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	<title>Michael HAYDN - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Michael HAYDN - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Michael Haydn : Missa Sancti Nicolai Tolentini</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/michael-haydn-missa-sancti-nicolai-tolentini-le-complexe-du-petit-frere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 05:59:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Michael est né en 1737, quatre ans après son aîné, mort en 1806, trois ans avant lui. L&#8217;aîné c&#8217;est Josef Haydn, le grand Haydn, compositeur prolifique de 108 symphonies, inventeur du quatuor à cordes, auteur célébré de La Création ou des Saisons, et de quelques opéras injustement méconnus.  Michael Haydn, que la postérité a laissé dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Michael est né en 1737, quatre ans après son aîné, mort en 1806, trois ans avant lui. L&rsquo;aîné c&rsquo;est Josef Haydn, le grand Haydn, compositeur prolifique de 108 symphonies, inventeur du quatuor à cordes, auteur célébré de <em>La Création</em> ou des <em>Saisons,<strong> </strong></em>et de quelques opéras injustement méconnus. </p>
<p>Michael Haydn, que la postérité a laissé dans l&rsquo;ombre de son frère, a pourtant eu une carrière plus qu&rsquo;honorable : formé à Vienne, il devient en 1763 Konzertmeister et compositeur à la cour d&rsquo;un certain Colloredo, le prince-archevêque de Salzbourg, où il succède à&#8230; Leopold Mozart. Le jeune Wolfgang vouera une égale admiration aux deux frères, Michael et Josef Haydn. </p>
<p>Michael Haydn, c&rsquo;est un catalogue de près de 800 œuvres, dont une majeure partie de pièces religieuses, 41 symphonies. Christian Zacharias qui a enregistré à Lausanne son Requiem de 1771 le tient pour un authentique chef-d&rsquo;œuvre (Mozart s&rsquo;en est manifestement inspiré vingt ans plus tard pour le sien). Mais on doit bien reconnaître que, tant dans l&rsquo;œuvre symphonique que chorale, on peine à distinguer les pièces de premier plan. </p>
<p>Ce n&rsquo;est malheureusement pas ce disque qui va nous convaincre du contraire. Pourtant l&rsquo;affiche promettait : une grande messe solennelle écrite en 1768, dédiée à Saint-Nicolas de Tolentino, un moine augustin du XIIIe siècle, en l&rsquo;honneur des révérends pères du couvent des Augustins de Salzbourg. Ainsi que des vêpres pour la fête des Saints-Innocents. Effectif modeste, orgue, cordes et trompettes, chœur de jeunes filles.</p>
<p>On sait pourtant que l&rsquo;Angleterre est le pays du chant choral, où la moindre église, le moindre temple disposent de forces locales qui en remontreraient à bien des professionnels. Et celles de la cathédrale de St.Alban, à une heure de route au nord-ouest de Londres, pourraient resplendir dans cet enregistrement, si elles n&rsquo;étaient aussi sévèrement bridées par la direction sans relief, atone, de celui qui se présente comme « Maître de musique assistant » (chargé des offices quotidiens), et par une prise de son inexplicablement cotonneuse. A-t-on jamais entendu « Gloria » plus dépourvu de toute énergie ?</p>
<p>Vraiment dommage, parce que les versions des messes de Michael Haydn ne se bousculent pas et qu&rsquo;on peut imaginer ce qu&rsquo;auraient fait de cette messe et de ces vêpres un Cleobury, un Norrington ou un Gardiner avec leurs fabuleux ensembles choraux.</p>
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		<item>
		<title>Michael Haydn : Der Kampf der Buße und Bekehrung</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/michael-haydn-der-kampf-der-busse-und-bekehrung-michael-haydn-merite-mieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2014 05:14:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Carus, important éditeur de musique imprimée avant d’enregistrer des CD, participe depuis longtemps à sortir Michael Haydn de l’ombre gigantesque de son frère aîné, Joseph.  C’est ainsi que le Requiem, la Messe pour voix de femmes, la Messe allemande ont précédé l’édition de ce premier enregistrement de Der Kampf der Buße und Bekehrung, le combat &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Carus, important éditeur de musique imprimée avant d’enregistrer des CD, participe depuis longtemps à sortir Michael Haydn de l’ombre gigantesque de son frère aîné, Joseph.  C’est ainsi que le <em>Requiem</em>, la <em>Messe pour voix de femmes</em>, la <em>Messe allemande</em> ont précédé l’édition de ce premier enregistrement de <em>Der Kampf der Buße und Bekehrung</em>, le combat de la pénitence et de la conversion, pour les non-germanistes. Cet oratorio monumental ne comporte pas moins de 9 numéros, dont 6 arias, tous écrits pour soprano. En effet, le prince-archevêque de Salzbourg, Sigismund Schrattenbach, au service duquel travaillait Michael Haydn, rentrait d’Italie où il avait engagé trois cantatrices qui furent accueillies chaleureusement. De manière à mettre leur talent en valeur, trois compositeurs de la cour se partagèrent le livret de cet oratorio. Michael Haydn se chargea de la partie centrale, qui fut donnée le 21 février 1768, un an après l’un des premiers essais du jeune prodige local Wolfgang Mozart (<em>Die Schuldigkeit des ersten Gebotes</em>, K. 35). Le livret de chaque ouvrage relève des mêmes poncifs : un dialogue entre le Christ, l’homme du monde et les allégories des vertus, la Justice, la Grâce&#8230; La commande s’imposait au compositeur.</p>
