre est extraordinairement riche en harmoniques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-antigone-paris-philharmonie/">DUSAPIN, Antigone – Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Regards vers l’opéra au seuil du XXIe siècle (Giordano Ferrari)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/regards-vers-lopera-au-seuil-du-xxie-siecle-giordano-ferrari/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Aug 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=196733</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’art lyrique contemporain est novateur et attentif au public, sans toutefois délaisser la tradition. Telle est la conclusion du livre le plus récent, Regards vers l’opéra au seuil du XXIe siècle, de Giordano Ferrari, tout juste paru aux éditions Hermann, qui aborde ce genre à travers sept œuvres plus ou moins emblématiques. Ferrari, professeur de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/regards-vers-lopera-au-seuil-du-xxie-siecle-giordano-ferrari/"> <span class="screen-reader-text">Regards vers l’opéra au seuil du XXIe siècle (Giordano Ferrari)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/regards-vers-lopera-au-seuil-du-xxie-siecle-giordano-ferrari/">Regards vers l’opéra au seuil du XXIe siècle (Giordano Ferrari)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’art lyrique contemporain est novateur et attentif au public, sans toutefois délaisser la tradition. Telle est la conclusion du livre le plus récent, <i>Regards vers l’opéra au seuil du XXI</i><i><sup>e</sup></i><i> siècle</i>, de Giordano Ferrari, tout juste paru aux éditions Hermann, qui aborde ce genre à travers sept œuvres plus ou moins emblématiques. Ferrari, professeur de musicologie à l’Université Paris 8 et auteur de nombreux ouvrages consacrés au théâtre musical et à l’opéra de nos jours, est un expert de ce domaine. Le choix d’œuvres que présente son essai est à la fois personnel et pertinent. Vouloir comparer différentes pages de l’opéra contemporain implique nécessairement un survol du répertoire. Ferrari étudie un <i>corpus</i> qui comprend aussi bien quelques vedettes internationales que des compositeurs moins connus : <i>Roméo et Juliette</i> (1989) de Pascal Dusapin, <i>Trois Sœurs</i> (1998) de Péter Eötvös, <i>Medea </i>(2002) d’Adriano Guarnieri, <i>An Index of Metals</i> (2003) de Fausto Romitelli, <i>Lost Highway</i> (2003) d’Olga Neuwirth, <i>Zajal </i>(2010) de Zad Moultaka, et <i>Re Orso </i>(2012) de Marco Stroppa. Certains d’entre eux – par exemple Dusapin ou Eötvös – ont contribué à forger l’image de la musique lyrique d’aujourd’hui. Sans nécessairement faire école, ils représentent en eux-mêmes un pan reconnu de cet art.</p>
<p>L’idée de départ n’étant pas de faire un état des lieux ou de poser une énième fois la question de la viabilité, de la raison d’être sociétale ou de la légitimité de l’opéra, l’auteur a choisit un ensemble de compositeurs qui émergent à partir de la fin des années 1980, lorsque ce débat prend une autre tournure, les querelles idéologiques de l’après-guerre s’étant éteintes. Celles-ci restent pourtant présentes d’une manière sous-jacente, car les <i>Regards</i> s’articulent sur deux axes : du « drame histoire » à ses « vestiges ». Ainsi, Ferrari reprend en creux un des éléments du débat post-guerre, qui est l’affirmation ou bien l’abolition de la linéarité du discours musical, qui se double parfois d’une réflexion sur la proximité avec un modèle littéraire.</p>
<p>Par le biais des différents <i>Regards</i>, l’auteur évoque un certain nombre d’enjeux principaux du genre de l’opéra, concernant tantôt la technique, tantôt des aspects dramaturgiques plus inattendus. Ce faisant, le texte met en valeur les différences et similarités entre les œuvres. Si Eötvös suspend le temps et se concentre sur l’expression vocale de l’intérieur des personnages, Stroppa mène une réflexion quasi historique sur le potentiel de l’opéra actuel à travers un texte d’Arrigo Boito, compositeur et librettiste de Verdi. Neuwirth s’intéresse à une redéfinition du lien entre son et image, une dramatisation de la musique calquée sur <i>The Lost Highway</i> de David Lynch, tandis que Dusapin fait fi de l’espace visible et mise davantage sur l’espace sonore. Cette tendance se confirmera d’ailleurs plus tard dans ce que le compositeur appelle « opératorio ». Guarnieri, Romitelli et Moultaka sont unis par une approche qui dépasse plus franchement le cadre habituel du genre. <i>Medea</i> adopte une démarche véritablement intermédia, <i>An Index of Metals</i> montre un aspect immersif résolument tourné vers le public (la suppression du <i>quatrième mur </i>étant un enjeu du théâtre contemporain), et <i>Zajal</i> réalise un croisement de l’opéra et d’une bataille poétique traditionnelle du Moyen-Orient, qui porte ce nom.</p>
<p>En guise de conclusion, Ferrari esquisse entre autres une esthétique générale des opéras auxquels il s’est intéressé. Il constate que, malgré l’hétérogénéite des types d’écriture mis en œuvre aujourd’hui, les résultats individuels tendent vers une grande cohérence, loin d’un prétendu collage postmoderne. Les compositeurs en question ne penchent ni pour une fausse nostalgie, ni pour une attitude scientifique envers l’histoire de l’opéra. De même, le public visé a changé : il est à la fois « actif » et critique, intégré et réceptif à l’idée de l’<i>Œuvre ouverte</i>.</p>
<p>Une lecture des plus agréables qui s’adresse à la fois aux experts – qui apprécieront la remise en contexte de plusieurs phénomènes de ce domaine de recherche – et à un public plus large, qui découvrira d’une manière synoptique une importante partie de la création lyrique contemporaine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/regards-vers-lopera-au-seuil-du-xxie-siecle-giordano-ferrari/">Regards vers l’opéra au seuil du XXIe siècle (Giordano Ferrari)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DUSAPIN, Il Viaggio, Dante – Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-il-viaggio-dante-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 13:50:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=185530</guid>

