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	<title>Albert LORTZING - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Albert LORTZING - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>La Répétition d’opéra à Nantes : une œuvre féministe avant l&#8217;heure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 15:59:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Contraint comme beaucoup d&#8217;institutions lyriques de rivaliser d&#8217;inventivité pour surmonter les restrictions imposées par la situation sanitaire, Angers Nantes Opéra annonce à l&#8217;occasion de la journée internationale des droits des femmes, en remplacement de Lucia di Lammermoor, La Répétition d&#8217;opéra d’Albert Lortzing, une œuvre féministe avant l&#8217;heure retransmise en streaming à compter du 10 avril prochain (voir &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Contraint comme beaucoup d&rsquo;institutions lyriques de rivaliser d&rsquo;inventivité pour surmonter les restrictions imposées par la situation sanitaire, Angers Nantes Opéra annonce à l&rsquo;occasion de la journée internationale des droits des femmes, en remplacement de <em>Lucia di Lammermoor</em>, <em>La Répétition d&rsquo;opéra</em> d’Albert Lortzing, une œuvre féministe avant l&rsquo;heure retransmise en streaming à compter du 10 avril prochain (voir communiqué ci-dessous).  </p>
<hr />
<p>D’empêchements en annulations, d’improvisations en captations, Angers Nantes Opéra parvient malgré tout en ce printemps 2021 à exhumer de l’oubli une pépite de l’opéra comique allemand et présenter en création française : LA RÉPÉTITION d’OPÉRA (<em>Die Opernprobe</em>) d’Albert Lortzing.</p>
<p>Ce petit chef-d’œuvre inspiré des opéras et personnages de Mozart, qui mêle une double intrigue amoureuse, quiproquos et amour de l’opéra, possède pourtant plus d’un attrait :</p>
<ul>
<li>féministe avant l’heure et visionnaire :</li>
</ul>
<p>C’est une femme, de plus une servante, qui s’empare avec maestria du rôle de chef d’orchestre d’un opéra commandé par un comte mélomane qui bientôt se laissera dépasser par les énergies révolutionnaires qui parcourent l’Europe.</p>
<p>L’action se situant en 1794, en Allemagne, laisse présager de l’effondrement d’un monde aristocratique tandis que les valets prennent le pouvoir et rêvent de voyages et de fortune.</p>
<ul>
<li>musical :</li>
</ul>
<p>La musique y rivalise d’inventions mélodiques et de charme instrumental, oscillant entre Mozart, Rossini et Weber.</p>
<p>Le défi de révéler cette œuvre au public français a été confié début février 2021 à Eric CHEVALIER pour la mise en scène, les décors et les costumes, tous réalisés en deux semaines par les ateliers d’Angers Nantes Opéra. C’est le chef néerlandais, Anthony HERMUS qui dirigera ce petit joyau comique allemand.</p>
<p>Faute de pouvoir interpréter <em>Lucia di Lammermoor</em> initialement programmée, le Chœur d’Angers Nantes Opéra et les musiciens de l’ONPL s’appliquent à déchiffrer cette œuvre nouvelle.</p>
<p>De même que les solistes réunis en un temps éclair : Jean-Vincent BLOT, Sophie BELLOIR, Dima BAWAD, Ugo RABEC, Carlos NATALE, Grégory BOUSSAUD aux côtés des deux solistes en résidence à Angers Nantes Opéra : Marie-Bénédicte SOUQUET et Marc SCOFFONI. Cette création, qui ne pourra rencontrer immédiatement son public en représentation, sera captée les 12 et 13 mars. La réalisation en est confiée à Anaïs SPIRO et la société de productionHeliox Films.</p>
<p>C’est à partir du 10 avril 2021, dans le cadre d’un mini festival numérique, que l’on pourra découvrir <em>La Répétition d’opéra </em>et la musique d’Albert Lortzing sur la chaîne YouTube et la page FaceBook d’Angers Nantes Opéra et partagé par l’ONPL sur les réseaux sociaux.</p>
