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	<title>Antônio Carlos GOMES - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Antônio Carlos GOMES - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Lo schiavo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lo-schiavo-ni-tout-a-fait-ibere-ni-tout-a-fait-hilare/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2020 09:20:53 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le compositeur brésilien Carlos Gomes (1836-1896) n’a pas eu de chance : malgré des efforts sporadiques pour les ressusciter – Placido Domingo a quand même enregistré une intégrale d’<em>Il Guarany</em>, créé à la Scala de Milan en 1870 – ses opéras n’ont pas su s’imposer durablement. Après avoir composé ses deux premiers opus lyriques sur des livrets en portugais, il s’était pourtant mis à travailler sur des textes italiens pour favoriser la diffusion internationale de ses œuvres. <em>Lo schiavo</em> se heurta à divers obstacles et fut créé, faute de mieux, à Rio en 1889, mais ne fut jamais entendu par les mélomanes de la péninsule. Du moins jusqu’à ce que le Teatro Lirico de Cagliari, toujours friand de raretés, ait l’idée de monter l’œuvre au cours de sa saison 2018-19. Et on ne lui tiendra pas rigueur d’avoir coupé le ballet du deuxième acte, même si, paradoxalement peut-être, la musique orchestrale de Gomes semble, au moins dans cet opéra, bien plus originale que son écriture vocale : l’ouverture de <em>Lo schiavo</em> baigne en effet dans un climat de rêverie lunaire dont on chercherait vainement l’équivalent chez Verdi, que le Brésilien ne se prive pas d’imiter copieusement tout le reste du temps.</p>
<p>Le livret s’y prêtait, avec son histoire de belle esclave exotique préférée par un « blanc » à la princesse qu’on lui destine. Outre <em>Aida</em>, il y a aussi une réminiscence des <em>Pêcheurs de perles</em> dans le livret, puisque le baryton, bien qu’épris de la soprano, ne l’en aide pas moins à s’enfuir avec le ténor. Là où Gomes n’a pas non plus eu de chance, c’est que son opéra, sur une idée d’un ami fervent anti-esclavagiste, a été créé juste après l’abolition de cette pratique au Brésil, ce qui privait l’argument d’une partie de sa force, d’autant que le librettiste italien préféra déplacer l’époque de l’action : initialement prévue pour se situer en 1801 et opposer les colons aux esclaves importés d’Afrique, elle fut repoussée en 1567, entre conquistadors et population indigène. Autre curiosité du livret, le marivaudage entre Américo, le ténor, et une comtesse française qui a des vues sur lui, scène qui introduit un moment presque comique au deuxième acte.</p>
<p>Pour nous raconter les mésaventures méconnues d’Ilàra et d’Iberè, Cagliari a eu la sagesse de ne pas tenter la « relecture » là où il n’y avait encore jamais eu lecture. La production propose donc une modeste illustration du livret, où <strong>Davide Garattini Raimondi </strong>s’efface derrière l’œuvre, et laisse parler à sa place les décors de bon goût et les costumes historiques conçus par son équipe. Il ajoute malgré tout quelques cadavres ici et là, pour nous rappeler que l’esclavage était une vilaine chose.</p>
<p>Hélas, la distribution n’est peut-être pas de nature à propulser <em>Lo schiavo </em>au firmament. <strong>Svetla Vassileva </strong>fait une carrière essentiellement verdienne dans les théâtres de la péninsule, même si on a pu l’entendre en France dans <em>Madame Butterfly </em>à Marseille ou à Paris. Mais comme ont permis de le constater plusieurs DVD publiés en 2013 par C Major dans son intégrale Verdi, si l’interprète est tout à fait photogénique, sa voix est beaucoup moins phonogénique, et Ilàra pâtit d’un énorme vibrato dans la nuance forte. Dès que Svetla Vassileva reste dans le piano, le résultat est enchanteur, comme dans la majeure partie de ses deux principaux airs, « O ciel di Parahyba » et « Come serenamente