<p>La réalisation est hongroise.  La direction de <strong>György Vashegyi</strong> est quelque peu prosaïque, malgré la présence de <strong>Simon Standage</strong> comme Concertmeister de son ensemble <em>Orfeo Musica</em>. L’orchestre défend l’œuvre avec de belles sonorités (les cors naturels, les bois). Le chœur est peu sollicité (un duo avec l’âme humaine, le chœur final), mais se montre engagé. Le problème réside dans les solistes. L’œuvre exige des moyens vocaux superlatifs, destinée à illustrer l’excellence des choix du prince-archevêque. Sans surprise, le style doit beaucoup à l’Italie. Toutes les solistes sont hongroises, à l’exception d’<strong>Elisabeth Scholl </strong>(sœur d’Andreas) qui se taille la part du lion. Mais presque toutes ont en commun un timbre peu flatteur, voire ingrat, et des aigus forcés. Seule <strong>Zita Varadi</strong> [la Justice], se montre à l’aise et d’un style remarquable : du grand art. L’instabilité d’Elisabeth Scholl [le Christ] est surprenante, ses notes les plus hautes sont exécrables, sauf dans l’aria « Jesu, der den Tod besiegt ». Freigeist [l’Incroyance] de <strong>Maria Zadori </strong>est plus intéressante, la voix est fraîche, mais là encore les aigus sont criards. L’air « ich komm », avec trombone solo, que chante <strong>Tünde Szaboki</strong> [l’homme du monde] est redoutable et nécessite d’autres moyens. La Grâce, <strong>Sylvia Hamsavi</strong>, fait de son mieux, sans toutefois convaincre pleinement,  son aria « Jesu, der den Tod besiegt » relevant d’une virtuosité hors du commun.</p>
<p>Cette captation d’un concert en grossit les faiblesses. Souhaitons que d’autres interprètes, aux moyens exceptionnels, s’emparent maintenant de cette œuvre singulière par sa distribution, mais révélatrice à la fois de l’art de Michael Haydn et de l’esprit qui régnait dans cette principauté épiscopale prétentieuse qui nous donna Mozart.</p>
<p>Le livret d’accompagnement, au contenu riche, reproduit le texte du livret, mais ignore notre langue au profit de l’allemand et de l’anglais.</p>
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		<item>
		<title>Divers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-profondeur-retrouvee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yonel Buldrini]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 14:45:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La profondeur de la musique de Campra forme une alliance étonnante avec la pureté de timbre et de chant de Stephan Van Dyck. L’écouter fait comprendre d’emblée la différence entre haute-contre et contre-ténor. Il possède une voix de ténor aigu, ni légère, ni blanche, étonnamment sonore, unie, limpide ! Possédant une partie un peu en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          La profondeur de la musique de Campra forme une alliance étonnante avec la pureté de timbre et de chant de Stephan Van Dyck. L’écouter fait comprendre d’emblée la différence entre haute-contre et contre-ténor. Il possède une voix de ténor aigu, ni légère, ni blanche, étonnamment sonore, unie, limpide !</p>
<p>Possédant une partie un peu en retrait, le ténor Ivan Goossens n’en constitue pas moins un beau contrepoint au chant de son « collègue aigu ». Le baryton-basse Conor Biggs, sachant jouer de son curieux timbre « clair-obscur », complète harmonieusement ce trio de solistes d’un « Requiem-affaire d’hommes », si l’on peut dire.<br />
Admirable de naturel, de charme et de poésie, la prestation du choeur Laudantes Consort nous offre un chant si soigné et approfondi, pour une musique si simplement recueillie, qu’il nous fait quasiment accepter les sonorités sèches-rèches et grinçantes des violons, ainsi que le côté bucolique étrange, donné par la flûte à bec semblant rappeler les moutons d’un pastoureau échappé, avec son pipeau, des toiles de Fragonard. La direction du Maestro Janssens épouse en tout point et magnifie le naturel frappant qui se dégage de la musique.</p>
<p>On sent, dès le début de l’audition de la <em>Missa pro defuncti</em> de Michael Haydn, quel poids représentent les quelques quarante années de différence : une envergure plus théâtrale (les « coups martelés » de la musique, appuyés de timbales ou de cuivres), une urgence dramatique se faisant expression tragique et éperdue dès le deuxième morceau.<br />
Au timbre pur et cristallin de Elke Janssens répond le mezzo pulpeux et chaleureux de Sandra Nazé. Le ténor Philip Defrancq semble léger mais ses aigus « blancs » sont rachetés par un médium et des graves sonores. Arnout Malfliet donne d’abord l’impression que sa voix trémulante de basse est mal assurée, il sait en fait l’alléger dans un médium clair avant de retomber dans des graves sombres et délicats. Le chœur excelle également dans cette musique à la tension plus théâtrale, plus pressante.<br />
Le Maestro Janssens contribue à donner un tout autre ton à ce second Requiem, dirigé sans relâche — trompettes et timbales au vent —, d’un rythme serré mais non précipité, suivi, tenu… et qui nous tient, précisément, en haleine comme s’il s’agissait d‘un acte d’opéra. Le rythme semble se ralentir lors du Benedictus et du dernier morceau, Agnus Dei mais reprend bientôt, plus triomphant et lumineux du reste, que tragique ainsi que pour la conclusion de la Missa, toujours rythmée.</p>
<p>Quelle belle démonstration artistique, dans ce pays où les beffrois d’hôtels de villes s’élancent et rivalisent avec les flèches des cathédrales… Nous sommes ici à Saint-Trond, dans la Province de Limbourg, en région flamande, et rien ne permet de déceler la présence du public dans ce concert à la sonorité si pure, si ce n’est cette stimulation des interprètes, difficilement mesurable mais certainement effective.</p>
<p>Une passionnante et admirable confrontation : de quoi réconcilier les passionnés exclusifs d’opéra avec la musique religieuse !</p>
<p><strong>Yonel Buldrini </strong></p>
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