					<description><![CDATA[<p>La figure du poète Dante Alighieri a laissé d’importantes traces dans l’histoire de la musique. Hector Berlioz, Franz Liszt et plus récemment Pascal Dusapin figurent parmi les compositeurs ayant consacré des œuvres au créateur de la Divine Comédie. L’Opéra de Paris propose actuellement une reprise d’Il Viaggio, Dante initialement créé lors de l’édition 2022 du Festival &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-il-viaggio-dante-paris/"> <span class="screen-reader-text">DUSAPIN, Il Viaggio, Dante – Paris</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-il-viaggio-dante-paris/">DUSAPIN, Il Viaggio, Dante – Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La figure du poète Dante Alighieri a laissé d’importantes traces dans l’histoire de la musique. Hector Berlioz, Franz Liszt et plus récemment Pascal Dusapin figurent parmi les compositeurs ayant consacré des œuvres au créateur de la <i>Divine Comédie</i>. L’Opéra de Paris propose actuellement une reprise d’<i>Il Viaggio, Dante</i> initialement créé lors de l’édition 2022 du Festival d’Aix-en-Provence.</p>
<p>Dusapin et son librettiste Frédéric Boyer ont réalisé un croisement entre l’œuvre phare de Dante, <i>La Divine Comédie</i>, et <i>Vie nouvelle</i>, premier texte attribuable à l’écrivain italien des XIII<sup>e</sup> et XIV<sup>e</sup> siècles. Au paroxysme du désespoir spirituel, hanté par le souvenir de Béatrice, sa bien-aimée morte à seulement vingt-quatre ans, Dante traverse les enfers en compagnie du poète Virgile (Virgilio), envoyé par celle-ci. Il rencontre aussi une version plus jeune de lui-même pleurant la perte de sa femme – élément tiré de <i>Vie nouvelle</i> – ainsi que Sainte-Lucie (Lucia) qui œuvre au salut du poète. Des prières et textes liturgiques viennent compléter cet assemblage en italien. Tout cela est narré par un Monsieur Loyal (Giovanni Battista Parodie) en costume de revue, qui recourt au texte original.</p>
<p>Ce dispositif, qui renvoie à la perception de l’œuvre au-delà du simple argument, n’est pas le seul élément à faire penser à l’opéra précédent de Dusapin, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-macbeth-underworld-paris/"><i>Macbeth Underworld</i></a>, sorte de <i>Macbeth</i> à rebours, en négatif. Si les lignes vocales d’<i>Il Viaggio</i> sont plus plastiques, d’une grande expressivité et pleines de profils différents, l’orchestre présente les mêmes caractéristiques que celui de <i>Macbeth</i>. L’espace musical se forme essentiellement par superposition de nappes sonores. Ce continuum, souvent encadré par une strate dans le grave et une autre dans l’extrême-aigu, se décompose en champs différents, fréquemment consonants ou modaux autour de notes pivots. La présence de fragments de chant grégorien ne fait que souligner ce qui est inhérent à la musique. Les gestes mélodiques sont rares, l’organisation est davantage horizontale. Cette technique permet la cristallisation de structures et de couleurs insoupçonnées, mais aussi l’apparition du conventionnel. On est dans un flux continu. Même la danse macabre, évoquée lors de la descente aux enfers, est plus sous-entendue qu’elle n’est rythmique. Tout a l’air de s’écouler d’un seul trait, ce qui a ses avantages – le public rentre dans une sorte de transe – et ses désavantages – le temps lyrique est difficilement contrôlable. Dusapin utilise le terme « opératorio » pour ce mélange entre opéra et oratorio, ce qui est dû en grande partie à l’omniprésence du chœur qui, bien qu’invisible, contraste avec les individus. Toutefois, lorsque le chœur devient une menace, tous les éléments sont réunis pour créer un <i>tableau </i>de <i>grand opéra</i> romantique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="689" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/26825-Bernd_Uhlig___Opera_national_de_Paris-Il-Viaggio-Dante-24-25-Bernd-Uhlig-OnP-9-1600px-1024x689.jpg" alt="" class="wp-image-185662"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>IL VIAGGIO DANTE © Opéra de Paris, Bernd Uhlig</sup></figcaption></figure>


<p>Le metteur en scène<strong> Claus Guth</strong> invente un cadre concret pour le livret qui enchaîne des situations plutôt spirituelles et abstraites : le spectacle commence par la projection d’une vidéo où l’on voit Dante traverser une forêt – image empruntée à la <i>Comédie</i> – en voiture, avant que l’apparition soudaine de Béatrice ne provoque un accident. Dante rentre chez lui, dans sa chambre, grièvement blessé, et on se demande s’il est déjà mort et si tout ce qui suit n’est qu’un rêve. À plusieurs reprises, Guth invoque des images cinématographiques. Le purgatoire, rempli de personnages tourmentés par des tics et le souvenir de leur vie terrestre, semble sortir de l’imagination d’un David Lynch ou d’un Stanley Kubrick. Les étranges raccourcis entre des visions et la vie réelle sont proches d’opéras tels qu’<i>Angels in America</i> de Péter Eötvös (bien que l’esthétique soit différente). À la fin du voyage, alors qu’il est sauvé et réuni avec Béatrice, Dante<span class="Apple-converted-space">  </span>se retrouve de retour dans sa chambre, seul, ensanglanté et mourant au lieu d’entrer au paradis. Le programme de salle offre une explication à cela. Une citation du <i>Mythe de Sisyphe</i> d’Albert Camus évoque la prise de conscience d’une vie machinale comme début d’un mouvement psychique qui mène soit au suicide soit à l’acceptation et au rétablissement. La scène en serait alors la vie quotidienne et non pas l’au-delà.</p>
