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	<title>Domenico MAZZOCCHI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Domenico MAZZOCCHI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Domenico Mazzocchi &#8211; Prima le parole</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/domenico-mazzocchi-prima-le-parole-les-derniers-feux-du-madrigal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Publiés à Venise, puis à Rome (la France ne conserve que deux d’entre eux), ne nous sont parvenus que 8 recueils du compositeur, édités entre 1626 et 1664, période charnière dominée par Monteverdi, puis Cavalli. Les madrigaux à 5 voix qui font l’objet de cet enregistrement sont exactement contemporains du célèbre Huitième livre de madrigaux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Publiés à Venise, puis à Rome (la France ne conserve que deux d’entre eux), ne nous sont parvenus que 8 recueils du compositeur, édités entre 1626 et 1664, période charnière dominée par Monteverdi, puis Cavalli. Les madrigaux à 5 voix qui font l’objet de cet enregistrement sont exactement contemporains du célèbre Huitième livre de madrigaux du premier, ouvrage composite avec, entre autres, <em>Il Ballo delle ingrate</em> et <em>Il Combattimento di Tancredi e Clorinda</em>, composés bien en amont. Comme le rappelle la notice d’Olivier Rouvière, le madrigal achève alors sa brillante histoire pour céder la place à l’opéra et à la cantate. La dédicace au cardinal (*) Barberini – reproduite dans la plaquette – est explicite.  Si la formation du compositeur est mal connue, la qualité de son œuvre, son prestige aussi, ne laissent aucun doute : depuis son premier opéra jusqu’à ses œuvres ultimes, il participe pleinement à l’évolution du langage en expérimentant dans nombre de domaines, de l’écriture à la notation.</p>
<p>Depuis l’enregistrement de 11 des <em>Sacrae Cantiones</em>, en 1991, par René Jacobs, une demi-douzaine de CD ont été consacrés à l’œuvre de Mazzocchi, touchant à tous les domaines de sa production (**), sauf aux madrigaux que nous révèlent maintenant <strong>Etienne Meyer</strong>, <strong>Judith Pacquier</strong> et leurs <em>Traversées baroques</em>. Des vingt-quatre que contient le recueil, quatorze ont été retenus, rompant quelque peu l’organisation des trois groupes de huit.</p>
<p>A l’égal de la grande école du madrigal, Mazzocchi choisit ses textes (Paoli, Marino, Ciampoli, Guarini, Tasso et autres), voire les rédige, avec un soin tout particulier. Les vertus expressives en sont la première caractéristique, avec une illustration littérale, figuraliste, de chaque mot ou expression. De surcroît, il use de signes de notation originaux pour piano, forte, écho, <em>messa di voce</em> et d’autres. Mazzocchi écrit dans sa dédicace qu&rsquo;ils étaient parfois exécutés avec un consort de violes. <em>Les Traversées baroques</em>, dans leur formation habituelle, réalisent la basse et enrichissent les mélodies des timbres des cornets (et flûte) ou des cordes. La pièce la plus importante est une <em>Passacaglie. Dialogo à trè</em>, qui renvoie à Monteverdi, savoureux tableau où s’épanouit la rhétorique baroque.  Si le <em>Di marmo siete voi</em> est admirablement chanté a cappella, c’est le plus souvent somptueux, et l’on se prend à regretter qu’un consort de violes, seul, en fonction du texte illustré, rompe parfois ce luxe quasi opératique. Les trois madrigaux sur des poèmes de Ciampoli forment un magnifique ensemble, contrasté à souhait. On retrouve avec bonheur le <em>Chiudesti i lumi</em> (de Torquato Tasso), seule pièce souvent illustrée et justement célèbre, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la déploration d’Armide. Auparavant, <em>Lidia ti lasso, O dio</em>, purement instrumental, permettait de renouveler les textures. La virtuosité vocale se développe dans le <em>Sù da monti</em>. <em>Pian piano aure tranquille</em>, que nous avait révélé William Christie il y a longtemps, est d’une rare délicatesse. Ne manque au puriste que cette <em>italianità</em>, ses couleurs et sa rondeur. L’ensemble des pièces retenues nous offre un tableau riche en ombres et en lumières, dont la force et la sensibilité n’appellent que des éloges. Voix et instruments tissent leurs lignes vives et élégantes.</p>
<p>La notice, signalée, plus haut, trilingue (anglais, français, allemand) comporte les textes chantés et leur traduction française, sans mentionner les formations adoptées pour chaque madrigal.</p>
<p>Un enregistrement bienvenu, remarquablement réalisé, essentiel pour tout amateur de musique baroque, dont le seul regret est qu’il ne nous restitue pas la totalité du recueil.</p>
<p> </p>
<p>(*) Maffeo, futur Urbain VIII, ou l’un de ses neveux, Francesco et Antonio, eux-mêmes devenus cardinaux ? Olivier Rouvière penche pour Francesco, à la différence d’autres spécialistes.<br />