il mar ». Dommage que tout le rôle ne soit pas fait de pianissimi. Scéniquement, <strong>Massimiliano Pisapia </strong>n’est pas crédible une seconde dans son personnage de jeune homme fougueux, il faut donc un peu fermer les yeux dès qu’il apparaît pour se concentrer sur son chant : si le timbre n’est pas le plus séduisant qui soit, le ténor a été à bonne école et la voix est bien conduite. En troupe à Munich où il collectionne les seconds rôles, <strong>Andrea Borghini </strong>est bien le type de baryton que l’on attend dans ce répertoire, en termes de couleurs et d’énergie ; peut-être l’aigu pourrait-il se libérer davantage, mais on est déjà bien content qu’Iberè ait trouvé un tel interprète. <strong>Elisa Balbo </strong>possède toute l&rsquo;autorité nécessaire à incarner la comtesse de Boissy, coquette et néanmoins prête à affranchir ses esclaves; elle fait valoir une voix agile et puissante mais non dépourvue de stridences parfois. <strong>Dongho Kim</strong> est une basse solide, tant dans le rôle du père du héros que dans sa brève apparition en Indien rebelle.</p>
<p>A la tête de l’orchestre et des chœurs de l’Opéra de Cagliari (on sent les pupitres féminins un peu à la peine dans certains aigus tenus),<strong> John Neschling</strong> dirige la partition de Gomes avec probité, soulignant les beautés réelles de cet opéra qui aurait sans doute besoin d’être porté par des chanteurs de tout premier plan pour durablement retenir l’attention.</p>
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		<title>Lo schiavo, première italienne 130 ans plus tard</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lo-schiavo-premiere-italienne-130-ans-plus-tard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoît Jacques de Dixmude]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 06:26:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Teatro Lirico de Cagliari programme fièrement Lo schiavo, l’opéra d’Antônio Carlos Gomes (1836-1896), le plus italien des compositeurs brésiliens. Il faut préciser que la pièce fut créée en 1889 à Rio de Janeiro mais n’a jamais été représentée en Italie. C’est pourtant dans la péninsule que Gomes fit ses classes de composition et c’est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Teatro Lirico de Cagliari programme fièrement <em>Lo schiavo</em>, l’opéra d’Antônio Carlos Gomes (1836-1896), le plus italien des compositeurs brésiliens. Il faut préciser que la pièce fut créée en 1889 à Rio de Janeiro mais n’a jamais été représentée en Italie. C’est pourtant dans la péninsule que Gomes fit ses classes de composition et c’est à La Scala que fut créé son opéra le plus célèbre, <em>Il Guarany</em>. De plus, les livrets de cinq de ses neuf opéras sont en italien. Tout cela explique l&rsquo;émoi italo-brésilien qui entoure l&rsquo;événement. <em>Lo</em> <em>Schiavo</em> est à l’affiche du 22 février au 3 mars. Plus d&rsquo;informations sur <a href="http://www.teatroliricodicagliari.it/it/">www.teatroliricodicagliari.it<font color="#b00674">.</font></a></p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/oB3iNP6d0ng" width="560"></iframe></p>
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		<title>Il Guarany</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-guarany-placido-le-bon-sauvage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2016 05:37:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né au Brésil en 1836 et mort en 1896, Antônio Carlos Gomes est le premier compositeur du nouveau monde à avoir vu ses œuvres reconnues dans l’ancien. Il Guarany est son troisième opéra et l’ouvrage eut l’honneur d’être créé avec un grand succès à la Scala de Milan en 1870. Le compositeur reçut même des commentaires &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Né au Brésil en 1836 et mort en 1896, Antônio Carlos Gomes est le premier compositeur du nouveau monde à avoir vu ses œuvres reconnues