<p>Par conséquent, <strong>Bo Skovhus</strong> campe un Dante expressionniste, physiquement éprouvé. Rompu aux rôles du répertoire contemporain tels que <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lear-paris-garnier-les-bonnes-vieilles-casseroles/"><i>Lear</i></a> d’Aribert Reimann, il manie sa partie avec une grande maestria. Le jeune Dante est un rôle travesti très ambigu dont l’aspect impulsif et le chant plastique sont parfaitement interprétés par la mezzo-soprano <strong>Christel Loetzsch</strong>. Même s’ils utilisent toute l’étendue des registres, les deux Dante retombent régulièrement dans l’extrême-grave de leurs tessitures. Virgilio, quant à lui, remplit son rôle de guide avec un stoïcisme inébranlable, et <strong>David Leigh</strong> projette sa basse volumineuse d’une manière vigoureuse. Lucia (<strong>Danae Kontora</strong>), qui semble être aveugle bien que son nom signifie « lumière », est un soprano colorature aérien d’une transparence irréelle dans les aigus. À l’image de la plupart des personnages, exception faite des rôles principaux, elle adopte une démarche stylisée aux gestes anguleux d’un mannequin. La Voix des damnés (<i>Voce dei dannati</i>), à laquelle Dante est confronté dès le premier cercle de l’enfer, prend la forme d’un contre-ténor à qui sont également confiées d’autres acrobaties vocales. <strong>Dominique Visse</strong> joue cette Voix des damnés comme un <em>dandy queer</em> digne d’un Quentin Crisp, et ajoute un élément grotesque à la distribution. Enfin, Béatrice, hautaine pendant la plus grande partie de l’œuvre, ne se laisse aborder qu’à la toute fin lorsqu’elle se voit attribuer un des passages les plus ouvertement lyriques. <strong>Jennifer France</strong> fait preuve à la fois de puissance et de précision dans tous les registres de sa voix.</p>
<p>Sous la direction de <strong>Kent Nagano</strong>, les voûtes sonores de l’orchestre, opposées aux lignes vocales plus dessinées, prennent tout le relief nécessaire, dans un opéra dont la dramaturgie s’émancipe souvent du texte, malgré le propos littéraire de l’œuvre.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-il-viaggio-dante-paris/">DUSAPIN, Il Viaggio, Dante – Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aimons, dansons, chantons sans cesse en 2024-25 à l&#8217;Opéra de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/aimons-dansons-chantons-sans-cesse-en-2024-25-a-lopera-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 05:55:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=158485</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est en tout cas le slogan choisi pour 2024-25 et sans doute le vœu du directeur, Alexander Neef, qui a su avec son équipe remettre la Grande Boutique à flot. Ça se fête : la maison (toutes activités comprises) présente un bénéfice net pour cette saison ; cela ne s&#8217;était pas vu depuis 2017. Le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/aimons-dansons-chantons-sans-cesse-en-2024-25-a-lopera-de-paris/"> <span class="screen-reader-text">Aimons, dansons, chantons sans cesse en 2024-25 à l&#8217;Opéra de Paris</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/aimons-dansons-chantons-sans-cesse-en-2024-25-a-lopera-de-paris/">Aimons, dansons, chantons sans cesse en 2024-25 à l&rsquo;Opéra de Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est en tout cas le slogan choisi pour 2024-25 et sans doute le vœu du directeur, Alexander Neef, qui a su avec son équipe remettre la Grande Boutique à flot. Ça se fête : la maison (toutes activités comprises) présente un bénéfice net pour cette saison ; cela ne s&rsquo;était pas vu depuis 2017. Le programme a donc sûrement été pensé pour éviter les embardées (économiques) et pouvoir continuer à afficher un taux moyen de remplissage de quatre vingt treize pour cent dans les deux salles, Garnier et Bastille, (au prix d&rsquo;un certain conformisme).</p>
<p>Ce nouveau programme lyrique, me direz-vous, donne-t-il quand même envie d&rsquo;aimer, chanter et danser ? Dix-neuf spectacles (un de plus), et comme pour cette saison, sept nouvelles productions sont attendues. Si la volonté affichée est de présenter un fonctionnement plus conforme aux ambitions vertes de toute bonne entreprise, on ne sera pas autrement surpris en 2024-25 de revisiter un panorama assez large (pour ne pas dire très éclectique) de l&rsquo;opéra français, de Jean-Philippe Rameau (<em>Castor et Pollux</em> vu par <strong>Peter Sellars</strong> associé au chef <strong>Teodor Currentzis</strong>) à Pascal Dusapin (<em>Il Viaggo, Dante </em>au livret en italien (quand même), une commande de l&rsquo;OnP associé au Festival d&rsquo;Aix, et une recréation parisienne par <strong>Kent Nagano</strong> et l&rsquo;inévitable<strong> Claus Guth</strong>). Si les chef(fe)s et artistes français sont très présents la saison prochaine (sans oublier la troupe maison formée de huit chanteurs), ces œuvres seront portées par des équipes internationales. Vous retrouverez les Gounod (<em>Faust </em>avec <strong>Pene Pati</strong>, <strong>John Relyea</strong> et <strong>Marina Viotti</strong>), Massenet (<em>Manon </em>avec <strong>Nadine Sierra</strong> et <strong>Benjamin Bernheim, Amina Edris</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong>) et autres Debussy. <em>Pelléas et Mélisande</em> sera l&rsquo;occasion de juger du travail inédit de <strong>Wajdi Mouawad</strong> mettant en scène <strong>Sabine Devieilhe (</strong>qu&rsquo;on aurait aimé d&rsquo;ailleurs voir dirigée par un chef français ?). Amateur(e) d&rsquo;Offenbach ? Vous aurez droit à une nouvelle production pensée par <strong>Barrie Kosky</strong> (avec les chefs <strong>Stefano Montanari</strong>, <strong>Michele Spotti</strong>) des <em>Brigands</em> (œuvre déjà donnée il y a trente ans). Certains se désoleront (à juste titre) de ne pas pouvoir applaudir <em>Orphée aux enfers</em> ou <em>La Belle Hélène, </em>qui eux n&rsquo;ont jamais été donnés<em>.</em></p>
