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	<title>Hanns EISLER - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Hanns EISLER - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>La Décision, un opéra intégralement chansigné à la Philharmonie de Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-decision-un-opera-integralement-chansigne-a-la-philharmonie-de-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 06:01:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que le chansigne ? Une discipline artistique qui consiste en l&#8217;expression de la musique et de son rythme en langue des signes française (LSF) et qui propose une expérience visuelle de la musique. Dans une démarche inclusive, la Philharmonie de Paris propose mercredi 4 mai pour la première fois un opéra intégralement chansigné : La décision &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’est-ce que le chansigne ? Une discipline artistique qui consiste en l&rsquo;expression de la musique et de son rythme en langue des signes française (LSF) et qui propose une expérience visuelle de la musique. Dans une démarche inclusive, la Philharmonie de Paris propose mercredi 4 mai pour la première fois un opéra intégralement chansigné : <em>La décision</em> de Hanns Eisler sur un texte de Bertolt Brecht.</p>
<p>« S’étant détourné de Kurt Weill pour collaborer avec le compositeur engagé Hanns Eisler, Bertolt Brecht écrivit en 1930 la pièce didactique La Décision. Pour Brecht et Eisler, le théâtre devait abolir la frontière entre acteurs et public. Cette « pièce didactique » participative, au titre traduit par <em>La Décision</em> (Die Massnahme), met en scène l&rsquo;engagement politique. En rassemblant 300 choristes issus d’associations du champ social, l&rsquo;ensemble Sequenza 9.3 et des instrumentistes professionnels renouvellent cette tradition. », explique le communiqué de presse.</p>
<p>Le spectacle, dirigé par <strong>Catherine Simonpietri </strong>et mis en scène par <strong>Olivier Fredj</strong>, sera intégralement interprété par deux chansigneurs professionnels. Un groupe de chansigneurs amateurs participera également au finale de l’opéra.  </p>
<p>Plus d’informations sur <a href="https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/opera/22898-eislerbrecht-la-decision#:~:text=Cette%20%C2%AB%20pi%C3%A8ce%20didactique%20%C2%BB%20participative%2C,instrumentistes%20professionnels%20renouvellent%20cette%20tradition.">philharmoniedeparis.fr</a></p>
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		<item>
		<title>Hanns Eisler &#8211; Deutsche Sinfonie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/hanns-eisler-deutsche-sinfonie-un-vaccin-contre-la-pandemie-brune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 04:40:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A relire leur biographie, les parallèles entre l’existence de Kurt Weill et celle de Hanns Eisler sont nombreux. « Juif » et « demi-juif », à la fois atonaux et curieux d’intégrer le langage du jazz et du cabaret dans leurs œuvres, collaborateurs de Brecht, fuyant le nazisme en 1933, émigrant aux Etats-Unis, illustrant tous les genres (à ceci &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A relire leur biographie, les parallèles entre l’existence de Kurt Weill et celle de Hanns Eisler sont nombreux. « Juif » et « demi-juif », à la fois atonaux et curieux d’intégrer le langage du jazz et du cabaret dans leurs œuvres, collaborateurs de Brecht, fuyant le nazisme en 1933, émigrant aux Etats-Unis, illustrant tous les genres (à ceci près que Eisler ne put poursuivre l‘écriture de son opéra « Faust », à cause de la censure communiste de Berlin-Est), ils se distinguent par le degré de leur engagement et leur attachement à l’Allemagne. Ayant totalement rompu avec son pays perverti par le nazisme, Kurt Weill refusait en 1947 qu’on le considère comme allemand, alors qu’Hans Eisler deviendra le compositeur emblématique de la défunte RDA, après que le maccarthysme l’ait conduit à une nouvelle errance, malgré les soutiens de Stravinsky, Copland et Bernstein. Quant à l’engagement, sinon au terme de son existence, Eisler soutiendra le communisme sans réserve. C’est certainement là qu’il faut chercher la cause de la diffusion restreinte de ses œuvres. « Aucun compositeur n’a davantage souffert de la guerre froide » nous dit la notice du Grove’s Dictionary. Considéré alors à l’Ouest comme le compositeur de la « Spalterhymne » [l’hymne de la division], le temps est venu de réexaminer son œuvre en dehors de tout critère idéologique. Car la <em>Deutsche Symphonie</em> témoigne magistralement de l’art pleinement abouti de ce grand compositeur, qui fut un collaborateur apprécié de Charlie Chaplin, de Fritz Lang, de Losey, de Jean Renoir, comme d’Alain Resnais (« Nuit et brouillard », 1956). Sa composition s’étend sur vingt ans (1938-1958), mais l’essentiel fut écrit entre 1935 et 37.  Sa création eut lieu en 1959 alors que le régime communiste ne le tenait plus en odeur de sainteté.</p>