dans l’ancien. <em>Il Guarany</em> est son troisième opéra et l’ouvrage eut l’honneur d’être créé avec un grand succès à la Scala de Milan en 1870. Le compositeur reçut même des commentaires élogieux de Verdi et de Liszt. Gomes composa encore 5 autres opéras, tous tombés dans l’oubli. Pour les spécialistes du compositeur, <em>Il Guarany</em> n’est pas le meilleur d’entre eux, mais son argument particulièrement exotique est sans doute pour beaucoup dans ses rares résurrections. Caruso, Zenatello, Destinn, Sayão, Lauri Volpi ou encore Gigli en enregistrèrent des airs ou duos. Georges Thill chanta le rôle à Rio aux côtés de Bidu Sayão pour le centenaire de la naissance du compositeur. L’ouverture est quelquefois donnée au concert au Brésil.</p>
<p>L’ouvrage étant inconnu, il n’est pas inutile d’en résumer ici l’intrigue. L’action se déroule près de Rio de Janeiro vers 1660. Dans sa propriété, le noble Don Antonio, au milieu d’une compagnie de chasseurs portugais et espagnols, explique que les indiens Aymoré ont juré de venger une de leur femme offensée par un occidental. Pery, un indien de la tribu des Guarani et ami de Don Antonio, promet son aide. Il est secrètement amoureux de sa fille, Cecilia, qu’il a déjà sauvé par le passé des Aymoré. Mais Don Antonio veut que celle-ci épouse Don Alvaro. Pery découvre que les aventuriers espagnols fomentent un complot contre les portugais. Laissés seuls, les amants contrariés chantent un duo d’amour. L’acte II se tient dans une grotte. Gonzalez et les aventuriers espagnols ont le projet de s’emparer d’une mine d’or et d’enlever Cecilia pour Gonzalez. Mais Pery les espionne et affronte Gonzalez, puis le libère quand il feint la soumission. Dans sa chambre, Cecilia chante une ballade en pensant au jeune et bel Indien. Elle est attaquée par Gonzalez mais Pery le frappe d’une flèche et le confond devant l’assemblée. Ils sont interrompus par l’attaque des Aymoré. L’acte III s’ouvre dans le camp des indiens qui ont capturé Cecilia et Pery. Le Cacique a épargné la jeune fille dont il veut faire la reine de la tribu. En revanche, Pery, qui a été reconnu comme un ennemi, est sur le point d’être mangé par les anciens (une tradition locale : en 1556, les Aymoré dégustèrent leur premier évèque). En attendant, le Cacique lui offre une nuit d’amour avec la nouvelle reine. Rien n’est consommé, qu’on se rassure, sauf un poison qu’avale le jeune homme pour échapper à son sort. Les Portugais revenus en force dispersent les indiens. A l’acte IV, Gonzalez et ses associés décident d’éliminer Don Antonio en pactisant avec les Aymoré. On apprend que Don Alvaro (le futur mari choisi par Don Antonio) est mort. Ayant découvert la conspiration, Don Antonio demande à Pery (guéri entre temps grâce à un contrepoison trouvé dans la jungle !) de fuir, mais celui-ci veut sauver également la jeune fille. Le futur beau-père n’y consent qu’après avoir baptisé le jeune indien. Cecilia refuse d’abandonner son père mais s’évanouit fort opportunément : Pery peut l’emmener dans ses bras. Don Antonio fait sauter le château ensevelissant ses agresseurs espagnols et Aymoré. Le couple contemple la scène avec horreur.</p>
<p>La partition recèle quelques belles pages… et quelques tunnels. La musique évoque Verdi, Donizetti ou même parfois le Meyerbeer de <em>L’Africaine</em>. Ce sont surtout les passages les plus enlevés qui séduisent d’emblée : valses, polonaises, marches, espagnolades, modinhas… Le style est donc assez disparate mais souvent plaisant. En revanche, Gomes peine à se hisser aux hauteurs verdiennes par une incapacité à créer du drame. C’est notamment flagrant dans la scène finale qui devrait déchirer les cœurs mais qui reste assez anodine. Des airs à succès, des coexistences de styles, il y en a dans les opéras de Verdi de la même époque, mais le compositeur italien les utilise à des fins théâtrales quand la composition de Gomes ne s’élève jamais plus haut que le simple divertissement de qualité. Bien qu’il s’agisse d’un « opéra ballet », l’enregistrement ne permet pas d’identifier de pages dédiées à la danse, théoriquement à l&rsquo;acte III.</p>