<p>Si vous préférez les Italiens, vous ne serez pas déçus avec trois Verdi en trois reprises (<em>Don Carlos </em>avec Marina Rebeka, <em>Rigoletto </em>dirigé par <strong>Domingo Hindoyan</strong> – par Krzysztof Warlikowski pour le premier et Claus Guth pour le second, souvenez-vous – et un <em>Falstaff</em> plus ancien dû à <strong>Dominique Pitoiset</strong>, dirigé cette fois par l&rsquo;excellent <strong>Michael Schønwandt</strong>). Deux Puccini sinon rien, avec le retour wilsonien de <em>Madama Butterfly</em> (et les débuts <em>in loco</em> d&rsquo;<strong>Eleonora Buratto</strong> sans oublier la joie d&rsquo;entendre <strong>Aude Extrémo</strong>) et un nouveau <em>Trittico </em>(<strong>Christof Loy</strong>, <strong>Carlo Rizzi</strong>) dont l&rsquo;intérêt principal sera d&rsquo;entendre <strong>Asmik Grigorian</strong>. La surprise ne sera pas grande de retrouver aussi du Bellini (<em>Les Puritains</em>) avec<strong> Lisette Oropesa</strong>, du Donizetti (<em>La</em> <em>Fille du régiment</em> avec<strong> Julie Fuchs</strong>) et du Rossini avec son <em>Barbier</em> dans la production excitante de <strong>Damiano Michieletto</strong>. </p>
<p>Pas de saison sans Mozart (avec la belle <em>Flûte</em> de <strong>Robert Carsen</strong>) dirigé par la cheffe ukrainienne <strong>Oksanna Lyniv</strong>, ni sans Janacek (<em>La Petite</em> <em>Renarde rusée</em>) ou Stravinsky (<em>The Rake&rsquo;s progress</em>). Du son neuf (quoique ancien) aussi avec <em>L&rsquo;Isola disabitata</em> de J. Haydn pour les artistes de l&rsquo;Académie, et mis en scène par l&rsquo;ancien danseur du Ballet, <strong>Simon Valastro</strong>. </p>
<p>Mais pour les wagnéristes ? Les membres de cette secte redoutée ne sont pas oubliés puisqu&rsquo;une nouvelle Tétralogie sera donnée à Paris. Elle débutera la saison prochaine avec <em>L&rsquo;Or du Rhin</em> (mais pourquoi devoir attendre trois ans ce<em> Ring</em> qui devrait se voir en deux années maximum ? Et pourquoi pas en deux semaines ?). Décidément <strong>Philippe Jordan</strong> n&rsquo;a pas été remplacé et c&rsquo;est très dommage. Ce sera le fameux  <em>Ring</em> commandé avant la pandémie à <strong>Calixto Bieito</strong>, avec les prises de rôles de <strong>Ludovic Tézier</strong> (Wotan) et <strong>Eve-Maud Hubeaux</strong> (Fricka), sous la baguette de P<strong>ablo Heras-Casado</strong>. </p>
<p>Pour conclure notons que les Mélomanes fêteront avec les artistes de l&rsquo;Opéra de Paris les 150 ans du Palais Garnier avec un grand gala en janvier 2025.</p>


<figure class="wp-block-video"><video height="480" style="aspect-ratio: 864 / 480;" width="864" controls src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/23623-OPERA_S2425__45s__HD-480px.mp4"></video></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/aimons-dansons-chantons-sans-cesse-en-2024-25-a-lopera-de-paris/">Aimons, dansons, chantons sans cesse en 2024-25 à l&rsquo;Opéra de Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DUSAPIN, Macbeth Underworld &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-macbeth-underworld-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 04:33:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=149995</guid>

					<description><![CDATA[<p>Macbeth Underworld, l’avant-denier opéra de Pascal Dusapin, compositeur tellement prolifique qu’entre-temps il a écrit son onzième ouvrage lyrique intitulé&#160;Il Viaggio, Dante, est une co-commande de l’Opéra-Comique et du Théâtre Royal de la Monnaie où il a été créé en 2019. La crise sanitaire a voulu qu’il arrive à Paris avec trois ans de retard. Actuellement &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-macbeth-underworld-paris/"> <span class="screen-reader-text">DUSAPIN, Macbeth Underworld &#8211; Paris</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-macbeth-underworld-paris/">DUSAPIN, Macbeth Underworld &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>Macbeth Underworld</i>, l’avant-denier opéra de Pascal Dusapin, compositeur tellement prolifique qu’entre-temps il a écrit son onzième ouvrage lyrique intitulé<i>&nbsp;Il Viaggio, Dante</i>, est une co-commande de l’Opéra-Comique et du Théâtre Royal de la Monnaie où il a été créé en 2019. La crise sanitaire a voulu qu’il arrive à Paris avec trois ans de retard. Actuellement à l’affiche de l’Opéra-Comique, il s’agit d’une sorte d’écho de la célèbre tragédie de Shakespeare.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>L’idée d’écrire un prolongement, la désinence d’un texte classique n’est pas nouvelle. <i>Radamès</i> (1975/97) de Peter Eötvös, qui métabolise <i>Aida</i>, ou <i>Orest<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span></i>(2011) de Manfred Trojahn, qui commence où <i>Elektra</i> se termine, en témoignent – pour ne citer que deux exemples. L’originalité de l’œuvre de Dusapin réside dans sa nature de <i>Macbeth</i> « en négatif ». Sous la conduite du compositeur, le librettiste Frédéric Boyer ressuscite Macbeth et Lady Macbeth – en anglais. Lors d’un prologue, Hécate annonce le retour du couple auquel la paix éternelle est refusée. Le fait que ce soit la déesse de la mort et de la nuit qui préside sur ce début rapproche l’opéra d’une tragédie grecque. Par la suite, les deux protagonistes revivent des fragments de leur histoire, hantés par le souvenir de leur crime (le meurtre du roi), condamnés à une auto-réflexion en cercle vicieux. D’autres personnages s’invitent à ce tableau, mi-danse macabre mi-messe noire, afin de les accabler ; notamment les Sœurs bizarres – variation des trois sorcières –, le Portier ainsi qu’un Spectre et un Enfant. Ces derniers sont peut-être le reflet de Banquo – ancien compagnon de Macbeth que celui-ci finit par assassiner – et de son fils Fleance. A moins que ce ne soit qu’une projection des esprits tourmentés de la Lady et de son mari. Ces personnages reviennent régulièrement telle une ritournelle rythmant la forme en huit parties, dont l’ordre pourrait tout aussi bien être différent – à l’exception de la fin – car dans cet univers du déjà vécu, de la reprise sans avenir, le temps s’est arrêté, ou plus précisément, les événements se superposent à l’image d’un cauchemar dont les fantômes se transforment les uns en les autres.