<p>L’élève durant quatre ans de Schönberg et de Webern aura usé toute sa vie des possibilités que lui offraient le système dodécaphonique, l’atonalité, comme les ressources puisées dans l’écriture de la musique de variété. Il en résulte une séduction, une force dramatique et une science qui laissent pantois. Cette <em>Deustche Symphonie</em>, immense oratorio, use largement de la série, exposée aux altos durant les cinq premières mesures. Toutes les combinaisons en sont exploitées avec bonheur, concourant au caractère dramatique de l’ouvrage. L’Allemagne décrite comme une « mère blafarde souillée » (Brecht) traduit bien combien est grand le « mal à l’Allemagne » au sortir de la guerre. La seconde partie poursuit la plainte dans une passacaille dénonçant la terreur nazie et les camps de la mort. C’est toujours un poème de Brecht « A Potsdam sous les chênes » qui illustre l’adhésion des cadres militaires au fascisme naissant. Une marche funèbre thématise les souffrances des victimes (« Sonnenburg »). Les méthodes de la propagande hitlérienne sont dénoncées dans le 7e mouvement. Une cantate des paysans (très loin de celle de Bach !) et, pour faire bonne mesure une « cantate des ouvriers » – la faucille et le marteau, en quelque sorte – précèdent l’épilogue (écrit avant la création) sur un beau quatrain de Brecht : « Voyez nos fils sourds et ensanglantés… réchauffez-les, ils ont froid ». A son sujet, Eisler proposait la projection d’images de soldats mourant de froid devant Stalingrad. </p>
<p>Un sujet grave, illustré magistralement, avec une prodigieuse puissance expressive. Son traitement a de quoi réconcilier nombre d’auditeurs avec le langage atonal ou dodécaphonique.</p>
<p>Une demi-douzaine d’interprètes on gravé cette symphonie-oratorio, le plus souvent à Leipzig ou Berlin. Cette version de la Radio autrichienne (1989), dont on s’interroge sur les raisons d’une gravure si tardive, se situe au meilleur niveau (à l’égal de celles dirigées par Max Pommer, à Berlin, ou par Zagrosek, avec le<em> Gewandhaus</em>). L’orchestre, les solistes, les récitants, comme les chœurs y sont remarquablement dirigés par <strong>Günther Theuring</strong>. Ce dernier, quelque peu oublié depuis sa disparition (2016), formé au sein des <em>Wiener Sängerknaben</em>, aura dirigé les chœurs les plus prestigieux, dont le <em>Wiener Jeunesse Chor</em>, dont il fut le fondateur et que nous écoutons ici. La prise de son (comme le remastering) nous vaut une restitution d’une présence et d’un relief exemplaires.</p>
<p>La brochure d’accompagnement, outre une notice de présentation, ne comporte que les textes allemands et leur traduction anglaise.</p>
<p>On lira avec profit l&rsquo;article rédigé par Harry Halbreich pour le centenaire du compositeur (1998), mis en ligne par notre estimé confrère <em>Crescendo Magazine</em> <b><a href="https://www.crescendo-magazine.be/hanns-eisler-musique-et-politique/">https://www.crescendo-magazine.be/hanns-eisler-musique-et-politique/</a></b><br />
 </p>
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		<item>
		<title>Laurent Naouri improvise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/laurent-naouri-improvise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 07:39:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Natalie Dessay a renoncé à l’opéra pour ne plus se consacrer qu’au théâtre et à la comédie musicale (et à la mélodie), Laurent Naouri est toujours bien présent sur les planches lyriques : récemment Méphistophélès de La Damnation de Faust à Lyon, il retrouvera Golaud en février prochain à Los Angeles. Pourtant, à côté &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Natalie Dessay a renoncé à l’opéra pour ne plus se consacrer qu’au théâtre et à la comédie musicale (et à la mélodie), <strong>Laurent Naouri</strong> est toujours bien présent sur les planches lyriques : récemment Méphistophélès de <em>La Damnation de Faust </em>à Lyon, il retrouvera Golaud en février prochain à Los Angeles. Pourtant, à côté de cette carrière classique, il s’autorise lui aussi quelques incursions dans d’autres domaines musicaux, comme le montre le disque <em>Bridges</em>, né d’une collaboration fructueuse avec l’ensemble créé par le pianiste Guillaume de Chassy avec le Clarinettiste Thomas Savy et le contrebassiste Arnault Cuisinier. Tout commence avec