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		<title>De ontmaskering van Peter de Grote — Haarlem</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-ontmaskering-van-peter-de-grote-haarlem-si-pour-se-distraire-il-navait-lincognito/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jan 2019 22:05:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pierre le Grand à l’opéra ? L’Etoile du nord, de Meyerbeer, dira-t-on. Oui, certes, mais pas seulement. Même si on le connaît très mal en France, malgré un succès qui ne se dément pas en Allemagne, l’opéra-comique Zar und Zimmermann (1837) d’Albert Lortzing inclut le tsar dans son titre même, ce Pierre qui se fit charpentier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre le Grand à l’opéra ? <em>L’Etoile du nord</em>, de Meyerbeer, dira-t-on. Oui, certes, mais pas seulement. Même si on le connaît très mal en France, malgré un succès qui ne se dément pas en Allemagne, l’opéra-comique <em>Zar und Zimmermann</em> (1837) d’Albert Lortzing inclut le tsar dans son titre même, ce Pierre qui se fit charpentier aux Pays-Bas. Cette histoire avait inspiré en 1818 une pièce de théâtre française, <em>Le Bourgmestre de Saardam, ou les deux Pierre</em>, déjà adaptée en opéra en 1827 par Donizetti. Et ce n’est pas tout ! Bien avant tous ces messieurs, Grétry avait écrit en 1790 un <em>Pierre le Grand</em>, que Pierre Jourdan avait remonté à Compiègne en 2001, et que le Théâtre Helikon de Moscou avait également monté à la même époque. Fondatrice de la compagnie BarokOpera, <strong>Frédérique Chauvet</strong> a eu l’excellente idée de réunir ces trois œuvres rares pour raconter en un seul spectacle les mésaventures que valut au tsar son séjour incognito en Europe. Contrairement au vice-roi du Pérou imaginé par Meilhac et Halévy, ce n’est pas pour « aller chez les petites femmes » que le jeune Pierre dissimule son identité, mais pour s’instruire, et notamment pour apprendre le métier de charpentier sur un chantier naval, comme il le fit à Zaandam en 1697 ; du moins en est-il ainsi chez Lortzing et Donizetti, dont les œuvres nourrissent la première moitié du spectacle. Après l’entracte, où Grétry domine, le tsar un peu plus âgé est de retour en son pays et, toujours incognito, toujours sur un chantier naval, il s’éprend de la jeune Catherine, une paysanne qu’il épousera en deuxièmes noces en 1712.</p>
<p>Evidemment, les librettistes ont pris de grandes libertés avec l’Histoire, d’où l’idée de construire la soirée sur l’idée de <em>fake news</em>, ou <em>infox</em> comme il faudrait le dire en bon français (à condition que le terme entre vraiment dans la langue). Une présentatrice de télévision russe se charge donc de narrer les événements, de donner la version officielle des faits, tandis que les personnages jouent ce qu’elle raconte. Et bien entendu, tous les compositeurs n’ont pas choisi la même tessiture pour leurs personnages : si Pierre est ténor chez Grétry, il est baryton chez les deux autres. Et pour pimenter le jeu, il a été décidé que le baryton de Lortzing ne serait pas le baryton de Donizetti. D’où un jeu constant avec les quelques éléments de costume permettant d’identifier chacun : Pierre arbore un gilet à rayures que les chanteurs se prêtent à tour de rôle, tandis que « l’autre Pierre », le déserteur russe également présent, arbore une chapka, le bourgmestre de Saardam étant reconnaissable à sa perruque et à sa robe de chambre, accessoires qui passent eux aussi d’une tête et d’un corps à l’autre. La mise en scène de <strong>Nynke van den Bergh</strong> est avant tout légère et ludique, pour un spectacle destiné à être donné dans une vingtaine de salles très différentes. Le décor se limite à une sorte de paravent tournant dans lequel des silhouettes sont découpées, mais cet objet n’apporte pas grand-chose, contrairement à la présence de deux « circassiens » dont les mouvements et jongleries animent judicieusement toute la première partie ; après l’entracte, leur fonction se borne surtout à apporter longuement sur scène des bocaux remplis de bébés en plastique, allusion à ces fœtus monstrueux que collectionnait le tsar.