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>La musique commence par des octaves majestueuses à l’orchestre, comme si le premier accord d’une marche triomphale restait accroché dans l’espace, sa réalisation étant impossible. On entend un orgue au timbre chargé, comme celui des jeux de mutation de cet instrument dont Dusapin jouait lui-même dans sa jeunesse. Cela rappelle l’effectif de son opéra <i>Medeamaterial</i> dont le tempérament inégal diffère de la gamme tempérée habituelle. La présence de l’orgue semble se répercuter sur l’écriture, une superposition de strates distinctes, de riches sonorités continues étant la texture principale de l’œuvre. Malgré la nature atonale de la musique, des notes centrales et des modes se dessinent dans ces masses sonores, permettant à Dusapin de jouer avec des effets cadentiels, des décalages harmoniques et des véritables modulations. À l’orgue, qui émet par moments des archaïsmes musicaux, se joignent d’autres corps étrangers, notamment un archiluth – lorsque Lady Macbeth, redevenue fille, chante une berceuse aux allures élisabéthaines – et un violoniste sur scène dont le jeu populaire accompagne le Portier. «&nbsp;Tout est jeu, tout est mort.&nbsp;»<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Ces éléments forment un monde à part qui finit englouti dans l’orchestre. Toutefois, la dramaturgie lyrique n’est pas linéaire, elle est précisément stationnaire, les structures sont déployées au ralenti, secouées seulement par quelques irruptions inattendues. Le passage de l’archiluth est le premier moment de respiration, et un signe. Par la suite, la musique devient plus disparate, avant que les nappes sonores ne reviennent.</p>
<p>Sous la baguette de<strong> Franck Ollu</strong>, familier du langage de Dusapin, ce jeu de strates prend tout son relief dont la musique dépend grandement.</p>
<p>Le baryton <strong>Jarrett Ott</strong> campe un Macbeth à la fois juvénile et sans âge. Sa voix souple rebondit à chacun des nombreux changements d’expression d’une partie pleine de contradictions.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Des phrases telle que «&nbsp;J’ai assez vécu&nbsp;» résonnent étonnamment touchantes au vue de l’interprétation vigoureuse. À la fin, il refuse justement de se battre avec l’Enfant. La Lady Macbeth de <strong>Katarina Bradić</strong>, tout comme son modèle shakespearien, est plus grave et en même temps plus fragile. Son timbre clair et puissant enrobe ses lignes vocales, même lorsque celles-ci s’acharnent aux notes répétées, phénomène qui caractérise son personnage obsessionnel. Le moment où, exaspérée par des hallucinations d’une tâche de sang, elle essaie en vain de se réfugier dans le sommeil, est un des rares sans orchestre : «&nbsp;Au lit ! au lit ! au lit !&nbsp;» («&nbsp;To bed !&nbsp;»). À l’autre bout de la distribution se trouve la basse ronde et ferme d’<strong>Hiroshi Matsui</strong>, dont le Spectre est certes implacable, mais catastrophé par sa propre nature : « Effrayé car je suis vivant. » (« I am afraid of my living. »). L’Enfant est un rôle de soprano fille exigeant, digne d’un Miles dans <i>Le Tour d’écrou</i> de Britten – bien que celui-ci soit un soprano garçon. Il est parfaitement maîtrisé par <strong>Rachel Masclet</strong>, membre de la Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique. La gamme vocale du Portier, entre chant et voix parlée, n’est pas en reste. Le ténor britannique <strong>John Graham Hall</strong>, qui incarne également Hécate, réalise habilement les transitions d’un état à l’autre et prend un malin plaisir à orchestrer la fameuse scène de la tâche de sang. Dans la pièce de théâtre, le rôle du Portier brise le quatrième mur et l’opéra ne manque pas à y réagir ; le personnage s’adresse au public et l’orchestre développe une rare activité rythmique. Les trois Sœurs bizarres, quant à elles, forment un trio maléfique, capable de developper une incroyable force sonore, mais aussi une fausse douceur ensorcelante. Enfin, le chœur accentus, sous la direction de <strong>Richard Wilberforce</strong>, brille avec la précision et l’enthousiasme qu’on lui connaît.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>La mise en scène de <strong>Thomas Jolly</strong> reprend l’aspect physique, immédiatement tangible de cette proposition et investit tout l’espace scénique visible, jusqu’au plafond, dans lequel les personnages déambulent sans repères temporels ou spatiaux. Toutefois, les surfaces portent les cicatrices d’une vie antérieure qui est comme calcinée. D’immenses arbres morts, sur lesquels les Sœurs se tiennent tels des vautours, d’anciennes demeures décaties, des façades déchirées par des traces de lumière rouge. Les décors de <strong>Bruno de Lavenère</strong> sont constamment en mouvement et se tournent parfois vers le public d’une manière menaçante. Tandis que les lumières conçues par <strong>Antoine Travert</strong> sont indirectes, comme si une lueur émanait des objets au lieu de les éclairer de l’extérieur. Jolly parle d’un véritable «&nbsp;vocabulaire&nbsp;» lumineux. Cependant, l’ombre est omniprésente, encadrant une lumière négative à l’image de l’intrigue. Cette stylisation distingue aussi les costumes de<strong> Sylvette Dequest</strong>, qui semblent réaliser un dégradé de couleurs : Macbeth, Lady Macbeth, le Spectre et l’Enfant tout de blanc vêtus et maquillés, le chœur et les figurants entre habits gris et soutanes rouges, les musiciens de scène en noir. Un certain clin d’œil à l’esthétique de Robert Wilson se manifeste encore davantage dans l’apparence du Portier, pierrot grotesque aux cheveux roux, ou d’Hécate, sorte de caricature d’un célèbre portrait d’Élisabeth I<sup>ère</sup>,</p>