(**) à retenir particulièrement, <em>La Catena d’amore</em>, opéra de 1626, gravé en 2011 par Nicolas Achten</p>
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		<title>La Catena d’Adone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mezzarie-pour-mezzopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 07:25:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Plus que tout autre label, Alpha a pour ses disques le souci de choisir une iconographie faisant écho à la partition qu’il entend mettre en valeur. Ici, la toile choisie, due à Orazio Gentileschi*,, est strictement contemporaine de la partition de Domenico Mazzocchi ** . L’on y observe avec justesse que la clarté de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Plus que tout autre label, Alpha a pour ses disques le souci de choisir une iconographie faisant écho à la partition qu’il entend mettre en valeur. Ici, la toile choisie, due à Orazio Gentileschi*,, est strictement contemporaine de la partition de <strong>Domenico Mazzocchi</strong> ** . L’on y observe avec justesse que la clarté de son exposition, la didactique de sa mise en scène sont héritières en droite ligne du Caravage. D’après le livret, ces caractéristiques seraient à mettre en parallèle avec la réforme de l’opéra à Rome qu’initie <em>La Catena d’Adone</em>, réforme qui aurait brisé la monotonie florentine du récitatif pour le faire entrer de plain-pied dans le bain du drame baroque. Mais à dire vrai, nous n’avons pas trouvé dans cet enregistrement la vie et l’urgence renouvelées que nous promettaient à la fois jaquette et livret. La raison en est sans doute multiple.</p>
<p>			 </p>
<p>			D’abord notre réticence à n’appréhender ces œuvres « primitives » que par l’oreille, alors que l’œil, et à travers lui l’esprit seraient dix fois plus stimulés par une version scénique. Par elle, le verbe épouse nécessairement le geste, tandis que la lecture cursive d’un livret trilingue fausse le jeu et sans doute aussi l’écoute. Pour preuve, le choc critique que fut le <em>Sant’Alessio</em> de Landi remonté par William Christie, opéra romain de cinq ans le cadet de notre <em>Catena</em>. De même pour la redécouverte de l’opéra vénitien, Cavalli en tête. Qui se satisferait encore aujourd’hui de les aborder seulement au disque ?</p>
<p>			 </p>
<p>			Peine également nous a été donnée de voir dans cette œuvre la véritable pierre de touche stylistique annoncée, si ce n’est son pedigree de premier opéra romain. Alors oui, on approche de l’<em>aria</em> (ce sont des <em>mezz’arie</em> nous dit-on), on touche du doigt l’ébauche d’un ensemble, on apprécie telle nuance ou dissonances nouvelles. Mais l’impression d’ensemble est davantage celle d’un crépuscule que d’une aurore, comme disait Claude. Le tout baigne encore très profondément dans ce <em>recitar cantando</em> venant du fond de la Renaissance, admirable mélodie mélancolique, pourtant encore loin de ce qui arrivera ne serait-ce que vingt ans plus tard ailleurs en Italie. Un trait d’union sans doute, en tout cas – à nos yeux profanes – pas une pièce maîtresse.</p>
<p>			 </p>
<p>			La troupe réunie met beaucoup d’ardeur dans ce travail de longue haleine qu’est la regravure d’un opéra oublié. Le tout jeune <strong>Nicolas Achten</strong> y va de tous ses talents : luthiste, harpiste, claveciniste, chef, chanteur même ! Son ensemble Scherzi Musicali accompagne avec attention, mais trop mollement et sans doute se perdant un peu trop dans le détail, un ensemble de solistes que l’on sent complices, mais pas forcément du niveau que l’on aurait souhaité pour une telle entreprise. Le rôle titre est habité avec émotion par le ténor <strong>Reinoud van Mechelen</strong>, remarquable de sensibilité et de diction. A noter également au dessus du lot la Falsirena de <strong>Luciana Mancini</strong>, grave et solaire. Ces deux-là nous donnent à vivre les vrais beaux moments de ce disque. Sans douter aurions-nous pris nos billets pour les entendre et les voir sur scène : Athénée, Favart, Bouffes du Nord ou même TCE, à vous !</p>
<p>			 </p>
<p>			* dont le nom sera porté plus notoirement par sa fille, Artemisia Gentileschi, première grande peintre baroque.</p>
<p>			** partageant lui aussi son patronyme avec son compositeur de frère, Virgilio Mazzocchi. Il est l’auteur de l’<em>Egisto</em> présenté en octobre dernier à l’Athénée (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3086&amp;cntnt01returnid=54">recension de Bernard Schreuders</a>).</p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
<p>			 <br />
			 <strong> </strong><br />
			<br /><strong> </strong></p>
<p>			 </p>
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