<p>L’opéra fut redécouvert grâce à <strong>Plácido Domingo</strong> au milieu des années 90 : les soirées de Bonn en 1994 ont été captées pour le présent CD, et le chanteur reprit le rôle à Washington en 1996 pour sa première saison en tant que directeur artistique. Le ténor espagnol est ici en grande forme, dans un rôle qui ne lui pose pas de difficultés particulières (mais peut-être a-t-il été « aménagé » pour la circonstance : on ne sait pas grand-chose de Francesco Villani, le créateur du rôle, mais il chantait avec succès l’<em>Otello</em> de Rossini et <em>Il Trovatore</em>). Le timbre est rayonnant, la projection insolente et le chanteur plutôt engagé dramatiquement. <strong>Veronica Villaroel </strong>séduit dès son entrée par son air colorature « Gentile di cuore »  offert sans effort, avec un bal abattage et des aigus rayonnants. L’émission de la voix est moins agréable dans le medium, un peu dans les joues. Visiblement inspiré, Gomes lui réserve un second air magnifique, « C&rsquo;era una volta un principe ». Malheureusement, ces interventions ont un faible intérêt dramatique. <strong>Carlos Alvarez </strong>chante correctement mais son interprétation ne marque pas vraiment et manque un peu de noirceur. Les seconds rôles sont correctement tenus, sans plus, avec souvent un vibrato envahissant. Pour fixer les idées, le rôle du Cacique avait été écrit pour Victor Maurel, futur créateur de Iago, Falstaff, Tonio de <em>Pagliacci</em>… On est ici loin du compte.</p>
<p>Après une ouverture un peu fruste, l’orchestre se révèle excellent et les chœurs ne souffrent aucun reproche. Brésilien, comme son nom ne l&rsquo;indique pas, <strong>John Neschling </strong>fait preuve d’un vrai sens dramatique et sait tirer le meilleur parti de cette œuvre mineure mais attachante. Le son est excellent, performance d’autant plus remarquable qu’il s’agit d’un enregistrement sur le vif, avec quelques applaudissements.</p>
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		<title>Colombo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-decouverte-interessante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yonel Buldrini]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2008 11:50:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Antonio Carlos Gomez naît le 11 juillet 1836, en pleine période romantique, en même temps que le douloureux Belisario de Donizetti, et disparaît en 1896, alors que voient le jour -en deux mois seulement !- La Bohème de Giacomo Puccini, Zanetto de Pietro Mascagni, Chatterton de Ruggero Leoncavallo et Andrea Chénier de Umberto Giordano. Sa &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Antonio Carlos Gomez naît le 11 juillet 1836, en pleine période romantique, en même temps que le douloureux Belisario de Donizetti, et disparaît en 1896, alors que voient le jour -en deux mois seulement !- La Bohème de Giacomo Puccini, Zanetto de Pietro Mascagni, Chatterton de Ruggero Leoncavallo et Andrea Chénier de Umberto Giordano. Sa courbe de composition s’étend sur la trentaine d’années allant de 1861 à 1891, dans lesquelles il sème huit opéras, dont son premier grand succès Il Guarany (1870), son chef-d’œuvre Fosca (1873), et son dernier ouvrage lyrique, ce Colombo précisément créé en 1891. Bien que Brésilien, Gomes s’inscrit dans l’histoire de l’opéra italien, dont il est fortement imprégné depuis que l’Empereur de son pays lui donna une bourse pour se perfectionner à Milan. Maître d’une mélodie caressante à la chaleur tout italienne, il intégrera pourtant à sa musique des rythmes un peu « sauvages » de son pays, illustrant cette période mal connue de l’opéra italien s’étendant de la maturité de Verdi à l’éclosion de la « Giovane Scuola ».</p>