<p>Le public accueille très favorablement cette création française que le nouveau directeur de l’Opéra-Comique, Louis Langrée, inscrit à juste titre dans une longue tradition de la maison.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-macbeth-underworld-paris/">DUSAPIN, Macbeth Underworld &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Questionnaire de Proust : le compositeur Pascal Dusapin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-le-compositeur-pascal-dusapin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 19:45:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal DUSAPIN]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?p=148581</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ? La première fois où j’y suis allé, (Wagner, j’avais 14 ans…) Mon pire souvenir dans une salle d’opéra ? La première fois où j’y suis allé (j’avais aussi 14 ans…) Le livre (/film) qui a changé ma vie ? Madame Bovary Mon plus grand moment de grâce &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-le-compositeur-pascal-dusapin/"> <span class="screen-reader-text">Questionnaire de Proust : le compositeur Pascal Dusapin</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-le-compositeur-pascal-dusapin/">Questionnaire de Proust : le compositeur Pascal Dusapin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ?<br />
</strong>La première fois où j’y suis allé, (Wagner, j’avais 14 ans…)</p>
<p><strong>Mon pire souvenir dans une salle d’opéra ?<br />
</strong>La première fois où j’y suis allé (j’avais aussi 14 ans…)</p>
<p><strong>Le livre (/film) qui a changé ma vie ?<br />
</strong>Madame Bovary</p>
<p><strong>Mon plus grand moment de grâce face à une œuvre d’art.<br />
</strong>Les harmonies du vent entendues sur les rives de La Moselle quand j’avais 6 ou 7 ans…</p>
<p><strong>La ville où je me sens chez moi ?<br />
</strong>Paris</p>
<p><strong>La ville qui m’angoisse ?<br />
</strong>Paris</p>
<p><strong>Ce qui, dans mon pays, me rend le plus fier ?<br />
</strong>L’école gratuite, laïque et républicaine.</p>
<p><strong>Le compositeur dont je me sens le plus proche esthétiquement ?<br />
</strong>Mahler</p>
<p><strong>Mon pire souvenir de mise-en-scène ?<br />
</strong>Celle de mon opéra Passion au Festival d’Aix en 2008</p>
<p><strong>Si je pouvais apprendre un instrument du jour au lendemain, lequel serait-il ?<br />
</strong>Le piano enfin…</p>
<p><strong>Un opéra dont j’aurais voulu être le créateur ?<br />
</strong>L’Orfeo de Monteverdi</p>
<p><strong>Le chanteur du passé dont l’écoute m’a le plus appris ?<br />
</strong>Maria Callas</p>
<p><strong>Le chanteur du présent que je trouve d’une générosité rare ?<br />
</strong>Joyce DiDonato</p>
<p><strong>Mon plus grand moment d’embarras ?<br />
</strong>Par chance je ne m’en souviens plus…</p>
<p><strong>Si j’étais un personnage de Disney ?<br />
</strong>Pluto (même si au fond, j’ai un faible pour le grand méchant loup…)</p>
<p><strong>Le compositeur auquel j’ai envie de dire “mon cher, ta musique n’est pas pour moi” ?<br />
</strong>Jamais je ne dirai çà d’un compositeur…</p>
<p><strong>Ma personnalité historique préférée.<br />
</strong>Spinoza</p>
<p><strong>Si j’étais une pièce ou un livret d’opéra ?<br />
</strong>Je ne comprends pas la question…</p>
<p><strong>Ma devise<br />
</strong>Plus jamais !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-le-compositeur-pascal-dusapin/">Questionnaire de Proust : le compositeur Pascal Dusapin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jarrett Ott récidive à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jarrett-ott-recidive-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 05:16:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=140466</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après des débuts remarqués à l’Opéra de Paris où il avait remplacé au pied levé Jacques Imbrailo dans Iphigénie en Tauride en ouverture de la saison 2021-22, le baryton américain Jarrett Ott s’apprête à récidiver à l’Opéra Comique. Il remplacera Jean-Sébastien Bou, forfait dans le rôle-titre de la création française de Macbeth Underworld. Cette fois, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/jarrett-ott-recidive-a-paris/"> <span class="screen-reader-text">Jarrett Ott récidive à Paris</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/jarrett-ott-recidive-a-paris/">Jarrett Ott récidive à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après des débuts remarqués à l’Opéra de Paris où il avait remplacé au pied levé<strong> Jacques Imbrailo</strong> dans <em>Iphigénie en Tauride</em> en ouverture de la saison 2021-22, le baryton américain <strong>Jarrett Ott</strong> s’apprête à récidiver à l’Opéra Comique. Il remplacera<strong> Jean-Sébastien Bou,</strong> forfait dans le rôle-titre de la création française de <em>Macbeth Underworld</em>. Cette fois, l’enjeu est tout autre. Le baryton connaissait et le rôle et la production de Krzysztof Warlikowki qu’il avait interprétés à Stuttgart. Pour <em>Macbeth Underwolrd</em>, il dispose de cinq semaines pour apprendre et incarner un rôle dantesque avant le début des répétitions, le personnage étant en scène pendant la quasi-totalité de l’œuvre (1h45 sans entracte). La première du spectacle aura lieu le 6 novembre prochain.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/jarrett-ott-recidive-a-paris/">Jarrett Ott récidive à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DUSAPIN, Il Viaggio, Dante — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-viaggio-dante-aix-en-provence-un-voyage-dans-la-condition-humaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime de Brogniez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jul 2022 16:35:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-voyage-dans-la-condition-humaine/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Tout est vanité, et tout homme vivant n’est que vanité. Voilà que j’ai franchi toutes les choses mortelles, j’en ai méprisé la bassesse, j’ai foulé aux pieds les choses terrestres, je me suis élevé vers les délices de la loi du Seigneur. J’ai désiré la fin qui n’a pas de fin&#8230; ».  Saint-Augustin, Sermon sur le Psaume &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-viaggio-dante-aix-en-provence-un-voyage-dans-la-condition-humaine/"> <span class="screen-reader-text">DUSAPIN, Il Viaggio, Dante — Aix-en-Provence</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-viaggio-dante-aix-en-provence-un-voyage-dans-la-condition-humaine/">DUSAPIN, Il Viaggio, Dante — Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="right">« Tout est vanité, et tout homme vivant n’est que vanité<em>.</em> Voilà que j’ai franchi toutes les choses mortelles, j’en ai méprisé la bassesse, j’ai foulé aux pieds les choses terrestres, je me suis élevé vers les délices de la loi du Seigneur. J’ai désiré la fin qui n’a pas de fin&#8230; ». </p>