sept des quarante-six mélodies qu’inclut le <em>Hollywood Liederbuch</em> de Hanns Eisler, transcrites pour le trio par Guillaume de Chassy. Après chacune vient un « pont » improvisé dans un esprit jazzistique. Et ce n’est pas tout, car la deuxième moitié de ce disque réserve une tout autre surprise encore. A partir de pièces instrumentales de Prokofiev, le pianiste a inventé des mélodies sur des poèmes russes. Le résultat est assez séduisant, parfois cocasse, comme la comptine des Trois Japonais arrangée sur un mouvement de la sixième Sonate pour piano. Si vous êtes alléché, vous pourrez entendre la chose en direct, le mercredi 4 novembre, Salle Colonne à Paris (<a href="http://sallecolonne.fr/index.php/mer-04-novembre-2015">renseignements</a>).</p>
<p><em>Eisler &#8211; Prokofiev &#8211; Bridges</em>, Hollywood Song Book et transcriptions. Laurent Naouri, baryton, Guillaume de Chassy, piano, THomas Savy, clarinettes, Arnauld Cuisinier, contrebasse. 1 CD Alpha 210 &#8211; 45 minutes</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Album Eisler</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-grand-compositeur-exhume/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2013 17:27:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Peu de gens connaissent Hanns Eisler. Né à Leipzig en 1898 mais ayant grandi et étudié à Vienne, d&#8217;un père philosophe juif et d&#8217;une mère luthérienne, résolument non-conformiste, Eisler fut très vite séduit par les idées marxistes qui se propageaient en Europe dès avant la première guerre mondiale. Incorporé à 18 ans dans l&#8217;armée &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Peu de gens connaissent Hanns Eisler. Né à Leipzig en 1898 mais ayant grandi et étudié à Vienne, d&rsquo;un père philosophe juif et d&rsquo;une mère luthérienne, résolument non-conformiste, Eisler fut très vite séduit par les idées marxistes qui se propageaient en Europe dès avant la première guerre mondiale. Incorporé à 18 ans dans l&rsquo;armée Austro-Hongroise, il revint à Vienne après la défaite et fut alors l&rsquo;élève d&rsquo;Arnold Schönberg. Actif dans le Berlin engagé de l&rsquo;entre-deux guerres, attiré par le jazz, il se rapprocha de Brecht pour qui il écrivit différentes musiques de scène. Fuyant la montée du fascisme, il s&rsquo;exila aux Etats-Unis de 1938 à 1948, qu&rsquo;il quitta en but cette fois au Mc Cartisme. Il vint alors s&rsquo;installer en Allemagne de l&rsquo;Est, pays dont il composa l&rsquo;hymne national. Il est également le compositeur de la musique du film <em>Nuit et Brouillard</em> d&rsquo;Alain Resnais (1956).</p>
<p>			Plus qu&rsquo;à Schönberg ou Kurt Weill, c&rsquo;est surtout à Hugo Wolff que font penser ses lieder, par la brièveté de leur forme d&rsquo;une part, et par leur chromatisme d&rsquo;autre part, doublé chez Eisler d&rsquo;un profond sentiment dramatique et expressionniste. On constate relativement peu d&rsquo;évolution dans son style entre les oeuvres du début, comme la <em>Sonate pour piano</em>, et les pièces ultimes, tels les <em>Ernste Gesänge</em>, qui datent de 1962, l&rsquo;année de sa mort. Les textes de Brecht sont bien loin du répertoire habituel des lieder allemands : grinçants, volontiers subversifs, politiquement engagés, il donnent un relief particulier à la musique d&rsquo;Eisler.</p>
<p>			Que <strong>Matthias Goerne</strong> contribue, par son talent et sa notoriété, à faire redécouvrir ce compositeur passablement oublié, est en soi un fait remarquable. Et le soin, l&rsquo;intensité, l&rsquo;énergie qu&rsquo;il met à défendre ces mélodies pas nécessairement faciles et ces textes aujourd&rsquo;hui un peu dépassés contribuent pour beaucoup à la réussite du disque, qui est totale. Il est sans doute inutile de rappeler toute l&rsquo;admiration qui entoure Goerne ces dernières années : rien de ce que produit ce musicien exceptionnel n&rsquo;est fade ni tiède ou décevant. Le présent enregistrement confirme toutes les qualités de cet artiste hors du commun. Et ce n&rsquo;est sans doute pas par hasard que Goerne a choisi pour partenaire dans cette aventure le pianiste <strong>Thomas Larcher</strong>. Avant tout réputé comme compositeur, il habite la musique de Eisler avec beaucoup d&rsquo;intensité, lui aussi, assurant une parfaite lisibilité de ces partitions parfois un peu ardues. Autre partenaire de cet enregistrement, l&rsquo;ensemble <strong>Resonanz</strong>, grand spécialiste de la musique du XXe siècle, apporte le même soin dans l&rsquo;accompagnement des <em>Ernste Gesänge</em>, testament musical à l&rsquo;écriture particulièrement riche.</p>
<p>			 </p>
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