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="308" src="/sites/default/files/styles/large/public/18_12_04-7746.jpg?itok=6WbGsuPw" title="S. Garbe Huesdo, J. de Faber, V. Tishina, F. van Loon, P. Hiendriks, M. Pantus, N. Schiltknecht © DR" width="468" /><br />
	S. Garbe Huesdo, J. de Faber, V. Tishina, F. van Loon, P. Hiendriks, M. Pantus, N. Schiltknecht © DR</p>
<p>Dans la fosse, huit musiciens interprètent une version réduite des extraits choisis dans les trois partitions, auxquels s’ajoutent quelques mélodies populaires russes, la soirée s’ouvrant sur un pot-pourri réunissant des thèmes empruntés aux <em>Tableaux d’une exposition</em>, au <em>Lac des cygnes</em> et à <em>Shéhérazade</em>, pour nous transporter d’emblée en Russie. Sur le plateau, les cinq chanteurs sont presque constamment présents et doivent se plier à l’exercice difficile consistant à chanter dans quatre langues et dans des styles fort divers. Très sollicitée en tant que « présentatrice », <strong>Varvara Tishina</strong> brille particulièrement dans les extraits en italien, la tessiture de la Marietta de Donizetti lui correspondant le mieux et lui offrant le plus d’occasions de briller. Elle ne démérite pas dans Grétry, mais son français, bien que correct, pourrait s’améliorer, surtout pour la prononciation des e muets. Les deux ténors offrent des profils nettement différenciés : <strong>Falco van Loon</strong> se rapproche de la haute-contre à la française, ce qui est très bien pour Grétry, mais plus problématique chez les compositeurs de la première moitié du XIX<sup>e</sup> siècle, et la voix manque de puissance au point d’être couverte par la poignée d’instruments qui constituent l’orchestre. Le timbre de <strong>Jacques de Faber</strong> a plus de consistance et l’on aimerait l’entendre davantage mais il est peut-être celui des solistes qu’on a le moins d’occasion d’écouter seul. <strong>Pieter Hendriks </strong>s’impose par sa truculence et par son excellente diction, et impressionne dans l’air du tsar de Lortzing (« Verraten ! »), tandis que <strong>Marc Pantus</strong> se montre aussi convaincant en bourgmestre ridicule dans <em>Zar und Zimmermann</em> qu’en tsar dans <em>Il borgomastro di Saardam</em>. Après sa tournée aux Pays-Bas, ce <em>Tsar démasqué</em> est attendu à Dinard cet été.</p>
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		<title>Regina</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/regina-une-regina-pas-vraiment-royale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2014 05:29:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une fois encore, il aura fallu attendre les bons soins du label CPO pour pouvoir entendre un opéra dans des conditions correctes. La seule version de Regina d&#8217;Albert Lortzing jusque-là disponible n’était qu’une captation de la radio berlinoise de 1951, d’où émergeait le jeune Ernst Kozub (dir. Walter Schartner) ; et encore s&#8217;agissait-il  d&#8217;un état &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois encore, il aura fallu attendre les bons soins du label CPO pour pouvoir entendre un opéra dans des conditions correctes. La seule version de <em>Regina </em>d&rsquo;Albert Lortzing jusque-là disponible n’était qu’une captation de la radio berlinoise de 1951, d’où émergeait le jeune Ernst Kozub (dir. Walter Schartner) ; et encore s&rsquo;agissait-il  d&rsquo;un état de la partition visiblement différent de ce qui nous est ici restitué… Inutile de dire que cette nouvelle intégrale, elle-même saisie sur le vif, comble donc un vide discographique.</p>