</blockquote>
<p align="right">Saint-Augustin, Sermon sur le Psaume 38.</p>
<p>Œuvre démesurée tant par son ampleur que ses ambitions, la <em>Divine comédie </em>poursuit le rêve de rendre les hommes plus lucides – et, dès lors, plus heureux – en les accompagnant dans un voyage à travers leur condition qui est, en dernière instance, condition de mortel. De Saint-Augustin à Dante et de Dante aux créateurs actuels, la question de la finitude n’a de cesse d’inlassablement se reposer. Peut-être parce qu’elle nous est irrémédiablement inaccessible. C’est parce que nous sommes tous dans le même bateau – parce que l’histoire de Dante est notre histoire à la fois commune et singulière –, que le Narrateur peut prendre le spectateur à partie. Depuis nos barques légères, celles de la vie <em>sous le soleil</em>, nous quittons le rivage confortable de nos certitudes pour un périple difficile qui a pour horizon la seule certitude qui soit : l’évanescence de toute existence. </p>
<blockquote>
<p>Ô vous qui êtes dans une barque légère, qui désirez</p>
<p>écouter, </p>
<p>qui suivez derrière mon bateau qui de chanter avance, </p>
<p>retournez en vue de vos rivages, </p>
<p>n’entrez pas en haute mer, car peut-être, en me</p>
<p>perdant, vous resteriez égarés.</p>
<p>La mer que je prends ne fut jamais parcourue. </p>
</blockquote>
<p>Si l’on quitte nos rivages, si l’on accepte de suivre le chant du Poète, c’est au prix d’un risque inouï : demeurer à jamais égaré. En faisant de ce passage du deuxième chant du <em>Paradis</em> le prologue de l’opéra, le ton est donné d’emblée : ce n’est pas à la grande marche de l’Humanité ou de l’Esprit que nous assisterons, mais bien à une histoire singulière, celle d’un homme en proie à ses démons. Reste que cette histoire pourrait être la nôtre. </p>
<p>Si son intérêt pour l’œuvre de Dante est ancien (il suffit de citer <em>Comœdia</em>, inspirée de trois extraits du <em>Paradis </em>ou encore <em>Passion</em>, créée à Aix-en-Provence en 2008, qui commence avec le premier vers du chant II de <em>L’Enfer</em>), <strong>Pascal Dusapin</strong> en signe ici une remarquable synthèse. En moins de deux heures, il atteint l’essence d’une œuvre qui, elle-même, entend révéler l’essence de toute humanité. Le défi était colossal, il est magnifiquement relevé. S’il est vrai que « tout est vanité, et tout homme vivant n’est que vanité<em> »</em>, les choix formels adoptés par le compositeur et son librettiste permettent d’éviter la contradiction d’une œuvre prétentieuse. De près de 500 protagonistes chez Dante, l’on passe à 6 chanteurs et un narrateur chez Dusapin. L’orchestre est de taille moyenne et l’écriture vocale contenue. En effet, la musique de Dusapin ne vise ici pas tant à explorer le grand drame de l’humanité que la psychologie de chaque protagoniste. Il n’y a pas de stéréotypes universalisables, seulement une attention portée à une singularité. De la même manière que la <em>Divinie comédie </em>est traversée de réminiscences religieuses (hymnes, prières, chants…), la musique de Dusapin évoque ponctuellement ses origines. Le recours occasionnel au langage modal et l’insertion de nombreux chœurs confèrent à l’œuvre une tonalité sacrée marquée. À cet égard, Dusapin envisage <em>Il Viaggio, Dante</em> comme un « opératorio ». Il y a certes une histoire, une action, mais aussi, de façon non moins importante, une dimension contemplative et, même, performative. Le voyage de Dante, c’est aussi le nôtre. Dans cette perspective, le texte est évidemment central. <strong>Frédéric Boyer</strong>, le librettiste, en se tenant au plus près du texte du poète, est parvenu à créer une œuvre éminemment actuelle. L’homme qui chemine vers le Paradis, c’est l’homme confronté à l’angoisse, au deuil, à la tristesse. L’homme qui traverse l’Enfer et le Purgatoire, c’est l’homme qui expérimente la solitude et la folie. L’homme qui revoit les étoiles, c’est l’homme qui est en paix avec la Fin. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/il_viaggio_083_0.jpeg?itok=eI8laION" title="Il Viaggio, Dante de Pascal Dusapin – création mondiale – direction musicale Kent Nagano – mise en scène Claus Guth – Festival d’Aix-en-Provence 2022 © Monika Rittershaus" width="468" /><br />
	Il Viaggio, Dante de Pascal Dusapin – Festival d’Aix-en-Provence 2022 © Monika Rittershaus</p>
<p>La mise en scène de <strong>Claus Guth</strong> prolonge cette quête qui nous est commune. Dante est un homme qui, vers le milieu de sa vie, est confronté au deuil. Suspendu entre la vie et la mort suite à un accident de voiture, il affronte la tristesse. Sa vie défile. Il expérimente la vanité des choses et des êtres et fraye avec la folie. C’est par l’acceptation de sa finitude et de celle de ceux qu’il aime qu’il connaîtra à nouveau le bonheur : « j’ai désiré la fin qui n’a pas de fin »<em>. </em>À mon sens, cette mise en scène se présente d’ailleurs comme une <em>Vanité </em>à part entière ; une œuvre qui, par la convocation de certains éléments, met l’homme en proie à son unique – mais insoutenable – certitude : <em>Memento mori</em>. Plastiquement, cela se traduit par la présence récurrente d’un rideau entourant l’action, manière de suggérer le seuil de la vie à la mort, des apparences à une connaissance inaccessible, de la fiction au réel. Le recours au vocabulaire du cirque (le Narrateur est affublé d’une tenue de Monsieur Loyal), renvoie encore aux <em>vains spectacles</em> que l’on retrouve chez Saint-Augustin. La remarquable mise en lumière de <strong>Fabrice Kebour </strong>confère à l’ensemble une esthétique cinématographique (à savoir, un jeu sur la lumière et son absence pour créer du mouvement). Le cinéma est du reste amplement convoqué pour le traitement de l’histoire passée de Dante : le moment du traumatisme – l’accident originel – étant évoqué par des projections au début et à la fin du spectacle. On sait que le cinéma est art de la lumière et de l’obscurité par excellence. Sans la combinaison de ces deux pôles, il n’existe pas. Il est à l’image des lucioles du Premier tableau : un espoir toujours fragile qui fait dialoguer la perte (de Béatrice ou de l’image) et l’espoir. </p>