<p>
Les ouvrages musicaux dédiés à Christophe Colomb abondent, le travestissant parfois en espagnol : Cristobal Colón, ou même en anglais et allemand latinisés : Christopher Colombus et Kolombus ! En 1828, Gênes, la ville natale de Colomb inaugure son fameux et splendide Teatro Carlo Felice en passant commande à rien moins que trois compositeurs estimés : Gaetano Donizetti (Alina regina di Golconda), Vincenzo Bellini (Bianca e Fernando) et Francesco Morlacchi qui propose donc un Colombo. Pour demeurer parmi les compositeurs renommés, on trouve, dès l’année suivante, le Colombo de Luigi Ricci, puis le Cristoforo Colombo de Giovanni Bottesini, en 1847, et enfin le Cristoforo Colombo du baron Alberto Franchetti, en 1892, fêtant l’anniversaire de la découverte de ce nouveau continent qui devait prendre le prénom d’un autre illustre Italien, Amerigo Vespucci. Ce dernier opéra, tiré de son sommeil en 1992, nous est aujourd’hui connu, et il en va de même pour la singulière « cantata scenica » Colombo ossia La Scoperta dell’America de Gaetano Donizetti, composée en 1838. Par son genre d’ouvrage destiné à être représenté sur scène, on peut la rapprocher de celle de Gomes créée cinquante années plus tard et il est curieux de constater comme on pouvait, d’une manière différemment efficace, mettre un même sujet en musique car, cette fois, place aux cavatines mélancoliques et cabalette dramatique !</p>
<p>En ce qui concerne l’ouvrage de Gomes, on note l’évolution dans la conduite des motifs, dans l’utilisation des instruments, tenant compte de la couleur du temps. Le Prélude posé rappelle, par exemple, celui du tableau de la prison dans Don Carlo, puis, après quelques interventions du chœur, il fait entendre un motif orchestral un peu menaçant et interrogateur, à la Guarany. On entend un écho de La Gioconda dans le chœur « Pescator, pescator » et l’on est surpris de découvrir dans l’Introduzione de la « Parte Quarta », un air de danse à ce point couleur locale espagnole (avec castagnettes !) sur le même accompagnement que la célèbre romance populaire de La Paloma.<br />
Gomes alterne habilement des scènes brillantes à la cour, et des tableaux plus intimes où l’on voit Cristoforo Colombo en proie au doute et à des « tempêtes sous un crâne », comme dirait Victor Hugo, voire de réelles tempêtes maritimes. Le Finale, justement intitulé Inno al Nuovo Mondo, déploie une certaine grandiloquence de bon ton, pour ainsi dire, grâce à l’Art de Gomes, et de toute façon bienvenue pour traduire l’apothéose du grand navigateur génois.</p>
<p>Alexandru Agache, de sa voix veloutée et chaleureuse, avec quelque chose de somptueux et de fragile à la Siepi, est un noble et humain Cristoforo Colombo.<br />
La reine Isabella de Rossana Potenza offre un beau timbre éclatant qui, même s’il s’étrangle un peu parfois dans l’aigu, rend l’aisance, le brillant et la générosité d’une reine croyant en l’entreprise de Colombo.<br />
Gustavo Porta prête au roi d’Espagne sa belle voix de ténor, solide mais souple et chaude, rappelant celle d‘Ottavio Garaventa. On a même la surprise de l’entendre dominer joliment chœurs, solistes et orchestre lors de la dernière note chantée de l’ouvrage, en conclusion de l’hymne final.<br />
Les parties un peu en retrait sont également tenues avec une belle efficacité, et il en va de même pour la prestation du « Coro del Teatro Bellini ».<br />
Le chef Silvio Barbato démontre un enthousiasme brillant, inhérent à un sujet commémoratif, mais évite la grandiloquence ou une pompe trop clinquante. On retrouve avec plaisir les sonorités rondes et chaleureuses d’un orchestre bien-aimé des collectionneurs de disques pirates, capté dans l’acoustique idéale de ce Teatro Bellini de Catane, dont Beniamino Gigli disait qu’il était le plus beau du monde.</p>
<p><strong>Yonel Buldrini </strong></p>
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