<p>D’emblée l’oreille est saisie par la qualité de l’orchestre, dont les premiers pupitres sont superbement mis en valeur par une très belle prise de son, aérée et vivante (le violoncelle solo de l’Ouverture !). <strong>Ulf Schirmer</strong> conduit son petit monde avec alacrité, nerveux, précis, plein d’un enthousiasme presque communicatif. Presque ? Oui, car à l’écoute de ce disque, on comprend un peu mieux pourquoi cette œuvre tardive de Lortzing ne s’est jamais imposée au répertoire, malgré un livret tout à fait honnête au demeurant, surtout eu égard aux standards de l’époque. On aurait même pu croire que cette histoire où l’amour contrarié le dispute à la contestation sociale (l’opéra commence par une grève dans une usine, et tout une partie de l’intrigue est basée sur ce jeu entre le statut des deux amoureux de la fille du patron, Regina, et leur rôle dans le conflit social qui se fait jour), on aurait pu croire, disions-nous, que cette modernité de la thématique aurait pu suffire à faire de cette œuvre un succès populaire. Il n’en fut rien. De fait, d&rsquo;un simple point de vue musical, Lortzing s’y montre l’ombre de lui-même, loin des coups de génie de <em>Zar und Zimmermann </em>(1837), du <em>Wildschütz </em>(1842), de <em>Undine</em> (1845) ou encore du <em>Waffenschmied</em> (1846). On reste ici à la surface des modèles hérités des <em>singspiele</em> de Mozart et des drames romantiques à la Weber. On en sent bien les réminiscences, on ne peut qu’admirer le métier de Lortzing qui sait équilibrer ses effets en matière de tempo dramatique et scénique, et conduit les voix avec une connaissance des chanteurs remarquables. Mais avouons que nous restons ici bien en-deçà des modèles qu’il a lui-même contribué à établir par le passé.</p>
<p>Mais comme nous ne sommes pas ici pour juger d’une œuvre mais bien de l’interprétation qui nous en est présentée, revenons à l&rsquo;équipe d&rsquo;artistes dirigés avec brio par un Ulf Schirmer très en forme. Le moins que l’on puisse dire est que ses solistes sont à la peine. <strong>Albert Pesendorfer</strong> montre en Simon une belle basse, un rien fruste dans son art du chant, ce qui va finalement plutôt bien avec le rôle. <strong>Detlef Roth</strong> est quant à lui un fort beau Stephan, trop beau peut-être même pour le rôle. La voix est saine et lumineuse de bout en bout de la tessiture. Celles de Regina et de Richard montrent en revanche très vite leurs limites. <strong>Daniel Kirch</strong>, dans le rôle de ce dernier, ne démérite pourtant pas : le personnage est bien campé tant que l’écriture vocale reste centrale. Mais quand il lui faut affronter les poussées d’héroïsme que lui confie Lortzing, force est de reconnaître que l’interprète perd de sa superbe. Moins toutefois que sa Regina, dont les aigus sont pour le coup aussi étranglés que le reste de sa tessiture est ample et généreux. Qu’il s’agisse d’un problème technique ou d’une fatigue passagère que la captation de concert n’aura pas permis de corriger, <strong>Johanna Stojkovic</strong> est fréquemment mise en difficulté par le rôle, déparant les ensembles de ses aigus à la limite du cri. Le problème est d’autant plus ennuyeux que tous les autres rôles sont, quant à eux, très bien tenus, à commencer par la belle Beate de <strong>Theresa Holzhauser</strong> par exemple, ou le fort sympathique Kilian de <strong>Ralf Simon</strong>. Osera-t-on dire que l’œuvre, réellement secondaire, peut s’en contenter ?</p>
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