<p>La partition ou, du moins, sa finalisation a très certainement suivi le choix des chanteurs, tant la distribution est idéale. <strong>Jean-Sébastien Bou </strong>est un Dante parfait. La projection est magnifique, le jeu sobre et incroyablement intense à la fois. Si le Virgile de <strong>Evan Hughes</strong> se tient un peu en retrait, c’est parce que le rôle l’exige. Virgile accompagne Dante dans son périple, il ne le guide pas. Les graves sont amples mais parfois un peu sombres, ce qui éteint trop vite le son. <strong>Christel Loetzsch</strong>, grande spécialiste de Dusapin, campe un jeune Dante très sensible. Elle offre une rondeur idéale dans une partition qui convoque les deux extrêmes de sa tessiture. La Béatrice de <strong>Jennifer France</strong> distille de magnifiques couleurs. Le registre très aigu (parfois à la limite du suraigu) reste toujours très musical. <strong>Maria Carla Pino Cury </strong>est une Lucia nerveuse, tant dans son interprétation vocale que scénique. La voix reste coincée à l’avant du masque et peine à s’ouvrir, ce qui accentue légèrement les consonnes nasales. Cela étant, il s’agit peut-être d’une posture vocale assumée qui renforce l’effet de nervosité – de quasi-transe – du personnage. Une mention toute particulière doit être réservée à <strong>Dominique Visse</strong>. Le contre-ténor campe une Voix des damnés travestie en Béatrice qui fraye toujours avec les limites du chant, sans jamais verser dans le cri (on connaît, du reste, l’intérêt de Visse pour les rapports entre musique ancienne et contemporaine, notamment par la question du cri, abordée dans le remarquable album <em>L’Écrit du cri</em>, autour des <em>Cris de Paris </em>avec l’ensemble Clément Janequin). Son interprétation est juste, drôle, touchante et musicalement exemplaire. Elle danse autour d’un précipice, toujours sur une faille, et joue avec le risque du ridicule. Elle confirme, en dernière instance, les qualités exceptionnelles d’un immense musicien. Enfin, le Narrateur de <strong>Giacomo Prestia </strong>sert admirablement la volonté commune du compositeur et du librettiste de laisser la beauté du texte s’exprimer. </p>
<p>L’ensemble des solistes, le <strong>Chœur de l’Opéra de Lyon </strong>et l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Lyon </strong>sont dirigés par <strong>Kent Nagano </strong>qui offre une lecture précise de l’œuvre. Alors que la partition est finalement d’une relative sobriété expressive, Nagano apporte du relief et des contrastes par une attention extrême aux couleurs propres à chaque personnage ou unité dramatique. Le dispositif électroacoustique de <strong>Thierry Coduys </strong>s’insère parfaitement dans cette recherche expressive. </p>
<p><em>Il Viaggio, Dante</em> est une œuvre qui finit bien. Une œuvre où l’homme est réconcilié avec lui-même parce qu’il est réconcilié avec la Fin certaine. C’est aussi le triomphe du sensible. C’est en acceptant de contempler et d’exprimer la perte de Béatrice que Dante accède à la paix. Cette perte concrète renvoie le spectateur à la perte abstraite qui unit tous les hommes : confrontés au deuil d’autrui, c’est leur propre finitude qui surgit. Au terme du voyage, on a fait le deuil heureux de nos désirs d’immortalité. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-viaggio-dante-aix-en-provence-un-voyage-dans-la-condition-humaine/">DUSAPIN, Il Viaggio, Dante — Aix-en-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Festival Messiaen, vers la lumière du 20 au 31 juillet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-messiaen-vers-la-lumiere-du-20-au-31-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 May 2022 06:27:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/festival-messiaen-vers-la-lumiere-du-20-au-31-juillet/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Du 20 au 31 juillet prochains, la 24e édition Festival Messiaen au Pays de la Meije – la 3e sous la direction de Bruno Messina, également à la tête du Festival Berlioz – met à l’honneur deux compositeurs, qui ont connu l’enseignement d’Olivier Messiaen : Pascal Dusapin et Alain Louvier. Plusieurs œuvres vocales émailleront une programmation &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/festival-messiaen-vers-la-lumiere-du-20-au-31-juillet/"> <span class="screen-reader-text">Festival Messiaen, vers la lumière du 20 au 31 juillet</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/festival-messiaen-vers-la-lumiere-du-20-au-31-juillet/">Festival Messiaen, vers la lumière du 20 au 31 juillet</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 20 au 31 juillet prochains, la 24<sup>e</sup> édition Festival Messiaen au Pays de la Meije – la 3e sous la direction de Bruno Messina, également à la tête du Festival Berlioz – met à l’honneur deux compositeurs, qui ont connu l’enseignement d’Olivier Messiaen : <strong>Pascal Dusapin</strong> et <strong>Alain Louvier</strong>. Plusieurs œuvres vocales émailleront une programmation tournée « vers la lumière », dont les fameux <em>Poèmes pour Mi</em> interprétés le 21 juillet par <strong>Barbara Hannigan</strong>. Plus d’informations sur <a href="https://www.festivalmessiaen.com/">festivalmessiaen.com</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/festival-messiaen-vers-la-lumiere-du-20-au-31-juillet/">Festival Messiaen, vers la lumière du 20 au 31 juillet</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
